« 14-18, le bruit et la fureur » : regard critique

Julien Mary, membre du Crid 14-18, propose sur le site du CVUH un compte-rendu critique du documentaire TV de Jean-François Delassus diffusé sur France 2 à l’occasion du 90e anniversaire de l’armistice de 1918:

14-18, le bruit et la fureur : chronique d’une offensive télévisuelle

Voir également, sur Mediapart, Histoire et propagande: généalogie d’un documentaire

Exposition: Lot-et-Garonnais dans la Grande Guerre

Archives départementales de Lot et Garonne

Place de Verdun

47000 Agen

Du 12 octobre au 19 décembre 2008

En août 1914 débute en Europe un conflit qui, très vite, se transforme en affrontement mondial au bilan humain effroyable : 11 millions de morts, 20 millions de blessés, 6 millions et demi d’invalides.

Éloigné des champs de bataille, le Lot-et-Garonne participe à l’effort de guerre : il recueille dans les hôpitaux alors mis en place les très nombreux combattants blessés, fabrique dans ses usines armes et munitions, réquisitionne chevaux, nourriture et vêtements pour l’armée. Mais surtout, comme les autres départements, il fournit, dès la mobilisation, tous ses hommes en âge de combattre, jeunes ou plus âgés, conscrits ou réservistes.

Á l’occasion du 90e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918, qui met fin à cette guerre totale, le Conseil général de Lot-et-Garonne a chargé les Archives départementales de réaliser une exposition qui présente les habitants du département dans cette tourmente.

Cette manifestation a pour but d’évoquer la vie quotidienne, les préoccupations, l’état d’esprit des hommes et des femmes, des civils ou des militaires, au front comme à l’arrière, de la mobilisation d’août 1914 à la victoire douloureuse de novembre 1918.

Elle permettra à un vaste public d’adultes et de scolaires de découvrir des documents écrits -et en particulier de nombreuses lettres échangées entre les poilus et leurs familles – , mais aussi des objets, des photographies ou des dessins, originaux conservés dans les collections publiques ou prêtés par des particuliers.

Cette exposition se tiendra du et sera ouverte gratuitement au public de 13h30 à 17h00 du lundi au vendredi et de 14h00 à 18h00 le dimanche.

Le matin est réservé aux groupes scolaires et visites guidées (pour groupes seulement).

Réservation au 05.53.69.42.67.

Voir également la malette pédagogique en ligne qui accompagne l’exposition.

Le Monde – Hors-série « Les traces d’une guerre »

Sorti le 16 octobre 2008, le hors-série 14-18 du journal Le Monde (7€) est particulièrement riche.

Outre des présentations de synthèse sur les mots de la guerre, la photo, le cinéma, ou les fusillés, ce hors-série richement illustré comprend des documents inédits notamment des correspondances du front et de l’arrière (un médecin à Verdun, une jeune fille allemande…), un grand entretien avec Antoine Prost et un autre avec le président du Sénégal Abdoulaye Wade.

On y trouve également la photo d’une fraternisation utilisée pour l’affiche et l’ouvrage issus du colloque « Obéir/désobéir, les mutineries de 1917 en perspective » (p. 35).

Signalons une petite erreur, la dénomination du Crid 14-18 étant confondue à la p. 81 avec celle de son quasi-homonyme le Centre de recherche de d’information pour le développement !

Emission de radio : « L’histoire et moi » consacrée à la Grande Guerre (samedi 30/8, 17h05)

L’émission de France Inter reçoit aujourd’hui André Loez  (Crid 14-18) pour évoquer la Grande Guerre. Le principe de l’émission « L’histoire et moi » de Sandrine Mercier et Laurence Giordano est de confronter l’histoire vécue au regard des historiens: ici, la discussion porte sur le soldat Pierre Rouquet, combattant de Verdun et du Chemin des Dames, qu’évoquent son petit-fils et son arrière-petite-fille à partir de documents sonores qui sont commentés et discutés ensemble.

Le samedi 30 août 2008 à 17h05.

Voir le site de l’émission

Écouter l’enregistrement mp3 (clic droit pour télécharger)

« Les fantômes de 1918 ». Soirée du 30 août à la Butte Chalmont

La Butte Chalmont constituera le décor de la grande veillée-spectacle en plein air qui est proposée par le Conseil général de l’Aisne, le samedi 30 août prochain, dans le cadre du 90e anniversaire de l’année 1918.

On y trouve le grand monument de Paul Landowski, Les fantômes (1934)

Voir tous les détails sur la brochure (format .pdf)

Ou sur le site du Conseil Général.

Samedi 8 novembre: La Grande Guerre aujourd’hui. 14-18 dans le monde social

La Grande Guerre aujourd’hui.14-18 dans le monde social

Rencontres, Samedi 8 novembre 2008

Amphithéâtre Turgot, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne

17 rue de la Sorbonne, Paris, 9 h 30 – 18 h 30

Entrée libre dans la mesure des places disponibles

Télécharger le programme au format .pdf

La Grande Guerre ne cesse de nourrir notre présent. Artistes, romanciers, cinéastes la mettent en scène, amateurs et passionnés entretiennent les sites du conflit ou recherchent les traces de leur ancêtre dans les tranchées et les expéditions. Les gouvernements ne manquent pas une occasion de célébrer la bataille de Verdun voire les soldats fusillés.

Comment comprendre cette force des mémoires de 14-18 dans la société française ? Comment la Première Guerre mondiale parle-t-elle au présent ?

Pour saisir ces enjeux historiens, artistes, journalistes et « praticiens » de la Grande Guerre exposent, dans cette journée, ouverte à la discussion, leurs approches contemporaines de la « der des ders ».

I) ENJEUX ET DÉBATS

Présidence de séance : François Cochet, Université de Metz

9 h 30 -13 h 00

Ouverture par Frédéric Rousseau, Président du Crid 14-18
Faut-il encore des témoignages combattants ? Chercher, publier, comprendre les récits des témoins de 14/18, Rémy Cazals, Université de Toulouse-Le Mirail
La Grande Guerre vue des sciences sociales, Nicolas Mariot, CNRS
La Grande Guerre sur internet, André Loez, Crid 14-18-Université de Montpellier III
– Cérémonies d’aujourd’hui ? Les obsèques du dernier poilu, Nicolas Offenstadt, Université de Paris-I ; Réhabiliter les fusillés? par André Bach, général E.R., Crid 14-18
La place de la Grande Guerre dans l’école en France, Benoît Falaize, Chercheur à l’Institut National de la Recherche pédagogique
« Couvrir » la Grande Guerre au quotidien, Benoît Hopquin, journaliste au Monde,
12 -13 h Discussion

II) LES LIEUX DE LA GRANDE GUERRE, 14 H -18 h 30
Présidence : Christian Chevandier, Université de Paris I
Grande Guerre et muséographie ou Comment faire un musée sur la Grande Guerre aujourd’hui. Le cas du centre Marne 14/18, Philippe Olivera, Crid 14-18
Filmer la Grande Guerre, Gabriel Le Bomin, cinéaste, auteur des Fragments d’Antonin
La Grande Guerre comme fiction, Didier Daeninckx, écrivain, auteur notamment de Le der des Ders et Varlot soldat
La Grande Guerre dans le Rock et la Pop française aujourd’hui, Nicolas Offenstadt
– 15 h 20 pause
Ce que l’art peut dire de la Grande Guerre, Christian Lapie, sculpteur, auteur de Constellation de la Douleur en hommage aux Tirailleurs sénégalais
Créer des lieux. Le Patrimoine 14/18 dans les Vosges, usages d’aujourd’hui, Yann Prouillet, Crid 14-18
Que faire de Verdun au XXIe siècle ? Serge Barcellini, contrôleur général des armées, chargé de Mission pour Verdun par le Conseil général de la Meuse
– 17 h Discussion générale
17 h 45 : Conclusions de la journée :
– Elise Julien, Institut d’Etudes Politiques de Lille : La Grande Guerre aujourd’hui dans le monde social : qu’en est-il en Allemagne ?
– Jean Birnbaum, Le Monde : La Grande Guerre dans le contemporain

Contact : nicolas.offenstadt@univ-paris1.fr

Supplément « 1918 » de Libération, 11 juillet 2008

Couverture de la brochure \

Le Conseil Général de l’Aisne renouvelle son effort d’information et de diffusion des connaissances sur la Grande Guerre à travers une importante brochure gratuite. Celle-ci, dont Rémy Cazals a assuré la direction scientifique, sera disponible gratuitement en kiosque avec le quotidien Libération le vendredi 11 juillet 2008 dans les régions Paris-Ile-de-France et Picardie. Elle sera également diffusée largement dans le département de l’Aisne à partir du 12 juillet : Caverne du Dragon – Musée du Chemin des Dames, Familistère Godin, mairie de Craonne, Réseau des Offices de tourisme et syndicats d’initiatives de l’Aisne.

Oeuvre éminemment collective, cet ouvrage n’aurait pu voir le jour sans le concours, l’enthousiasme et l’aide efficace déployés tout au long de l’élaboration de cet ouvrage par de nombreux personnels du Conseil Général de l’Aisne; un merci tout particulier à Damien Becquart, chargé de mission Chemin des Dames/Familistère de Godin; Anne Bellouin, responsable du Musée du Chemin des Dames/Caverne du Dragon; Pascale Cartegnie, responsable du service Communication; François-Xavier Dessirier, photographe et rédacteur, service communication; Laurence Moutarde, graphiste; Annie Beauvillain, chargée de communication.

Pour plus d’informations, contact Conseil général de l’Aisne :servicecom@cg02.fr

Enfin, cette opération est complétée par la mise en ligne sous forme de brochure interactive (feuilletable) de la publication « 1917 Le Chemin des Dames » à partir de juillet 2008 sur les sites suivants : www.aisne.comwww.chemindesdames.fr

www.caverne-du-dragon.fr

Du nécessaire recours aux sources pour guider la mémoire

Décidément les Français ne sont pas prêts d’avoir une présentation historiquement apaisée des guerres passées si l’on en juge par deux réactions  apparues dernièrement suite à la déclaration de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants selon laquelle la situation des fusillés de 14-18 serait réexaminée.  L’historien n’intervient pas dans cette polémique mais il se doit de relever les approximations qui émaillent çà et là l’expression de ces opinions. Yves Lemoine  dans la série Rebonds de Libération du 29 Mai en commet quelques-unes. Dire qu’avant Pétain les poilus n’avaient qu’une permission de 36 h tous les 6 mois  est faux. Les permissions établies depuis juillet 1915 étaient de 7 jours tous les quatre mois et c’est d’ailleurs ce non-respect durant la préparation de l’offensive Nivelle qui fut un des aliments des contestations de 1917.

L’armée n’était pas composée comme décrite par Yves Lemoine de gamins de 16 à 20 ans, mais de  toute la population active de 20 à 45 ans qui était alors appelée sous les drapeaux; Mangin n’était pas polytechnicien, et les soldats « Tués par le feu trop court des canons de notre artillerie, avant que d’être fauchés par la mitraille allemande » ont difficilement pu être en même temps des fusillés…

Jean-Jacques Becker, d’un ton plus modéré, appuyé sur sa vaste connaissance de l’histoire de la Grande Guerre, défend toutefois une thèse qui mérite, après consultation des archives, d’être nuancée. Dans une lettre du 21 Mai 2008 à Jean-Marie Bockel, dont un extrait est paru sur le blog « La République des livres » de Pierre Assouline. Il affirme en effet : , je crois qu’on doit éviter d’employer la formule fusillés « pour l’exemple » historiquement fausse. Sauf de façon tout à fait marginale, il n’y a pas eu de condamnés  pour « l ‘exemple »

Mes recherches m’ont permis de constater que ce terme «  pour l’exemple » a eu officiellement cours durant la guerre, employé par les généraux sans qu’aucune remarque ne leur soit faite par le Haut Commandement ou l’exécutif. La fréquence d’emploi de ces termes  a certes décru à partir de 1917 mais sans disparition.

Pour appuyer mes dires, voici quelques exemples, naturellement non exhaustifs, repris majoritairement des archives du SHD à Vincennes

1914

31 Août 1914 :  Le Général Sarrail commandant la 3° armée, s’adressant au général Paul Durand qui lui parle de l’épuisement de ses hommes :

« Pas de si, pas de mais, vous attaquerez. Pas de repli, tenir jusqu’au dernier ; Faites des exemples ! » (Cité dans le cours du général Blanc à l’Ecole Supérieure de Guerre.)

1916

Juillet 1916

Il est absolument nécessaire de réprimer impitoyablement ces  défaillances pour 1 ‘exemple, pour la discipline des combats futurs , pour le renom de la Division.

Le Général L… cdt la 40ème DI    (SHD 19 N 41)

11 juillet  1916

Avis sur demande recours en grâce P…… ( La justice doit suivre son cours. Récidiviste. La situation générale exige des exemples pour le salut du pays)

Signé de Maud’huy (SHD 19 N 300)

3 août 1916

Demande grâce pour L…. : Avis défavorable à toute mesure de clémence pour l’exemple nécessaire.

Général Baret Cdt 14° Corps d’armée (SHD 19 N 300)

IIème ARMEE

N° 5.731/J

s.c. N° 3844

Exécution de la Note n° 4.724 du GQG du 5 février 1917

AVIS DU GENERAL COMMANDANT LA IIème ARMEE

Sur la proposition de Loi adoptée le 3 octobre 1916

Par la Chambre des Députés relativement

Au Code de Justice Militaire

« Ce n’est pas tant le coupable que l’on veut punir, c’est sur le moral vacillant de ceux qui l’entourent que l’on veut agir […]

Ceux qui ont connu les heures sombres du début de la guerre ne peuvent pas oublier la nécessité et l’efficacité des exemples qu’il a fallu faire, quoi qu’il en ait coûté. Qui peut répondre qu’il n’en sera pas encore de même à certains moments.

Signé Guillaumat( SHD 19 N 300)

VI°  ARMEE                                    QG le 3 Juin 1917

Etat-Major   18 N 37

3me Bureau

N° 2665/3  SECRET

Il est permis d’espérer toutefois que cette effer­vescence qui parait être un  moment de vertige, sera passagère. Des mesures énergiques sont prises pour arrêter un certain nombre de meneurs et faire des exemples. Je vous tiendrai au courant.­

Signé: Général MAISTRE, Cdt la VI° Armée ( SHD 18 N 37)

Exécution des prescriptions de la Note 6ème Armée n° 8520/1 du 12 juin 1917

27° Division                       QG le 15 Juin 1917

Etat-Major  19 N 991

1er Bureau

N° 102 P

Le caporal Truton a été incontestablement un des meneurs. Des exemples impitoyables sont nécessaires en ce moment.

Le Général R…. Commandant la 27ème DI ( SHD 19 N 991)

Un livre à paraître à l’automne aux éditions Autrement intitulé Eugène Bouret, le fusillé innocent de 1914 de Didier Callabre et Gilles Vauclair est à conseiller à ceux qui veulent avoir un aperçu un peu plus poussé sur cette question, ainsi que la lecture des ouvrages déjà parus Les fusillés de la Grande Guerre et Fusillés pour l’exemple.

André Bach

De la photo-choc, de la photo–mémoire et de la réalité historique

Les média ont fait part à partir du 10 Mai des interventions de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants qui a annoncé qu’un feu vert est donné  à une étude cas par cas des conditions dans lesquelles ont été jugés, condamnés et fusillés certains des « poilus » de la grande guerre en vue d’un geste éventuel de pardon à l’occasion du 90° anniversaire de la fin de ce conflit.

Le Crid 14-18, dont un des axes de recherche est l’utilisation du témoignage sous toutes ses formes comme sources historiques, ne peut que réagir devant la désinvolture générale avec laquelle la presse se conduit quand il s’agit d’illustrer des informations renvoyant à un passé douloureux.

En effet , en illustration de cette nouvelle, que ce soit sur France-Info, Le Figaro ou le Journal du Dimanche, partout trône la même photo d’un homme à genoux yeux bandés face à un peloton de soldats prêt à faire feu sur lui.

Pour France Info et Le Figaro, la légende est : « Exécution en 1917 à Verdun ». Pour le JDD : « Exécution d’un mutin par un peloton de l’Armée Française en 1917.

Ces légendes et cette photo amènent plusieurs séries de remarques ».

Un rapide coup d’œil au cliché indique que ce dernier ne peut avoir été pris que pendant la première année de la guerre 14-15 alors que la troupe était encore en casquette, pantalon rouge et  capote bleu sombre.

Elle ne peut donc avoir été prise en 1917.

En fait on ne connaît pas l’origine exacte de cette photo dont on pense qu’elle concerne un espion ou « pseudo-espion » fusillé soit à l’arrière des lignes soit à l’intérieur du territoire. Plusieurs centaines de condamnés pour espionnage ont été en effet exécutés dans les régions militaires de l’arrière.

Les exécutions de soldats près du front l’étaient, d’après le cérémonial militaire, en présence d’un important concours de troupe, amené là pour méditer sur le risque de désobéissance. Le carré de troupes, désigné pour cette mission, assistait en spectateur et, du moins dans les premières années de la guerre, présentait les armes puis défilait devant le cadavre du  supplicié entraîné par le son d’une musique militaire, elle aussi toujours présente. Ce cérémonial supposait de choisir un lieu d’exécution permettant ce genre d’évolution.

Ici il s’agit d’une exécution, presque en catimini de l’hiver 1914-1915, photographiée avec l’aval de l’autorité militaire compte tenu de la distance à laquelle la scène a été photographiée.

Étant certainement la seule ou une des seules photos disponibles dans les banques d’images, il est logique qu’elle ait servi d’illustration du fait de son effet naturellement choquant.

Comme dans beaucoup d’autres cas, pour d’autres périodes historiques, on assiste une fois de plus à la tendance, consciente ou inconsciente, de démultiplier l’effet choquant du cliché en le renforçant par des allusions mémorielles.

Ainsi pour le JDD on cible sur «  mutin » et « 1917 » tandis que dans le Figaro on associe  les mutineries (1917) à un lieu qui parle à la mémoire des  Français : « Verdun », même si ce nom de ville renvoie aux événements tragiques de 1916.

Le Crid 14-18 qui milite pour que l’utilisation de la photo comme source le soit avec les mêmes précautions méthodologiques en vigueur dans l’exploitation des archives classiques ne peut que signaler la persistance de la désinvolture dans les légendes, signalée ici, qui ne rend pas service à la recherche historique du fait du côté émotionnel qu’elle véhicule.

André Bach

Bibliographie :

BACH, André, Fusillés pour l’exemple, Paris, Tallandier, 2004, 617 p.

OFFENSTADT, Nicolas, Les fusillés de la grande guerre et la mémoire collective, 1914-1999, Paris, Odile Jacob, 1999, 285 p., édition de poche, Odile Jacob, 2003.