Parution : La Grande Guerre des sciences sociales

Frédéric ROUSSEAU (dir.), La Grande Guerre des sciences sociales, Athéna éditions, Outremont (Québec), 2014

Frédéric Rousseau réunit plusieurs doctorants et docteurs de l’Université Montpellier 3, la plupart membres du CRID 14-18, pour réfléchir à ce que les sciences sociales apportent à la compréhension de la Première Guerre mondiale :

14-18, retrouver les sociétés en guerre. À rebours d’une histoire «culturaliste» souvent trop oublieuse du politique et du social, La Grande Guerre des sciences sociales expose et propose aux chercheurs et au grand public un certain nombre de pistes, de questionnements et de concepts largement inspirés des sciences sociales pour penser à nouveaux frais l’histoire de la Grande Guerre.
Porté collectivement par de jeunes chercheurs, docteurs et doctorants de l’Université de Montpellier (France), ce nouveau regard participe d’un front pionnier de la recherche qui bouleverse en profondeur notre appréhension des hommes, des femmes et des sociétés en guerre, et au-delà, celle du fonctionnement effectif de nos sociétés confrontées à des crises extrêmes, hier comme aujourd’hui.

Recension par Erwan Le Gall :

« Paru à la fin de l’année 2014 aux éditions Athéna, une excellente maison québécoise publiant notamment quantité de remarquables ouvrages d’histoire militaire, cette Grande Guerre des sciences sociales dirigée par Frédéric Rousseau est incontestablement un livre qu’il faut connaître. Bien entendu, tous les lecteurs n’en partageront pas nécessairement toutes les vues mais quiconque prétendra dans les mois à venir connaître l’historiographie de la Première Guerre mondiale ne pourra faire l’économie de ce volume… (lire la suite sur le site de la revue En Envor) »

Sommaire :

Préface de Jules Maurin

Introduction : 14-18, retrouver le monde social en guerre. « Oser penser, oser écrire »… (Frédéric Rousseau)

Chapitre 1 : De l’engagement et des échafaudages identitaires en guerre. L’exemple austro-hongrois (Helena Trnkova)

Chapitre 2 : Refuser la guerre. Les mutineries de l’armée française (1917) comme mouvement social (André Loez)

Chapitre 3 : La prise en charge des blessés et malades de l’armée : genèse d’un problème public et mise en scandale du Service de santé militaire (Sylvain Bertschy)

Chapitre 4 : Démêler l’écheveau des espaces sociaux pour repenser les occupations. Les civils de l’Aisne occupée durant la Grande Guerre (Philippe Salson)

Chapitre 5 : Féminin et masculin à l’épreuve de la Grande Guerre : les femmes dans le Service de Santé français (Françoise Kern)

Chapitre 6 : Obéir = consentir ? Hier comme aujourd’hui : questionner le oui et le non (Frédéric Rousseau)

Chapitre 7 : Quand deux historiographies dialoguent. Fait colonial et fait guerrier : Algériens et Français au miroir de la Grande Guerre (Julien Mary)

 

Lire la recension qu’en a fait Erwan Le Gall pour la revue en ligne En Envor.


Parution: « XXe siècle: d’une guerre à l’autre? » (n°3 de la revue EnJeu)

D’une guerre à l’autre ? Séquençages chronologiques, constructions causales et liens téléologiques : les périodisations et les aspects matriciels du XXe siècle en question

Dossier coordonné par Julien Mary et Yannis Thanassekos

Au-delà de la concomitance en 2014 de commémorations liées aux eux guerres mondiales, le présent dossier propose de nous pencher sur l’analyse critique des séquençages chronologiques, des constructions causales et des liens téléologiques qui président aux périodisations  historiques et à la mise en évidence des aspects dits « matriciels » d’un XXe siècle guerrier. Si la focale du dossier est centrée sur la séquence 1914-1945, nous avons tenu à élargir l’ère aussi bien géopolitique que chronologique de ce questionnement global, en désenclavant cette séquence devenue « canonique ». Ainsi, en complément des contributions abordant de façon privilégiée les configurations historiographiques propres à l’Ouest européen (Fréderic Rousseau et notre entretien avec les historiens André Loez et Nicolas Mariot), on trouvera des éclairages particulièrement féconds sur l’évolution des mémoires et des historiographies à l’Est (Francoise Mayer et Helena Trnkoval). Animés par ce même souci d’élargissement de notre questionnaire dans le temps et dans l’espace, nous avons fait place à des analyses de conflits guerriers plus singuliers – mais non moins importants – comme la guerre de Corée (Laurent Quisefit) et les conflits des Grands Lacs en Afrique (Agathe Plauchut). Il en ressort une complexité chargée de tensions interprétatives loin des simplifications et des partis pris idéologiques que charrient les doxas et les vulgates en cours. La guerre n’étant pas la « propriété »  des historiens, nous avons voulu voir également comment la littérature, et singulièrement le roman historique engagé, abordent ce XXe siècle guerrier et quel pourrait être leur apport à l’historiographie critique (Aurore Peyroles). Enfin, pour clore de dossier, notre « Chronique des enjeux d’histoire scolaire » s’attache à analyser la confusion des deux guerres mondiales comme obstacle à l’intelligibilité du XXe siècle, non seulement dans l’espace public mais aussi dans l’enseignement (Laurence de Cock et Chales Heimberg).

Pour en savoir plus :

Plus d’informations sur le n°3 :

en allemand, auf Deutsch:

http://fondationdeportation.wordpress.com/revue-en-jeu-geschichte-und-lebendige-erinnerungen-nr-3/

 

Parution: Reconstruire le Chemin des Dames (S. Bedhome)

Reconstruire le Chemin des Dames. Evénement ruine et société des sinistrés, 1919-1939

par Stéphane Bedhome

 

L’ampleur globale des destructions sur le Chemin des Dames (Aisne) est incontestablement sans précédent au lendemain de la Première Guerre mondiale et justifie une étude à part entière sur sa reconstruction.

La gestion et la digestion de « l’événement ruine » et par là même la Reconstruction de ce pays rural apparaissent fortement contrastées. L’immense machine administrative d’après guerre digère plutôt bien tous les cas particuliers grâce à ses formulaires et répond aux besoins les plus pressants confirmant une tendance à un changement de nature de l’Etat sur le Chemin des Dames. Les inégalités demeurent néanmoins bien présentes confirmant ce que certains appellent dès 1921 « Le scandale des régions libérées ». De cette interaction des cultures, des droits, des techniques ; de ce subtil mélange de tradition et modernisme, permanence et mutation ; de cette confrontation à un milieu, va naître une société des ruines dont ce livre tente de dresser le portrait.

 

Parution: Alexandre Lafon, La camaraderie au front

Lafon, Alexandre, La camaderie au front 1914-1918, Paris, Armand Colin, 2014.

Si l’autorité militaire et le discours dominant du temps de guerre évoquent la « camaraderie » des hommes et leur solidarité patriotique face à un ennemi barbare durant la Grande Guerre, qu’en a-t-il vraiment été sur le front ? Sur le terrain, c’est en effet tout un univers relationnel complexe qui se met en place à travers une triple identité : sociale, militaire et combattante. Qui est alors réellement le camarade ? Les anciens combattants ont développé après guerre l’idée d’une « fraternité des tranchées » pour donner un sens à leur expérience collective de la guerre.

Les témoignages privés de combattants, écrits ou photographiques (parmi lesquels ceux des écrivains Dorgelès, Barbusse ou Genevoix) donnent à lire, au-delà de la violence de la situation, ce que les soldats ont pu vivre, ressentir et penser de l’égalité tant promise par la République et que la guerre a mise à l’épreuve.

Parution: « L’ordinaire de la guerre » (Revue Agone, n°53)

Le n° 53 de la revue Agone, intitulé  « L’ordinaire de la guerre », est coordonné par François Buton, André Loez, Nicolas Mariot et Philippe Olivera.

Télécharger la table des matières détaillée, les résumés des articles et l’éditorial expliquant le titre du numéro.

Parution : 14/03/2014
ISBN : 9782748902037
Format papier – 208 pages (15 x 21 cm) 20.00 €

Philippe Olivera, « Histoire des violences et violence (sociale) de l’histoire. À propos de la “nouvelle histoire” de la Grande Guerre »

Blaise Wilfert, « Aux sources d’une histoire controversée : une lecture de 14–18 Retrouver la guerre de Stéphane Audoin-Rouzeau et d’Annette Becker »

François Buton, « Norbert Elias ou la Grande Guerre du sociologue »

André Loez, « Vers une histoire au plus proche des situations sociales ? Entretien avec Claire Zalc sur l’histoire récente de la Shoah »

Claudine Vidal, « Enquêtes au Rwanda. Questions de recherche sur le génocide tutsi »

Dimitri Chavaroche & André Loez, « “L’opération a été bien menée et vigoureusement exécutée”. Un compte-rendu de coup de main à l’été 1916 »

Nicolas Mariot, « Comment faire une histoire populaire des tranchées ? »

Pour commander le numéro

Parution: Oublier l’Apocalypse (T. Hardier et J.-F. Jagielski)

Distraire les soldats en guerre n’a jamais été une priorité des états-majors. Pourtant, durant la Grande Guerre, à l’arrière comme au front, nombreux furent les moments où les combattants — confrontés à la peur et à la mort, mais aussi à l’angoissante attente —, s’efforcèrent de s’occuper, de renouer avec la vie au travers de gestes simples et de partages fraternels avec leurs camarades. S’appuyant sur de multiples témoignages et sur une riche iconographie, Thierry Hardier et Jean-François Jagielski dévoilent l’envers d’un quotidien jusqu’alors ignoré et répondent à diverses interrogations. Dans les tranchées, les Poilus ont-ils vraiment des temps de répit ? À quelles activités manuelles et intellectuelles se livrent-ils spontanément ? Comment le commandement, surpris par un interminable conflit, considère-t-il les besoins croissants de distractions au sein de leurs troupes ? Quand et sous quelles formes les divertissements encadrés par l’armée surviendront-ils ? Et dans quelle mesure les instants dérobés à la folie meurtrière aideront-ils les acteurs du drame à « tenir » ? Apport majeur à l’historiographie de la guerre 14-18, cet ouvrage nous permet d’approcher au plus près ces hommes perdus dans la tourmente et tentant malgré tout d’y échapper, ne serait-ce qu’un bref moment. « Il faut bien se distraire ! Eh oui ! Il le faut, pauvre âme », écrivait Georges Duhamel en 1918…

Thierry Hardier est docteur en histoire, enseignant et membre du CRID 14-18. Il a dirigé plusieurs ouvrages collectifs sur la Première Guerre mondiale et l’après-guerre.

Jean-François Jagielski est enseignant et membre du CRID 14-18. Il a également publié, aux Éditions Imago, Le Soldat inconnu, Invention et postérité d’un symbole (2005). Thierry Hardier et Jean-François Jagielski ont publié, aux Éditions Imago, Combattre et Mourir pendant la Grande Guerre (1914-1925), (2001).

 

ISBN : 9782849526804 ; EUR 23,00 ; 2014-01-22 ; 400 p. ; Broché.

Parutions: témoignages d’Albert Jurquet et Charles Patard

 

« La collection « Destins de la Grande Guerre » dirigée par Rémy Cazals propose, à côté des photographies de l’officier du génie Désiré Sic, deux autres publications :

– Albert Jurquet, chef de division à la préfecture de Mende a tenu un journal personnel de juillet 1914 à décembre 1918. Ce témoignage de l’arrière, redécouvert dans les années 2000, permet d’appréhender le conflit vécu par les civils, rythmé par les nouvelles des soldats du « pays » mobilisés au front et par les adaptations nécessaires d’une société en guerre.

 

GUILOINEAU Jean, Guerre à Mende. Journal de l’arrière-front 1914-1918, Toulouse, Privat, 329 p.

– Charles Patard, classe 1904, est mobilisé au 304e RI dès août 1914 alors qu’il est établi comme épicier dans un village de l’Orne. Pacifiste, proche des idées de Jaurès, « opposé dès les premiers jours à la guerre, il témoigne dans ses notes et dans la correspondance échangée avec sa femme d’une grande humanité.

 

JEGER Isabelle, « Si on avait écouté Jaurès ». Lettres d’un pacifiste depuis les tranchées. Charles Patard. Notes et correspondance 1914-1917, Toulouse, Privat, 2014, 131 p. »

 

Parutions : témoignage d’Elie Vandrand, photos de Désiré Sic

Marie-Joëlle Vandrand vient de rééditer la correspondance de guerre d’Elie Vandrand, paysan auvergnat (août 1914 – octobre 1916), déjà parue en 2000 sous le même titre : Il fait trop beau pour faire la guerre (Editions La Galipote, 63910 Vertaizon, 2014, 343 p., prix 20 euros). La couverture présente toujours ce gamin, d’une dizaine d’années, guidant la paire de vaches vers le labour, le jeune Elie tué dix ans plus tard à Verdun. Une notice sur cet intéressant témoin appartenant au monde paysan figure dans le dictionnaire en ligne sur le site du CRID 14-18, ainsi que dans le livre 500 Témoins de la Grande Guerre, sorti en 2013. En 2000, les lettres d’Elie Vandrand à ses parents opposaient déjà les sentiments réels du paysan auvergnat aux théories alors à la mode du consentement patriotique, de la Croisade, de la culture de guerre et de la brutalisation contre lesquelles s’élevaient les futurs membres du CRID 14-18 (créé en 2005). Le texte des lettres reste le même ; les pages de commentaire de Marie-Joëlle Vandrand sont encore plus nettement “cridiennes”. Une préface a été demandée à Rémy Cazals, membre du CRID 14-18, qui l’a rédigée avec grand plaisir.

Pour commander le livre : Marie-Joëlle Vandrand (mjvandrand@wanadoo.fr)

 

 

Autre parution, cent ans après la Grande Guerre, le témoignage de Désiré Sic, officier du génie, n’a rien perdu de sa force. Photographe amateur, il s’applique à fixer ce qu’il voit et vit tout au long de ses pérégrinations. Plus d’un millier de clichés et d’autres documents divers ont été conservés par la famille. Une partie en est publiée ici; elle nous dit aujourd’hui ce qu’a pu être l’expérience singulière d’un combattant du génie. La qualité esthétique des photographies participe d’une transmission poignante de l’expérience de cet « homme en guerre.

 

Parution: Reims dans la Grande Guerre

BOULANGER, J.-F., BUTON, P., CHANOIR, Y., GUGELOT, F., HARLAUT, Y. (sous la dir. de), Reims 14-18. De la guerre à la paix, Strasbourg, La Nuée Bleue, 2013. 39 €.

Ecrit avec le concours d’un grand nombre de membres du Crid 14-18 (A. Bach, R. Bendick, R. Cazals, Y. Chanoir, Y. Prouillet…), le livre Reims 14-18, avec une iconographie somptueuse, largement inédite, étudie la place de Reims dans la guerre selon trois axes. D’abord, la guerre, avec une ville proche du front et soumise au feu de l’ennemi, érigée rapidement en ville martyre. Ensuite, la mémoire du conflit, tant celle des esprits que celle dans la pierre (cimetières, stigmates…). Enfin, la reconstruction de la ville et la construction de la paix, aussi bien celle menée d’en-bas (associations, jumelages…), que celle effectuée par le haut (visite de Konrad Adenauer), malgré des vicissitudes, démontrent que l’histoire de la Grande Guerre est désormais partagée.

Parution: 500 témoins

Edités ou inédits, les témoignages des acteurs de la Grande Guerre constituent, selon Jean Norton Cru, « une manifestation unique de la pensée française ». 84 ans après son œuvre fondatrice, 33 contributeurs produisent un  nouvel  événement éditorial : un dictionnaire présentant les analyses de  500 nouveaux témoins, soldats de toutes armes et de tous grades, du 2ème classe au général, civils et civiles – notamment celles qui ont tenu un journal en pays envahis – ; autant de parcours individuels en temps de guerre. Chaque notice étudie la spécificité et les apports de l’expérience du témoin, contextualisé par des auteurs, tous spécialistes de la discipline, démontrant ainsi que les témoignages restent plus que jamais un puissant vecteur dans la production historiographique de la Grande Guerre.

 

Ouvrage collectif dirigé par

 

Rémy CAZALS,

 

Avec les contributions de :       Rémy Cazals, Jean-François Jagielski, Alexandre Lafon, Cédric Marty, Yann Prouillet et 28 autres auteurs

 

Coédité par  EDHISTO et les éditions Midi-pyrénéennes

Cet ouvrage bénéficie du Label de la Mission du Centenaire de la Guerre de 1914-1918

 

500 témoins en chiffres : 33 auteurs – 405 notices de témoignages publiés entre 1914 et 2013 – 510 témoins – 3 annexes, 4 index (dont unités, noms et toponymes) – ouvrage de 496 pages, 127 illustrations, format 17×24 cm.

 

Prix unitaire : 29 € (port offert) – ISBN 978-2-9537602-7-9

 

L’ouvrage peut être commandé à partir du 15 octobre 2013 auprès des éditions EDHISTO

 

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EDHISTO Editions

146 rue de la Creuse

Hameau de Saint-Blaise

88 420 MOYENMOUTIER (Vosges)

Tel : 03.29.41.97.42 – Fax : 09.79.94.51.88

Courriel : yann.prouillet@edhisto.eu – Site Internet : www.edhisto.eu

 

et auprès des éditions Midi-pyrénéennes, 29 rue principale, 31120 PORTET-SUR-GARONNE

http://www.edimip.com/ – Tel : 06.83.13.52.10

Diffuseur : Le Comptoir du Livre – 10 Bd de l’Europe – BP 9 – 31 122 PORTET-SUR-GARONNE

Courriel : contact@comptoirdulivre.fr  – www.comptoirdulivre.fr – Tél. 33.05.62.11.73.33 – Fax 33.05.61.72.47.73