Les commémorations de 1918

Les commémorations du 90e anniversaire de la fin de la Grande Guerre sont, à l’échelle nationale, prévues par une commission présidée par Jean-Jacques Becker. Son rapport est consultable en ligne.

Le site officiel « mémoire de 1918 » recense les principaux événements qu’elle a suscités ou validés, consultables dans un calendrier. Une conférence de presse du secrétariat d’état aux anciens combattants est prévue le 16 mai pour les présenter.

Ce rapport et ce programme ont suscité des critiques (lire le blog « Autour du Chemin des Dames » et le site de la LDH-Toulon), à mettre en perspective avec les formes mémorielles très figées qu’a pris l’hommage au « dernier poilu »: lire l’analyse de N. Offenstadt sur notre site.

Au-delà des principales manifestations, le dynamisme de la réflexion et de la mémoire du conflit, à l’échelle locale, conduit à de très nombreuses initiatives. On les trouve ainsi sur le calendrier du département de l’Aisne, théâtre des principaux combats ; sur celui de la Meuse, centré sur le rôle des Américains; sur celui de la Somme, avec de nombreux événements à l’Historial de Péronne… Quelques éléments dans l’Oise (en pdf) ; une recherche sur les sites des autres départements du front n’a pas produit de résultat…

Le programme commémoratif, mémoriel et historique de l’année 2008 est donc très chargé. Le Crid 14-18 prend part à de nombreuses manifestations qui sont indiquées dans l’Agenda.
N’hésitez pas à compléter par des commentaires cette recension sans doute très incomplète !

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One thought on “Les commémorations de 1918”

  1. A Lignerolles (650 h) petite commune périurbaine de la région de Montluçon ‘Allier)un groupe d »habitants soutenu par de nombreux descendants de poilus et la municipalité réalise une exposition pour les 9, 10 et 11 novembre 2008
    « 34 noms gravés dans la pierre : Lignerolles se souvient »
    4 panneaux faits par les élèves de l’école, poèmes, dessins, recherches ….une cinquantaine de panneaux 70 x 100 réalisés par notre petit groupe : présentations -qui sont-ils ?-la République au village ? – 34 panneaux avec actes de naissance, décès, mariage, registre recrutement, histoire personnelle (10 enfants assistés sur les 34), arbre généalogique (jusqu’à la moitié du 17° siècle pour les Lignerollais, régiment(s) et campagne, blessures et décès, photo de la sépulture (32 sur 34); à chaque poilu un texte et des photos sur un thème : conception guerre en 14, batailles (Sarrebourg, Argonne, verdun, Somme …), armement, rôle du régiment, territoriaux, armée d’Orient, conscription, prisonniers, conventions de genève et Croix Rouge, gaz (4 sur 34 sont morts suite à l’inhalation des gaz mais beaucoup de Lignerollais ont « craché leurs poumons » tout le reste de leur vie, les écclésiastiques (un séminariste sur les 34, les instituteurs (un des fils de l’institutrice)…
    quelques panneaux supplémentaires : « vie » dans les tranchées -et pourtant ils tiennent – la guerre jusqu’au bout ou la paix immédiate- les soins aux blessés- Lignerolles pendant la guerre – et après – bilans -devoir de mémoire
    A Lignerolles il ne semble pas que le concept de « culture de guerre » convienne, les poilus font leur devoir mais leur culture est plutôt une « culture de paix », une culture paysanne (faire pousser des plantes et élever des animaux, faire du vin). Pour eux, si les paysans ont accepté de se faire tuer, c’est « à cause des instituteurs », les Allemands (surtout ceux qu’ils appelaient les Bavarois) étaient comme eux (les Prussiens étaient vus comme des soldats soumis aux officiers). Bien sûr il y avait quelques poilus qui racontaient sur le mode de l’exploit (il faut reconnaitre que, vu leur histoire et leurs expériences personnelles, ce qu’ils avaient fait étaient effectivement des exploits)mais la majorité étaient muets, leurs récits brefs, allusifs, dépourvus d’apparente émotion, mettant plutôt en avant le désir de quitter la tranchée : « on se frappait les genoux avec des cuillères pour se faire mal » (sans toutefois aller jusqu’au bout de l’essai), mettant en avant l’absurde, l’aléatoire et le cruel. Exemple : « on nous a envoyé faire une reconnaissance dans le bois ; on tombe sur un groupe d’Allemands ; on fait semblant de ne pas les voir ; ils font semblant de ne pas nous voir ; et tout le monde s’en retourne.  » et la conclusion tombait, très nette : « heureusement, on n’avait pas d’officier avec nous et eux non plus, sinon je ne serai pas là pour vous raconter l’histoire ».
    Nos poilus reviennent de cette guerre, meurtris, traumatisés, pacifistes. J’ai personnellement entendu souvent évoquer le « match de football de Noël 1914 entre les Allemands et les Anglais », et ce bien avant que les médias en parlent.
    Les poilus de Lignerolles ont beaucoup écrit (à leur famille, à leur fiancée mais aussi aux « copains ») mais presque tout ce courrier a été détruit. Nous avons récupéré quelques cartes postales, quelques lettres très courtes, donnant toujours les mêmes renseignements : je suis toujours au même endroit, je vais changer, je vais bien, je suis bien soigné … et posant les mêmes questions : comment allez-vous, et les moissons, et comment vont les copains … ?

    Et toujours cette même résignation : « il en tombera encore beaucoup … le moral est très bas chez nous …on n’a même pas de bon pinard … j’espère que ta permission durera longtemps… c’est bien ce qui m’attend à la fin du mois mais ce n’est pas la peine de trop s’en faire, ça n’avance à rien …tâche de ne pas trop t’en faire… »

    Le ton des femmes qui répondent aux poilus est plus à la révolte : « il faudra tâcher de tirer un peu la jambe …pourquoi endurer tant de souffrance …il faut espérer que ce carnage finira bientôt …quand cette maudite guerre finira-t-elle ? »

    Nous livrons quelques extraits de la seule et très partielle correspondance que nous avons en notre possession, celle d’un soldat désigné par M. (car en revenant de la guerre il a rompu avec sa fiancée et il n’est pas sûr que les petites filles de la dite fiancée apprécieraient que cette histoire soit connue de tous) (nous attendons l’expo pour le savoir)
    (les fautes d’orthographe et la ponctuation sont corrigées pour une meilleure lecture des visiteurs)

    M. envoie une photo à sa sœur où il figure dans un groupe de blessés :

    « Tu vois ma chère sœur, je me suis bien repris… Tu feras voir aux petits s’ils me connaissent… »
    La sœur de M. lui répond le dimanche 16 mai 1915 :
    « Je viens de recevoir ta photo. Je suis bien contente mais je te trouve bien maigri et l’air bien fatigué. Il est vrai qu’on le serait à moins. Voilà bientôt 18 mois que tu es parti, tu dois trouver le temps bien long. Mais va ne désespère pas…. A est là depuis jeudi pour un mois …. Je suis bien contente qu’il soit là, ça fait toujours un de moins à s’inquiéter. B est toujours à l’hôpital … ».

    M. reçoit plusieurs lettres et cartes de « copains ».

    Une en date du 28 juin 1915 d’un copain poilu appartenant à l’artillerie lourde :
    « Mon cher M.
    Je viens d’arriver à mon dépôt, d’ici je tiens à t’envoyer le bonjour. J’espère que ta permission ou convalescence va bien se passer surtout qu’elle durera longtemps. Je suis apte à repartir et suis maintenu au poste d’infirmier jusqu’à nouvel ordre. Beaucoup sont versés dans l’infanterie ou le génie. Je souhaite de rester dans l’artillerie. Reçois mon cher M. une bonne poignée de main. »

    Une autre en date du 20 juillet 19187 :
    « Mon cher M.
    C’est avec plaisir que j’ai reçu ta carte du 14 ce soir. Très heureux de te savoir en bonne santé. Quant à moi tout se passe pour le mieux mais je crois que ça va barder un de ces jours quelque chose de bien. Nous avons quitté l’Aisne le 23 juin, nous avons marché 4 jours pour aller au repos près de Château-Tierry, nous avons eu 7 jours de repos et nous avons embarqué pour la Belgique où nous sommes à présent avec les Anglais. Je t’assure qu’il s’y prépare quelque chose mais sans doute que ça fera comme les autres fois. Il en tombera encore beaucoup et le résultat restera le même, je crois que ça ne veut plus finir, le moral est très bas chez nous. On ne voit plus de fin, sauf toujours pour quelques uns. Tu as dû savoir que dans notre commune la liste des Morts a augmenté. Mon frère est en convalescence jusqu’au 29. Je vais peut-être partir en perme dans 5 ou 6 jours ou à l’autre tournée au commencement d’août. Et toi quand penses-tu y retourner ? Ici on ne trouve même pas d’eau bonne à boire, le vin 2f 50 le litre et il n’y en a pas. Toi tu es dans le pays du pinard et du bon. J’y étais l’année dernière à … au mois de juin. Santé parfaite. J’espère qu’il en sera de même pour toi à l’arrivée de ma carte. Bonjour chez toi quand tu leur écriras, peut-être j’irai bientôt.
    Un copain qui te serre la main … Bonjour à R de ma part. »

    Un autre poilu lignerollais lui écrit (pas de date) :
    « Mon cher M.
    Comme j’ai mis une semaine pour rejoindre mon groupe ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai reçu ta carte. Je vois que là-bas ce n’est pas le filon. Sans doute c’est bien ce qui m’attend à la fin du mois mais ce n’est pas la peine de trop s’en faire, ça n’avance à rien. Vivement la paix que nous nous retrouvions comme avant. J’espère que tu as reçu des nouvelles de ton frère et qu’il ne lui est rien arrivé. En espérant … je te serre cordialement la main. G
    Mon vieux … tu voudras bien m’écrire quelque fois pour me dire ce que tu deviens, moi j’en ferai autant. Amitiés G. »

    Une lettre lui parvient en date du 4 août 1917 d’un permissionnaire :
    « Mon cher M.
    …j’espère que ma lettre te trouvera comme elle me quitte et surtout au repos avec les bidons pleins. Mais peut-être que tu seras aux tranchées car vous devez pas avoir beaucoup de repos encore en ce moment. Comme tu me parles je m’aperçois que tu vas parcourir tout le front, mais tâche toujours de ne pas trop t’en faire. J’ai peu de nouveau à te dire, que nous avons beaucoup nos misères pour ramasser nos récoltes, il fait que tomber de l’eau. Tu me dis que tu crois venir en perme aux environs du 25 du mois. C’est malheureux que je reparte le 25 car je t’inviterais bien à venir me voir. Au cas que tu viennes avant, viens me voir et faisle moi savoir. Notre régiment … est du côté que nous avons été blessés la première (fois). Tu as dû savoir que P a été blessé très gravement dans le Somme. Il a eu la figure traversée par une balle, le bras droit tout fracturé, les parties traversées par une balle mais il a eu de bonnes suites … Enfin j’espère que tu en récolteras bien une autre petite pour te faire passer l’hiver au chaud.
    Je termine ma lettre en te serrant la main.
    Ton copain D. Le bonjour à B et aux autres copains que j’ai connus. »

    M entretient une correspondance très nombreuse avec sa fiancée A.
    Quelques unes des cartes envoyées par A nous sont parvenues :

    « Le 22 juin 1916 … Espérons que vous resterez encore quelque temps où vous êtes …. »

    « Le 2 juillet 1916 …Excusez-moi si j’ai tardé de quelques jours à vous écrire car voilà 2 ou 3 jours qu’il fait beau et qu’il y avait beaucoup de foin à rentrer … on se demande pourquoi vous devez tant endurer de souffrance. Mais enfin il faut espérer que ce carnage finira peut-être bientôt … »

    « Le 14 juillet 1916 … comme je vois, vous êtes encore dans ces maudites tranchées. Enfin espérons que bientôt cela finira et puis ce serait grand temps. Z n’a pas donné de ses nouvelles depuis le 19 juin, ce qui fait déjà longtemps. X est venu pour un mois en convalescence, il a eu la typhoïde…. »

    « Le 22 juillet 1916. Excusez-moi si j’ai tardé un peu à vous faire réponse … en ce moment nous avons beaucoup d’ouvrages pour faire la moisson … X est venu passer 4 jours mais il est reparti … Y est venu passer un mois de convalescence mais il boite encore beaucoup … »

    « Le 7 août 1916 … Rien de nouveau au pays, il fait toujours très chaud et la moisson s’avance… »

    « Le 21 août 1916 … Je n’ai pas pu vous faire réponse plus tôt car nous avons battu. Je suis très contente que vous soyez en bonne santé. Quant à nous tout va bien. Espérons, peut-être la fin plus tôt que l’on pense … »

    « Le 8 septembre … je vous dirai que le cousin Y n’est pas encore parti de cette fois …. »

    M. est blessé dans la Somme début octobre

    « Le 22 octobre 1916 … Enfin j’aime beaucoup mieux vous savoir à l’hôpital que où vous étiez malgré peut-être que vous souffrez assez. Maintenant il faut espérer que vous … encore pour assez longtemps rester à l’abri … »

    « Le 28 octobre 1916 …Ici rien de nouveau qu’être toujours ennuyé de ne pas voir la fin de cette maudite guerre … »

    « Le 30 octobre … Maintenant que vous êtes toute une journée au lit vous avez ramassé une jolie frimousse. Enfin il faudra tâcher quand vous recommencerez à vous lever de tirer un peu la jambe et y rester le plus longtemps possible. Ici rien de nouveau au pays, il pleut tous les jours … »

    « Le 2 février … comme je puis voir vous n’êtes pas à l’abri pour trop longtemps et encore en endurant bien des souffrances. Ici … il fait très froid et il y a encore bien de la neige. La santé est assez bonne et j’espère que la vôtre s’est améliorée car je vois que vous n’êtes pas trop bien soigné … »

    « Le 13 mars … D’après les renseignements que vous avez donnés à la cousine du Theil, nous présumons que vous devez être en Alsace. Tous ces temps ici on entend beaucoup dire que cela ne durera guère plus longtemps et ce serait bien à souhaiter … »

    « Le 16 avril … On entend beaucoup dire que la guerre sera peut-être finie le mois de mai ou de juin. Si cela était vrai, et pourtant ça serait bien temps que ça finisse … »

    La cousine du Theil lui écrit le 5 mai : « … tu as dû apprendre que Y était au front depuis la veille de Pâques, il est tout près de Saint-Quentin. Pendant 3 semaines il a conduit les obus aux pièces. Ces jours derniers il est passé au train régimentaire, ce qui est bien moins au danger, surtout depuis quelque temps ce n’est pas bien bon dans ces parages … Nous espérons que cette maudite guerre finira bientôt mais ça ne va pas vite … W est rentré de permission … mais il n’est pas au danger … »

    Le séminariste Jules Nicolaon écrit en 1914 à un prêtre du séminaire avec lequel il est très lié. Ces documents proviennent des Archives départementales 75J88 fonds de l’évêché. Il est caporal au 98° RI de Roanne, 3° Bataillon, 12° Cie, 13° CA

    « CARTE POSTALE
    … Je voulais attendre que les choses se soient arrangées mais elles ont bien mal tourné. Je m’y attendais. C’est pourquoi je n’ai guère été surpris hier soir, quand la nouvelle de la mobilisation nous est arrivée. J’ai accepté l’épreuve très chrétiennement. A quoi bon du reste de se tourmenter. Il n’y a qu’une chose à faire, accepter ce que le Bon Dieu nous enverra par amour pour lui et faire son devoir jusqu’au bout. ……

    CARTE POSTALE
    … Pauvre Eglise de France, que va-t-elle devenir avec tant de prêtres qui vont partir au feu. Enfin encore une fois, courage et espérance. Si Jésus nous veut avec lui – volontiers nous lui abandonnerons notre vie. ….
    28 Octobre 1914
    … Dans les premiers jours de notre arrivée sur la ligne de feu, j’ai tardé un peu trop à m’acquitter de ce devoir [vous écrire] et dès qu’un certain temps a été passé, sous la poussée de l’imminence toujours croissante du danger, j’ai fini par perdre toute idée d’écrire – à quoi bon, me disais-je, après tout donner de mes nouvelles aujourd’hui alors que demain Dieu me rappellera peut-être à lui. … Notre psychologie est facile à faire maintenant, car on n’a guère qu’un seul souci : faire son devoir en se recommandant à Dieu. De l’avenir, il n’en est plus question. Il est curieux de voir comme on arrive à se détacher de tout, et sans tristesse cependant. La bonne humeur du troupier français sait trouver le mot plaisant jusqu’au milieu du danger. Entre deux distributions d’obus on reprend facilement espérance, l’on ose même penser au retour. Oh ce retour le reverrai-je !! …….
    … Vous devez être bien informés par la presse sur la situation d’ensemble… Elle prend bonne tournure, ça fait plaisir. Quand vous m’écrirez, si ça ne vous dérange pas trop, veuillez me mettre dans votre lettre un coupon de journal qui donne des nouvelles récentes. On est toujours heureux de savoir ce qui se passe. …………

    Décembre 1914
    … de la négligence sans doute, mais le plus souvent le dégoût d’écrire inspiré par la vision prochaine de la mort. Ce n’était rien moins qu’un mauvais procédé… au cours de ces mois de fatigues et de privation, … Je ne me suis jamais laissé trop abattre par la fatigue et la présence du danger… – et puis la grossièreté de l’entourage – oh, de ce côté, je suis mal partagé… Notre situation s’est bien améliorée. Le ravitaillement se fait d’abord aussi bien que possible, et d’un autre côté nos voisins d’en face sont un peu moins agressifs. C’est tout à leur avantage, il est vrai car nous ne les avons pas ménagés chaque fois qu’ils ont tenté de nous déloger de nos positions. … Je suis en ce moment tout près d’eux, à peu près la distance qui sépare l’esplanade du cours Bercy. Tout près de là, j’ai passé un mois dans une petite caverne. J’y étais seul, un peu à l’étroit, un mètre de profondeur, avec comme largeur juste de quoi m’asseoir, mais je m’y plaisais……. »

    Les femmes qui ont perdu un fil, un frère ou un mari : toujours en noir , interdit de parler de la guerre , interdit de jouer de la clarinnette , la vie devient un long calvaire , « je n’ai jamais vu ma grand-mère (a perdu son fils et son fils adoptif en sept 14 à 2 jours d’intervalles puis son beau-frère alors que son mari était mort d’un cancer en 14 et que sa 1° fille était gravemant handicapée)rire, … je ne l’ai même jamais vu sourire » ;
    Ma propre grand-mère qui a perdu son petit frère en Macédoine (beaucoup de recherches et aucune trace nulle part) et a dû remplacer son mari à la charrue a gardé de la guerre de 14, un souvenir horrible, épouvantable : elle en parlait souvent.

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