Gaston Mourlot, un ouvrier-artisan en guerre

Un ouvrier-artisan en guerre – Les témoignages de Gaston Mourlot 1914-1919, édition Edhisto, 2012, 559 p.

Texte présenté par Jean-François JAGIELSKI, Alexandre LAFON et Marie LLOSA
Cartes réalisées par Philippe OLIVERA ; édité par Yann PROUILLET
Postface par Rémy CAZALS  aux éditions Edhisto

Gaston Mourlot, artisan-ouvrier parisien, combattant d’infanterie puis soldat du Génie mobilisé en première ligne, simple fantassin puis sergent, a laissé de sa guerre plusieurs témoignages : 10 carnets de guerre, des dizaines de croquis, des centaines de photographies mais aussi de l’artisanat de tranchée et même un herbier.
Mis à disposition d’un large public sous l’égide du CRID 14-18, ce corpus exceptionnel, révélant le parcours de guerre de Gaston Mourlot, devient un des témoignages les plus complets édités pour la période 1914-1919.

Un ouvrier-artisan en guerre est un livre de 559 pages, 315 illustrations et 4 cartes, format 21×30 cm
Prix unitaire : 25 € (port offert)

Pour en savoir plus, consulter le Dossier de presse

Bulletin de commande :

 

 

6-7 novembre 2010, Vic-sur-Aisne – « Patrimoine 14-18 Quel avenir ? »

QUEL AVENIR POUR
LE PATRIMOINE 14-18 ?
Vic-sur-Aisne 6 et 7 novembre 2010

Journée colloque (6 novembre) et visites à thème (7 novembre)


Depuis vingt-cinq ans, des particuliers se sont regroupés en associations pour se préoccuper de la sauvegarde et de la valorisation des traces de la Grande guerre sous toutes leurs formes. Dans les régions concernées, le ministère de la culture, avec les directions régionales des affaires culturelles, a emboîté le pas en inscrivant au titre de l’inventaire des monuments historiques des monuments ou des carrières 14-18.
Pour autant, l’avenir de ce patrimoine n’est pas assuré. Aujourd’hui, en dépit de l’intérêt que suscite cette période dans le public, pour des raisons diverses, ce patrimoine est menacé de disparition. Les raisons sont nombreuses, action du temps, pollution, vandalisme, fragilité intrinsèque des monuments etc. Faut-il tout sauvegarder et pourquoi ? Avec quels moyens financiers et quels partenaires ? Sur quels critères ?
Pour tenter de répondre à toutes ces questions, à l’occasion de son vingt-cinquième anniversaire, Soissonnais 14-18 engage une réflexion au travers des regards croisés de plusieurs types d’acteurs : associations de terrain, historiens etc.

télécharger le programme

« Du front à l’asile. Expériences de la folie de la Grande Guerre aux années 20 » – Journée d’étude au Mans

Mercredi 20 octobre 2010 – Du front à l’asile.

Expériences de la folie de la Grande Guerre aux années vingt

Bibliothèque universitaire Vercors – Salle Pierre Belon

Comment l’asile a-t-il traversé la Grande Guerre ? Est-il possible de parler de l’expérience des soldats internés durant le conflit et parfois pour de longues années ? L’historiographie la plus récente et la mémoire professionnelle, insistant toutes deux sur le rôle majeur de la Seconde Guerre mondiale comme matrice de la révolution psychiatrique du 20e siècle, ces questions portant sur la période précédente sont pour l’essentiel restées sans réponse.

Cette journée d’études prospective propose d’interroger la place de la Grande Guerre dans cette histoire en s’ouvrant aux autres disciplines.

Seront notamment abordés les thèmes suivants :
• l’expérience institutionnelle asilaire de la guerre et son impact dans l’entre-deux guerres,
• la description de l’expérience individuelle et familiale de la folie du front à l’asile.

Benoist Couliou, membre du CRID 14-18, interviendra sur le thème suivant :
« Il y a de quoi devenir fou ». Étienne Tanty et la guerre, ou la dépression contre la folie »

voir le Programme de la journée

contact : Université du Mans

Appel à communication – « Le Midi, les Midis dans la IIIe République (1870-1940) »

Appel à communication

Colloque

« Le Midi, les Midis dans la IIIe République (1870-1940) »

(Nérac, Espace d’Albret, 13 mai 2011)

Présentation :

« On connaît la nature impressionnable des Méridionaux (…). Qu’on les encadre et qu’on les mène au plus fort du feu pour leur donner, sans retard, la chance de réparation à laquelle leur passé leur donne droit ». C’est en ces termes que Georges Clémenceau dans l’Homme Libre du 25 août 1914, au plus fort de la retraite des troupes françaises en Lorraine notamment, emboîte le pas des accusations émises quelque jours plus tôt par le sénateur Gervais sur la défaillance des troupes du XVe corps d’armée (originaire de Marseille, Antibes, Toulon) face au succès des armées allemandes. Il va sans dire que cette allégation a trouvé un large écho dans l’opinion française et dans les troupes combattantes durant la Grande Guerre : nombre de « méridionaux » furent dénigrés du fait de leurs origines, alors même que le brassage des unités, rendu nécessaire par les hécatombes de 1914-1915, obligea les hommes des quatre coins de la France à vivre au quotidien dans les tranchées du front ouest.

Cet épisode malheureux invite à considérer les stéréotypes qui marquent le rapport à l’autre et au Midi en particulier : de quelle manière le Midi était pensé, à la fois par ceux qui s’y incluaient, mais aussi par ceux qui s’y référaient ? Alors même que la IIIe République se construit autour de l’idée d’unité nationale, et après le traumatisme de la défaite de 1870 qui voit le territoire amputé de deux provinces, comment le ou les Midis prirent-ils leur place dans le « roman national » en train de s’écrire ? Hommes de pouvoir, artistes, scientifiques ont-ils revendiqué cette appartenance ? Ont-ils joué un rôle marquant dans le paysage culturel  et politique ? De la Gascogne de Cyrano au Midi provençal de Daudet puis de Pagnol, quelle a été la place de la « méridionalité » dans l’espace français ?

Ce n’est donc pas sur une définition forcément plurielle, complexe et souvent partisane sur laquelle il s’agit de déboucher, mais sur une compréhension fine des représentations et des facteurs identitaires qui induisent l’appartenance au Midi ou aux Midis.

Au-delà des représentations, c’est autant la place du Midi ou des Midis dans la vie de la France sous la IIIe République que nous voudrions interroger (vie politique, culturelle, artistique) que a place du Midi dans la construction de l’État-Nation.

Un troisième axe d’analyse, suggéré par l’épisode de la soi-disant couardise des soldats du Midi en 1914, pourrait être la place joué par le ou les Midis dans les événements marquants de cette longue période, balisée par trois guerres (la défaite française 1870 et l’installation de l’État français en 1940 pouvant être vues comme deux repères chronologiques marquants).

Finalement, cette question conduit à étudier, explorer comme nous y invite la socio-histoire, les mécanismes, les structures qui sous-tendent les rapports identitaires à l’intérieur de la construction et de la représentation de la Nation.

Modalités :

Pour présenter une communication, il convient d’envoyer aux adresses indiquées (voir contacts/renseignements ci-dessous) avant le 15 décembre 2010 la fiche d’inscription ci-jointe (p. 3) remplie (de préférence en français, mais autres langues acceptées) qui sera soumise à une sélection de la part du comité scientifique.

Les postulants seront avisés fin janvier 2011 que leur projet est sélectionné ou non. Les modalités de présentation de l’intervention puis du texte définitif seront précisées ultérieurement.  Le colloque se déroulera à L’Espace d’Albret (quai de la Baïse) à Nérac (Lot-et-Garonne).

Selon les besoins, nous pourrons contribuer (tout ou partie) aux frais de voyage et d’hôtel des intervenants retenus.

À l’issue du colloque, les communications seront publiées dans les meilleurs délais par les Éditions d’Albret (dans le courant de l’année 2012), sous réserve d’éventuelles modifications proposées par le Comité scientifique.

Le Comité scientifique est composé de :

Christian Amalvi, professeur d’histoire contemporaine, Université de Montpellier 3.

Rémy Cazals, professeur émérite d’histoire contemporaine, Université de Toulouse 2.

François Dubasque, maître de conférences en histoire contemporaine, Université de Poitiers.

Bernard Lachaise, professeur d’histoire contemporaine, Université de Bordeaux 3.

Alexandre Lafon, doctorant, Université de Toulouse 2.

Céline Piot, doctorante, Université de Bordeaux 3.

Contacts/renseignements :

Alexandre Lafon : carpediem16@wanadoo.fr

Céline Piot : celine.piot@netcourrier.com

télécharger l’appel à communication

Exposition au musée du Noyonnais « Louis Leclabart, un artiste picard dans la Grande Guerre »

Affiche exposition Leclabart

Louis Leclabart (1876-1929), un artiste picard dans la Grande Guerre, à Noyon

Du 18 septembre au 24 décembre 2010 au Musée du Noyonnais et à la galerie du Chevalet

En ce mois de septembre 2010, les musées de Noyon proposent de découvrir un artiste picard du début du XXe siècle : Louis Leclabart. Sculpteur mais aussi dessinateur, Louis Leclabart nous laisse en plus de son œuvre artistique un témoignage direct sur le quotidien des tranchées de la Grande Guerre.

Ses dessins à la mine de plomb immortalisent ses compagnons d’armes comme les officiers. Objets et  scènes du quotidien complètent ses vues sur les combats, tandis que son trait rigoureux et réaliste retranscrit les aspects plus techniques de cette guerre comme la naissance de l’aviation.  Mais la spécificité de Leclabart, c’est aussi le regard quasi unique qu’il porte en tant que soldat et artiste français sur les cimetières et monuments aux morts érigés par l’ennemi allemand. Nombres de ces constructions ayant disparu pendant ou juste après la guerre, les croquis de Leclabart sont souvent les seules représentations qui nous soient parvenues. Cependant l’artiste n’oublie pas sa vocation première, la sculpture, et produit en 1916 quatre  œuvres monumentales, aujourd’hui toujours visibles dans les environs de Noyon à la carrière dite du Chauffour. Dans l’immédiat après-guerre, Leclabart continuera à mettre son art au service du souvenir de ses compagnons d’armes, à travers les monuments aux morts qu’il réalisera en Picardie. Le plus célèbre demeure le monument aux morts d’Abbeville dont une étude préparatoire en plâtre sera présentée. Ces œuvres monumentales seront le point final de la production artistique, le sculpteur décédant fin 1929, à peine âgé de 53 ans.

Cette exposition permettra au public de redécouvrir un artiste reconnu en son temps mais désormais oublié, du fait notamment que la majorité de ses œuvres demeure au sein de collections privées. Cette présentation n’aurait ainsi pu être réalisé sans  l’important prêt consenti par les héritiers du sculpteur. Quatre-vingt dessins à la mine de plomb constituent l’essentiel de cette exposition. Quatre études en plâtre ainsi que des photographies donnent un aperçu des sculptures de l’artiste. Photographies  et imprimés d’époques viennent compléter cette première rétrospective.

renseignements : DRAC, Conservation des musées – tel 03 44 44  03 59

www.ville-noyon.fr – courriel : assist.musees@noyon.fr –

Le catalogue de l’exposition, Louis Leclabart (1876-1929), un artiste picard dans la Grande Guerre publié sous la direction de Thierry HARDIER, est disponible en envoyant le bon de commande suivant : bulletin d’achat_Leclabart

Journée d’étude « Histoire contemporaine d’Extrême-Orient » à l’Université Toulouse Le Mirail – Maison de la Recherche, le 7 septembre 2010

LABORATOIRE FRAMESPA – UNIVERSITÉ DE TOULOUSE

JOURNÉE D’ÉTUDES TRANSVERSALE EN COLLABORATION AVEC LA SECTION DE JAPONAIS

« HISTOIRE CONTEMPORAINE DE L’EXTRÊME-ORIENT »

MARDI 7 SEPTEMBRE 2010 à 9h30

MAISON DE LA RECHERCHE (UTM)

SALLE A 306 (journée ouverte aux Masters et Doctorants)

MATIN (9h30-12h30) :

– Introduction générale par Christian Galan, Rémy Cazals et Jean-Marc Olivier,

– Dominique BARJOT (université Paris-Sorbonne, Paris IV) : « L’histoire économique de la Corée du Sud »,

Rang-Ri PARK-BARJOT (université Paris-Sorbonne, Paris IV) : « Samsung. L’œuvre d’un entrepreneur hors pair : Byung Chull Lee »

APRÈS-MIDI (14h-17h30) :

– Christian GALAN (université de Toulouse) : « Quelques hommes du début de l’ère Meiji (1868-1912) »,

– Dan FUJIWARA (université de Toulouse) : « Natsume Sôseki (1867-1916), écrivain national ? »,

– Miho MATSUNUMA (université de Gunma) : « Historiographie japonaise de la Première Guerre mondiale »,

– Frédéric DANESIN (université Chuo de Tokyo) : « Quelle place pour la Grande Guerre dans l’histoire contemporaine du Japon ? ».

Contact et informations : Framespa

Journée colloque « Quel avenir pour le patrimoine 14-18 ? » à Vic-sur-Aisne

Le 6 novembre prochain, au Château de Vic-sur-Aisne

9h30 – Ouverture du colloque.

10h00 – Début de la matinée sous la Présidence de Noël Genteur, maire de Craonne.

– Soissonnais 14-18 : Introduction par l’association: 25 ans au service du patrimoine 14-18.

– Jagielski Jean-François, Professeur des écoles : Monuments commémoratifs de la Grande Guerre érigés après 1918 dans le Soissonnais et le Noyonnais.

– Chanoir Yohann, université de Reims : Champagne Ardennes : maintenir la mémoire du patrimoine en milieu scolaire.

– Prouillet Yann, Directeur d’édition : Les projets mémoriels dans le Massif des Vosges.

– Flucher Guy, INRAP : Les sépultures des combattants, bilan des recherches archéologiques et perspectives.

12h30 – Fin de la matinée.

14h00 – Reprise des débats sous la Présidence de Jeffrey Aarnio, surintendant de la commission des monuments militaires américains (Seringes et Nesles).

– Bellouin Anne, responsable du musée de la Caverne du Dragon : Du site historique de la Caverne du Dragon au musée du Chemin des Dames.

– Harlaut Yann, Université de Reims : Champagne Ardennes : le devenir des stigmates de la guerre 14-18 sur les monuments historiques.

– Bonnard Jean-Yves, Directeur du CDDP de l’Oise : Mémoire et conscience patrimoniale de la Grande Guerre dans le département de l’Oise.

– Rolland Denis, Président Société historique de Soissons : Un patrimoine condamné ? classement, financement et problèmes juridiques.

– Offenstadt Nicolas, Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne : Les enjeux du patrimoine de la Grande Guerre aujourd’hui. Points de vue d’un historien.

– Hertzog Anne, Université de Cergy Pontoise : Les enjeux du patrimoine de la Grande Guerre aujourd’hui. Points de vue d’une géographe.

17h00 – Conclusion et synthèse de la journée par le Colonel Henri Ortholan, ancien conservateur du musée des Armées.

17h30 – Fin

Dimanche 7 novembre : visites sur le terrain : nécropoles militaires, carrières , souterrains etc…

Compte-rendu du colloque de Gênes, « La Storia in Piazza », 15-18 avril 2010

La storia in piazza, Genova, 15-18 aprile 2010.

Dal 15 al 18 aprile 2010 Genova ha ospitato un’iniziativa di divulgazione della storia contemporanea che, per il capoluogo della Liguria, ha rappresentato una novità e, anche a livello nazionale, ha ben pochi paragoni per la capacità di coinvolgimento della cittadinanza e per l’abilità nel coniugare serietà scientifica e volontà di essere compresa anche dai non specialisti. Nei bellissimi locali del Palazzo Ducale, antica sede dei Dogi restaurata in occasione delle celebrazioni colombiane del 1992, si sono tenuti oltre 60 incontri, conferenze, dibattiti, eventi, il cui tema era “La nascita delle nazioni”.

Il ciclo di conferenze ha esplorato il tema della nascita, e della fine, delle nazioni europee tra Ottocento e Novecento, ed il contestuale processo di formazione e mutazione delle identità nazionali. Il periodo che maggiormente ha attratto l’attenzione dei relatori è stato quello tra la metà dell’ottocento e la fine della prima Guerra Mondiale; infatti, l’iniziativa si è inserita nel ciclo delle celebrazioni per il 150° anniversario dell’unità d’Italia, che hanno preso il via con questa occasione e proseguiranno fino a tutto il 2011. Inevitabilmente, il processo di costruzione e di consolidamento dello Stato italiano ha ricevuto l’attenzione maggiore, ma non sono mancati spazi dedicati ad altre esperienze di nation building (la Germania), e all’analisi comparativa della crisi di soggetti nazionali e multinazionali (imperi Ottomano e Asburgico, stato Sovietico) e della nascita di nuove entità nazionali dalle loro ceneri.

In questo contesto non potevano mancare gli accenni alla Grande Guerra, sia dal punto di vista delle pratiche di mobilitazione delle masse (Mario Isnenghi), sia delle dinamiche di disgregazione e riaggregazione delle identità nazionali a seguito delle sconfitte (Paolo Macry) sia, più in generale, riguardo al ruolo del conflitto mondiale nel continuo processo di definizione dei confini e delle identità nazionali (Donald Sassoon). Proprio la relazione di Sassoon ha fornito una delle chiavi di lettura dell’iniziativa, seconda la quale il “vecchio continente” europeo è ben lungi da essere statico e consolidato. Nei due secoli che hanno seguito la fine dell’esperienza napoleonica, infatti, le frontiere europee hanno continuato a mutare, in un vorticoso processo di crescita e diminuzione delle dimensioni degli Stati, di accorpamento di popoli in Stati sovranazionali che, dopo pochi decenni, andavano spesso in crisi e facevano nascere nuove nazioni. Questo fatto ha dimostrato (e continua a dimostrare, basta pensare a ciò che è avvenuto in questi ultimi vent’anni nei Balcani e nell’ex URSS) la scarsa fondatezza delle teorie secondo le quali la suddivisione politica europea avrebbe chiare radici culturali e storiche, contrapposte alle divisioni spesso artificiose che hanno determinato i confini dei Paesi nati, a partire dall’inizio dell’Ottocento in Centro e America meridionale, dalle ceneri degli imperi coloniali. In nessun altro continente si è infatti assistito, in questi 200 anni, a un così vorticoso e continuo processo di ridefinizione dei confini e delle stesse identità nazionali. Quest’ultimo aspetto ha attratto l’attenzione di molti, anche in considerazione dell’ondata di particolarismo che ha colpito il continente, e in particolare l’Italia che ha assistito all’invenzione di una “identità padana” da parte della lega Nord e del suo leader, Umberto Bossi.

Questa iniziativa ha ottenuto un successo di pubblico davvero stupefacente e, per molti aspetti, difficilmente prevedibile. Nei quattro giorni le grandi sale che ospitavano gli incontri sono quasi sempre state piene, e in diversi casi gli spettatori hanno dovuto accomodarsi all’esterno e seguire gli eventi su appositi schermi. L’afflusso di migliaia di ascoltatori (molti dei quali giovani e giovanissimi), provenienti da tutta Italia, ha dimostrato che la storia può essere un efficace strumento per combattere l’abbruttimento televisivo e per generare coscienza e conoscenza a livello di massa. Sarà forse per questo che, approfittando della necessità di ridurre il deficit di bilancio, il governo Berlusconi ha drasticamente ridotto i finanziamenti a tutte le istituzioni culturali italiane, arrivando addirittura a proporre una lista di oltre 300 istituzioni cui sospendere ogni finanziamento?

Il merito di questo grande successo che, ci auguriamo, sarà riproposto negli anni futuri, va sicuramente agli enti promotori: la Fondazione Palazzo Ducale, il Comune di Genova, la Regione Liguria, la Fondazione Ansaldo, la Camera di Commercio, e al Centro ebraico Primo Levi. Ma nulla sarebbe stato possibile senza la grande capacità organizzativa e competenza storiografica del curatore scientifico, Donald Sassoon, e dei coordinatori dell’evento, Antonio Gibelli e Luca Borzani.

Irene Guerrini

Université de Gênes

Compte-rendu « La Première Guerre mondiale et le monde moderne » des 26 et 27 mai 2010 à Moscou

International Scientific and Practical Conference

World War I and the modern world.

The Conference “World War I and the modern world” has been organized by the I.I.U.E.P.S. University, a private institution, and it was held in Moscow on 26 and 27 May 2010. The Department on the Great War of the Russian Academy of Science’s Institute of World History granted its scientific cooperation.

The first day there were two plenary sessions at the State Historical Museum (on the Red Square), and the second day was devoted to parallel sessions at the University’s main building (title of the sessions: International relations on the eve and during the First World War; Russia and the First World War; Problems of training and use of armed forces in the First World War; The First World War and the creation of the new world order; Human dimension of the Great War; Demographic and socio-environmental consequences of the First World War).

The scholars that brought in the papers came from twelve different Countries. The main focuses of the Conference were devoted to the change produced by the war in the different societies and States, in the public opinions, and to Russia’s evolution before revolutions.

The speakers studied a lot of different aspects of the human life and activities. On one side health and medical activities (military and civil hospitals, nursing, Red Cross’s activities development); railways; industrial organization and scientific researches; life in the POW’s camps; evolution and changes in the Army’s organization and strategy (especially the Russian one, but not only) were among the subjects of the reports. On the other side, there were a good number of scholars devoting their works to the Russian society’s evolutions and changes during the war, to the fighting Countries’ foreign policy, and to the relationships between some specific Countries. The frame that linked the majority of the papers was the concept that Great War was the great drive of XX century’s change, because it was “the prologue of the XX century” (as titled the opening report of Evgeny Sergeev). The speakers gave obviously different interpretations about these changes. A particular attention received the subject of the consent and of the change in the people’s attitude in front the war. One of the papers was devoted to the (changing) peasants’ notion of justice and sacrifice, and to its obvious relationships with the revolutionary movements. As it happens all over Europe, the reports have shown different approaches between the supporters of the union sacrée and the backers of a more critical analysis of social and politic attitudes inside the societies in war. These different interpretations have a clear significance about the reading of the following events, especially the Russian revolutions. Some speakers and attending people also devoted a lot of attention to the different interpretations of the social, politic and disciplinary conflicts (natural crisis of consent versus subversion), both in the Army and in the society.

On the whole, the Conference has had a very rich program and there was a good participation of scholars, students, and non academic people. Often, there was a very interesting and lively debate. During the two days there were some presentations of books, magazines, and movies. These last were particularly interesting, because they were edited films shot during the war.

This Conference has confirmed the growth of the studies about Great War in Russia. A good number of international conferences had been held in Moscow and in other Russian cities since 1994, with universities and Russian Academy of Science’s sponsorships. In 20 years the studies have reached a very good standard and there is a wide network of scholars all around Russia attending them. Today, many Russian scholars devote their studies both to a comparative analysis, and to the study of foreign countries.

Many Russian speakers have spoken about the needs to establish a museum fully devoted to the history of WWI; one of the reports has explained a project planned in 1926 to create the “Museum of the First World War history” inside the State Historical Museum. Up till now the interested people can visit the rooms devoted to Great War and revolutionary years in the State museum of modern history in Russia (former Museum of the Revolution), and a little Great War Memorial in a public park in the Sokol neighborhood (this place was a military cemetery with graves of Russian and foreign soldiers, before the building of the park).

Marco Pluviano

Université de Gênes