Bienvenue sur le site du Crid 14-18

Né en 2005, le Collectif de recherche international et de débat sur la guerre de 1914-1918 est une association de chercheurs qui vise au progrès et à la diffusion des connaissances sur la Première Guerre mondiale. Pour cela, il met à la disposition de tous des textes et des outils scientifiques et pédagogiques, ainsi qu’un dictionnaire en ligne des témoignages. On peut accéder à ces différentes rubriques par le menu latéral.

Écrire en guerre, 1914-1918, Des archives privées aux usages publics

Dans les actualités éditoriales, on peut noter la publication des actes du colloque tenu à Paris en janvier 2015 sur l’acte d’écrire pendant la guerre de 1914-1918. Cet ouvrage, sous la direction de Philippe Henwood et Paule René-Bazin, comporte en particulier la contribution de Rémy Cazals à propos de Louis Barthas (on peut d’ailleurs renvoyer à sa notice dans le Dictionnaire des témoignages).

Nombre de familles, en France et dans les différents pays ayant participé à la Grande Guerre, conservent des archives de cette période. Cent ans après, ces archives privées éveillent la curiosité émue des générations actuelles et retiennent l’attention des historiens. Ce livre s’adresse aux étudiants en histoire, aux chercheurs et, plus largement, à tous ceux qui ressentent le besoin d’en savoir plus sur les archives de ce conflit mondial qui a tant marqué notre histoire.

Plus d’informations :

Philippe Henwood et Paule René-Bazin (dir.), Écrire en guerre, 1914-1918, Des archives privées aux usages publics, Rennes, PUR, 2016, 198 p., ISBN : 978-2-7535-5199-2.

Appel à communications : Sortie de guerre et colonie

Emprunt National 1920 (Source : IWM PST 10753)

Outre-mers, la revue d’histoire de la Société française d’histoire des outre-mers organise une journée d’étude, à l’automne 2017, portant sur les sorties de guerres aux colonies, sous un angle comparatif incluant l’espace colonial français et les espaces coloniaux des autres pays. Quatre axes sont privilégiés :

1/ La démobilisation des troupes coloniales

Une première analyse sur les démobilisations souhaiterait questionner à la fois le moment et les modalités des « retours au pays ». Il s’agit d’abord de s’interroger sur le moment où les soldats sortent effectivement de la guerre et de se demander si les guerres coloniales qui se poursuivent en Orient (Syrie) ou en Afrique du Nord (Rif) n’entraînent pas de nouveau des recrutements importants alors même que la démobilisation des Blancs s’effectue en Europe. Il serait également souhaitable de questionner la manière dont les tirailleurs ont été maintenus sur le Rhin, alimentant, comme on le sait déjà, les fantasmes sur la ‘honte noire’. Dans ce contexte, et à titre d’exemple, quel a été le sort du petit contingent siamois déployé à la fin du conflit, quel a été celui des prisonniers indiens du camp de Wünsdorf ? Globalement, ces hommes ont-ils été les premiers à partir, ou au contraire les derniers à quitter la métropole après avoir enseveli les corps, retrouvé les disparus, subi pour certains vexations et accusations, mais aussi fait des rencontres nouvelles ? En d’autres termes, a-t-il existé pour les troupes dites de couleur une autre démobilisation, une sorte de démobilisation-seconde qui aurait transformé leur retour au pays en une véritable odyssée à l’instar de celle qu’a vécue Ulysse en revenant de Troie ?

2/ Les retombées économiques de la Première Guerre mondiale dans les colonies

Au-delà de la question des flux des rapatriements, des transferts d’un front à un autre qui amènent à reconsidérer la géographie des démobilisations selon un schéma d’histoire globale, l’on souhaiterait scruter également les modalités de transition de la guerre à la paix au début des années 1920 dans les colonies. On s’interrogera ainsi sur les suites sanitaires pour les blessés et mutilés de guerre dans leur vie outre-mer, sur l’accueil des « gueules cassées » des colonies, sur la reprise et la récession de l’économie dans les outre-mers, sur les espoirs d’investissements de « mise en valeur » nourris au tournant de ces années 1920, sur les retombées des avancées technologiques (armement surtout) dans la conduite des opérations. Y-a-t-il eu, sur ce point, transfert d’une technologie à des fins de coercition, utilisation d’un mythe de la puissance dépassant largement la force réelle du colonisateur ou, au contraire, un abandon progressif des colonies à leurs difficultés de développement ?

3/ L’impact politique de la Première Guerre mondiale

Deux thématiques pourraient se dessiner ici. On se penchera tout d’abord sur la sortie de guerre comme moment de transition juridique du protectorat vers le mandat, de mise en œuvre – au moins par le discours – d’une tutelle coloniale compatible avec la Société des Nations. Se pose alors la question de la réception des mandats dans un monde arabe qui se pensait à l’abri de la colonisation mais également dans des ex-colonies allemandes en Afrique qui passent sous un nouveau régime. À l’échelle impériale, la classification des mandats (A, B, C) avait-elle un sens ? Se pose aussi la question de l’action des pays colonisés dans la création de la SDN, et à l’inverse du rôle que joue l’organisation internationale dans le réinvestissement de la géographie coloniale, dans l’acceptation des frontières avant la réclamation d’une autonomie plus grande. On s’interrogera donc aussi sur le rôle des colonisés dans les mouvements politiques qui ont émergé après 1918. Les mouvements pan-noirs des années 1920-1921, les mouvements-jeunes d’Afrique et du monde arabe ou les mouvements communistes en Asie ont joué certes un rôle important, mais nous souhaiterions aussi mettre en relief celui des anciens combattants de retour chez eux, voire celui des travailleurs. Ont-ils été porteurs d’ouvertures et de réflexions intellectuelles plus larges (comme celles de l’accession aux droits) ou au contraire se sont-ils faits les thuriféraires de la Plus Grande France ou du Greater Britain ? Enfin, comment sur fond de réflexions oscillant entre séparatisme ou coopération, la nouvelle idéologie, le bolchevisme, a été reçue aux colonies ?

4/ Mémoires de la Première Guerre mondiale dans les empires

Nous souhaiterions enfin poser la question des modalités de la mise en place d’une mémoire de guerre, celle des traces de la Grande Guerre dans les empires. Trouve-t-elle sa place au sein des garnisons coloniales ou l’école devient-elle l’un des vecteurs de la mémorialisation ? Quelle est la place des villes et des villages dans l’érection des lieux de mémoire, celle des manuels scolaires ?  Au-delà, quand et comment et par qui ont été entreprises les commémorations de la Grande Guerre dans l’ensemble des colonies ? Des études spécifiques sur les processus mémoriels aux colonies – l’India Gate à Dehli ou le mémorial indien de Neuve-Chapelle (Pas de Calais), le Monument aux Héros de l’Armée Noire de Bamako et sur le rôle éventuel des associations d’anciens combattants – seraient les bienvenues. On souhaiterait aussi pouvoir questionner la part prise par les « arts premiers » dans ces processus commémoratifs. Fait-on une distinction entre les grands artistes et les « petits artistes » de la mémoire ?  Dans le(s) discours, trouve-t-on dans les colonies, comme en France et en Europe, des propos pacifistes qui s’opposeraient à un discours sacrificiel ? La commémoration apparaît-elle, enfin, comme un moment de rapprochement entre colonisés et colonisateurs ou débouche-t-elle plutôt sur la prise de conscience des écarts entre les groupes ?

Modalités de participation :

Une proposition de communication de 300 mots environ et une courte présentation des auteurs doit être envoyée à Julie d’Andurain avant le 30 mars, délai de rigueur. Les propositions des jeunes chercheurs seront particulièrement bienvenues et valorisées.

Le Comité de rédaction se prononcera sur les candidatures au début du mois d’avril pour annoncer au 15 avril les candidatures retenues. Le programme prévoit d’organiser une journée d’étude sur un jour ou deux à Paris en novembre 2017 avec les candidats retenus, puis de publier les articles dans Outre-Mers. Revue d’histoire en décembre 2018.

Le Canada et la France dans la Grande Guerre 1914-1918

Dans les parutions récentes, on peut signaler Le Canada et la France dans la Grande Guerre 1914-1918, sous la direction de Serge Joyal et de Serge Bernier, Montréal, Art Global, 2016, 650 p. Il s’agit des actes du colloque qui s’était tenu à Ottawa en 2014 et à Paris en 2015 avec la contribution d’une vingtaine de chercheurs dont les membres du CIRD 14-18 : Mourad Djebabla, Carl Pépin, avec une introduction de Frédéric Rousseau et une conclusion de Rémy Cazals :

La Première Guerre mondiale fut un évènement total. Elle a eu des effets transformateurs profonds qui se sont répercutés à tous les niveaux de la société et que l’on ressent encore aujourd’hui. On ne peut les ignorer si l’on veut saisir le monde contemporain.
Vue de la France et du Canada, cette guerre représente un fonds d’analyse comparative et complémentaire particulièrement riche pour comprendre comment leurs destins, si différents, en ont été altérés. Pour la France, c’était la continuation d’un conflit engagé en 1870. Pour le Canada, c’était une première avancée sur la scène internationale.

Dans le cadre d’une initiative de commémoration exceptionnelle du centenaire de la Première Guerre mondiale, parrainée par des parlementaires canadiens et français, une vingtaine d’historiens des deux pays se sont réunis en colloque au Sénat, à Ottawa, en novembre 2014 et à l’Assemblée nationale, à Paris, en mai 2015.

Chacun selon sa discipline propre examine un aspect de la Grande Guerre, tels que les finances et l’économie, la censure et la propagande, les changements dans les rapports sociaux et communautaires, la littérature, le rôle des dirigeants politiques et des parlements, la course à l’armement et les progrès scientifiques. D’autres aspects, dont les minorités visibles dans l’armée, l’influence de la religion, la place des Canadiennes dans le conflit, sont également abordés.
De nombreuses photos inédites rehaussent le propos de cet ouvrage unique en y apportant un éclairage différent.

Mise au point historiographique sur les mutineries de 1917

André Loez, auteur de 14-18. Les refus de la guerre,  vient de rédiger une brève synthèse très éclairante sur l’historiographie des mutineries de 1917, à la demande du Conseil scientifique la Mission du Centenaire de la Première Guerre Mondiale. En voici les premières lignes :

Les mutineries sont des refus collectifs d’obéissance. Elles apparaissent en 1917 dans les armées françaises, mais aussi russes et italiennes. Elles accompagnent d’autres formes de protestation dans la société civile : grèves, manifestations contre la hausse des prix, meetings pacifistes, qui témoignent de la lassitude et des tensions suscitées par la prolongation de la guerre dans des populations déjà endeuillées par d’énormes pertes. Elles s’inscrivent dans un mouvement d’indiscipline et de désobéissance plus ancien qui prend diverses formes : soldats qui se mutilent eux-mêmes ou désertent, crient « à bas la guerre » ou chantent l’Internationale, retards de permission, refus d’obéissance, trêves et fraternisations, rares mais non limitées à Noël 1914. Ces manifestations, individuelles ou collectives, restaient généralement isolées et concernaient de faibles effectifs avant 1917. Mais la guerre dure, les morts s’accumulent, le refus de la guerre monte. Les mutineries qui le traduisent dans l’armée française sur le front ouest, revêtent une tout autre importance. Elles ont fortement inquiété les autorités et laissé une trace profonde dans la mémoire.

– L’armée française est ainsi affectée en mai-juin 1917 par une vague de désobéissance qui se manifeste au grand jour par trois types de phénomènes : des protestations individuelles, des désertions plus nombreuses, et, fait nouveau, des manifestations collectives extrêmement variées. Pour ces dernières, on a pu recenser 113 incidents différents, étalés du 29 avril au 5 septembre 1917, avec un pic d’intensité autour du 1er juin où surviennent une quinzaine de manifestations collectives de désobéissance.

– Ces événements, pour ceux qu’on sait localiser, ont lieu dans une assez large aire géographique : 55 dans l’Aisne, 25 dans la Marne, 6 dans les Vosges, 5 dans la Meuse, et quelques-uns dans l’Oise, la Somme, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, sans oublier tous les faits impliquant des permissionnaires et militaires en déplacement, dans des trains et des gares très loin à l’arrière (Paris, Nantes, Quimper, Limoges, Aurillac, Lyon, Nîmes, Béziers…).
– Les mutineries elles-mêmes ne se produisent presque jamais en premières lignes où le refus est impraticable, mais dans les cantonnements de l’arrière-front, où des soldats rassemblés peuvent esquisser un mouvement social, souvent à l’annonce de leur remontée aux tranchées, ou encore dans les dépôts militaires, les baraquements et les gares.
– Le nombre des mutins ne peut être connu avec certitude : quelques milliers pour les révoltés les plus actifs et revendicatifs, des dizaines de milliers si l’on inclut tous ceux dont la désobéissance est plus ponctuelle ou furtive. Par rapport aux combattants des divisions en ligne, seuls véritablement concernés, la proportion est peut-être de l’ordre d’un sur quinze ou sur vingt.

Ces faits n’ont pas tous laissé de sources permettant de bien les connaître, mais des rapports d’officiers, des témoignages, des extraits de lettres figurant au contrôle postal et des procédures judiciaires ont permis aux historiens d’apporter de nouveaux éclairages[1]. Il n’est plus possible de réduire les mutineries à un seul aspect, une seule « essence », une nature unique ni d’en donner une explication simple. Plusieurs affirmations courantes méritent d’être révisées.

Lire la suite sur le site de la Mission Centenaire

 

Dominique Richert sur Internet et Twitter !

Photographie de Dominique Richert qui illustre son compte Twitter

Dominique Richert est un agriculteur d’un petit village entre Alsace et Territoire de Belfort, né en 1893. À l’âge de 20 ans, il est appelé sous les drapeaux dans la première compagnie du 112e régiment d’infanterie, stationné à Mulhouse. Pendant plus de quatre ans, il est un acteur et témoin de la Grande Guerre, au sein de l’armée allemande, fréquentant de nombreux champs de bataille (Belgique, Roumanie, Russie, France). A l’issue de la guerre, il décide de coucher par écrit son expérience. Son récit, publié en 1989, que l’on compare à celui de Louis Barthas, a constitué une source précieuse pour Frédéric Rousseau dans le cadre de son travail sur l’expérience combattante (La Guerre censurée. Une histoire des combattants européens de 14-18, Paris, Seuil, 1999). Une notice est également consacrée à son témoignage dans le dictionnaire des témoignages.

Or, voilà qu’il y a peu, Dominique Richert connaît une seconde vie sur la toile. Un site (http://www.1418-survivre.net), riche en informations et à la présentation agréable, permet de consulter les manuscrits, des documents en lien avec les diverses éditions du récit, des vidéos qui donnent un éclairage particulier au témoignage. Il offre aussi la possibilité de commander un exemplaire des Cahiers d’un survivant. On peut également suivre l’actualité de ce Dominique Richert 2.0 en s’abonnant à son compte Twitter : @dominik_richert. Très belle initiative qui permet de découvrir et redécouvrir ce témoignage.

Histoire d’un sacrifice : Robert, Alice et la guerre

Nicolas Mariot vient de publier la correspondance qu’a entretenue Robert Hertz avec sa femme Alice au cours de la guerre.

Mobilisé en août 1914, Robert Hertz a entretenu avec sa femme Alice une correspondance quotidienne où se lit la flamme d’un engagement sans limite. Pour se hisser à la hauteur de son idéal patriotique, Robert se porte volontaire afin de quitter sa première affectation, éloignée des combats, et rejoindre le front où il trouvera la mort quelques semaines plus tard. La guerre de ce jeune sociologue – l’élève préféré de Durkheim – n’aura duré que huit mois.

Les pages de ce livre constituent une longue promenade à travers la forêt de mots fébrilement jetés sur le papier par Robert et Alice Hertz. Elles donnent à lire le pas de deux d’un sacrifice, la fabrique épistolaire d’un martyre. « Aimée, ne crois pas que je gémis et que je doute. J’irai jusqu’au bout, si long que soit le chemin », écrit Robert à sa femme fin octobre 1914. Un mois avant d’être tué encore, le serment est répété : « Nous avons fait vœu d’aller jusqu’au bout. Ce sera encore très long, très dur. » La correspondance creuse un tourbillon de « si je ne reviens pas… »

Il s’agit de faire de cette radicalisation intime le cœur même du livre, de tenter de comprendre pourquoi, à chaque fois qu’il reçoit une mise en garde, Robert passe outre et choisit de franchir un pas supplémentaire dans l’engagement sans retour. Il s’agit de prendre à bras-le-corps ce que veut dire : mourir pour des idées.

Ce livre n’est pas seulement l’histoire d’un couple dans la Grande Guerre. Il est l’histoire d’une radicalisation intime, le pas de deux d’un sacrifice, la fabrique épistolaire d’un martyre. Pourquoi un sous-officier qui avait toutes les ressources pour échapper à l’hécatombe choisit-il la fuite en avant vers la mort ? Comment devient-on un fou de guerre ? La correspondance du sergent Hertz, dans sa singularité même, apporte des réponses à ces questions.

Les références du livre :

Nicolas Mariot, Histoire d’un sacrifice. Robert, Alice et la guerre (1914-1917), Paris, Seuil, coll. « L’Univers historique », 2017, 434 p., ISBN : 978-2-02-134370-0.

Présentation de l’ouvrage et table des matières

Des voix et des choix. Hexham, Metzingen et Noyon, trois villes dans la Grande Guerre

Du 14 janvier au 15 avril 2017, l’exposition « Des voix et des choix. Hexham, Metzingen et Noyon, trois ville dans la Grande Guerre » est à voir à la Galerie du Chevalet à Noyon. Thierry Hardier s’est occupé des recherches et de la réalisation de la partie consacrée justement à Noyon tandis que les élèves du collège Paul Eluard ont prêté leur voix pour faire entendre des témoignages dans les 3 langues.

Les trois villes jumelées d’Hexham,
Metzingen et Noyon ont connu des destins
variés au cours de la Première Guerre mondiale.
Tandis que Noyon était le théâtre d’opérations
militaires, les villes anglaises et allemandes
fournissaient des contingents composés
d’hommes quittant bien souvent pour la
première fois leur terre natale. Les témoignages
laissés par tous ces protagonistes reflètent la
confrontation avec le front ou l’occupation. Pour
certains, le refus de porter les armes montre
une résistance à la guerre ; pour d’autres, le
choix dépendait du contexte où ils se trouvaient.
Autant de voix et de choix à entendre et
comprendre à travers cette exposition.

Informations pratiques :

  • Exposition du 14 janvier au 15 avril 2017
    Noyon – Galerie du Chevalet
    Place A. Briand – 60 400 NOYON
  • Entrée libre et gratuite
  • Renseignements :
    www.ville-noyon.fr
    03 44 93 28 20

Souscription : journaux croisés d’un dessinateur et d’un comte dans la Grande Guerre

La publication des journaux de guerre du soldat Henri Rouillon et du sergent de Maillard est l’aboutissement d’un projet pédagogique mené par des professeurs du collège Eluard de Noyon avec des élèves volontaires.
L’ouvrage est préfacé par Nicolas Mariot, chercheur au C.N.R.S., qui s’intéresse notamment aux rapports sociaux entretenus par les combattants dans les tranchées.

Ce livre est illustré par les dessins, aquarelles et plans réalisés par Henri Rouillon.
Caractéristiques du livre : 16 x 23 cm, broché, plus de 400 pages, plus de 120 illustrations (en couleur), un index des personnes et des lieux cités ainsi que des annexes.

Pour souscrire, merci de télécharger le bulletin pour le renvoyer accompagné d’un chèque.

Présentation de l’ouvrage :

Pendant 21 mois, entre avril 1915 et décembre 1916, le 94ème R.I.T. occupe les tranchées sur les bords de l’Aisne à l’est de Soissons, d’abord à Vénizel, puis à Villeneuve-Saint-Germain. Lorsque les hommes sont relevés du front, ils vont régulièrement cantonner à Belleu, Billy-sur-Aisne et Septmonts.
Henri Rouillon, d’abord tanneur puis dessinateur technique à Paris, a 36 ans lorsqu’il arrive sur le front en 1914. Simple soldat, Il tient quasi quotidiennement, pendant plus de 4 ans, un carnet de route dans lequel il note avec précision ses activités, les faits saillants de la journée ou encore ses distractions parmi lesquelles celle de faire des dessins – d’un graphisme élégant et sûr.
Le comte Henry de Maillard, né au château de la Combe en Dordogne, vit de ses rentes lorsqu’il est mobilisé en 1914 à l’âge de 40 ans. A travers son récit d’un style alerte et rédigé dans une très belle langue, ce sergent décrit son quotidien et nous livre ses impressions sur la guerre et les hommes qu’il commande.
Ces deux journaux, publiés dans leur intégralité, constituent déjà des témoignages rares et très précis sur la vie dans les communes situées à l’est et au sud-est de Soissons pendant la guerre. De plus, ils émanent de deux hommes qui étaient pendant une grande partie de la guerre dans la même unité, au même moment et dans le même secteur. Leur comparaison permet de voir si deux combattants, avec des origines sociales et des grades différents, ont décrit et ont vécu leur expérience combattante de la même façon.

12 et 13 novembre 2016 : Journées du livre de Craonne

Autour du 11 novembre, se tiennent chaque année les journées du livre de Craonne. Au programme, des rencontres et discussions autour de l’actualité éditoriale sur la Grande Guerre, des dédicaces, mais aussi des expositions, une marche, une soirée cinéma. Bref, un programme riche avec de nombreux membres du CRID 14-18 venus présenter leur ouvrage : Thierry Hardier, Charles Heimberg, Stefanie Prezioso, Yann Prouillet.

Le programme complet est à télécharger et lire ici :