Souscription : journaux croisés d’un dessinateur et d’un comte dans la Grande Guerre

La publication des journaux de guerre du soldat Henri Rouillon et du sergent de Maillard est l’aboutissement d’un projet pédagogique mené par des professeurs du collège Eluard de Noyon avec des élèves volontaires.
L’ouvrage est préfacé par Nicolas Mariot, chercheur au C.N.R.S., qui s’intéresse notamment aux rapports sociaux entretenus par les combattants dans les tranchées.

Ce livre est illustré par les dessins, aquarelles et plans réalisés par Henri Rouillon.
Caractéristiques du livre : 16 x 23 cm, broché, plus de 400 pages, plus de 120 illustrations (en couleur), un index des personnes et des lieux cités ainsi que des annexes.

Pour souscrire, merci de télécharger le bulletin pour le renvoyer accompagné d’un chèque.

Présentation de l’ouvrage :

Pendant 21 mois, entre avril 1915 et décembre 1916, le 94ème R.I.T. occupe les tranchées sur les bords de l’Aisne à l’est de Soissons, d’abord à Vénizel, puis à Villeneuve-Saint-Germain. Lorsque les hommes sont relevés du front, ils vont régulièrement cantonner à Belleu, Billy-sur-Aisne et Septmonts.
Henri Rouillon, d’abord tanneur puis dessinateur technique à Paris, a 36 ans lorsqu’il arrive sur le front en 1914. Simple soldat, Il tient quasi quotidiennement, pendant plus de 4 ans, un carnet de route dans lequel il note avec précision ses activités, les faits saillants de la journée ou encore ses distractions parmi lesquelles celle de faire des dessins – d’un graphisme élégant et sûr.
Le comte Henry de Maillard, né au château de la Combe en Dordogne, vit de ses rentes lorsqu’il est mobilisé en 1914 à l’âge de 40 ans. A travers son récit d’un style alerte et rédigé dans une très belle langue, ce sergent décrit son quotidien et nous livre ses impressions sur la guerre et les hommes qu’il commande.
Ces deux journaux, publiés dans leur intégralité, constituent déjà des témoignages rares et très précis sur la vie dans les communes situées à l’est et au sud-est de Soissons pendant la guerre. De plus, ils émanent de deux hommes qui étaient pendant une grande partie de la guerre dans la même unité, au même moment et dans le même secteur. Leur comparaison permet de voir si deux combattants, avec des origines sociales et des grades différents, ont décrit et ont vécu leur expérience combattante de la même façon.

Parution : L’Aisne occupée, les civils dans la Grande Guerre (P. Salson)

La version remaniée de la thèse de Philippe Salson (CRID 14-18) vient de paraître aux Presses Universitaires de Rennes. Sous le titre L’Aisne occupée, les civils dans la Grande Guerre, l’ouvrage étudie l’expérience des civils occupés en 1914-1918 à plusieurs échelles (départementale, communale, individuelle) et selon plusieurs thématiques (les conditions de vie, les violences, les attitudes face aux ordres, les relations nouées avec les occupants…) :

« L’occupation allemande de la France en 1914-1918 est méconnue du grand public. Pourtant, depuis une quinzaine d’années, plusieurs ouvrages ont été publiés sur le sujet insistant sur l’occupant et la violence qu’il exerce sur les occupés. Philippe Salson renverse ici le regard pour s’intéresser aux civils occupés et à leur quotidien.

Sa micro-analyse dans le cadre du département de l’Aisne combine analyses quantitatives et approches qualitatives.

À partir d’un corpus de 34 témoignages tenus au jour le jour, d’une base de données de récits locaux concernant 452 communes et l’exploitation d’archives municipales, l’auteur opère un carottage au plus profond des mécanismes sociaux à l’œuvre dans les communautés locales. En faisant varier la focale de l’échelle départementale à l’échelle communale et individuelle, avec des comparaisons internationales, il donne la juste mesure des violences subies par les civils, qu’elles soient délibérées ou non, du choc social et économique produit par l’occupation mais également de la diversité et de la complexité des relations entre occupants et occupés. Au cours des quatre années de guerre, contacts et rencontres se nouent entre population civile et soldats allemands, au-delà de la simple confrontation. »

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Journée colloque « Quel avenir pour le patrimoine 14-18 ? » à Vic-sur-Aisne

Le 6 novembre prochain, au Château de Vic-sur-Aisne

9h30 – Ouverture du colloque.

10h00 – Début de la matinée sous la Présidence de Noël Genteur, maire de Craonne.

– Soissonnais 14-18 : Introduction par l’association: 25 ans au service du patrimoine 14-18.

– Jagielski Jean-François, Professeur des écoles : Monuments commémoratifs de la Grande Guerre érigés après 1918 dans le Soissonnais et le Noyonnais.

– Chanoir Yohann, université de Reims : Champagne Ardennes : maintenir la mémoire du patrimoine en milieu scolaire.

– Prouillet Yann, Directeur d’édition : Les projets mémoriels dans le Massif des Vosges.

– Flucher Guy, INRAP : Les sépultures des combattants, bilan des recherches archéologiques et perspectives.

12h30 – Fin de la matinée.

14h00 – Reprise des débats sous la Présidence de Jeffrey Aarnio, surintendant de la commission des monuments militaires américains (Seringes et Nesles).

– Bellouin Anne, responsable du musée de la Caverne du Dragon : Du site historique de la Caverne du Dragon au musée du Chemin des Dames.

– Harlaut Yann, Université de Reims : Champagne Ardennes : le devenir des stigmates de la guerre 14-18 sur les monuments historiques.

– Bonnard Jean-Yves, Directeur du CDDP de l’Oise : Mémoire et conscience patrimoniale de la Grande Guerre dans le département de l’Oise.

– Rolland Denis, Président Société historique de Soissons : Un patrimoine condamné ? classement, financement et problèmes juridiques.

– Offenstadt Nicolas, Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne : Les enjeux du patrimoine de la Grande Guerre aujourd’hui. Points de vue d’un historien.

– Hertzog Anne, Université de Cergy Pontoise : Les enjeux du patrimoine de la Grande Guerre aujourd’hui. Points de vue d’une géographe.

17h00 – Conclusion et synthèse de la journée par le Colonel Henri Ortholan, ancien conservateur du musée des Armées.

17h30 – Fin

Dimanche 7 novembre : visites sur le terrain : nécropoles militaires, carrières , souterrains etc…