Le CRID 14-18 sur le terrain, dans les Vosges

Cet été, le CRID 14-18 a inauguré ses premiers ateliers d’étude du 15 au 19 juillet, dans les Vosges, à Senones.

C’est l’abbaye de la commune qui a accueilli de longues séances de discussion, réflexion et recherche autour d’un nouveau projet : la constitution d’une base de données à partir des registres matricules.

Fidèle à nos habitudes, nous avons alterné séances de travail autour d’une table, découverte des champs de batailles et moments de convivialité. Les traces de la guerre dans le massif sont particulièrement nombreuses et variées : tranchées, blockhaus, grottes artificielles, observatoires, nécropoles. Un remarquable travail de mise en valeur de ces sites de guerre a été mené par les acteurs locaux, dans le cadre du centenaire, pour faire redécouvrir et donner sens à ces vestiges : balisage de sentiers de découvertes avec panneaux explicatifs, accès aux blockhaus et aux grottes, dégagement des tranchées.

Voici un petit aperçu en photos :

Séance de travail et de discussion

Fortifications allemandes sur la Roche de la Mère Henry

Dans les tranchées vosgiennes

Constructions allemandes à la Chapelotte

Nécropole de Fontenelle

Un terrain d'affrontement terrible : celui de pétanque

Des chercheurs tout terrain à la Chapelotte
Yann Prouillet, membre du CRID 14-18 et notre talentueux guide dans les Vosges

 

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Colloque international : Guerre des Vosges, Guerres des montagnes

Archives départementales des Vosges, 132Fi20/260 : la Roche Mère-Henry. Des officiers allemands observent la vallée de Senones depuis le sommet du rocher (1914-1915)

« Le massif vosgien fut le seul théâtre de la guerre de montagne sur le sol français pendant le premier conflit mondial. Cette guerre des Vosges, déclinaison montagnarde des techniques et stratégies utilisées sur les autres fronts, témoigne des visions, projets, essais, tâtonnements et finalement des ordres et des réalisations des deux camps face à un terrain et à un ennemi de natures toutes particulières.
C’est ce sujet, encore largement méconnu, que les Départements du Haut-Rhin et des Vosges, entourés des universités de Lorraine et de Strasbourg et des associations et sociétés savantes, ont choisi de placer au cœur des manifestations de l’année 2015 qui marque symboliquement le centenaire des combats des Vosges. »

Les Conseils départementaux des Vosges et du Haut-Rhin (Archives départementales), la Société Philomatique Vosgienne et la maison d’édition Edhisto dirigée par le Cridien Yann Prouillet organisent un colloque international intitulé Guerre des Vosges, Guerres de montagne à Épinal et Colmar du 21 au 23 mai 2015.

Ouvert au grand public comme au public spécialisé, ce colloque, le premier sur cette référentielle thématique, est accompagné de plusieurs manifestations associées (inauguration d’exposition, concert, visites de sites de mémoire). Toutes ces manifestations sont gratuites (voir les détails pratiques).

Déroulé des journées :

Archives départementales du Haut-Rhin, 2Fi1069/193 fonds Boesch-Weckerlin : le Hartmannswillerkopf et ses entrées de galeries souterraines

Jeudi 21 mai 2015 – Épinal (Vosges)

  • 8h30 : Conseil Départemental des Vosges

Colloque – Partie 1 : Évolution des hommes et des combats (les troupes et le matériel, le côté allemand, l’arrière)

  • 17h45 : Musée Départemental d’Art Ancien et Contemporain

Inauguration de l’exposition « Arrête-toi, passant »

  • 20h30 : Salle de La Louvière

Concert du groupe Ozma

Vendredi 22 mai 2015 – Sites mémoriels de la Cote 627 – La Fontenelle (Vosges) et du Hartmannswillerkopf (Haut-Rhin)

  • 10h00 : Nécropole et plateau mémoriel de La Fontenelle – Ban-de-Sapt

Visite guidée du site de mémoire, ancien champ de bataille de la Cote 627

  • 14h30 : Plateau mémoriel du Hartmannswillerkopf

Visite guidée du site de mémoire, ancien champ de bataille du HWK-HK

Samedi 23 mai 2015 – Colmar (Haut-Rhin)

  • 8h30 : Pôle Média Culture

Colloque – Partie 2 : Les autres fronts de montagne (l’Europe, le front d’Orient, le front russo-roumain, l’espace perso-ottoman, l’Empire français)

Colloque – Partie 3 : La patrimonialisation (traces de guerre, muséologie et tourisme de mémoire)

Conclusion du colloque

L’ensemble des communications de ce colloque sera publié dans un volume d’actes à paraître en 2016… à suivre donc, mais vous pouvez d’ores et déjà le réserver auprès de vos Archives Départementales et partenaires de l’événement.

Pour toutes précisions utiles :

Archives départementales des Vosges
03.29.81.80.70

ou auprès d’Edhisto

 

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Séminaire: « L’ordinaire de la guerre » (ENS Lyon)

Après deux années de séminaire sur « la grande guerre comme rupture » et précédemment « la guerre des sciences sociales« , c’est la seconde année du séminaire qui s’intitule désormais :

L’ordinaire de la guerre.

Guerres et violences extrêmes sous le regard des sciences sociales.

Séminaire mensuel, ENS Lyon

  • Organisateurs : Sylvain Bertschy, François Buton, Boris Gobille, André Loez, Nicolas Mariot, Philippe Olivera, Emmanuelle Picard
  • Le séminaire a lieu le mardi de 14h00 à 16h30 aux dates indiquées dans le programme ; il se déroulera à l’ENS de Lyon (15 Parvis R. Descartes, 69007 Lyon).

 

« L’ordinaire de la guerre. Guerres et violences extrêmes sous le regard des sciences sociales » est un séminaire de lectures et de travail sur documents, consacré à l’analyse des explications que les sciences sociales prétendent apporter aux phénomènes de violence collective, sans spécialisation sur une période ou aire géographique particulières. Les auteurs des travaux discutés peuvent être présents et intervenir sans qu’il s’agisse là d’une règle systématique. Le séminaire est ouvert à des participants de toutes disciplines et de toutes institutions. Aussi souvent que possible, le responsable de séance choisit un ou plusieurs articles ou chapitres d’ouvrage qu’il distribue en amont en format papier ou envoie aux participants sous forme électronique. Ces textes sont considérés avoir été lus avant chaque séance. Après une présentation orale du (des) extraits, la discussion collective s’engage.

18 novembre 2015: « Que montrent les enquêtes sur les pratiques culturelles des poilus ? » Autour des ouvrages d’E. Cronier, T. Hardier et J. F. Jagielski, A. Lafon et B. Gilles.
Séance présentée par Nicolas Mariot.
13 janvier 2015: « Écrire l’histoire de la Grande Guerre à l’échelle des empires ». Autour des ouvrages récents de R. Gerwarth, E. Manela, et de A.T. Jarboe, R.S Fogarty. Séance
présentée par André Loez.

3 février 2015: Vue d’Extrême Orient: à propos de « La guerre en perspective: histoire et culture militaire en Chine », Extrême Orient Occident, n°38, octobre 2014. Séance
présentée par Emmanuelle Picard.

10 mars 2015:  « Guerre civile ou Révolution ? L’œuvre de Burnett Bolloten dans l’historiographie du conflit espagnol (1936-1939) ». Séance présentée par Philippe
Olivera.

7 avril 2015: « Expériences de guerre et folie: ce que la Grande Guerre fait à la psychiatrie française ». Autour des ouvrages récents (2013) de L. Guignard, H. Guillemain et S.
Tison. Séance présentée par Sylvain Bertschy.

12 mai 2015: « Actualité des recherches sur le génocide des Tutsi au Rwanda, 1994 ». Séance présentée par  Claudine Vidal, Marc Le Pape et Boris Gobille.

2  juin 2015:  « Violences  de  la  conquête  coloniale  en  Algérie »,  autour  de  G.  Weiss,  B. Brower et J. Sessions.  Séance présentée par François Buton.

 

 

 

1er octobre 2013 : Autour de Isabelle Delpla, Le Mal en procès : Eichmann et les théodicées modernes (Hermann 2011) ; séance présentée par Boris Gobille et Philippe Olivera

 

5 novembre 2013 : Autour de Charlotte Lacoste, Séductions du bourreau (PUF 2010) ; séance présentée par Philippe Olivera et François Buton

 

3 décembre : Le centenaire de 1914 : premier bilan des publications ; séance présentée par André Loez et Nicolas Mariot

 

14 janvier : La guerre du sociologue (1) : Norbert Elias ; séance présentée par François Buton et Boris Gobille

 

4 février : La guerre du sociologue (2) : Robert Hertz ; séance présentée par Nicolas Mariot

 

18 mars : Les normaliens dans la Grande Guerre : comparaison des ENS d’Ulm et Saint-Cloud ; séance présentée par Emmanuelle Picard et Nicolas Mariot

 

8 avril : Autour de Harald Welzer, Soldats: Combattre, tuer, mourir : Procès-verbaux de récits de soldats allemands, avec Sönke Neitzel (Gallimard 2013), et « Grand-Père n’était pas un nazi » : National-socialisme et Shoah dans la mémoire familiale, avec Sabine Moller et Karoline Tschuggnall (Gallimard 2013) ; séance présentée par François Buton et Boris Gobille

 

13 mai : Autour de Omer Bartov et Eric D. Weitz, Shatterzone of Empires. Coexistence and Violence in the German, Habsburg, Russian, and Ottoman Borderlands (IUP 2013) ; séance présentée par Sylvain Bertschy et André Loez

 

3 juin : Autour de Florent Brayard, Auschwitz, enquête sur un complot nazi (Seuil, 2012) ; séance présentée par Nicolas Mariot

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Séminaire mensuel: la Grande Guerre comme rupture? Mise à l’épreuve d’un lieu commun historiographique

La grande guerre comme rupture ?

Mise à l’épreuve d’un lieu commun historiographique (1850-1950)

Séminaire mensuel

Organisateurs :

François Buton (CNRS/CEPEL) frbuton@gmail.com,

André Loez (professeur d’histoire) andre.loez@yahoo.fr,

Nicolas Mariot (CNRS/CURAPP) nicolas.mariot@ens.fr,

Philippe Olivera (professeur d’histoire) philippeolivera@orange.fr.

Présentation du séminaire

Le séminaire souhaite mettre à l’épreuve un lieu commun de l’historiographie selon lequel la guerre de 1914-1918 constitue une rupture historique, en ce qu’elle marque la « naissance du XXe siècle », l’« entrée dans la modernité », la « matrice » d’une ère de catastrophes, la « brutalisation des sociétés européennes », etc.

Les séances interrogeront ce lieu commun à la fois par un retour sur les termes, les concepts et les théories employés par historiens et sociologues pour le désigner et le qualifier, et par la mise à l’épreuve historiographique et empirique d’objets spécifiques tels que l’État, la citoyenneté, la vie politique, les empires coloniaux, les groupes sociaux, les rapports de classe et de genre, les savoirs, etc.

Il suffit en effet de consulter des historiographies spécialisées pour réaliser que la Grande Guerre, quand elle est mentionnée (la Grande Guerre peut aussi être une simple « parenthèse » dans le récit), ne fait pas toujours office de rupture décisive : la période 1914-1918 est aussi traversée par des continuités, marquée par l’accélération ou à l’inverse l’infléchissement discret de transformations déjà en cours, ou encore définie comme le point d’aboutissement de processus anciens. Dans le sillage de certains travaux pionniers comme ceux de C. Charle sur les sociétés impériales, le séminaire entend réfléchir à la place spécifique de la Grande Guerre dans l’historicité de différents mondes sociaux constitués en objets de recherche, en rejetant les « bilans » commodes et les comparaisons faciles (avant/après) au profit d’enquêtes qui se donnent les moyens empiriques d’étudier leur objet dans un cadre élargi (1850-1950 environ) permettant d’évaluer le moment 14-18 dans une séquence longue (comme c’est le cas pour la Révolution française, par exemple, depuis plusieurs années).

En toute cohérence avec le séminaire précédent (« La guerre des sciences sociales », 2006-2011) et avec la même appétence pour les échanges entre les disciplines (histoire, sociologie, science politique, anthropologie), ce nouveau séminaire pluri-annuel privilégiera les recherches qui produisent leurs propres données en accordant un soin particulier à la mesure des phénomènes observés (séries, indicateurs, corpus), qui prêtent attention aux institutions au principe de l’ordre social autant qu’aux individus, qui s’attachent enfin à décrire les comportements plutôt qu’en demander raison à leurs « auteurs ».

Formation habilitée de la Mention « Pratiques de l’interdisciplinarité en sciences sociales » (ENS/Jourdan) du Master en sciences sociales de l’EHESS, le séminaire est ouvert à des participant/es de tout niveau et de toute discipline, notamment aux étudiants de Master et aux doctorants qui souhaitent réfléchir sur les enjeux de la périodisation, mais aussi, dans le prolongement des séminaires précédents (« Méthodes et pratiques de la socio-histoire », « Introduction à la socio-histoire », « La guerre des sciences sociales »), travailler à la mise en perspective critique des sources, des objets et des catégories d’analyse des sciences sociales et historiques.


La Grande Guerre comme rupture ?

Mise à l’épreuve d’un lieu commun historiographique, 1850-1950.

Séminaire de recherche mensuel organisé par François Buton (CNRS), André Loez (professeur d’histoire), Nicolas Mariot (CNRS), Philippe Olivera (professeur d’histoire), membres du CRID 14-18

Les séances ont lieu un lundi chaque mois, 17h-19h. ENS campus Jourdan, 48 bd Jourdan, 75014 Paris (RER B Cité U ou M° 4 Porte d’Orléans).

Programme 2012-2013 (deuxième année)

12 novembre 2012 (salle 8)

14-18, quelles transformations du monde rural ? Tour d’horizon historiographique.

André Loez

10 décembre 2012 (salle 8)

La Grande Guerre et les mutations de la classe ouvrière.

Antoine Prost (Professeur émérite Paris-I, Président du comité scientifique de la mission Centenaire 2014)

14 janvier 2013 (salle 8)

La guerre a-t-elle vraiment marqué le début d’un renforcement du pouvoir exécutif en France ?

Nicolas Roussellier (Sciences Po Paris)

11 février 2013 (salle 8)

La Grande Guerre et la naissance de l’État-providence.

Paul-André Rosental (Sciences-Po Paris) et Vincent Viet (CNRS – Cermes3)

18 mars 2013 (salle F bat F)

Policiers en guerre : les forces de l’ordre à l’épreuve du conflit.

Christian Chevandier (Le Havre)

8 avril 2013 (salle F bat F)

La Grande Guerre et les reconfigurations des politiques de santé.

François Buton et Sylvain Bertschy (Montpellier 3)

13 mai 2013 (salle 8)

« L’Algérie révélée » par la guerre 14-18 ?

Emmanuel Blanchard (UVSQ-CESDIP) et Julien Fromage (EHESS).

3 juin 2013 (salle 10)

La Grande Guerre comme un révélateur ? Les intellectuels dans la main de l’État.

Philippe Olivera et Nicolas Mariot

Télécharger au format pdf :

ProgrGGR_2012-2013

Voir le programme de la première année du séminaire :

ProgrGGR_2011-2012

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Thèse soutenue: La camaraderie au front, par Alexandre Lafon (Université de Toulouse-II)

Le samedi 24 septembre 2011, Alexandre Lafon a soutenu avec succès une thèse intitulée « La camaraderie au front. Étude de la sociabilité et des pratiques relationnelles du monde combattant 1914-1918 », obtenant la mention très honorable avec les félicitations du jury à l’unanimité.

La thèse a été soutenue devant un jury composé des professeurs :

Rémy Cazals, Université Toulouse 2 – Le Mirail, directeur de recherches

Christian Chevandier, Université du Havre

John Horne, Trinity College, Dublin

Yves Pourcher, Université Toulouse 2 – Le Mirail

Frédéric Rousseau, Université Montpellier 3 – Paul Valéry

On peut lire son texte de soutenance :

La camaraderie au front (format .pdf)

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Colloque: Le Midi, les Midis dans la IIIe République, 13 mai 2011

Colloque

« Le Midi, les Midis dans la IIIe République (1870-1940) »

Vendredi 13 mai 2011

Nérac, Espace d’Albret

Matinée

– 8h45/9h15 : Accueil des participants et discours de bienvenue.

– 9h15/10h45 : Première session : Le Midi : une identité particulière ?

Président de séance : Bernard Lachaise – Professeur en Histoire contemporaine à l’université Michel de Montaigne – Bordeaux 3.

– Richard Vassakos, professeur d’Histoire et de Géographie, doctorant à l’université Paul Valéry Montpellier 3 : « L’odonymie en Midi rouge : une arme de républicanisation massive. »

– Céline  Piot, professeur d’Histoire et de Géographie, doctorante à l’université de Bordeaux 3, CEMMC : « La querelle du régionalisme en Gascogne a-t-elle eu lieu ? »

– Yan Lespoux, certifié d’occitan, docteur en histoire : « Occitania : une revendication fédéraliste de la jeunesse occitane dans les années trente. »

– Jérémie Dubois, ATER à l’Université du Littoral, agrégé et docteur en histoire contemporaine : « L’italien et l’espagnol : des « langues méridionales » dans l’enseignement secondaire et supérieur sous la IIIe République. »

– Thierry Truel, professeur d’Histoire et de Géographie, doctorant et chargé de cours à l’université de Bordeaux 3, CEMMC : « Le Périgord à Paris au début de la IIIe République. Son Excellence Oscar Bardi de Fourtou. »

– 10h45/11h : Pause.

– 11h/12h30 : Deuxième session : Regards sur le Midi.

Président de séance : François Dubasque – Maître de conférences en Histoire contemporaine à l’université de Poitiers.

– Jean-Yves Le Naour, historien : « L’invention du Midi : une anti-France. »

– Philippe Martel, professeur des universités, département d’occitan, université Montpellier 3 : « Regards étrangers sur la renaissance d’oc sous la IIIe République. »

– Laurence Montel, post-doctorante à l’université de Louvain, chercheure associée au laboratoire TELEMME, université de Provence : « Le Chicago français ?  Marseille dans Détective (1928-1939). »

– Éric Bonhomme, professeur de chaire supérieure en Histoire : « Une frontière de la République : Les Alpes-Maritimes. »

-Yohann Chanoir, professeur d’Histoire et de Géographie, chargé de cours à l’université de Reims-Champagne-Ardenne : « L’accent méridional à l’écran : le Midi dans le cinéma français de la IIIe République, d’une vraie fiction à une fausse réalité. »

– 12h30/14h30 : Pause déjeuner.

Après-midi

– 14h30/16h : Troisième session : Le Midi à l’épreuve des conflits.

Président de séance : Rémy Cazals – Professeur émérite en Histoire contemporaine à l’université Toulouse 2

– Xavier Verdejo (sous réserve) : « La culture du conflit en Languedoc : du refus des percepteurs à l’antimilitarisme. »

– Alexandre Lafon, professeur d’Histoire et de Géographie, doctorant à l’université de Toulouse 2, membre du CRID 14-18 : « Le Midi au front : représentation et sentiment d’appartenance des combattants méridionaux, 1914-1918.»

– Laurent Segalant, instituteur : « L’anti-méridionalisme pendant la Grande Guerre. »

– Denis Rolland, historien, président de la Société historique, archéologique et scientifique de Soissons : « Soldats du sud, soldats du Nord –  L’indiscipline aux armées en 1914-1918. »

– 16h30/17h30 : Conférence de clôture

Jean-Paul Pellegrinetti – Maître de conférences à l’université de Nice Sophia Antipolis : « Identités et cultures en Méditerranée. Les élites politiques de la Révolution française à la Ve République. »

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Parution : Combats. Hommage à Jules Maurin

Lire l’Introduction (pdf)

Lire la Table des matières (pdf)

Œuvre collective, cet ouvrage témoigne en premier lieu de la vitalité de l’Histoire militaire renouvelée et de ce que d’aucuns appelèrent l’École de Montpellier. Il y a en effet plus de quarante ans naissait à l’Université Paul Valéry de Montpellier le premier centre de recherche universitaire français spécialisé dans l’histoire militaire et les études de défense. Véritable pépinière de chercheurs, cette école a essaimé au-delà de ses murs et généré nombre de travaux importants. Parmi ceux-ci figurent assurément les recherches menées par Jules Maurin sur les soldats de la Grande Guerre ; aujourd’hui encore, pour tous ceux notamment qui questionnent ce conflit et les sociétés en guerre, son ouvrage Armée-Guerre-Société soldats languedociens 1889-1919 (1982) demeure comme un jalon incontournable dans l’historiographie de la Première Guerre mondiale. C’est donc en pensant particulièrement à cet historien et aussi pour jeter un nouvel éclairage sur ses travaux qu’un certain nombre de ses collègues et de ses anciens étudiants se sont réunis pour composer ce livre. À partir d’articles inédits s’inscrivant dans les débats actuels, Combats décline en définitive les trois dimensions de la guerre — la théorie, le combat, la sortie de guerre — des Croisades à… la guerre d’Afghanistan, sans omettre d’accorder une large place à l’histoire des poilus de 14-18.

Jean-François Muracciole et Frédéric Rousseau (dir.), Combats. Hommage à Jules Maurin, Michel Houdiard Editeur, 2010.

Parmi les contributions, des articles concernant la Grande Guerre par Jean-Jacques Becker, André Loez, Rémy Cazals, Oddon Abbal, Gérard Cholvy, Jean-Claude Hélas, Elie Pélaquier, François Cochet, Yves Pourcher, Rémy Pech et Frédéric Rousseau.

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Parution: N. Offenstadt, La Grande Guerre aujourd’hui

14-18, un sujet de savant ? Bien au contraire !

Depuis une dizaine d’années, nombre de romans ont été publiés avec pour toile de fond la Grande Guerre, Un long dimanche de fiançailles a attiré plus de quatre millions de spectateurs, et même la chanson et la musique s’y mettent. D’innombrables associations animent aussi la zone de l’ancien front. Bref, 14-18 donne lieu à des pratiques sociales et culturelles d’envergure. Quant aux hommes politiques, ils ne sont pas en reste et s’emparent des hauts lieux de la guerre pour parler du présent.

D’où vient cet intérêt ? Que nous révèle-t-il quant à la mémoire de cette guerre, à notre rapport au passé et au rôle que joue l’histoire dans notre société ?

Auteur notamment des Fusillés de la Grande Guerre et du Chemin des Dames, Nicolas Offenstadt est maître de conférences à l’université Paris-I.

Nicolas Offenstadt, 14-18 aujourd’hui. La Grande Guerre dans la France contemporaine, Paris, Odile Jacob
ISBN 978-2-7381-2534-7, octobre 2010, 145 x 220, 208 pages. (21.90   €)

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Parution: Historiographies

Parution du dictionnaire d’historiographie (Historiographies. Concepts et débats, Folio histoire, 2010) dirigé notamment par Nicolas Offenstadt

2 vols, 1300 p. 80 auteurs et 125 notices, dont  “L’historien et le Témoin”, “La Grande Guerre”, “Histoire culturelle en France”, “L’histoire-Bataille”, “Mémoire collective” etc…  Avec des contributions de membres du Crid 14-18, dont Nicolas Offenstadt, Nicolas Mariot, Emmanuelle Picard et Philippe Olivera.

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Appel à communication pour le Colloque : « Le Midi, les Midis dans la IIIe République (1870-1940) » (Nérac, Espace d’Albret, 13 mai 2011)

« On connaît la nature impressionnable des Méridionaux (…). Qu’on les encadre et qu’on les mène au plus fort du feu pour leur donner, sans retard, la chance de réparation à laquelle leur passé leur donne droit ». C’est en ces termes que Georges Clemenceau dans l’Homme Libre du 25 août 1914, au plus fort de la retraite des troupes françaises en Lorraine notamment, emboîte le pas des accusations émises quelque jours plus tôt par le sénateur Gervais sur la défaillance des troupes du XVe corps d’armée (originaire de Marseille, Antibes, Toulon) face au succès des armées allemandes. Il va sans dire que cette allégation a trouvé un large écho dans l’opinion française et dans les troupes combattantes durant la Grande Guerre : nombre de « méridionaux » furent dénigrés du fait de leurs origines, alors même que le brassage des unités, rendu nécessaire par les hécatombes de 1914-1915, obligea les hommes des quatre coins de la France à vivre au quotidien dans les tranchées du front ouest.

Cet épisode malheureux invite à considérer les stéréotypes qui marquent le rapport à l’autre et au Midi en particulier : de quelle manière le Midi était pensé, à la fois par ceux qui s’y incluaient, mais aussi par ceux qui s’y référaient ? Alors même que la IIIe République se construit autour de l’idée d’unité nationale, et après le traumatisme de la défaite de 1870 qui voit le territoire amputé de deux provinces, comment le ou les Midis prirent-ils leur place dans le « roman national » en train de s’écrire ? Hommes de pouvoir, artistes, scientifiques ont-ils revendiqué cette appartenance ? Ont-ils joué un rôle marquant dans le paysage culturel  et politique ? De la Gascogne de Cyrano au Midi provençal de Daudet puis de Pagnol, quelle a été la place de la « méridionalité » dans l’espace français ?

Ce n’est donc pas sur une définition forcément plurielle, complexe et souvent partisane sur laquelle il s’agit de déboucher, mais sur une compréhension fine des représentations et des facteurs identitaires qui induisent l’appartenance au Midi ou aux Midis.

Au-delà des représentations, c’est autant la place du Midi ou des Midis dans la vie de la France sous la IIIe République que nous voudrions interroger (vie politique, culturelle, artistique) que a place du Midi dans la construction de l’État-Nation.

Un troisième axe d’analyse, suggéré par l’épisode de la soi-disant couardise des soldats du Midi en 1914, pourrait être la place joué par le ou les Midis dans les événements marquants de cette longue période, balisée par trois guerres (la défaite française 1870 et l’installation de l’État français en 1940 pouvant être vues comme deux repères chronologiques marquants).

Finalement, cette question conduit à étudier, explorer comme nous y invite la socio-histoire, les mécanismes, les structures qui sous-tendent les rapports identitaires à l’intérieur de la construction et de la représentation de la Nation.

Modalités :

Pour présenter une communication, il convient d’envoyer aux adresses indiquées (voir contacts/renseignements ci-dessous) avant le 15 décembre 2010 la fiche d’inscription ci-dessous remplie (de préférence en français, mais autres langues acceptées) qui sera soumise à une sélection de la part du comité scientifique.

Fiche d’inscription (pdf)

Les postulants seront avisés fin janvier 2011 que leur projet est sélectionné ou non.

Les modalités de présentation de l’intervention puis du texte définitif seront précisées ultérieurement.

Le colloque se déroulera à L’Espace d’Albret (quai de la Baïse) à Nérac (Lot-et-Garonne).

Selon les besoins, nous pourrons contribuer (tout ou partie) aux frais de voyage et d’hôtel des intervenants retenus.

À l’issue du colloque, les communications seront publiées dans les meilleurs délais par les Éditions d’Albret (dans le courant de l’année 2012), sous réserve d’éventuelles modifications proposées par le Comité scientifique.

Le Comité scientifique est composé de :

Christian Amalvi, professeur d’histoire contemporaine, Université de Montpellier 3.

Rémy Cazals, professeur émérite d’histoire contemporaine, Université de Toulouse 2.

François Dubasque, maître de conférences en histoire contemporaine, Université de Poitiers.

Bernard Lachaise, professeur d’histoire contemporaine, Université de Bordeaux 3.

Alexandre Lafon, doctorant, Université de Toulouse 2.

Céline Piot, doctorante, Université de Bordeaux 3.

Contacts/renseignements :

Alexandre Lafon : carpediem16@wanadoo.fr

Céline Piot : celine.piot@netcourrier.com

Alexandre Lafon,

Professeur d’Histoire et de Géographie,

doctorant en Histoire contemporaine (Université de Toulouse  2)

Céline Piot,

Professeur d’Histoire et de Géographie,

doctorante en Histoire contemporaine (Université  de Bordeaux 3),

présidente des Amis du Vieux Nérac/Éditions d’Albret

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