Appel à communications : Imaginaires et pratiques de paix en temps de guerre (1914-1918)

 

Colloque international 15-16 octobre 2015

Lieu : La Flèche (Sarthe, France)

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Colloque: Travailleurs et soldats. Les hommes des colonies dans la Grande Guerre (21 mai 2014)

 

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Colloque international
Travailleurs et soldats. Les hommes des colonies dans la Grande Guerre
Mercredi 21 mai 2014
Ministère des affaires étrangères
Centre de conférences ministériel, 27 rue de la Convention, 75015 PARIS
Grande salle

La Grande Guerre fut à l’évidence une guerre mondiale. Faut-il encore bien mesurer les enjeux et les implications de cette échelle à une époque impériale, celle d’Empires centrés sur un pouvoir multiculturel en Europe mais également d’Empires coloniaux ultramarins. Ainsi, en 14-18 on se bat aussi, et parfois très durement, en Afrique et en Asie. Les populations autochtones sont alors directement prises à partie par les pouvoirs coloniaux, mobilisées pour se battre sur leur territoire ou servir la guerre des puissances. Elles sont aussi mobilisées pour renforcer les armées qui s’affrontent en Europe, qu’il s’agisse de troupes combattantes, d’unités de soutien logistique ou encore de main d’oeuvre ouvrière. Des millions d’hommes ont ainsi été utilisés, requis, déplacés, souvent de force, pour alimenter l’effort de guerre.

Cette rencontre voudrait à la fois rappeler et analyser ces multiples expériences de guerre. Ce terme d’expérience permet de se placer à l’échelle des soldats et des travailleurs coloniaux eux-mêmes et pas seulement du discours que l’on tient sur eux : pourquoi et comment ont-ils été recrutés ? Comment se déroulèrent les mobilisations et les combats coloniaux ? Comment les hommes ont-ils été requis et acheminés sur les terrains d’affrontement européens ? Quelles furent leurs capacités d’action et les résistances face à ces entreprises ? Comment ont-ils compris, vécu, analysé leurs expériences ? Quels furent les contacts, les connexions entre les différentes troupes, entre les troupes et les populations ? Comment mesurer la spécificité des expériences de chacun ? C’est dans une perspective ample et comparatiste que les intervenants apporteront des réponses à ces questions pour les Empires français, anglais, allemands et portugais de l’époque. Pour un éclairage sur une histoire mondiale, impériale et coloniale de la Grande Guerre.


Programme

10 h 00 – 10 h 30 : ouverture par Annick Girardin, Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie, auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international et Kader Arif, Secrétaire d’Etat aux Anciens combattants et à la Mémoire, auprès du ministre de la Défense et

10 h 30 : introduction par Nicolas Offenstadt, Université de Paris I- Panthéon-Sorbonne, Institut des études sur la guerre et la paix

Première partie : Guerre et mobilisation dans les colonies

Séance présidée par Hervé Drévillon, Université de Paris I

10 h 45 – 11 h 15 : Entre colonie et métropole, la « Force publique » au Congo belge dans la Grande Guerre, Michael Pesek, Humboldt-Universität, Department of Asian and African Studies, Berlin, Allemagne

11 h 15 – 11 h 45 h : Les guerres africaines du Portugal, Miguel Bandeira Jèronimo, Université de Lisbonne, Portugal

11h 45 – 12 h 15 : Les soldats coloniaux allemands au Cameroun pendant la Grande Guerre, Susanne Kuss, Université de Berne, Suisse

12 h 15 – 12 h 45 : discussion

12 h 45 – 14h 00 : pause déjeuner

Deuxième partie : Travail et travailleurs coloniaux dans la guerre

14 h 00 : La Chine et les travailleurs chinois dans la Grande Guerre en France, Li Ma, Maître de conférences à l’ULCO (Unité de recherche HLLI), historienne et Sinologue, Université du Littoral-Côte d’Opale, France

14 h 30 : Le travail forcé et l’effort de guerre en Afrique pendant la première guerre mondiale » (1914-1918), Babacar Fall, professeur d’histoire moderne et contemporaine à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal

15 h 00 : discussion

15 h 30 : pause

Troisième partie : Faire la guerre

Présidence de séance : Jean-François Klein

16 h 00 : Les sujets coloniaux dans l’armée française, 1914-1918, Richard Fogarty, University at Albany, Etats-Unis

16 h 30 : Les Sepoy indiens en Europe, 1914-1918, Santanu Das, King’s College, Londres, Angleterre

17 h 00 : La Grande Île dans la Grande Guerre. L’expérience combattante des Malgaches (1914-1918), Arnaud Léonard, professeur agrégé d’histoire-géographie, Lycée français de Tananarive, Madagascar

17 h 30 : Réflexions historiques sur le rôle des Algériens dans la Grande Guerre, 1908-1920, Michelle Mann, Crown Fellow and Writing Instructor History Department, Brandeis University, Etats-Unis

18 h 00 – 18 h 30 : discussion

Conclusion par Jean-François Klein, Maître de conférences d’Histoire contemporaine des colonisations en Asie, Université de Nantes, chercheur au CRHIA (Nantes) et associé au Centre Roland Mousnier (Paris-Sorbonne)

Colloque organisé par le Ministère des affaires étrangères et du développement international, la mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, Université de Paris I- Panthéon-Sorbonne, Institut des études sur la guerre et la paix.

Entrée sur inscription à RSVP colloque@centenaire.org

Attention : entrée sur présentation d’une pièce d’identité.

En partenariat avec :

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Parution: Alexandre Lafon, La camaraderie au front

Lafon, Alexandre, La camaderie au front 1914-1918, Paris, Armand Colin, 2014.

Si l’autorité militaire et le discours dominant du temps de guerre évoquent la « camaraderie » des hommes et leur solidarité patriotique face à un ennemi barbare durant la Grande Guerre, qu’en a-t-il vraiment été sur le front ? Sur le terrain, c’est en effet tout un univers relationnel complexe qui se met en place à travers une triple identité : sociale, militaire et combattante. Qui est alors réellement le camarade ? Les anciens combattants ont développé après guerre l’idée d’une « fraternité des tranchées » pour donner un sens à leur expérience collective de la guerre.

Les témoignages privés de combattants, écrits ou photographiques (parmi lesquels ceux des écrivains Dorgelès, Barbusse ou Genevoix) donnent à lire, au-delà de la violence de la situation, ce que les soldats ont pu vivre, ressentir et penser de l’égalité tant promise par la République et que la guerre a mise à l’épreuve.

Parution: « L’ordinaire de la guerre » (Revue Agone, n°53)

Le n° 53 de la revue Agone, intitulé  « L’ordinaire de la guerre », est coordonné par François Buton, André Loez, Nicolas Mariot et Philippe Olivera.

Télécharger la table des matières détaillée, les résumés des articles et l’éditorial expliquant le titre du numéro.

Parution : 14/03/2014
ISBN : 9782748902037
Format papier – 208 pages (15 x 21 cm) 20.00 €

Philippe Olivera, « Histoire des violences et violence (sociale) de l’histoire. À propos de la “nouvelle histoire” de la Grande Guerre »

Blaise Wilfert, « Aux sources d’une histoire controversée : une lecture de 14–18 Retrouver la guerre de Stéphane Audoin-Rouzeau et d’Annette Becker »

François Buton, « Norbert Elias ou la Grande Guerre du sociologue »

André Loez, « Vers une histoire au plus proche des situations sociales ? Entretien avec Claire Zalc sur l’histoire récente de la Shoah »

Claudine Vidal, « Enquêtes au Rwanda. Questions de recherche sur le génocide tutsi »

Dimitri Chavaroche & André Loez, « “L’opération a été bien menée et vigoureusement exécutée”. Un compte-rendu de coup de main à l’été 1916 »

Nicolas Mariot, « Comment faire une histoire populaire des tranchées ? »

Pour commander le numéro

Parution: Oublier l’Apocalypse (T. Hardier et J.-F. Jagielski)

Distraire les soldats en guerre n’a jamais été une priorité des états-majors. Pourtant, durant la Grande Guerre, à l’arrière comme au front, nombreux furent les moments où les combattants — confrontés à la peur et à la mort, mais aussi à l’angoissante attente —, s’efforcèrent de s’occuper, de renouer avec la vie au travers de gestes simples et de partages fraternels avec leurs camarades. S’appuyant sur de multiples témoignages et sur une riche iconographie, Thierry Hardier et Jean-François Jagielski dévoilent l’envers d’un quotidien jusqu’alors ignoré et répondent à diverses interrogations. Dans les tranchées, les Poilus ont-ils vraiment des temps de répit ? À quelles activités manuelles et intellectuelles se livrent-ils spontanément ? Comment le commandement, surpris par un interminable conflit, considère-t-il les besoins croissants de distractions au sein de leurs troupes ? Quand et sous quelles formes les divertissements encadrés par l’armée surviendront-ils ? Et dans quelle mesure les instants dérobés à la folie meurtrière aideront-ils les acteurs du drame à « tenir » ? Apport majeur à l’historiographie de la guerre 14-18, cet ouvrage nous permet d’approcher au plus près ces hommes perdus dans la tourmente et tentant malgré tout d’y échapper, ne serait-ce qu’un bref moment. « Il faut bien se distraire ! Eh oui ! Il le faut, pauvre âme », écrivait Georges Duhamel en 1918…

Thierry Hardier est docteur en histoire, enseignant et membre du CRID 14-18. Il a dirigé plusieurs ouvrages collectifs sur la Première Guerre mondiale et l’après-guerre.

Jean-François Jagielski est enseignant et membre du CRID 14-18. Il a également publié, aux Éditions Imago, Le Soldat inconnu, Invention et postérité d’un symbole (2005). Thierry Hardier et Jean-François Jagielski ont publié, aux Éditions Imago, Combattre et Mourir pendant la Grande Guerre (1914-1925), (2001).

 

ISBN : 9782849526804 ; EUR 23,00 ; 2014-01-22 ; 400 p. ; Broché.

Parutions: témoignages d’Albert Jurquet et Charles Patard

 

« La collection « Destins de la Grande Guerre » dirigée par Rémy Cazals propose, à côté des photographies de l’officier du génie Désiré Sic, deux autres publications :

- Albert Jurquet, chef de division à la préfecture de Mende a tenu un journal personnel de juillet 1914 à décembre 1918. Ce témoignage de l’arrière, redécouvert dans les années 2000, permet d’appréhender le conflit vécu par les civils, rythmé par les nouvelles des soldats du « pays » mobilisés au front et par les adaptations nécessaires d’une société en guerre.

 

GUILOINEAU Jean, Guerre à Mende. Journal de l’arrière-front 1914-1918, Toulouse, Privat, 329 p.

- Charles Patard, classe 1904, est mobilisé au 304e RI dès août 1914 alors qu’il est établi comme épicier dans un village de l’Orne. Pacifiste, proche des idées de Jaurès, « opposé dès les premiers jours à la guerre, il témoigne dans ses notes et dans la correspondance échangée avec sa femme d’une grande humanité.

 

JEGER Isabelle, « Si on avait écouté Jaurès ». Lettres d’un pacifiste depuis les tranchées. Charles Patard. Notes et correspondance 1914-1917, Toulouse, Privat, 2014, 131 p. »

 

Soutenance de la thèse de Cédric Marty: « à la baïonnette! » approche des imaginaires à l’épreuve de la guerre 1914-1918 (8 février, Toulouse)

Le samedi 8 février 2014 à 14h, Cédric Marty soutiendra publiquement ses travaux de thèse intitulés :

 

« A la baïonnette ! »

Approche des imaginaires à l’épreuve de la guerre 1914-1918

 

devant un jury composé de

 

M. Rémy CAZALS – Université Toulouse II – Le Mirail

M. Jean-François CHANET – Institut d’études politiques de Paris

M. Antoine PROST – Université Paris I – Panthéon Sorbonne

M. John HORNE – Trinity College Dublin

M. Jean-Marc OLIVIER – Université Toulouse II – Le Mirail

 

Université de Toulouse – Le Mirail Maison de la Recherche

5, allées Antonio-Machado 31058 TOULOUSE Cedex 9 salle D28

 

 

Parutions : témoignage d’Elie Vandrand, photos de Désiré Sic

Marie-Joëlle Vandrand vient de rééditer la correspondance de guerre d’Elie Vandrand, paysan auvergnat (août 1914 – octobre 1916), déjà parue en 2000 sous le même titre : Il fait trop beau pour faire la guerre (Editions La Galipote, 63910 Vertaizon, 2014, 343 p., prix 20 euros). La couverture présente toujours ce gamin, d’une dizaine d’années, guidant la paire de vaches vers le labour, le jeune Elie tué dix ans plus tard à Verdun. Une notice sur cet intéressant témoin appartenant au monde paysan figure dans le dictionnaire en ligne sur le site du CRID 14-18, ainsi que dans le livre 500 Témoins de la Grande Guerre, sorti en 2013. En 2000, les lettres d’Elie Vandrand à ses parents opposaient déjà les sentiments réels du paysan auvergnat aux théories alors à la mode du consentement patriotique, de la Croisade, de la culture de guerre et de la brutalisation contre lesquelles s’élevaient les futurs membres du CRID 14-18 (créé en 2005). Le texte des lettres reste le même ; les pages de commentaire de Marie-Joëlle Vandrand sont encore plus nettement “cridiennes”. Une préface a été demandée à Rémy Cazals, membre du CRID 14-18, qui l’a rédigée avec grand plaisir.

Pour commander le livre : Marie-Joëlle Vandrand (mjvandrand@wanadoo.fr)

 

 

Autre parution, cent ans après la Grande Guerre, le témoignage de Désiré Sic, officier du génie, n’a rien perdu de sa force. Photographe amateur, il s’applique à fixer ce qu’il voit et vit tout au long de ses pérégrinations. Plus d’un millier de clichés et d’autres documents divers ont été conservés par la famille. Une partie en est publiée ici; elle nous dit aujourd’hui ce qu’a pu être l’expérience singulière d’un combattant du génie. La qualité esthétique des photographies participe d’une transmission poignante de l’expérience de cet « homme en guerre.

 

Journée – débat: « Histoire et mémoire des fusillés de la Grande Guerre » (Paris, Hôtel de Ville)

Un siècle après, l’histoire douloureuse des « fusillés pour l’exemple » résonne toujours au plus profond de nous-mêmes avec une déconcertante actualité. L’objet de l’exposition est de faire comprendre comment la justice fut rendue au nom du peuple, entre 1914 et 1918, puis comment le pouvoir politique s’est emparé de cette mémoire.

En ouverture de cette exposition, une journée d’étude fait le point historiographique.

Voir le programme:

programme Histoire et mémoire des fusillés

Voir la présentation détaillée sur le site de la mission du centenaire:

http://centenaire.org/fr/espace-scientifique/societe/presentation-de-lexposition-fusille-pour-lexemple-1914-2014-les-fantomes

Parution: Reims dans la Grande Guerre

BOULANGER, J.-F., BUTON, P., CHANOIR, Y., GUGELOT, F., HARLAUT, Y. (sous la dir. de), Reims 14-18. De la guerre à la paix, Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013. 39 €.

Ecrit avec le concours d’un grand nombre de membres du Crid 14-18 (A. Bach, R. Bendick, R. Cazals, Y. Chanoir, Y. Prouillet…), le livre Reims 14-18, avec une iconographie somptueuse, largement inédite, étudie la place de Reims dans la guerre selon trois axes. D’abord, la guerre, avec une ville proche du front et soumise au feu de l’ennemi, érigée rapidement en ville martyre. Ensuite, la mémoire du conflit, tant celle des esprits que celle dans la pierre (cimetières, stigmates…). Enfin, la reconstruction de la ville et la construction de la paix, aussi bien celle menée d’en-bas (associations, jumelages…), que celle effectuée par le haut (visite de Konrad Adenauer), malgré des vicissitudes, démontrent que l’histoire de la Grande Guerre est désormais partagée.