Colloque : Comment écrire la guerre ?

Colloque international du CRID 14-18 les 10 et 11 novembre 2017 à Laon.

Lieu : SDIS de l’Aisne, rue de Waddington à Laon.

PROGRAMME:

Vendredi 10 novembre.
14h Ouverture du colloque par le Président du conseil Départemental
Introduction
14h15-16h15. Session 1 : « Mises en récit non académiques de la guerre »
Littérature :

  • Andrea Molesini, « La Grande Guerre vue de l’autre côté du miroir : explorer le passé pour interroger le présent »
  • François Péroche, « Mises en récit fictionnelles de la guerre »
  • Laurence Campa, « Le principe d’incertitude »

Documentaire : Pierre Journoud, « Une mise en récit audio-visuelle des guerres d’Indochine »

Musées : Michel Litalien : « Exposer la guerre au musée : l’exemple des musées militaires canadiens »

16h30-18h30. Session 2 : « Ecrire une autre guerre par l’approche Macro-Globale- Transnationale » :

  • Alya Aglan : « Ecrire La Guerre monde »
  • Alexander Aniévas: « What Caused the First World War: Geopolitical Anarchy, National Pathologies, or Transnational Economic Competition? »
  • Maurice Carrez : « Solidarités par-delà les frontières : à propos des réseaux politiques en Baltique 1917-1919 »

Samedi 11 novembre.

9h30-12h. Session 3 : « Écrire une autre guerre par la micro-socio- histoire et les témoignages »

  • Christine Delpous : « 1914-1918 ; de la pertinence de l’échelle cantonale ».
  • Helena Trnkova : « La Grande Guerre autrement: les témoignages des combattants austro-hongrois, de l’enquête sociologique à l’analyse du discours. »
  • Bieke van Camp : « La responsabilité du témoin face à son « collectif » : quels enjeux pour l’historien ? »

14h-16h30. Session 4 : Les mises en récit scolaires : contraintes, enjeux et expériences

  • Sébastien Cote (professeur en khâgne à Montpellier, dir. de collection Nathan) : « Écrire la guerre dans un manuel scolaire »
  • Charles Heimberg, « La fabrication scolaire des récits de la Grande Guerre »

Table-ronde  animée par Ch. Heimberg, avec Sébastien Cote, Thierry Hardier, Jean-François Jagielski, Christine Delpous-Darnige

Bienvenue sur le site du Crid 14-18

Né en 2005, le Collectif de recherche international et de débat sur la guerre de 1914-1918 est une association de chercheurs qui vise au progrès et à la diffusion des connaissances sur la Première Guerre mondiale. Pour cela, il met à la disposition de tous des textes et des outils scientifiques et pédagogiques, ainsi qu’un dictionnaire en ligne des témoignages. On peut accéder à ces différentes rubriques par le menu latéral.

Parution de Guerre et transgressions

Vient de paraître aux Presses Universitaires de Grenoble, Guerre et transgressions. Expériences transgressives en temps de guerre de l’Antiquité au génocide rwandais, sous la direction de Laurent Douzou, Sylvène Édouard et Stéphane Gal. Il s’agit des actes d’un colloque qui s’est tenu en 2015 à Lyon.

Présentation :

Qu’est-ce que transgresser ? En quoi consistent les pratiques transgressives ? Qu’impliquent-elles réellement ?

La transgression traverse et interroge toutes les époques et toutes les sociétés. Transgresser, c’est aller au-delà de limites juridiquement, politiquement et socialement établies ; c’est aussi s’aventurer hors du territoire dessiné par le code moral de chacun. Au-delà de cette définition sommaire, comment définir en toute rigueur, à partir de cas précis, ce que transgresser veut dire ?
La question de savoir ce que la notion de transgression désigne et implique se pose de manière particulièrement aiguë en temps de guerre. D’où le parti d’aborder cette expérience de la transgression dans une perspective pluridisciplinaire à partir d’une observation sur le temps long, de la Grèce antique à l’expérience contemporaine de la guerre civile au Rwanda.

Ont contribué à l’ouvrage : Guillaume Ancel, Patrice Arnaud, Loïc Cazaux, Sébastien Chatillon, Pauline Flepp, Véronique Garrigues, Charlotte Gobin, Alexandre Jakubiec, Aude-Marie Lalanne Berdouticq, Valéria Pansini, Laurence Prempain, Delphine Richard, Philippe Salson, Morgane Walter, Stéphane Weiss.

 Commander l’ouvrage :

Journée d’étude : Les troupes « étrangères » dans les conflits en Europe au XXème siècle

Troupes « étrangères » dans les conflits en Europe : mémoires, histoire et fiction au XXème siècle

Journée d’étude organisée par le laboratoire ERIAC à l’Université de Rouen, le jeudi 16 novembre 2017 en salle des associations (MDU).

Programme :

Matin: accueil et pause café : 9h30

Introduction : 9h45 John Mullen et Florence Cabaret

Présidence de séance : Florence Cabaret (Université de Rouen Normandie)

– 10h-10h30 Gilles Teulié (Université d’Aix-Marseille) “British Imperial Troops on the Western Front: French First World War Postcards and Representations of Foreign Soldiers
10h30-10h40 : discussion

– 10h40-11h10 : Mbark Wanaïm (Institut royal de la Culture Alazighe, Rabat) « Goumiers et Tirailleurs marocains de la Seconde Guerre. Recrutement et difficultés de réinsertion sociale des soldats après la guerre »
11h10-11h20 : discussion

– 11h20-11h40 : Douglas Gressieux (Association Les Comptoirs de l’Inde) « Les troupes indiennes dans la Première Guerre en France »
11h40-12h : discussion

Déjeuner : 12h15

Après-midi : reprise à 14h

Présidence de séance : John Mullen (Université de Rouen Normandie)

– 14h-14h30 : Viviana Agostini-Ouafi (Université de Caen Normandie) « Les soldats étrangers dans les récits autobiographiques de la Seconde Guerre mondiale »
14h30-14h40 : discussion

– 14h40-15h10 : Luke Stewart (Université du Maine – Le Mans) “Nuremberg and Iraq: Illegal War and André Shepherd’s Refugee Claim in Germany
15h10-15h20 : discussion

15h20-15h40: pause café

15h40-16h10 : Robert Dean (University of Lincoln) “Staging the Union: The portrayal of Allied troops on the Music Hall and Variety Stage
16h10-16h20: discussion

16h20-16h50 : Peter Marquis (Université de Rouen Normandie) « D’un modèle à l’autre : l’impact des pratiques sportives des soldats américains en France pendant la Première Guerre mondiale »
16h50-17h : discussion

Contacts : john.mullen@wanadoo.fr et florence.cabaret@univ-rouen.fr

 

Colloque : Être à la guerre sans être à la guerre

Appel à communications pour le colloque « Être à la guerre sans être à la guerre », organisé à l’Université Sorbonne-Nouvelle, les 22-23 juin 2018.

La date limite pour envoyer vos propositions de communication est le 20 novembre 2017.

Être à la guerre sans être à la guerre?

Moments de vacance(s) sur l’arrière-front pendant la Première Guerre mondiale

Université Paris III – Sorbonne Nouvelle

 22 & 23 juin 2018

Maison de la Recherche

 Organisé par Sarah Montin (EA PRISMES) et Clémentine Tholas-Disset (EA CREW)

Conférence plénière de Tim Kendall (University of Exeter)

Ses soldats, sur le rivage de la mer, se plaisent à lancer le disque, le javelot et les flèches ; ses chevaux, chacun près de leurs chars, paissent le lotus et l’ache humide des prairies ; et les chars magnifiques reposent dans les tentes des chefs, qui regrettent ce héros chéri d’Arès ; ils errent dans les champs, et ne se mêlent point aux combats. (Iliade, livre II).

Que font les soldats des pays belligérants quand ils ne se battent pas? L’élargissement de la définition de l’expérience de guerre dans l’historiographie récente, a transformé notre compréhension spatiale, voire temporelle, du conflit, déplaçant la focale à distance des premières lignes et de l’activité combattante. Hors du champ de bataille et des représentations martiales traditionnelles se dessinent ainsi une autre figure du guerrier et du soldat, une expérience seconde de la guerre.

Situé à quelques kilomètres du front, l’arrière-front est le lieu où l’on ressort de l’enfouissement des tranchées après plusieurs jours passés en première ligne ou en ligne de réserve, où l’on ressurgit à la surface pour trouver des cantonnements de repos, des zones d’entraînement, des dépôts de munitions et de nourriture, des hôpitaux, des bordels, des postes de commandements ou des foyers de soldats dévolus aux moments récréatifs. Dans cet entre-deux qui n’est, traditionnellement, ni le lieu des combats ni celui de la vie civile, les soldats sont moins exposés au danger et obéissent à une routine de caserne ponctuée d’activités de détente destinées au ravitaillement moral. Si certains soldats trouvent sur l’arrière-front une forme de repos loin du bruit et de la fureur de l’artillerie, d’autres souffrent de la discipline qui y règne, des efforts inutiles imposés («l’esquinte-bonhomme ») ou de la promiscuité avec des soldats qui ne sont plus des frères d’armes dans cette zone tampon. À la fois lieu d’abandon et lieu contrôlé, l’arrière-front se confond également avec le monde civil par certains aspects car il peut occuper des fermes ou des villages et accueillir des non-combattants comme des médecins, des infirmières, des bénévoles. Ainsi à l’« arrière de l’avant » (Paul Cazin), se rencontrent en marge des batailles livrées à proximité des soldats des différents corps armés et de pays alliés, des officiers et des simples soldats, des soldats et des civils, des hommes et des femmes, des troupes étrangères et des populations locales dans les zones occupées. L’arrière-front n’est pas seulement un lieu, c’est aussi un temps : le temps d’un oubli passager ou d’une liberté illusoire, « un temps libéré » (Thierry Hardier et Jean-François Jagielski) qui représente 3/5 du temps passé au front pour le soldat. C’est un repos relatif entre les combats et la permission, un répit de courte durée avant le retour sur les premières lignes. Si le combattant est en droit de jouir d’une détente et de temps à soi, le règlement impose qu’il ne doit pas cesser un instant d’être soldat.

Certaines activités récréatives de la vie civile, en apparence peu compatibles avec l’expérience guerrière, font leur chemin jusqu’au l’arrière-front, avec l’aval du commandement militaire. Des temps de décompression et de loisir sont laissés aux troupes pour tenter de maintenir une forme de bien-être émotionnel et ne pas couper les soldats de la vie dite normale. Cette détente sert à se ressourcer tant physiquement que moralement et tente d’apporter un certaine forme de réconfort en particulier aux soldats qui ne bénéficient pas de permissions. Le temps libéré n’est pas du temps libre, le temps sans guerre n’est pourtant pas le temps de la paix. Ces moments de vacance(s) ne constituent pas réellement du repos puisque les hommes sont occupés de manière presque continue pour combattre l’ennui (revues, exercices d’entraînement, instruction). Ils s’articulent autour de pratiques collectives comme les jeux, les activités sportives, la chasse et la pêche, les promenades, les bains, les discussions, la création de journaux de tranchées, les projections de films, les spectacles de théâtre et de chansons, les concerts, les offices religieux, mais aussi des pratiques individuelles comme la lecture, la correspondance ou la création artistique.

Entre communion avec le groupe et isolement méditatif, le vécu des soldats à l’arrière-front n’est pas le même en fonction de leur origine sociale, de leur niveau d’éducation et de leur grade militaire, et hors des tranchées on observe une rupture de l’équilibre égalitaire qui naît parfois au contact du combat. La socialisation s’organise ainsi différemment pendant les périodes d’affrontement et de récupération et n’est pas toujours vécue de manière positive par les soldats. Cependant, malgré ces tensions entre l’être-ensemble et le besoin d’isolement, les moments de vacance et les périodes d’oisiveté sont souvent représentés de manière idéalisée comme des « moments de pastorale » (Paul Fussell) dans les productions écrites et visuelles des combattants. L’interlude enchanté entre deux moments de guerre devient ainsi un trope littéraire et artistique, le contraste avec le front évoquant le retour momentané à la vie, l’innocence et l’harmonie retrouvée, la redécouverte des plaisirs du corps qui succéderait à son aliénation et son humiliation lors du combat.

Afin de comprendre les enjeux historiques, politiques et esthétiques de la vie sur l’arrière-front, de déterminer la place et le statut de ce temps de vacance longtemps analysé comme une parenthèse dans l’expérience de guerre, ce colloque interdisciplinaire nous amènera à nous interroger plus en avant sur les thèmes suivants:

  • La construction et l’évolution de la notion (idéologique, médicale, administrative) de “repos” du soldat ainsi que du personnel auxiliaire pendant la Première Guerre mondiale
  • Les différentes activités paramilitaires et récréatives ainsi que les productions créatives qui voient le jour à l’arrière-front; l’organisation de la vie à l’arrière-front et en particulier du divertissement, le rôle de l’armée et des intervenants extérieurs (associations de civils, particuliers, etc.)
  • les relations entre combattants (hiérarchies, tensions, camaraderie) sur l’arrière-front; l’arrière-front comme lieu de sociabilité et zone de rencontre avec l’autre (soldats/personnels auxiliaires, combattants/habitants, hommes/femmes, troupes étrangères, etc), lieu de passage, d’exploration, d’initiation, ou de retour à la “normale” (“cabanes de repos” destinés à reconstruire un “foyer loin du foyer”, etc.) ; témoignages des habitants des zones occupées
  • Les articulations et dissonances entre la vie communautaire et le temps à soi, l’expérience collective et l’expérience individuelle
  • La conceptualisation historique et artistique de l’espace de l’arrière-front; les modes d’écriture et pratiques artistiques spécifiques à l’arrière-front par contraste à l’écriture du front
  • Les représentations de la vie à l’arrière-front: paysages de campagne, mises en scène idylliques du non-combat et du farniente ou images infernales, partie de campagne ou univers carcéral, figure du soldat dilettante, flâneur et promeneur solitaire, de l’observateur, dans les productions de guerre (témoignages, correspondances, mémoires, romans, poésie, arts visuels, etc.) des combattants et des non-combattants (infirmières, médecins, etc.) ;
  • La (re)construction médiatique, culturelle et politique du « repos du guerrier », les représentations du corps masculin et du corps féminin au repos, la construction d’un nouveau modèle de masculinité (sexualité et sport) dans les photographies de guerre, cartes postales, chansons, etc., ainsi que leur place dans la production de guerre

Afin de privilégier le dialogue entre les sphères anglophones, francophones et germanophones, le colloque portera principalement sur l’expérience de l’arrière-front ouest pris dans sa totalité. Néanmoins, des propositions concernant les autres fronts peuvent être envoyées.  Les communications se feront, de préférence, en anglais.

Les propositions (250 mots) accompagnées d’une courte biographie sont à envoyer  avant le 20 novembre 2017 à montin.sarah@gmail.com  et clementine.tholas@univ-paris3.fr

Réponse du comité : 15 décembre 2017

Les propositions seront étudiées par le comité scientifique du colloque :

Jacub Kazecki (Bates College)

Jennifer Kilgore-Caradec (Université de Caen)

Catherine Lanone (Université Sorbonne-Nouvelle)

Mark Meigs (Université Paris Diderot)

Sarah Montin (Université Sorbonne-Nouvelle)

John Mullen (Université de Rouen)

Karen Randell (Nottingham Trent University)

Serge Ricard (Université Sorbonne-Nouvelle)

Clémentine Tholas-Disset (Université Sorbonne-Nouvelle)

Bibliographie

AUDOUIN ROUZEAU, Stéphane et Jean-Jacques Becker (dir.) Encyclopédie de la Grande Guerre 1914-1918, Paris: Perrin, 2012 (Bayard, 2004).

BOURKE, Joanna, Dismembering the Male: Men’s Bodies, Britain and the Great War, London: Reaktion Books, 1996.

CAZALS, Rémy et André Loez, 14-18. Vivre et mourir dans les tranchées, Paris: Tallandier, 2012.

COCHET, François La Grande Guerre: Fin d’un monde, début d’un siècle, Paris: Perrin, 2004.

DAS, Santanu, Race, Empire and First World War Writing, Cambridge: Cambridge University Press, 2011.

DAS, Santanu, Touch and Intimacy in First World War Literature, Cambridge: Cambridge University Press, 2005.

FULLER, J. G. Troop Morale and Popular Culture in the British and Dominion Armies, 1914-1918, London : Clarendon Press, 1990.

FUSSELL, Paul, The Great War and Modern Memory, Oxford: Oxford University Press, 1975.

HARDIER, Thierry et Jean-François Jagielski,  Oublier l’apocalypse ? Loisirs et distractions des combattants pendant la Grande Guerre, Paris: Imago, 2014.

HARTER, Hélène, Les Etats-Unis dans la Grande Guerre, Paris: Tallandier, 2017.

LAFON, Alexandre, La Camaraderie au front, 1914-1918, Paris: Armand Colin, 2014.

MARIOT, Nicolas, Tous Unis dans la tranchée? 1914-1918, les intellectuels rencontrent le peuple, Paris: Seuil, 2013.

MEIGS, Mark, Optimism at Armageddon: Voices of American Participants in the First World War, New York: Palgrave Macmillan, 1997.

REZNICK, Jeffrey, Healing the Nation: Soldiers and the Culture of Caregiving in Britain during the First World War, Manchester : Manchester University Press, 2004.

SMITH, Angela K. et Krista Cowman (dir.), Landscapes and Voices of the Great War, New York: Routledge, 2017.

TERRER Thierry et J.A. Magan (dir.), Sport, Militarism and the Great War: Martial Manliness and Armageddon, New York: Routledge, 2012.

THOLAS DISSET, Clémentine et Karen Ritzenhoff, Humor, Entertainment and Popular Culture during World War One, New York: Palgrave MacMillan, 2015.

WINTER, Jay (dir.), The Cambridge History of the First World War, Cambridge: Cambridge University Press, 2013


A Holiday from War?

“Resting” behind the lines during the First World War

Organised by Sarah Montin (EA PRISMES) et Clémentine Tholas-Disset (EA CREW)

Confirmed Keynote Speaker: Tim Kendall (University of Exeter)

His men threw the discus and the javelin, and practiced archery on the shore, and their horses, un-harnessed, munched idly on cress and parsley from the marsh, the covered chariots housed in their masters’ huts. Longing for their warlike leader, his warriors roamed their camp, out of the fight. (lliad, Book II)

What do the soldiers do when they are not on the battlefield? The broadening of the definition of war experience in recent historiography has transformed our spatial and temporal understanding of the conflict, shifting the scope away from the front lines and the activities of combat. Beyond the battlefield and its traditional martial associations emerges another representation of the warrior and the soldier, along with another experience of the war.

Situated a few kilometres behind the front lines, the rear area is the space where soldiers rotated after several days burrowed at the front or in reserve lines, surfacing from the trenches to join rest stations, training installations, ammunition and food supply depots, hospitals, brothels, command headquarters or soldiers’ shelters. In that space in-between which is neither the site of combat nor that of civilian life, the soldiers were less exposed to danger and followed a barracks routine enlivened by relaxing activities which aimed to restore morale. If some soldiers found there a form of rest far from the fury of the guns, others suffered from the encroaching discipline, the imposition of training or the promiscuity with soldiers that were no longer brothers-in-arms in thas buffer zone where they spent 3/5ths of their time. Both a place of abandonment and a place of control, the rear area merges at times with the civilian world as it occupies farms and villages and hosts non-combatants such as doctors, nurses or volunteers. With battles being waged close by, the “back of the front” (Paul Cazin) is a meeting place for soldiers of different armies and allied countries, as well as for officers and privates, soldiers and civilians, men and women, foreign troops and locals living in occupied zones. The rear area is not only a spatial concept but also a temporal one: it is a moment of reprieve, of passing forgetfulness and illusive freedom; a moment of “liberated time” (Thierry Hardier and Jean-François Jagielski) indicating a period of relative rest between combat and leave, a short-lived respite before returning to the front. If the combatant is entitled to repose and time to himself, military regulations demand that he never cease to be a soldier. As such we have to consider these moments of relaxation within the strict frame of military life at the front and the role played by civilian organizations such as the YMCA or the Salvation Army, who managed the shelters for soldiers on the Western Front.

Though seemingly incompatible with war experience, certain recreational activities specific to civilian life make their way to the rear area with the approval of military command. Moments of relaxation and leisure are encouraged in order to maintain or restore the soldier’s physical and emotional well-being, thus sustaining the war effort. They also ensure that the soldier is not entirely cut off from “normal” life and bring comfort to those who are not granted leave. Liberated time is not free time, just as periods without war are not periods of peace. These “holidays from war” are not wholly synonymous with rest as the men are almost constantly occupied (review, training exercises, instruction) in order to fight idleness and ensure the soldiers stay fit for duty. The rear is thus also a place of heightened collective practises such as sports, hunting and fishing, walking, bathing, discussions, creation of trench journals, film projections, concert parties, theatre productions, religious services as well as individual activities such as reading, writing and artistic creation.

 Between communion with the group and meditative isolation, experiences vary from one soldier to another, depending on social origins, level of education and rank, all of which take on a new meaning at the rear where the egalitarian spirit fostered during combat is often put to the test. Sociability differs in periods of fighting and periods of recovery, and is not always considered positively by the soldiers. However, despite the tensions induced by life at the rear, these “holidays from war” and spells of idleness are often represented as idyllic “pastoral moments” (Paul Fussell) in the visual and written productions of the combatants. The enchanted interlude sandwiched between two bouts of war becomes thus a literary and artistic trope, evoking, by contrast, a fleeting yet exhilarating return to life, innocence and harmony, a rediscovery of the pleasures of the body following its alienation and humiliation during combat.

In order to further our understanding of the historical, political and aesthetic concerns of life at the rear, long considered a parenthesis in the experience of war, this interdisciplinary conference will address, but will not be limited to, the following themes:

  • The ideological, medical and administrative construction of the notion of “rest” in the First World War (as it applied to combatants but also auxiliary corps and personnel).
  • Paramilitary, recreational and artistic activities at the rear; the organisation of activities in particular leisure and entertainment, the role of the army and independent contractors (civilian organisations, etc.)
  • Sociability between soldiers (hierarchy, tensions, camaraderie); the rear area as meeting place  with the other (between soldiers/auxiliary personnel, combatants, locals, men/women, foreign troops, etc.), site of passage, exploration, initiation or “return to the norm” (“rest huts” built to offer a “home away from home”), testimonies from  inhabitants of the occupied zones
  • Articulations and dissonances between community life and time to oneself, collective experience and individual experience
  • The  historic and artistic conceptualisation of the rear area, specific artistic and literary modes at the rear by contrast with writings at the front
  • Staging life at the rear: scenes of country-life, idyllic representations of non-combat as farniente or hellscapes, bathing parties or penitentiary universes, the figure of the soldier as dilettante, flâneur and solitary rambler, in the productions (memoirs, accounts, correspondence, novels, poetry, visual arts, etc.) of combatants and non-combatants;
  • Cultural, political and media (re)construction of the figure of the “soldier at rest” (war photography, postcards, songs, etc.); representations of the male and female body at rest, constructions of a new model of masculinity (sexuality and sport), and their place in war production

In order to foster dialogue between the Anglophone, Francophone and Germanophone areas of study, the conference will mainly focus on the Western Front. However proposals dealing with other fronts will be examined. Presentations will preferably be in English.

Please send a 250-word proposal and a short bio before November 20, 2017 to :

montin.sarah@gmail.com and clementine.tholas@univ-paris3.fr

Notification of decision: December 15th 2017

Proposals will be reviewed by the Conference scientific committee:

Jacub Kazecki (Bates College)

Jennifer Kilgore-Caradec (Université de Caen)

Catherine Lanone (Université Sorbonne-Nouvelle)

Mark Meigs (Université Paris Diderot)

Sarah Montin (Université Sorbonne-Nouvelle)

John Mullen (Université de Rouen)

Karen Randell (Nottingham Trent University)

Serge Ricard (Université Sorbonne-Nouvelle)

Clémentine Tholas-Disset (Université Sorbonne-Nouvelle)

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Jean Jaurès, Combat pour l’humanité

Parution du livre Jean Jaurès. Combat pour l’humanité de Rémy Cazals.

Présentation de l’ouvrage :

Jean Jaurès fut le plus grand homme d’État de la Troisième République. Ayant combattu sans répit pour le maintien de la paix, son assassinat, le 31 juillet 1914, signifiait qu’il n’y avait plus d’obstacle au déchainement de la guerre apportant les malheurs qu’il avait annoncés.

Durant sa vie politique, Jaurès n’a cessé de lutter pour améliorer le sort de l’humanité : pour la République démocratique contre les monarchistes ; pour la justice et la vérité dans l’affaire Dreyfus ; pour les retraites ouvrières, la diminution de la journée de travail, la sécurité des mineurs ; pour le mouvement syndical, les coopératives, la Verrerie ouvrière d’Albi ; contre l’obscurantisme pour une éducation guidée par la raison et les Lumières ; en faveur des Arméniens persécutés et des peuples soumis à la domination coloniale ; contre les antisémites ; contre la peine de mort.

Cette biographie nouvelle veut à la fois être complète et accessible à un large public. Elle souligne la construction dans le temps de la personnalité et des convictions socialistes de Jaurès. Elle montre son rôle national et international sans oublier son ancrage régional dans le Tarn, à Toulouse, dans le Midi occitan. Elle donne largement la parole à celui qui a tant écrit et qui s’est tant de fois adressé aux électeurs, aux députés, aux instituteurs, aux syndiqués, aux assemblées d’ouvriers en grève. Elle apporte une attention particulière à un aspect jusqu’ici négligé : l’humour et l’ironie du grand homme qu’il faut percevoir plein d’énergie et de verve dans ses combats.

Le dernier chapitre du livre recense les opinions des combattants de 1914-1918 sur l’homme qui avait compris ce que serait l’horreur d’une guerre européenne.

Retour du corps de Kalépo Wabète en Nouvelle-Calédonie

Le 11 novembre 2017, les restes mortuaires du tirailleur Kalépo Wabète vont rentrer en Nouvelle-Calédonie et seront inhumés dans son île natale de Tiga (Loyauté) entouré des autorités civiles, religieuses et militaires.

Kalépo était parti en France en juin 1916 comme tirailleur 2e classe et il a été tué à Vesles et Caumont ‘Aisne) le 25 octobre 1918.

Ce tirailleur a suivi le parcours du bataillon des tirailleurs des îles du Pacifique de sa formation à Nouméa jusqu’à sa transformation de bataillon d’étapes en bataillon de marche sous le nom de bataillon mixte du Pacifique comprenant des créoles calédoniens et tahitiens, des Canaques (Kanak) et des Tahitiens.

D’abord ouvrier sur le port de Marseille, Kalépo a ensuite participé à des travaux d’entretien à l’arrière du Chemin des Dames (1917) puis aux combats de la bataille du Matz (ou bataille de Champagne) de juillet à octobre 1918.

Le corps de Kalépo sera le second à retrouver sa terre natale, le premier étant Saïené de Lifou en 2006. Dans les années 1920, 22 Calédoniens avaient pu être inhumés en Nouvelle-Calédonie et un en 2004.

De mémoire et de paix.

 
Parution du livre De Mémoire et de Paix, le pacifisme dans les monuments aux morts de 14-18 d’Emmanuel Delandre, avec la participation de Rémy Cazals.

Les années suivant la guerre de 1914-1918 ont vu la plupart des communes françaises ériger un monument aux morts. Dans le nombre, quelques dizaines seulement peuvent être qualifiés de pacifistes, comme celui de Gentioux (Creuse) représentant un enfant tendant le poing vers l’inscription « Maudite soit la guerre », ou ceux qui invitent désormais à se battre pour la paix. D’autres peuvent privilégier l’aspect funéraire (gisants, piétas, orphelins au regard fixé sur le nom de leur père) et évoquer les morts comme des victimes. Sur les plus patriotiques ou même cocardiers, la longue liste de noms gravés, souvent plusieurs membres de la même famille, semble dire « Plus jamais ça ! » Place est faite à des initiatives plus tardives comme l’anneau de Notre-Dame-de-Lorette, le monument des fraternisations à Neuville-Saint-Vaast.

Tels sont les thèmes du livre De Mémoire et de Paix, le pacifisme dans les monuments aux morts de 14-18, photos et textes d’Emmanuel Delandre, beau livre de 168 pages et 200 photos, 25 euros, à commander à l’éditeur : dememoireetdepaix@g.mail.com ou dans les bonnes librairies. Conseiller historique : Rémy Cazals. Le livre a obtenu le label de la Mission du centenaire.

Sur la route de la maison : la Grande Guerre banale et exceptionnelle de Michel Lec’hvien

Yann Lagadec et Hervé Le Goff  préparent l’édition des récits, en breton et en français, de l’évasion de Michel Lec’hvien, artilleur du 3e RAP originaire de Ploubazlanec, capturé en septembre 1914 à Maubeuge. Il regagne la France en avril 1916, après 18 mois de captivité en Allemagne. Il tirera de cet épisode plusieurs récits, dont le premier a été publié en breton dans l’hebdomadaire Breizh en 1928 :

D’abord publiée en langue bretonne sous forme de feuilleton en 1928 dans l’hebdomadaire Breiz, « l’histoire vécue et véridique d’un bout à l’autre » de Michel Lec’hvien poursuit son aventure éditoriale sous la forme d’un livret, imprimé par les soins du journal, en février 1929. Toujours contée en langue bretonne, dans un style
simple et accessible, elle s’adresse en priorité à un jeune lectorat, visant avant tout un objectif pédagogique clair où la culture traditionnelle bretonne s’allie à la promotion d’un syncrétisme culturel franco-breton.
Quelque quarante années plus tard, au cœur d’une vieillesse venant couronner
une existence de labeur, l’ancien soldat devenu depuis lors père et grand-père, se pose à nouveau pour déployer au cours d’un plus ample exposé campé autour d’un avant et d’un après l’évasion, la totalité de « sa » guerre. Ecrite en français cette fois, la conclusion de cette nouvelle version, posée dans le cadre d’une sagesse acquise au sein d’une profonde expérience glanée au fil des années, se veut sans ambages : « Pourquoi la guerre qui arrache les hommes à leurs foyers, à leurs travaux ? La guerre ne règle rien, mais plutôt entretient une certaine rancœur… La guerre est inhumaine et engendre de grands désordres, dont le moindre n’est pas le désordre moral… »

On le voit ce récit stimule de passionnantes réflexions sur l’imbrication des cultures régionales et nationales, sur la forme prise par le récit en fonction du locuteur comme de la langue utilisée.

Vous pouvez, dès à présent, acheter le livre par souscription au tarif préférentiel de 20 euros (jusqu’au 22 octobre. Le bulletin de souscription est ici.

Quatre ans sous les obus, un témoignage de civile sur le front dans les Vosges

Yann Prouillet (du CRID 14-18), en collaboration avec Philippe Nivet et Jean-Claude Fombaron, vient de publier un nouveau témoignage de femme ayant vécu au plus près des combats dans les Vosges, pendant la guerre de 1914-1918. Il complète un travail entamé il y a 15 ans avec l’édition du journal de guerre d’un abbé (Une ville vosgienne sous l’occupation allemande. Journal de guerre de l’abbé André Villemin, 1914-1918, Société Philomatique Vosgienne, 2002), puis celui assez détonnant de Clémence Froment (L’écrivain de Lubine. Journal de guerre d’une femme dans les Vosges occupées (1914-1918), Edhisto, 2010) et enfin ceux de Bernadette Colin (Lusse entre les deux feux, journal de guerre de Bernadette Colin, 1914-1918, Edhisto, 2014) et d’Henri Martin (Le journal d’Henri Martin 1917. Moussey sous l’occupation allemande, Edhisto, 2014). Comme les publications précédentes, il est publié dans la maison d’édition vosgienne Edhisto et sera présenté aux Rendez-vous de l’Histoire de Blois.

Les références :

QUATRE ANS SOUS LES OBUS. Journal de guerre d’Irma Parmentelot, de Celles-sur-Plaine, 1914-1921, Texte présenté et édité par Philippe NIVET, Jean-Claude FOMBARON et Yann PROUILLET, index réalisé par Isabelle CHAVE, éditions EDHISTO, Moyenmoutiers, 2017, 375 p.

Prix unitaire : 19 € – ISBN 978-2-35515-027-2
L’ouvrage peut être commandé auprès des éditions EDHISTO
Il est également disponible auprès des points de vente partenaires (liste sur www.edhisto.eu)

Présentation du témoignage :

Quand elle commence à rédiger son journal, en août 1914, Irma Parmentelot n’a pas encore 20 ans. Fille d’un garde forestier et d’une cultivatrice, elle va relater l’expérience, rare, d’une jeune demoiselle, brodeuse, dans une petite ville ouvrière un temps envahie, puis libérée fin septembre 1914, sur le front des Vosges ; Celles-sur-Plaine.
Dans cette vallée des Vosges coupée en deux par la guerre, Irma raconte l’invasion, la proximité du front paroxystique de La Chapelotte et la menace permanente de l’obus et des gaz, dans une cité qui forme saillant dans la ligne de feu allemande qui couronne les montagnes alentour.
La Grande Guerre à Celles-sur-Plaine, « communauté sous le feu » du côté « libre » du front, est révélée par 6 cahiers composant un journal doublement intime ; celui d’une jeunesse qui découvre la guerre et les hommes qui la font, français, allemands et américains, et d’une petite ville ouvrière aux portes de la guerre. Le journal de guerre d’Irma Parmentelot est un témoignage d’autant plus rare qu’il est tenu pendant la totalité du conflit et ce jusqu’à l’été 1921 et l’inauguration du monument aux morts.

Plus d’infos :

Consulter le dossier de presse

Composer avec l’ennemi en 14-18 ? Colloque à Charleroi les 26 et 27 octobre 2017

Comment parvenait-on à travailler en zones occupées ou sur la ligne de front pendant le premier conflit mondial?

Les célébrations du centenaire sont l’occasion de confronter le discours orienté des vainqueurs d’après-guerre (Charles de Kerchove de Denterghem, 1927) à la réalité des faits, à l’aune des sources d’archives toujours disponibles. Dans le secteur verrier par exemple, l’historiographe belge a pour habitude de faire, de l’industriel Emile Fourcault le seul « traître à sa patrie ». Or, les documents d’époque montrent qu’un grand nombre de verreries ont maintenu leur fabrication pendant le conflit. Son retentissant procès n’est-il pas finalement l’arbre qui cache la forêt ? Il paraît désormais évident que l’industrie du verre – qui n’a encore jamais été étudiée à ce jour – ne constitue pas le seul exemple de la poursuite des activités en zones de guerre.

L’occasion est donc ici donnée d’étudier le fonctionnement quotidien de l’industrie pendant le conflit et au-delà, d’estimer à qui finalement, cela a profité, entre redistribution des parts de marché et remise à niveau de l’outil de production.

Le colloque se tiendra les 26 et 27 octobre

au CEME – CHARLEROI ESPACE MEETING EUROPÉEN

144 rue des Français, B-6020 Dampremy (BE)

Le programme du colloque :

JEUDI 26 OCTOBRE 2017

9h : ACCUEIL

9h30 : ALLOCUTION D’OUVERTURE DU COLLOQUE Paul Magnette, Bourgmestre de la Ville de Charleroi

10h : Introduction Jean HEUCLIN, professeur émérite, Université catholique de Lille

10h30-12h SÉANCES DE LA MATINÉE (présidence : Jean HEUCLIN)

  • « La question du charbon pendant la Grande Guerre. Entre régulation, résistance et intérêt public », Guy COPPIETERS, chef de travaux, Archives générales du Royaume, Bruxelles.
  • « Charbon et occupation – Panorama des bassins houillers du Centre et du Couchant de Mons entre 1914 et 1918 », Camille VANBERSY, SAICOM, Centre d’archives privées, site du Bois-du-Luc.

    12h-13h : LUNCH

    13h-16h SÉANCES DE L’APRÈS-MIDI (présidence : Kenneth BERTRAMS, chargé de cours, Université libre de Bruxelles et membre de l’Académie royale de Belgique)

  • « Raoul Warocqué. Un industriel charbonnier dans la guerre.  Une attitude controversée », Yves QUAIRIAUX, conservateur honoraire des collections régionales, Musée royal de Mariemont.
  • « L’usine à gaz de Sedan et le rôle de Louis Busson son directeur dans la résistance face aux occupants », Nicolas CHARLES, Université de Paris-Sorbonne & Jean-Louis MICHELET, ingénieur historien.
  • « Liège, 1914-1918 : complaisances, résistances et contrastes dans un paysage
    industriel occupé », Arnaud PETERS, Centre d’histoire des sciences et des
    techniques, Université de Liège.

PAUSE

  • « Un cas de contre-exemple de la mise en coupe réglée de l’industrie par l’occupant allemand : la verrerie en zone belgo-française », Stéphane PALAUDE, président de l’AMAVERRE.

« Une cristallerie d’art sous la menace du feu : les établissements Gallé et les défis de la production industrielle en zone de guerre (1914-1918) » Samuel PROVOST, maître de conférences, département d’histoire de l’art et d’archéologie, Université de Lorraine.

18h30-22h : DÉCOUVERTE DES COLLECTIONS DU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE CHARLEROI ET WALKING-DINNER

VENDREDI 27 OCTOBRE 2017

9h-12h30 SÉANCES DE LA MATINÉE (présidence : Michaël AMARA, Archives générales du Royaume)

  • « Les déportations des ouvriers belges durant la Première Guerre mondiale : logique industrielle ou improvisation ?  L’impact sur la population belge », Arnaud CHARON, chercheur, projet « The Great War from below », Archives générales du Royaume, Bruxelles.
  • « Industrie du Verre en zone « annexée » : les Bezirke de Saarbrücken et de Strasbourg et plus particulièrement la situation de la verrerie Vallerysthal », Luc STENGER, chercheur en histoire.
  • « Industries métallurgiques et constructions électriques (les ACEC) au Pays de Charleroi durant la Grande Guerre », Jean-Louis DELAET, directeur du Bois du Cazier.

PAUSE

  • « Le maintien de la production de la sucrerie belge Couplet au cours de la Grande Guerre », Ludovic LALOUX, maître de conférences, Université de Bordeaux.
  • « L’industrie textile du Nord sous l’occupation, 1914-1918 :  une industrie (presque) inactive », Simon VACHERON, Centre Roland Mousnier, Université de Paris-Sorbonne.
  • « L’industrie sidérurgique belge pendant la Grande Guerre.  Le cas des Forges de Clabecq », Madeleine JACQUEMIN, chef de travaux, Archives générales du Royaume.

    12h30-13h30 : LUNCH

    13h30-16h SÉANCES DE L’APRÈS-MIDI (présidence : Carine GOUVIENNE, archiviste,
    Ville et CPAS de Charleroi)

  • « Les usines belges délocalisées à l’étranger pendant la Grande Guerre », Michaël AMARA, chef de service, Archives générales du Royaume, Bruxelles.
  • « Le cluster du pays de Weppes occupé entre 1914 et 1918 :  une production qui s’est poursuivie ? », Chantal DHENNIN, laboratoire HLLI, ULCO, Université Lille Nord de France.
  • « La répression de la collaboration industrielle dans la province de Liège après la Première Guerre mondiale », Alysson RIMBAUT, historienne agrégée.
  • « La SA Brevets Fourcault : victime de guerre ? », Catherine THOMAS,
    conservateur, Musée du Verre de Charleroi.

    CONCLUSION Stéphanie CLAISSE, Académie royale de Belgique