Pour se souvenir d’André Bach (1943-2017), de nos travaux et de nos luttes communes au sein du Crid 14-18

Dès l’origine, André Bach fut l’un des piliers de cette curieuse bande d’historiens plus ou moins franc-tireurs qui, un beau jour de 2005, décidèrent de former le Crid 14-18 pour mener le combat contre un tour que prenait l’histoire de la Grande Guerre qui les indisposait au plus haut degré.

André était là comme par une évidence, comme historien des fusillés. Cette figure du fusillé de la Grande Guerre, durable, excessive et démesurée même – comme il le disait encore à l’occasion de la grande exposition de 2014 à l’Hôtel de Ville de Paris dont il avait dirigé la partie scientifique –, était celle à laquelle il avait consacrée l’essentiel de son travail d’historien. Et au Crid 14-18, face au courant dominant des historiens qui demandaient qu’on tourne la page des objets « brûlants » de la Grande Guerre, André Bach retrouvait ceux qui refusaient, comme lui, l’idée d’une contradiction entre l’histoire et le profond respect de ceux qui l’avaient vécue. Si les fusillés avaient à ce point occupé le terrain de la mémoire de la guerre et s’ils l’occupent encore, c’est qu’au-delà des chiffres, ils nous disent beaucoup de ce que fut la pire guerre vécue par les Français.

André avait, comme chacun de nous, ses raisons particulières pour s’intéresser aux révoltes et à la discipline. Mais de fait, il était le seul d’entre nous à avoir connu ce que voulaient dire le commandement, l’obéissance et la discipline sous les armes et sous le feu. Il en parlait très peu d’ailleurs, et pour le peu en question, avec beaucoup de pudeur. Mais en nous disant toujours combien cela avait pesé dans son intérêt d’historien pour le fusillé.

Était-ce pour cette raison d’une expérience un peu différente ? Ou parce qu’il était l’un de nos aînés ? André Bach, en tout cas, servait de point de référence lorsqu’il fallait discuter de la manière de monter au combat, puisque le Crid en était un.

Il était un peu notre sage. Qui répétait combien il fallait d’abord travailler, plutôt que de polémiquer. À ce sujet, c’était d’ailleurs un fin renard, qui nous expliquait après coup combien la stratégie de l’apaisement servait avant tout à déstabiliser l’adversaire. Car enfin, au moins autant que tous les autres membres du Crid 14-18, il menait son travail d’historien comme un combat.

Le preuve ? Alors qu’une vieille idée reçue (et bien souvent constatée) veut qu’avec l’âge vienne le temps du compromis et de l’oubli de la révolte, André a mené le chemin strictement inverse. Sans se disperser dans les effets de manche qu’il détestait, il n’a cessé d’être toujours plus intransigeant face aux personnes et aux idées en place. Ces derniers mois, il disait sans diplomatie sa profonde colère contre la vacuité des commémorations de 14-18. Il avait trouvé avec ses amis du groupe de Prisme 14-18 un lieu propice au prolongement du combat pour une histoire aussi rigoureuse qu’ancrée dans la vie.

Ces dernières années, André ne venait plus aux assemblées du Crid 14-18. En partie pour des raisons de santé. Mais il était toujours présent par l’écriture : les longs messages d’André, depuis sa « thébaïde arcachonienne » comme il disait ! Quel meilleure signe de sa totale générosité, de son optimisme indéfectible au nom des valeurs auxquelles il croyait fermement. Généralement, le message partait vers 1h50 du matin ; il nous rappelait – sans jamais faire la leçon – aux idéaux d’ouverture, de « science de plein air » comme le dit la charte du Crid qu’il aimait citer sur ce point, et d’esprit collectif. Jusqu’au bout, et même de loin, il nous faisait profiter de ce qu’il appelait son « utopie créatrice ».

Dans les mots qu’il écrivait et qui suivent, on peut remplacer avec la malice qui le caractérisait « interdisciplinarité » par « indiscipline », et retrouver toute la fougue de son combat d’historien :

L’interdisciplinarité est mon credo, j’aime embrasser l’histoire sous toutes ces facettes et dans toutes ces périodes, mais j’appelle de mes vœux un CRID regroupé, musclé, appelé à être un des acteurs de cette période où on parlera plus que jamais de 14-18, un 14-18 que j’espère dégagé de la gangue hagiographique qui l’enserre encore, dégagement auquel le CRID se devrait de contribuer.

Merci André. Et comme tu le disais à la fin de presque tous tes messages : « continuons le débat ».

P.Olivera

Hommage au général André Bach, 1943-2017

André Bach à Craonne. Photo : Chemins de Mémoire Sociale.

Le général André Bach est décédé dans la nuit du 18 mai 2017 au terme d’une maladie. Avec lui, la communauté des chercheurs et passionnés de la Grande Guerre perd un savant de premier plan et un homme remarquable. Ceux qui l’ont rencontré garderont le souvenir d’un militaire qui fut aussi un historien et un citoyen, à la fois humaniste, curieux et généreux. Le Crid 14-18 est en deuil et lui rend ici hommage.

Né en 1943 à Perpignan, André Bach sort de Saint-Cyr en 1966 comme officier d’infanterie parachutiste. Il connaît différentes responsabilités dans l’armée, aussi bien auprès d’états-majors que sur le terrain, en Nouvelle-Calédonie ou encore à Soissons, et au feu, en particulier en 1986 au Liban (bataillon français de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban). Cette même année il débute un long enseignement à l’école supérieure de guerre, nourri d’une passion précoce pour l’histoire, avant de faire partie de la direction du Service d’informations et de relations publiques des armées (SIRPA), puis de devenir le chef du Service Historique de l’Armée de Terre (devenu Service Historique de la Défense, à Vincennes) entre 1997 et 2000.

C’est là qu’il entame véritablement un parcours d’historien, au contact d’archives, en particulier celles de la Grande Guerre dont il éprouve la richesse, et dont il souhaite améliorer le classement et élargir l’accès. De très nombreux chercheurs lui doivent d’avoir pu consulter des dossiers longtemps difficilement consultables, pour la Justice militaire en particulier.

Ce domaine retient son attention pour un ouvrage majeur, paru en 2004 : Fusillés pour l’exemple (éd. Tallandier), première somme parfaitement documentée qui mesure et dévoile de façon systématique les mécanismes des exécutions militaires dans l’armée française en 1914-1915. Le livre est à la fois le fruit d’une très fine connaissance de l’institution militaire, et de l’interrogation d’un citoyen qui eut à commander des combattants sur la peine de mort en temps de guerre. L’enquête trouvera des prolongements dans un second volume tout aussi riche en citations de sources primaires, Justice militaire 1915-1916 (éd. Vendémiaire, 2013), puis dans une série de publications en ligne avec un groupe de travail composé pour partie de non-professionnels de la recherche, le « Prisme 14-18 ». Cette dernière démarche illustre aussi le souhait qui fut le sien de discuter largement questionnements et matériaux avec des chercheurs de tous horizons, au sein comme en dehors de l’université, ce qu’il accomplit aussi au sein du Crid 14-18, dont il fut l’un des fondateurs, une cheville ouvrière, et le vice-président depuis l’origine, en 2005. On doit aussi à l’historien l’une des rares synthèses sur l’institution militaire au XIXe siècle, L’armée de Dreyfus. Une histoire politique de l’armée de Charles X à l »Affaire » (éd. Tallandier, 2004). On pourra lire ici et ici deux entretiens récents qui illustrent les démarches, centres d’intérêt et méthodes du chercheur.

Par ses propres travaux d’ampleur et surtout par l’énergie mise à partager et rendre accessibles de précieux documents, stimulant pour toute une communauté savante de nouvelles interrogations, ses contributions à l’histoire de la Grande Guerre sont de première importance.

Le Crid 14-18 perd un de ses piliers, et avant tout un ami. Avec de très riches souvenirs de marches, de dialogues, de chansons, avec gratitude pour le savoir et les conseils partagés, avec surtout une profonde tristesse, l’association et ses membres s’associent à la douleur de ses proches.

 

 

Bienvenue sur le site du Crid 14-18

Né en 2005, le Collectif de recherche international et de débat sur la guerre de 1914-1918 est une association de chercheurs qui vise au progrès et à la diffusion des connaissances sur la Première Guerre mondiale. Pour cela, il met à la disposition de tous des textes et des outils scientifiques et pédagogiques, ainsi qu’un dictionnaire en ligne des témoignages. On peut accéder à ces différentes rubriques par le menu latéral.

« De la guerre comme affrontement historiographique… » RV de Blois en vidéo & audio

Vidéo du débat du jeudi 10 octobre, « De la guerre comme affrontement historiographique » avec Damien BALDIN, Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale, André LOEZ, professeur en classes préparatoires à Paris, membre du CRID 14-18, Nicolas MARIOT, chargé de recherches, CNRS, Hervé MAZUREL, maître de conférences à l’université de Bourgogne, Emmanuel SAINT-FUSCIEN, maître de conférences, EHESS.

Nicolas Mariot à la « Fabrique de l’Histoire » : à (ré)écouter ici

Vivre en temps de guerre. L’Aude de 1914 à 1918. Exposition présentée aux Archives départementales de l’Aude à Carcassonne, du 9 avril au 14 juin 2013

Vivre en temps de guerre. L’Aude de 1914 à 1918

 

Exposition présentée aux Archives départementales de l’Aude à Carcassonne, du 9 avril au 14 juin 2013

 

expo Vivre en temps de guerre (pdf)

Au cours des vingt dernières années, les Archives départementales de l’Aude ont à diverses reprises organisé des manifestations autour de l’histoire de la Première Guerre mondiale (expositions, lectures d’archives, conférences et colloques). L’importance de ce premier conflit mondial, guerre totale qui vit périr des millions d’hommes et dont on mesure seulement aujourd’hui l’impact diplomatique, politique et économique, explique pour une large part l’intérêt porté par les générations actuelles à ce passé pourtant déjà lointain. Les productions littéraires (romans, bandes dessinées, travaux scientifiques, etc.) et cinématographiques, les sites internet consacrés à ce thème mêlant généalogie et histoire locale, les publications de lettres et de journaux de guerre sont autant de témoignages de la vitalité de la mémoire de 14-18 en ce début du XXIe siècle.

 

Au moment où nous apprêtons à commémorer le centenaire du premier conflit mondial, il a semblé nécessaire d’aborder un aspect moins connu de la Première Guerre mondiale : la vie à l’arrière du front. Comment vivait-on la guerre dans l’Aude ? Tel est le thème abordé dans l’exposition présentée aux Archives départementales du 9 avril au 14 juin 2013. Au travers de documents d’archives (et notamment des très belles affiches de propagande commandées par l’Etat à de grands artistes comme Poulbot, Adler ou Jean Droit ; livres d’or tenus par les instituteurs à la demande d’Albert Sarraut en 1914, etc.), d’objets, de cartes postales et de photographies, l’exposition évoque l’Union sacrée qui abolit un temps les clivages politiques ; les mesures d’exception (mise en place d’un régime de censure et de propagande, surveillance des étrangers) ; l’ombre que fait peser la guerre sur la vie de tous (arrivée des réfugiés, relations des familles avec les soldats sur le front, installation d’hôpitaux pour accueillir les blessés) et la mobilisation de tous ceux de l’arrière pour assurer la victoire (emprunts, front économique, ravitaillement, œuvres de guerre).

 

L’exposition est complétée par la publication d’un catalogue richement illustré (20 €).

 

Entrée libre du lundi au jeudi de 8 h 30 à 17 h 30 et le vendredi de 8 h 30 à 16 h 30
Pour plus d’informations se renseigner auprès des Archives départementales

Le portail de la Mission du Centenaire est ouvert : www.centenaire.org

Une Mission pour le centenaire

2014 verra démarrer le cycle commémoratif du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Dans ce cadre, un Groupement d’intérêt public (GIP) intitulé Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale est chargé par le gouvernement de mettre en œuvre les commémorations à l’échelle nationale et des territoires, en lien avec les pays inscrits dans cette dynamique mémorielle.

Plusieurs membres du CRID1418 sont impliqués à la fois dans l’organisation de cette Mission du centenaire de ma Première Guerre mondiale et dans la multitude des projets et manifestations prévues pour 2014.

Un portail dédié

Le portail officiel du Centenaire de la Grande Guerre est désormais accessible dans une première version. Edité par la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, il propose des informations culturelles, scientifiques, pédagogiques et touristiques.

L’objectif du portail centenaire.org est d’offrir aux internautes des ressources à la fois pratiques et historiques dans le cadre d’un événement mémoriel majeur. Il s’adresse à tous les publics, du passionné des enjeux de mémoires, au spécialiste de 14-18, en passant par l’enseignant et l’amateur d’histoire.

La structure de centenaire.org sera régulièrement mise à jour tout au long de l’année 2013 et proposera de nouveaux outils. Il s’enrichira notamment des projets portés par l’ensemble des personnes, établissements et structures engagés dans le Centenaire. Dès 2014, le portail sera en ordre de marche pour devenir le principal support numérique du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Alexandre Lafon

« 14-18 à hauteur d’homme : les combattants dans la Grande Guerre » – rencontres à Nailloux (Haute-Garonne), 22 février 2013

22 février 2013 à Nailloux

« 14-18 à hauteur d’homme : les combattant22ans la Grande Guerre »

Rencontres autour des carnets de guerre de Gaston Mourlot (éd. Edhisto)

Programme

–          Présentation du témoignage de G. Mourlot, par P. Molin, son petit-fils.

–          1916, Verdun à hauteur d’homme. Travail réalisé par des élèves de troisième du collège Condorcet de Nailloux (31), présenté par C. Marty.

–          Intervention de R. Cazals sur les témoignages de combattants.

 

 

Gaston Mourlot, un ouvrier-artisan en guerre

Un ouvrier-artisan en guerre – Les témoignages de Gaston Mourlot 1914-1919, édition Edhisto, 2012, 559 p.

Texte présenté par Jean-François JAGIELSKI, Alexandre LAFON et Marie LLOSA
Cartes réalisées par Philippe OLIVERA ; édité par Yann PROUILLET
Postface par Rémy CAZALS  aux éditions Edhisto

Gaston Mourlot, artisan-ouvrier parisien, combattant d’infanterie puis soldat du Génie mobilisé en première ligne, simple fantassin puis sergent, a laissé de sa guerre plusieurs témoignages : 10 carnets de guerre, des dizaines de croquis, des centaines de photographies mais aussi de l’artisanat de tranchée et même un herbier.
Mis à disposition d’un large public sous l’égide du CRID 14-18, ce corpus exceptionnel, révélant le parcours de guerre de Gaston Mourlot, devient un des témoignages les plus complets édités pour la période 1914-1919.

Un ouvrier-artisan en guerre est un livre de 559 pages, 315 illustrations et 4 cartes, format 21×30 cm
Prix unitaire : 25 € (port offert)

Pour en savoir plus, consulter le Dossier de presse

Bulletin de commande :

 

 

10e journée du livre de Craonne, le 11 novembre 2012

L’Histoire de la Grande Guerre  a rendez-vous à Craonne (Aisne) le dimanche 11 novembre 2012 en Mairie de Craonne

Télécharger le programme complet de la 10e journée du livre :

10ème journée du livre de Craonne nov 12 programme

 

10 H    Ouverture de la 10ème JOURNEE DU LIVRE par Noël Genteur,  Maire de Craonne

Matinée : L’actualité du témoignage  …

 

10 H 15 : 1914-1918 Le temps de nous aimer, Thierry Secrétan, Editions de la Martinière, 2012.

En septembre 1914 un père (62 ans) et son unique fils (26 ans) s’engagent comme simples soldats pour la durée de la guerre. Ils servent au même canon dans l’Aisne, en Champagne, en Argonne, dans la Somme, en Alsace. Thierry Secrétan, leur petit-fils et arrière petit-fils, a retrouvé intacts dessins, photographies, et correspondances.

 

11 H : Reviens vite : La vie quotidienne d’une famille française pendant la guerre de 14, Marie Favre.

Le dimanche 2 août 1914, le mari, capitaine d’artillerie, est mobilisé. Commence alors avec sa femme une correspondance régulière qui va durer 4 ans et demi. Chronique d’une famille industrielle de l’Est de la France, notamment des Vosges. Marie Favre fait partie des 28 petits-enfants de ce couple.

11 H 30 :

Écrire sa guerre : Témoignages de soldats canadiens-français, 1914-1919. Michel Litalien, Outremont, Athéna éditions, 2011

Mon journal. France-Belgique, 1915-1916 Francœur Georges-Ulric. Texte inédit, établi et annoté par Michel Litalien, Outremont, Athéna éditions, 2011.
Gestionnaire du réseau des musées des Forces canadiennes à la Direction Histoire et Patrimoine, Michel Litalien fait œuvre utile d’historien  avec ces livres présentant de rares et souvent inédits témoignages de soldats canadiens-français.

12 H Un ouvrier-artisan en guerre. Les témoignages de Gaston Mourlot. 1914-1919. Moyenmoutier, Collectif CRID 14-18 Rémi Cazals, Jean-François Jagielski, Alexandre Lafon, Marie Llosa, Philippe Olivera, Yann Prouillet, Editions Edhisto, 2012.

Témoignage original d’un artisan-ouvrier parisien, qui donne à « lire » « sa » guerre à travers différentes productions : carnets, lettres, photographies, dessins et … un herbier.

 

Après-midi : Coup de projecteur sur un récit …

 

14 H

La bataille d’occident, Eric Vuillard, Actes sud Littérature, 2012 .

L’auteur revisite à sa manière historique, politique et polémique le premier conflit mondial: « un livre stimulant et au langage étincelant »  Le Magazine littéraire, juin 2012.

 

L’actualité du livre d’histoire de 14-18…

 

14 H 30 La première guerre d’Hitler, Thomas Weber, Perrin, 2012

Professeur d’histoire contemporaine (Universités d’Aberdeen et d’Harvard), l’historien britannique Thomas Weber bouscule la vulgate selon laquelle le premier conflit mondial serait la matrice de l’idéologie d’Hitler et du nazisme. Il nous invite à une relecture complète de la personnalité du Führer et de son ascension au pouvoir. Un ouvrage très documenté, un appareil scientifique irréprochable. Décapant !

 

15 H 30 Nivelle, l’inconnu du Chemin des Dames, Denis Rolland, Imago, 2012.

Présentation – Débat

Denis Rolland s’attache à retracer le parcours et la psychologie du Général Nivelle, considéré comme le responsable du désastre du Chemin des Dames. Spécialiste de la Grande Guerre et historien des mutineries de 1917, il appuie cette investigation sur une documentation militaire désormais pleinement accessible, enrichie par le recours à des archives privées.

 

16 H 30  Vivre et mourir dans les tranchées de la Grande Guerre, Rémy Cazals, André Loez, Texto, Editions Tallandier, 2012.

Ce livre s’intéresse aux hommes des tranchées, les fantassins, aux hommes ordinaires. Les valeurs qui apparaissent dans leurs récits sont celles de la vie civile en temps de paix, confrontée aux exigences d’une guerre inhumaine (voir pages suivantes).

 

17 H Le Chemin des Dames (dir.) Nicolas Offenstadt, Editions Perrin, 2012

17 historiens, entre l’archive et le terrain, ont mené une enquête qui est un essai d’histoire totale : tous les aspects de l’expérience combattante sont passés au crible de l’analyse. Avec cette réédition, il s’agit TOUJOURS de lever et d’expliquer l’oubli qui frappa dans le passé un lieu de bataille de la Première Guerre mondiale : le Chemin des Dames (voir pages suivantes).

 

17 H 30 /18 H Clôture de la  10ème Journée du livre de Craonne

 

Toute la journée: signatures de livres * sur 14/18 (livres d’Histoire, romans, albums, BD …)

Les auteurs des interventions et les membres du Crid 14-18 dédicaceront leurs ouvrages qui seront disponibles à  la vente. Sur place, des libraires avec une large sélection d’ouvrages récents et anciens sur 1914-1918, des éditeurs, des bouquinistes …

Et … Présence de Thierry Bourcy, romancier et scénariste, qui dédicacera sa série policière « Les aventures de Célestin Louise, flic et soldat »

 

Boissons et petite restauration sur place.               Entrée libre et gratuite.

 

Contact: Mireille Rousseau 06 75 79 38 92   journeedulivredecraonne@laposte.net