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Né le 10 avril 1977.

A.T.E.R. et Doctorant en histoire à l’Université Toulouse II – Le Mirail.

Opérer un examen rétrospectif de son propre parcours n’est jamais chose aisée. Cela l’est d’autant moins lorsque celui-ci ne fait que débuter.

Il y a encore quelques années, rien ne semblait indiquer que je fus destiné à m’engager dans la voie qui est aujourd’hui la mienne.

Après une scolarité « banale » au lycée Henri Matisse de Cugnaux (près de Toulouse), stimulé, comme c’est encore le cas aujourd’hui, par les sciences « dures », je présentais en 1995 un baccalauréat scientifique, mention Sciences de la Vie, puis m’inscrivais l’année suivante en DEUG de Biologie à l’Université Toulouse III – Paul Sabatier.

Les deux années qui suivirent furent une sorte de « traversée du désert » personnelle. Peu motivé par le contenu des enseignements, assez différent de mes attentes, je passais mes examens les uns après les autres, sans grande motivation… Il fallait se rendre à l’évidence : les études que je poursuivais ne me convenaient pas.

Je décidais donc, l’année suivante, de m’inscrire à l’Université Toulouse II Le Mirail, en histoire, un domaine qui me passionnait depuis mon enfance (sans que pour autant mon histoire familiale n’ait été marquée par quelque événement particulier que ce soit qui aurait pu motiver un tel engouement).

Les trois premières années d’études universitaires, celles du DEUG et de la licence, me confirmèrent la validité de ma décision, mon intérêt pour l’histoire en général ne faisant que s’accroître à mesure que les enseignements se succédaient.

C’est au cours de cette année de licence, en 1999, qu’eut lieu le second tournant dans ma "carrière" naissante. Parmi mes professeurs se trouvait Rémy Cazals, en charge d’un cours consacré aux « Villes et campagnes françaises contemporaines. » L’une de ses cours portait sur l’utilisation des témoignages des combattants de la Première Guerre mondiale en tant que source d’histoire sociale et culturelle…

Toute proportion gardée, son intervention fut pour moi une révélation. Interpellé par cette approche particulière – qui m’était jusqu’alors inconnue – d’une période historique qui par ailleurs m’intéressait, je décidais dès l’année suivante d’entreprendre mes premiers travaux de recherche sous la direction de M. Cazals.

L’année universitaire 2000-2001 fut donc pour moi consacrée à l’étude des écrits de Jean de Pierrefeu, figure bien connue du paysage médiatique et littéraire du début du siècle, qui fut notamment en charge, de 1915 à 1918, de la rédaction quotidienne du communiqué officiel français. Le mémoire de maîtrise qui en résulta, Jean de Pierrefeu et la Grande Guerre, les désillusions d’un jeune nationaliste, fut soutenu en juin 2001, devant Rémy Cazals et Nicolas Offenstadt, que je rencontrais alors pour la première fois.

Ces premiers travaux furent l’occasion, entre autres, d’un premier contact avec l’ensemble des problématiques liées à la production et à la réception de l’information, au sens large, durant la guerre. Cette approche initiale inspira, l’année suivante, le sujet de mon DEA, Le bourrage de crânes dans la Grande Guerre, histoire d’une expression, qui fut soutenu en juin 2002, devant Mme Colette Zitnicki et MM. Rémy Cazals et Patrick Cabanel. Je commençais alors, par ailleurs, à aborder les débats historiographiques récents autour de la période et à adhérer, par conviction profonde, aux critiques adressées à l’encontre des interprétations monolithiques et à mon sens abusivement simplificatrices mettant en avant « une culture de guerre » uniforme et universellement partagée.

A compter de l’année universitaire 2002-2003, j’eus le privilège d’obtenir une bourse attribuée par l’Université Toulouse II Le Mirail, me nommant allocataire de recherche pour une période de trois ans, en vue de la réalisation d’un doctorat (bien entendu sous la direction de M. Rémy Cazals).

Celui-ci, reprenant le sujet abordé dans mon DEA, porte donc sur la notion de « bourrage de crânes » durant la Première Guerre mondiale. Utilisant comme source principale, mais non exclusive, les témoignages écrits laissés par les combattants, il se donne pour objectif de comprendre la diffusion de l’expression, son évolution au cours du conflit et ses différents sens, ainsi que d’identifier les éléments culturels et sociaux dont cette dernière est révélatrice.

Toujours en cours d’élaboration, ce doctorat devrait être soutenu dans le courant de l’année 2007.

Ayant été convié à participer au colloque de Soissons-Craonne de novembre 2004, je fis la connaissance des (futurs) membres fondateurs du CRID1418. Ce projet, aujourd’hui concrétisé, fut pour moi la source d’heureuses et stimulantes rencontres, tant sur le plan scientifique que sur le plan humain.

Les trois dernières années furent également pour moi l’occasion d’intégrer, avec plaisir et enthousiasme, le monde de l’enseignement, en qualité de chargé de cours auprès des étudiants de premier cycle à l’UTM, puis, à compter de septembre 2005, en tant qu’Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche.

Travaux universitaires :

  • Jean de Pierrefeu et la Grande Guerre, les désillusions d’un jeune nationaliste, mémoire de maîtrise, Toulouse, Université Toulouse II – Le Mirail, 2001.
  • Le bourrage de crânes dans la Grande Guerre, histoire d’une expression, mémoire de DEA, Toulouse, Université Toulouse II – Le Mirail, 2002.

Publications :

 

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