Séminaire: « L’ordinaire de la guerre » (ENS Lyon)

Après deux années de séminaire sur « la grande guerre comme rupture » et précédemment « la guerre des sciences sociales« , c’est la seconde année du séminaire qui s’intitule désormais :

L’ordinaire de la guerre.

Guerres et violences extrêmes sous le regard des sciences sociales.

Séminaire mensuel, ENS Lyon

  • Organisateurs : Sylvain Bertschy, François Buton, Boris Gobille, André Loez, Nicolas Mariot, Philippe Olivera, Emmanuelle Picard
  • Le séminaire a lieu le mardi de 14h00 à 16h30 aux dates indiquées dans le programme ; il se déroulera à l’ENS de Lyon (15 Parvis R. Descartes, 69007 Lyon).

 

« L’ordinaire de la guerre. Guerres et violences extrêmes sous le regard des sciences sociales » est un séminaire de lectures et de travail sur documents, consacré à l’analyse des explications que les sciences sociales prétendent apporter aux phénomènes de violence collective, sans spécialisation sur une période ou aire géographique particulières. Les auteurs des travaux discutés peuvent être présents et intervenir sans qu’il s’agisse là d’une règle systématique. Le séminaire est ouvert à des participants de toutes disciplines et de toutes institutions. Aussi souvent que possible, le responsable de séance choisit un ou plusieurs articles ou chapitres d’ouvrage qu’il distribue en amont en format papier ou envoie aux participants sous forme électronique. Ces textes sont considérés avoir été lus avant chaque séance. Après une présentation orale du (des) extraits, la discussion collective s’engage.

18 novembre 2015: « Que montrent les enquêtes sur les pratiques culturelles des poilus ? » Autour des ouvrages d’E. Cronier, T. Hardier et J. F. Jagielski, A. Lafon et B. Gilles.
Séance présentée par Nicolas Mariot.
13 janvier 2015: « Écrire l’histoire de la Grande Guerre à l’échelle des empires ». Autour des ouvrages récents de R. Gerwarth, E. Manela, et de A.T. Jarboe, R.S Fogarty. Séance
présentée par André Loez.

3 février 2015: Vue d’Extrême Orient: à propos de « La guerre en perspective: histoire et culture militaire en Chine », Extrême Orient Occident, n°38, octobre 2014. Séance
présentée par Emmanuelle Picard.

10 mars 2015:  « Guerre civile ou Révolution ? L’œuvre de Burnett Bolloten dans l’historiographie du conflit espagnol (1936-1939) ». Séance présentée par Philippe
Olivera.

7 avril 2015: « Expériences de guerre et folie: ce que la Grande Guerre fait à la psychiatrie française ». Autour des ouvrages récents (2013) de L. Guignard, H. Guillemain et S.
Tison. Séance présentée par Sylvain Bertschy.

12 mai 2015: « Actualité des recherches sur le génocide des Tutsi au Rwanda, 1994″. Séance présentée par  Claudine Vidal, Marc Le Pape et Boris Gobille.

2  juin 2015:  « Violences  de  la  conquête  coloniale  en  Algérie »,  autour  de  G.  Weiss,  B. Brower et J. Sessions.  Séance présentée par François Buton.

 

 

 

1er octobre 2013 : Autour de Isabelle Delpla, Le Mal en procès : Eichmann et les théodicées modernes (Hermann 2011) ; séance présentée par Boris Gobille et Philippe Olivera

 

5 novembre 2013 : Autour de Charlotte Lacoste, Séductions du bourreau (PUF 2010) ; séance présentée par Philippe Olivera et François Buton

 

3 décembre : Le centenaire de 1914 : premier bilan des publications ; séance présentée par André Loez et Nicolas Mariot

 

14 janvier : La guerre du sociologue (1) : Norbert Elias ; séance présentée par François Buton et Boris Gobille

 

4 février : La guerre du sociologue (2) : Robert Hertz ; séance présentée par Nicolas Mariot

 

18 mars : Les normaliens dans la Grande Guerre : comparaison des ENS d’Ulm et Saint-Cloud ; séance présentée par Emmanuelle Picard et Nicolas Mariot

 

8 avril : Autour de Harald Welzer, Soldats: Combattre, tuer, mourir : Procès-verbaux de récits de soldats allemands, avec Sönke Neitzel (Gallimard 2013), et « Grand-Père n’était pas un nazi » : National-socialisme et Shoah dans la mémoire familiale, avec Sabine Moller et Karoline Tschuggnall (Gallimard 2013) ; séance présentée par François Buton et Boris Gobille

 

13 mai : Autour de Omer Bartov et Eric D. Weitz, Shatterzone of Empires. Coexistence and Violence in the German, Habsburg, Russian, and Ottoman Borderlands (IUP 2013) ; séance présentée par Sylvain Bertschy et André Loez

 

3 juin : Autour de Florent Brayard, Auschwitz, enquête sur un complot nazi (Seuil, 2012) ; séance présentée par Nicolas Mariot

La Fabrique de l’Histoire – France Culture

Alexandre Lafon, membre du CRID1418 et auteur du livre La camaraderie au front 1914-1918 publié
chez Armand Colin, participera à l’émission La Fabrique de l’Histoire sur France Culture
consacrée au thème de l’amitié combattante le jeudi 23 octobre 2014 entre 9h et
10h

Parution: « XXe siècle: d’une guerre à l’autre? » (n°3 de la revue EnJeu)

D’une guerre à l’autre ? Séquençages chronologiques, constructions causales et liens téléologiques : les périodisations et les aspects matriciels du XXe siècle en question

Dossier coordonné par Julien Mary et Yannis Thanassekos

Au-delà de la concomitance en 2014 de commémorations liées aux eux guerres mondiales, le présent dossier propose de nous pencher sur l’analyse critique des séquençages chronologiques, des constructions causales et des liens téléologiques qui président aux périodisations  historiques et à la mise en évidence des aspects dits « matriciels » d’un XXe siècle guerrier. Si la focale du dossier est centrée sur la séquence 1914-1945, nous avons tenu à élargir l’ère aussi bien géopolitique que chronologique de ce questionnement global, en désenclavant cette séquence devenue « canonique ». Ainsi, en complément des contributions abordant de façon privilégiée les configurations historiographiques propres à l’Ouest européen (Fréderic Rousseau et notre entretien avec les historiens André Loez et Nicolas Mariot), on trouvera des éclairages particulièrement féconds sur l’évolution des mémoires et des historiographies à l’Est (Francoise Mayer et Helena Trnkoval). Animés par ce même souci d’élargissement de notre questionnaire dans le temps et dans l’espace, nous avons fait place à des analyses de conflits guerriers plus singuliers – mais non moins importants – comme la guerre de Corée (Laurent Quisefit) et les conflits des Grands Lacs en Afrique (Agathe Plauchut). Il en ressort une complexité chargée de tensions interprétatives loin des simplifications et des partis pris idéologiques que charrient les doxas et les vulgates en cours. La guerre n’étant pas la « propriété »  des historiens, nous avons voulu voir également comment la littérature, et singulièrement le roman historique engagé, abordent ce XXe siècle guerrier et quel pourrait être leur apport à l’historiographie critique (Aurore Peyroles). Enfin, pour clore de dossier, notre « Chronique des enjeux d’histoire scolaire » s’attache à analyser la confusion des deux guerres mondiales comme obstacle à l’intelligibilité du XXe siècle, non seulement dans l’espace public mais aussi dans l’enseignement (Laurence de Cock et Chales Heimberg).

Pour en savoir plus :

Plus d’informations sur le n°3 :

en allemand, auf Deutsch:

http://fondationdeportation.wordpress.com/revue-en-jeu-geschichte-und-lebendige-erinnerungen-nr-3/

 

Parution: Reconstruire le Chemin des Dames (S. Bedhome)

Reconstruire le Chemin des Dames. Evénement ruine et société des sinistrés, 1919-1939

par Stéphane Bedhome

 

L’ampleur globale des destructions sur le Chemin des Dames (Aisne) est incontestablement sans précédent au lendemain de la Première Guerre mondiale et justifie une étude à part entière sur sa reconstruction.

La gestion et la digestion de « l’événement ruine » et par là même la Reconstruction de ce pays rural apparaissent fortement contrastées. L’immense machine administrative d’après guerre digère plutôt bien tous les cas particuliers grâce à ses formulaires et répond aux besoins les plus pressants confirmant une tendance à un changement de nature de l’Etat sur le Chemin des Dames. Les inégalités demeurent néanmoins bien présentes confirmant ce que certains appellent dès 1921 « Le scandale des régions libérées ». De cette interaction des cultures, des droits, des techniques ; de ce subtil mélange de tradition et modernisme, permanence et mutation ; de cette confrontation à un milieu, va naître une société des ruines dont ce livre tente de dresser le portrait.

 

Appel à communications : Imaginaires et pratiques de paix en temps de guerre (1914-1918)

 

Colloque international 15-16 octobre 2015

Lieu : La Flèche (Sarthe, France)

Télécharger l’appel à communications (pdf) :

Colloque: Travailleurs et soldats. Les hommes des colonies dans la Grande Guerre (21 mai 2014)

 

Image1 Image2

Colloque international
Travailleurs et soldats. Les hommes des colonies dans la Grande Guerre
Mercredi 21 mai 2014
Ministère des affaires étrangères
Centre de conférences ministériel, 27 rue de la Convention, 75015 PARIS
Grande salle

La Grande Guerre fut à l’évidence une guerre mondiale. Faut-il encore bien mesurer les enjeux et les implications de cette échelle à une époque impériale, celle d’Empires centrés sur un pouvoir multiculturel en Europe mais également d’Empires coloniaux ultramarins. Ainsi, en 14-18 on se bat aussi, et parfois très durement, en Afrique et en Asie. Les populations autochtones sont alors directement prises à partie par les pouvoirs coloniaux, mobilisées pour se battre sur leur territoire ou servir la guerre des puissances. Elles sont aussi mobilisées pour renforcer les armées qui s’affrontent en Europe, qu’il s’agisse de troupes combattantes, d’unités de soutien logistique ou encore de main d’oeuvre ouvrière. Des millions d’hommes ont ainsi été utilisés, requis, déplacés, souvent de force, pour alimenter l’effort de guerre.

Cette rencontre voudrait à la fois rappeler et analyser ces multiples expériences de guerre. Ce terme d’expérience permet de se placer à l’échelle des soldats et des travailleurs coloniaux eux-mêmes et pas seulement du discours que l’on tient sur eux : pourquoi et comment ont-ils été recrutés ? Comment se déroulèrent les mobilisations et les combats coloniaux ? Comment les hommes ont-ils été requis et acheminés sur les terrains d’affrontement européens ? Quelles furent leurs capacités d’action et les résistances face à ces entreprises ? Comment ont-ils compris, vécu, analysé leurs expériences ? Quels furent les contacts, les connexions entre les différentes troupes, entre les troupes et les populations ? Comment mesurer la spécificité des expériences de chacun ? C’est dans une perspective ample et comparatiste que les intervenants apporteront des réponses à ces questions pour les Empires français, anglais, allemands et portugais de l’époque. Pour un éclairage sur une histoire mondiale, impériale et coloniale de la Grande Guerre.


Programme

10 h 00 – 10 h 30 : ouverture par Annick Girardin, Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie, auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international et Kader Arif, Secrétaire d’Etat aux Anciens combattants et à la Mémoire, auprès du ministre de la Défense et

10 h 30 : introduction par Nicolas Offenstadt, Université de Paris I- Panthéon-Sorbonne, Institut des études sur la guerre et la paix

Première partie : Guerre et mobilisation dans les colonies

Séance présidée par Hervé Drévillon, Université de Paris I

10 h 45 – 11 h 15 : Entre colonie et métropole, la « Force publique » au Congo belge dans la Grande Guerre, Michael Pesek, Humboldt-Universität, Department of Asian and African Studies, Berlin, Allemagne

11 h 15 – 11 h 45 h : Les guerres africaines du Portugal, Miguel Bandeira Jèronimo, Université de Lisbonne, Portugal

11h 45 – 12 h 15 : Les soldats coloniaux allemands au Cameroun pendant la Grande Guerre, Susanne Kuss, Université de Berne, Suisse

12 h 15 – 12 h 45 : discussion

12 h 45 – 14h 00 : pause déjeuner

Deuxième partie : Travail et travailleurs coloniaux dans la guerre

14 h 00 : La Chine et les travailleurs chinois dans la Grande Guerre en France, Li Ma, Maître de conférences à l’ULCO (Unité de recherche HLLI), historienne et Sinologue, Université du Littoral-Côte d’Opale, France

14 h 30 : Le travail forcé et l’effort de guerre en Afrique pendant la première guerre mondiale » (1914-1918), Babacar Fall, professeur d’histoire moderne et contemporaine à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal

15 h 00 : discussion

15 h 30 : pause

Troisième partie : Faire la guerre

Présidence de séance : Jean-François Klein

16 h 00 : Les sujets coloniaux dans l’armée française, 1914-1918, Richard Fogarty, University at Albany, Etats-Unis

16 h 30 : Les Sepoy indiens en Europe, 1914-1918, Santanu Das, King’s College, Londres, Angleterre

17 h 00 : La Grande Île dans la Grande Guerre. L’expérience combattante des Malgaches (1914-1918), Arnaud Léonard, professeur agrégé d’histoire-géographie, Lycée français de Tananarive, Madagascar

17 h 30 : Réflexions historiques sur le rôle des Algériens dans la Grande Guerre, 1908-1920, Michelle Mann, Crown Fellow and Writing Instructor History Department, Brandeis University, Etats-Unis

18 h 00 – 18 h 30 : discussion

Conclusion par Jean-François Klein, Maître de conférences d’Histoire contemporaine des colonisations en Asie, Université de Nantes, chercheur au CRHIA (Nantes) et associé au Centre Roland Mousnier (Paris-Sorbonne)

Colloque organisé par le Ministère des affaires étrangères et du développement international, la mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, Université de Paris I- Panthéon-Sorbonne, Institut des études sur la guerre et la paix.

Entrée sur inscription à RSVP colloque@centenaire.org

Attention : entrée sur présentation d’une pièce d’identité.

En partenariat avec :

Image3 Image4 Image5 Image6 Image7 Image8 Image9

Parution: Alexandre Lafon, La camaraderie au front

Lafon, Alexandre, La camaderie au front 1914-1918, Paris, Armand Colin, 2014.

Si l’autorité militaire et le discours dominant du temps de guerre évoquent la « camaraderie » des hommes et leur solidarité patriotique face à un ennemi barbare durant la Grande Guerre, qu’en a-t-il vraiment été sur le front ? Sur le terrain, c’est en effet tout un univers relationnel complexe qui se met en place à travers une triple identité : sociale, militaire et combattante. Qui est alors réellement le camarade ? Les anciens combattants ont développé après guerre l’idée d’une « fraternité des tranchées » pour donner un sens à leur expérience collective de la guerre.

Les témoignages privés de combattants, écrits ou photographiques (parmi lesquels ceux des écrivains Dorgelès, Barbusse ou Genevoix) donnent à lire, au-delà de la violence de la situation, ce que les soldats ont pu vivre, ressentir et penser de l’égalité tant promise par la République et que la guerre a mise à l’épreuve.

Parution: « L’ordinaire de la guerre » (Revue Agone, n°53)

Le n° 53 de la revue Agone, intitulé  « L’ordinaire de la guerre », est coordonné par François Buton, André Loez, Nicolas Mariot et Philippe Olivera.

Télécharger la table des matières détaillée, les résumés des articles et l’éditorial expliquant le titre du numéro.

Parution : 14/03/2014
ISBN : 9782748902037
Format papier – 208 pages (15 x 21 cm) 20.00 €

Philippe Olivera, « Histoire des violences et violence (sociale) de l’histoire. À propos de la “nouvelle histoire” de la Grande Guerre »

Blaise Wilfert, « Aux sources d’une histoire controversée : une lecture de 14–18 Retrouver la guerre de Stéphane Audoin-Rouzeau et d’Annette Becker »

François Buton, « Norbert Elias ou la Grande Guerre du sociologue »

André Loez, « Vers une histoire au plus proche des situations sociales ? Entretien avec Claire Zalc sur l’histoire récente de la Shoah »

Claudine Vidal, « Enquêtes au Rwanda. Questions de recherche sur le génocide tutsi »

Dimitri Chavaroche & André Loez, « “L’opération a été bien menée et vigoureusement exécutée”. Un compte-rendu de coup de main à l’été 1916 »

Nicolas Mariot, « Comment faire une histoire populaire des tranchées ? »

Pour commander le numéro

Parution: Oublier l’Apocalypse (T. Hardier et J.-F. Jagielski)

Distraire les soldats en guerre n’a jamais été une priorité des états-majors. Pourtant, durant la Grande Guerre, à l’arrière comme au front, nombreux furent les moments où les combattants — confrontés à la peur et à la mort, mais aussi à l’angoissante attente —, s’efforcèrent de s’occuper, de renouer avec la vie au travers de gestes simples et de partages fraternels avec leurs camarades. S’appuyant sur de multiples témoignages et sur une riche iconographie, Thierry Hardier et Jean-François Jagielski dévoilent l’envers d’un quotidien jusqu’alors ignoré et répondent à diverses interrogations. Dans les tranchées, les Poilus ont-ils vraiment des temps de répit ? À quelles activités manuelles et intellectuelles se livrent-ils spontanément ? Comment le commandement, surpris par un interminable conflit, considère-t-il les besoins croissants de distractions au sein de leurs troupes ? Quand et sous quelles formes les divertissements encadrés par l’armée surviendront-ils ? Et dans quelle mesure les instants dérobés à la folie meurtrière aideront-ils les acteurs du drame à « tenir » ? Apport majeur à l’historiographie de la guerre 14-18, cet ouvrage nous permet d’approcher au plus près ces hommes perdus dans la tourmente et tentant malgré tout d’y échapper, ne serait-ce qu’un bref moment. « Il faut bien se distraire ! Eh oui ! Il le faut, pauvre âme », écrivait Georges Duhamel en 1918…

Thierry Hardier est docteur en histoire, enseignant et membre du CRID 14-18. Il a dirigé plusieurs ouvrages collectifs sur la Première Guerre mondiale et l’après-guerre.

Jean-François Jagielski est enseignant et membre du CRID 14-18. Il a également publié, aux Éditions Imago, Le Soldat inconnu, Invention et postérité d’un symbole (2005). Thierry Hardier et Jean-François Jagielski ont publié, aux Éditions Imago, Combattre et Mourir pendant la Grande Guerre (1914-1925), (2001).

 

ISBN : 9782849526804 ; EUR 23,00 ; 2014-01-22 ; 400 p. ; Broché.

Parutions: témoignages d’Albert Jurquet et Charles Patard

 

« La collection « Destins de la Grande Guerre » dirigée par Rémy Cazals propose, à côté des photographies de l’officier du génie Désiré Sic, deux autres publications :

- Albert Jurquet, chef de division à la préfecture de Mende a tenu un journal personnel de juillet 1914 à décembre 1918. Ce témoignage de l’arrière, redécouvert dans les années 2000, permet d’appréhender le conflit vécu par les civils, rythmé par les nouvelles des soldats du « pays » mobilisés au front et par les adaptations nécessaires d’une société en guerre.

 

GUILOINEAU Jean, Guerre à Mende. Journal de l’arrière-front 1914-1918, Toulouse, Privat, 329 p.

- Charles Patard, classe 1904, est mobilisé au 304e RI dès août 1914 alors qu’il est établi comme épicier dans un village de l’Orne. Pacifiste, proche des idées de Jaurès, « opposé dès les premiers jours à la guerre, il témoigne dans ses notes et dans la correspondance échangée avec sa femme d’une grande humanité.

 

JEGER Isabelle, « Si on avait écouté Jaurès ». Lettres d’un pacifiste depuis les tranchées. Charles Patard. Notes et correspondance 1914-1917, Toulouse, Privat, 2014, 131 p. »