Mise au point historiographique sur les mutineries de 1917

André Loez, auteur de 14-18. Les refus de la guerre,  vient de rédiger une brève synthèse très éclairante sur l’historiographie des mutineries de 1917, à la demande du Conseil scientifique la Mission du Centenaire de la Première Guerre Mondiale. En voici les premières lignes :

Les mutineries sont des refus collectifs d’obéissance. Elles apparaissent en 1917 dans les armées françaises, mais aussi russes et italiennes. Elles accompagnent d’autres formes de protestation dans la société civile : grèves, manifestations contre la hausse des prix, meetings pacifistes, qui témoignent de la lassitude et des tensions suscitées par la prolongation de la guerre dans des populations déjà endeuillées par d’énormes pertes. Elles s’inscrivent dans un mouvement d’indiscipline et de désobéissance plus ancien qui prend diverses formes : soldats qui se mutilent eux-mêmes ou désertent, crient « à bas la guerre » ou chantent l’Internationale, retards de permission, refus d’obéissance, trêves et fraternisations, rares mais non limitées à Noël 1914. Ces manifestations, individuelles ou collectives, restaient généralement isolées et concernaient de faibles effectifs avant 1917. Mais la guerre dure, les morts s’accumulent, le refus de la guerre monte. Les mutineries qui le traduisent dans l’armée française sur le front ouest, revêtent une tout autre importance. Elles ont fortement inquiété les autorités et laissé une trace profonde dans la mémoire.

– L’armée française est ainsi affectée en mai-juin 1917 par une vague de désobéissance qui se manifeste au grand jour par trois types de phénomènes : des protestations individuelles, des désertions plus nombreuses, et, fait nouveau, des manifestations collectives extrêmement variées. Pour ces dernières, on a pu recenser 113 incidents différents, étalés du 29 avril au 5 septembre 1917, avec un pic d’intensité autour du 1er juin où surviennent une quinzaine de manifestations collectives de désobéissance.

– Ces événements, pour ceux qu’on sait localiser, ont lieu dans une assez large aire géographique : 55 dans l’Aisne, 25 dans la Marne, 6 dans les Vosges, 5 dans la Meuse, et quelques-uns dans l’Oise, la Somme, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, sans oublier tous les faits impliquant des permissionnaires et militaires en déplacement, dans des trains et des gares très loin à l’arrière (Paris, Nantes, Quimper, Limoges, Aurillac, Lyon, Nîmes, Béziers…).
– Les mutineries elles-mêmes ne se produisent presque jamais en premières lignes où le refus est impraticable, mais dans les cantonnements de l’arrière-front, où des soldats rassemblés peuvent esquisser un mouvement social, souvent à l’annonce de leur remontée aux tranchées, ou encore dans les dépôts militaires, les baraquements et les gares.
– Le nombre des mutins ne peut être connu avec certitude : quelques milliers pour les révoltés les plus actifs et revendicatifs, des dizaines de milliers si l’on inclut tous ceux dont la désobéissance est plus ponctuelle ou furtive. Par rapport aux combattants des divisions en ligne, seuls véritablement concernés, la proportion est peut-être de l’ordre d’un sur quinze ou sur vingt.

Ces faits n’ont pas tous laissé de sources permettant de bien les connaître, mais des rapports d’officiers, des témoignages, des extraits de lettres figurant au contrôle postal et des procédures judiciaires ont permis aux historiens d’apporter de nouveaux éclairages[1]. Il n’est plus possible de réduire les mutineries à un seul aspect, une seule « essence », une nature unique ni d’en donner une explication simple. Plusieurs affirmations courantes méritent d’être révisées.

Lire la suite sur le site de la Mission Centenaire

 

Dominique Richert sur Internet et Twitter !

Photographie de Dominique Richert qui illustre son compte Twitter

Dominique Richert est un agriculteur d’un petit village entre Alsace et Territoire de Belfort, né en 1893. À l’âge de 20 ans, il est appelé sous les drapeaux dans la première compagnie du 112e régiment d’infanterie, stationné à Mulhouse. Pendant plus de quatre ans, il est un acteur et témoin de la Grande Guerre, au sein de l’armée allemande, fréquentant de nombreux champs de bataille (Belgique, Roumanie, Russie, France). A l’issue de la guerre, il décide de coucher par écrit son expérience. Son récit, publié en 1989, que l’on compare à celui de Louis Barthas, a constitué une source précieuse pour Frédéric Rousseau dans le cadre de son travail sur l’expérience combattante (La Guerre censurée. Une histoire des combattants européens de 14-18, Paris, Seuil, 1999). Une notice est également consacrée à son témoignage dans le dictionnaire des témoignages.

Or, voilà qu’il y a peu, Dominique Richert connaît une seconde vie sur la toile. Un site (http://www.1418-survivre.net), riche en informations et à la présentation agréable, permet de consulter les manuscrits, des documents en lien avec les diverses éditions du récit, des vidéos qui donnent un éclairage particulier au témoignage. Il offre aussi la possibilité de commander un exemplaire des Cahiers d’un survivant. On peut également suivre l’actualité de ce Dominique Richert 2.0 en s’abonnant à son compte Twitter : @dominik_richert. Très belle initiative qui permet de découvrir et redécouvrir ce témoignage.

Histoire d’un sacrifice : Robert, Alice et la guerre

Nicolas Mariot vient de publier la correspondance qu’a entretenue Robert Hertz avec sa femme Alice au cours de la guerre.

Mobilisé en août 1914, Robert Hertz a entretenu avec sa femme Alice une correspondance quotidienne où se lit la flamme d’un engagement sans limite. Pour se hisser à la hauteur de son idéal patriotique, Robert se porte volontaire afin de quitter sa première affectation, éloignée des combats, et rejoindre le front où il trouvera la mort quelques semaines plus tard. La guerre de ce jeune sociologue – l’élève préféré de Durkheim – n’aura duré que huit mois.

Les pages de ce livre constituent une longue promenade à travers la forêt de mots fébrilement jetés sur le papier par Robert et Alice Hertz. Elles donnent à lire le pas de deux d’un sacrifice, la fabrique épistolaire d’un martyre. « Aimée, ne crois pas que je gémis et que je doute. J’irai jusqu’au bout, si long que soit le chemin », écrit Robert à sa femme fin octobre 1914. Un mois avant d’être tué encore, le serment est répété : « Nous avons fait vœu d’aller jusqu’au bout. Ce sera encore très long, très dur. » La correspondance creuse un tourbillon de « si je ne reviens pas… »

Il s’agit de faire de cette radicalisation intime le cœur même du livre, de tenter de comprendre pourquoi, à chaque fois qu’il reçoit une mise en garde, Robert passe outre et choisit de franchir un pas supplémentaire dans l’engagement sans retour. Il s’agit de prendre à bras-le-corps ce que veut dire : mourir pour des idées.

Ce livre n’est pas seulement l’histoire d’un couple dans la Grande Guerre. Il est l’histoire d’une radicalisation intime, le pas de deux d’un sacrifice, la fabrique épistolaire d’un martyre. Pourquoi un sous-officier qui avait toutes les ressources pour échapper à l’hécatombe choisit-il la fuite en avant vers la mort ? Comment devient-on un fou de guerre ? La correspondance du sergent Hertz, dans sa singularité même, apporte des réponses à ces questions.

Les références du livre :

Nicolas Mariot, Histoire d’un sacrifice. Robert, Alice et la guerre (1914-1917), Paris, Seuil, coll. « L’Univers historique », 2017, 434 p., ISBN : 978-2-02-134370-0.

Présentation de l’ouvrage et table des matières

Des voix et des choix. Hexham, Metzingen et Noyon, trois villes dans la Grande Guerre

Du 14 janvier au 15 avril 2017, l’exposition « Des voix et des choix. Hexham, Metzingen et Noyon, trois ville dans la Grande Guerre » est à voir à la Galerie du Chevalet à Noyon. Thierry Hardier s’est occupé des recherches et de la réalisation de la partie consacrée justement à Noyon tandis que les élèves du collège Paul Eluard ont prêté leur voix pour faire entendre des témoignages dans les 3 langues.

Les trois villes jumelées d’Hexham,
Metzingen et Noyon ont connu des destins
variés au cours de la Première Guerre mondiale.
Tandis que Noyon était le théâtre d’opérations
militaires, les villes anglaises et allemandes
fournissaient des contingents composés
d’hommes quittant bien souvent pour la
première fois leur terre natale. Les témoignages
laissés par tous ces protagonistes reflètent la
confrontation avec le front ou l’occupation. Pour
certains, le refus de porter les armes montre
une résistance à la guerre ; pour d’autres, le
choix dépendait du contexte où ils se trouvaient.
Autant de voix et de choix à entendre et
comprendre à travers cette exposition.

Informations pratiques :

  • Exposition du 14 janvier au 15 avril 2017
    Noyon – Galerie du Chevalet
    Place A. Briand – 60 400 NOYON
  • Entrée libre et gratuite
  • Renseignements :
    www.ville-noyon.fr
    03 44 93 28 20

Bienvenue sur le site du Crid 14-18

Né en 2005, le Collectif de recherche international et de débat sur la guerre de 1914-1918 est une association de chercheurs qui vise au progrès et à la diffusion des connaissances sur la Première Guerre mondiale. Pour cela, il met à la disposition de tous des textes et des outils scientifiques et pédagogiques, ainsi qu’un dictionnaire en ligne des témoignages. On peut accéder à ces différentes rubriques par le menu latéral.

Souscription : journaux croisés d’un dessinateur et d’un comte dans la Grande Guerre

La publication des journaux de guerre du soldat Henri Rouillon et du sergent de Maillard est l’aboutissement d’un projet pédagogique mené par des professeurs du collège Eluard de Noyon avec des élèves volontaires.
L’ouvrage est préfacé par Nicolas Mariot, chercheur au C.N.R.S., qui s’intéresse notamment aux rapports sociaux entretenus par les combattants dans les tranchées.

Ce livre est illustré par les dessins, aquarelles et plans réalisés par Henri Rouillon.
Caractéristiques du livre : 16 x 23 cm, broché, plus de 400 pages, plus de 120 illustrations (en couleur), un index des personnes et des lieux cités ainsi que des annexes.

Pour souscrire, merci de télécharger le bulletin pour le renvoyer accompagné d’un chèque.

Présentation de l’ouvrage :

Pendant 21 mois, entre avril 1915 et décembre 1916, le 94ème R.I.T. occupe les tranchées sur les bords de l’Aisne à l’est de Soissons, d’abord à Vénizel, puis à Villeneuve-Saint-Germain. Lorsque les hommes sont relevés du front, ils vont régulièrement cantonner à Belleu, Billy-sur-Aisne et Septmonts.
Henri Rouillon, d’abord tanneur puis dessinateur technique à Paris, a 36 ans lorsqu’il arrive sur le front en 1914. Simple soldat, Il tient quasi quotidiennement, pendant plus de 4 ans, un carnet de route dans lequel il note avec précision ses activités, les faits saillants de la journée ou encore ses distractions parmi lesquelles celle de faire des dessins – d’un graphisme élégant et sûr.
Le comte Henry de Maillard, né au château de la Combe en Dordogne, vit de ses rentes lorsqu’il est mobilisé en 1914 à l’âge de 40 ans. A travers son récit d’un style alerte et rédigé dans une très belle langue, ce sergent décrit son quotidien et nous livre ses impressions sur la guerre et les hommes qu’il commande.
Ces deux journaux, publiés dans leur intégralité, constituent déjà des témoignages rares et très précis sur la vie dans les communes situées à l’est et au sud-est de Soissons pendant la guerre. De plus, ils émanent de deux hommes qui étaient pendant une grande partie de la guerre dans la même unité, au même moment et dans le même secteur. Leur comparaison permet de voir si deux combattants, avec des origines sociales et des grades différents, ont décrit et ont vécu leur expérience combattante de la même façon.

12 et 13 novembre 2016 : Journées du livre de Craonne

Autour du 11 novembre, se tiennent chaque année les journées du livre de Craonne. Au programme, des rencontres et discussions autour de l’actualité éditoriale sur la Grande Guerre, des dédicaces, mais aussi des expositions, une marche, une soirée cinéma. Bref, un programme riche avec de nombreux membres du CRID 14-18 venus présenter leur ouvrage : Thierry Hardier, Charles Heimberg, Stefanie Prezioso, Yann Prouillet.

Le programme complet est à télécharger et lire ici :

L’ordinaire de la guerre : séminaire mensuel à l’ENS de Lyon

 

L’ordinaire de la guerre : Guerres et violences extrêmes sous le regard des sciences sociales

Séminaire mensuel – ENS Lyon

Organisateurs : Sylvain Bertschy, François Buton, Boris Gobille, André Loez, Nicolas Mariot, Philippe Olivera, Emmanuelle Picard.

Programme 2016-2017 (pdf) : séminaire ordinaire de la guerre 2016-2017

Le séminaire a lieu le mardi de 14h00 à 16h30 aux dates indiquées dans le programme ; il  se déroule à l’ENS de Lyon (15 Parvis R. Descartes, 69007 Lyon).

« L’ordinaire de la guerre. Guerres et violences extrêmes sous le regard des sciences sociales » est un séminaire de lectures et de travail sur documents, consacré à l’analyse des explications que les sciences sociales prétendent apporter aux phénomènes de violence collective, sans spécialisation sur une période ou aire géographique particulières. Les auteurs des travaux discutés peuvent être présents et intervenir sans qu’il s’agisse là d’une règle systématique. Le séminaire est ouvert à des participants de toutes disciplines et de toutes institutions. Aussi souvent que possible, le responsable de séance choisit un ou plusieurs articles ou chapitres d’ouvrage qu’il distribue en amont en format papier ou envoie aux participants sous forme électronique. Ces textes sont considérés avoir été lus avant chaque séance. Après une présentation orale des extraits, la discussion collective s’engage.

Programme 2016-2017: « L’ordinaire et les “guerres civiles“ »

11 octobre : André Loez, Nicolas Mariot, François Buton. Les enjeux historiographiques de “l’ordinaire de la guerre”  et des “guerres civiles“.

22 novembre : Philippe Olivera. À propos de Chris Ealham, Anarchism and the City, Revolution and Counter-revolution in Barcelona, 1898–1937 (AK Press, 2010).

6 décembre : Nicolas Mariot. L’organisation en cellules de la société rwandaise : du génocide des Tutsi aux tribunaux Gacaca.

24 janvier : Cécile Jouhanneau, à propos de Sortir de la guerre en Bosnie-Herzégovine. Une sociologie politique du témoignage et de la civilité. (Karthala, 2016). Séance présentée par François Buton.

28 février : Adam Baczko, Gilles Dorronsoro et Arthur Quesnay, à propos de Syrie : Anatomie d’une guerre civile. (CNRS éditions, 2016). Séance présentée par Boris Gobille et François Buton.

28 mars : Jérémie Foa, Présentations de soi dans la guerre civile : le cas des guerres de Religion (1562-1598). Séance présentée par André Loez et Emmanuelle Picard.

9 mai : Quentin Deluermoz, Briser et recomposer les routines quotidiennes : l’exemple de la Commune de Paris. Séance présentée par Boris Gobille et Nicolas Mariot.

6 juin : François Godicheau et Josep Antoni Pozo Gonzalez sur la guerre d’Espagne. Séance présentée par Philippe Olivera.

 

 

(programme 2015-2016 ci-dessous)

 

: [photographie de presse] / [Agence Rol] »]
Cliquer sur l'image pour télécharger le programme

Le séminaire lyonnais qui a déjà donné lieu à une publication très stimulante et vivement recommandée, repart pour une nouvelle année avec un nouveau programme. Aux manettes de ce séminaire cette année : Sylvain Bertschy, François Buton, Boris Gobille, André Loez, Nicolas Mariot, Philippe Olivera, Emmanuelle Picard.

 

Le séminaire a lieu

le mardi de 14h00 à 16h30

aux dates indiquées dans le programme ;

à l’ENS de Lyon

(15 Parvis R. Descartes, 69007 Lyon).

 

« L’ordinaire de la guerre. Guerres et violences extrêmes sous le regard des sciences sociales » est un séminaire de lectures et de travail sur documents, consacré à l’analyse des explications que les sciences sociales prétendent apporter aux phénomènes de violence collective, sans spécialisation sur une période ou aire géographique particulières. Les auteurs des travaux discutés peuvent être présents et intervenir sans qu’il s’agisse là d’une règle systématique. Le séminaire est ouvert à des participants de toutes disciplines et de toutes institutions. Aussi souvent que possible, le responsable de séance choisit un ou plusieurs articles ou chapitres d’ouvrage qu’il distribue en amont en format papier ou envoie aux participants sous forme électronique. Ces textes sont considérés avoir été lus avant chaque séance. Après une présentation orale des extraits, la discussion collective s’engage. »

Le programme :

13 octobre: « Les enjeux historiographiques de “l’ordinaire de la guerre” ». Séance introductive présentée par André Loez et Nicolas Mariot.

 

3 novembre: « Encadrement autoritaire et subjectivation. Autour de Bernard Pudal et Claude Pennetier (dir.), Le sujet communiste. Identités militantes et laboratoires du  »moi », Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2014 ». Séance présentée par Bernard Pudal, discussion : Nicolas Mariot.

 

8 décembre : « Un regard renouvelé sur les périodes d’occupation ». Autour de Philippe Salson, L’Aisne occupée. Les civils dans la Grande Guerre, Rennes, PUR, 2015 et de F. Marcot et P. Laborie (dir.), Les comportements collectifs en France et dans l’Europe allemande, Historiographie, normes, prismes 1940-1945, PUR, 2015 ». Séance présentée par André Loez.

 

12 janvier : « L’ordinaire de la révolution : l’été 1936 en Catalogne à l’échelle locale ». Autour de Josep Antoni Pozo Gonzalez, Poder legal y poder real en la Cataluña revolucionaria de 1936 , Espuela de Plata, 2012. Séance présentée par Philippe Olivera.

 

2 février : « “La tête en capilotade”. Les soldats de la Grande Guerre internés dans les hôpitaux psychiatriques (France, 1914-1970) ». Séance présentée par Marie Derrien.

 

15 mars : « Les racines de la Terreur révolutionnaire ». Autour de Timothy Tackett, The Coming of Terror in the French Revolution, Cambridge, The Belknap Press of Harvard University Press, 2015. Séance présentée par Boris Gobille.

 

3 mai: « L’historiographie américaine face aux violences de la conquête coloniale en Algérie ». Autour de Benjamin Brower, A Desert Named Peace – The Violence of France’s Empire in the Algerian Sahara, 1844-1902, Columbia UP, 2011. Séance présentée par François Buton.

 

7 juin : « L’organisation en cellules de la société rwandaise : du génocide des Tutsi aux tribunaux Gacaca ». Séance présentée par Nicolas Mariot.

« Sous l’uniforme : recrutement et trajectoires militaires de 1889 à 1919 »

Fiche matricule de Claudius Régaud

Le prochain atelier de doctorants Lectures sociales de la guerre aura lieu mercredi 8 juin au SHD de Vincennes.

L’histoire de la Grande Guerre a très largement été écrite sans que l’on connaisse précisément la composition sociale de l’armée française. Cet atelier a pour but de présenter les travaux de jeunes chercheurs qui contribuent à combler cette lacune et démontrent l’existence de corrélations entre trajectoires sociales et expériences militaires :

  • 9h30-10h15 : Présentation de la thèse de Mathieu Marly, « L’âme des régiments. Le corps des sous-officiers. Recrutement, promotion et discipline dans les rangs de l’armée française (1872-1914) »
  • 10h30-11h15 : Présentation de la thèse d’Erwan Le Gall, « Le 47e régiment d’infanterie pendant la Première Guerre mondiale ».
  • 11h30-12h30 : Discussion collective animée par Nicolas Mariot.

Lieu : château de Vincennes, salle des cartes du Pavillon du Roi (Métro : Château de Vincennes, Ligne 1)

Entrée libre, gratuite, sans inscription (carte d’identité obligatoire).

L’atelier « Lectures sociales de la guerre » a pour objectif de permettre la mise en place d’un espace de travail scientifique pluridisciplinaire (sciences humaines et sociales) partagé entre doctorant-e-s, post-doctorant-e-s et chercheur-e-s plus avancés. Autour de la problématique « guerre », il s’agit de proposer un lieu de discussion (objets, méthodologie, problématiques, sources…) et de confrontation scientifique. Sur différents terrains (éducation, santé, médecine, littérature, armée, etc.), à travers des objets bien délimités et à des échelles variées (sociétés nationales, groupes sociaux, catégories ou groupes intermédiaires, individus) les discussions mettront en jeu des recherches en cours qui tentent empiriquement de saisir « ce que la guerre fait aux mondes sociaux et aux agents qui en font l’expérience ».

L’atelier est ouvert, sans inscription préalable, à toutes celles et à tous ceux pour qui la guerre constitue un objet de recherche (même partiel) investi empiriquement et dans une perspective historique (même réduite). Pour participer à l’initiative ou simplement être informé des évolutions du projet et du calendrier des rencontres, rejoignez la liste de diffusion :
https://listes.ens-lyon.fr/sympa/info/guerres

Le CRID 14-18 : 10 ans de travail sur le Chemin des Dames

Le CRID 14-18 en 4 colloques

A l’occasion de la marche organisée le samedi 16 avril, le CRID 14-18 présentera en la mairie de Craonne, aux côtés des associations amies La Cagna et Chemins de Mémoire Sociale, un bilan du travail mené sur ce territoire depuis 10 ans.

Noël Genteur, président de la Cagna et ancien maire de Craonne, débutera la conférence de presse par un historique.

Frédéric Rousseau rendra compte, pour le CRID 14-18, des travaux effectués par le collectif.

Didier Cochet, président de l’association Chemins de Mémoire sociale, présentera les actions commémoratives envisagées à l’occasion du centenaire de l’attaque du 16 avril 1917.

Attention ! L’entrée n’est pas libre : un carton d’invitation est nécessaire pour assister à la conférence de presse.