L’ordinaire de la guerre : séminaire mensuel à l’ENS de Lyon

 

L’ordinaire de la guerre : Guerres et violences extrêmes sous le regard des sciences sociales

Séminaire mensuel – ENS Lyon

Organisateurs : Sylvain Bertschy, François Buton, Boris Gobille, André Loez, Nicolas Mariot, Philippe Olivera, Emmanuelle Picard.

Programme 2016-2017 (pdf) : séminaire ordinaire de la guerre 2016-2017

Le séminaire a lieu le mardi de 14h00 à 16h30 aux dates indiquées dans le programme ; il  se déroule à l’ENS de Lyon (15 Parvis R. Descartes, 69007 Lyon).

« L’ordinaire de la guerre. Guerres et violences extrêmes sous le regard des sciences sociales » est un séminaire de lectures et de travail sur documents, consacré à l’analyse des explications que les sciences sociales prétendent apporter aux phénomènes de violence collective, sans spécialisation sur une période ou aire géographique particulières. Les auteurs des travaux discutés peuvent être présents et intervenir sans qu’il s’agisse là d’une règle systématique. Le séminaire est ouvert à des participants de toutes disciplines et de toutes institutions. Aussi souvent que possible, le responsable de séance choisit un ou plusieurs articles ou chapitres d’ouvrage qu’il distribue en amont en format papier ou envoie aux participants sous forme électronique. Ces textes sont considérés avoir été lus avant chaque séance. Après une présentation orale des extraits, la discussion collective s’engage.

Programme 2016-2017: « L’ordinaire et les “guerres civiles“ »

11 octobre : André Loez, Nicolas Mariot, François Buton. Les enjeux historiographiques de “l’ordinaire de la guerre”  et des “guerres civiles“.

22 novembre : Philippe Olivera. À propos de Chris Ealham, Anarchism and the City, Revolution and Counter-revolution in Barcelona, 1898–1937 (AK Press, 2010).

6 décembre : Nicolas Mariot. L’organisation en cellules de la société rwandaise : du génocide des Tutsi aux tribunaux Gacaca.

24 janvier : Cécile Jouhanneau, à propos de Sortir de la guerre en Bosnie-Herzégovine. Une sociologie politique du témoignage et de la civilité. (Karthala, 2016). Séance présentée par François Buton.

28 février : Adam Baczko, Gilles Dorronsoro et Arthur Quesnay, à propos de Syrie : Anatomie d’une guerre civile. (CNRS éditions, 2016). Séance présentée par Boris Gobille et François Buton.

28 mars : Jérémie Foa, Présentations de soi dans la guerre civile : le cas des guerres de Religion (1562-1598). Séance présentée par André Loez et Emmanuelle Picard.

9 mai : Quentin Deluermoz, Briser et recomposer les routines quotidiennes : l’exemple de la Commune de Paris. Séance présentée par Boris Gobille et Nicolas Mariot.

6 juin : François Godicheau et Josep Antoni Pozo Gonzalez sur la guerre d’Espagne. Séance présentée par Philippe Olivera.

 

 

(programme 2015-2016 ci-dessous)

 

: [photographie de presse] / [Agence Rol] »]
Cliquer sur l'image pour télécharger le programme

Le séminaire lyonnais qui a déjà donné lieu à une publication très stimulante et vivement recommandée, repart pour une nouvelle année avec un nouveau programme. Aux manettes de ce séminaire cette année : Sylvain Bertschy, François Buton, Boris Gobille, André Loez, Nicolas Mariot, Philippe Olivera, Emmanuelle Picard.

 

Le séminaire a lieu

le mardi de 14h00 à 16h30

aux dates indiquées dans le programme ;

à l’ENS de Lyon

(15 Parvis R. Descartes, 69007 Lyon).

 

« L’ordinaire de la guerre. Guerres et violences extrêmes sous le regard des sciences sociales » est un séminaire de lectures et de travail sur documents, consacré à l’analyse des explications que les sciences sociales prétendent apporter aux phénomènes de violence collective, sans spécialisation sur une période ou aire géographique particulières. Les auteurs des travaux discutés peuvent être présents et intervenir sans qu’il s’agisse là d’une règle systématique. Le séminaire est ouvert à des participants de toutes disciplines et de toutes institutions. Aussi souvent que possible, le responsable de séance choisit un ou plusieurs articles ou chapitres d’ouvrage qu’il distribue en amont en format papier ou envoie aux participants sous forme électronique. Ces textes sont considérés avoir été lus avant chaque séance. Après une présentation orale des extraits, la discussion collective s’engage. »

Le programme :

13 octobre: « Les enjeux historiographiques de “l’ordinaire de la guerre” ». Séance introductive présentée par André Loez et Nicolas Mariot.

 

3 novembre: « Encadrement autoritaire et subjectivation. Autour de Bernard Pudal et Claude Pennetier (dir.), Le sujet communiste. Identités militantes et laboratoires du  »moi », Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2014 ». Séance présentée par Bernard Pudal, discussion : Nicolas Mariot.

 

8 décembre : « Un regard renouvelé sur les périodes d’occupation ». Autour de Philippe Salson, L’Aisne occupée. Les civils dans la Grande Guerre, Rennes, PUR, 2015 et de F. Marcot et P. Laborie (dir.), Les comportements collectifs en France et dans l’Europe allemande, Historiographie, normes, prismes 1940-1945, PUR, 2015 ». Séance présentée par André Loez.

 

12 janvier : « L’ordinaire de la révolution : l’été 1936 en Catalogne à l’échelle locale ». Autour de Josep Antoni Pozo Gonzalez, Poder legal y poder real en la Cataluña revolucionaria de 1936 , Espuela de Plata, 2012. Séance présentée par Philippe Olivera.

 

2 février : « “La tête en capilotade”. Les soldats de la Grande Guerre internés dans les hôpitaux psychiatriques (France, 1914-1970) ». Séance présentée par Marie Derrien.

 

15 mars : « Les racines de la Terreur révolutionnaire ». Autour de Timothy Tackett, The Coming of Terror in the French Revolution, Cambridge, The Belknap Press of Harvard University Press, 2015. Séance présentée par Boris Gobille.

 

3 mai: « L’historiographie américaine face aux violences de la conquête coloniale en Algérie ». Autour de Benjamin Brower, A Desert Named Peace – The Violence of France’s Empire in the Algerian Sahara, 1844-1902, Columbia UP, 2011. Séance présentée par François Buton.

 

7 juin : « L’organisation en cellules de la société rwandaise : du génocide des Tutsi aux tribunaux Gacaca ». Séance présentée par Nicolas Mariot.

Séminaire: « L’ordinaire de la guerre » (ENS Lyon)

Après deux années de séminaire sur « la grande guerre comme rupture » et précédemment « la guerre des sciences sociales« , c’est la seconde année du séminaire qui s’intitule désormais :

L’ordinaire de la guerre.

Guerres et violences extrêmes sous le regard des sciences sociales.

Séminaire mensuel, ENS Lyon

  • Organisateurs : Sylvain Bertschy, François Buton, Boris Gobille, André Loez, Nicolas Mariot, Philippe Olivera, Emmanuelle Picard
  • Le séminaire a lieu le mardi de 14h00 à 16h30 aux dates indiquées dans le programme ; il se déroulera à l’ENS de Lyon (15 Parvis R. Descartes, 69007 Lyon).

 

« L’ordinaire de la guerre. Guerres et violences extrêmes sous le regard des sciences sociales » est un séminaire de lectures et de travail sur documents, consacré à l’analyse des explications que les sciences sociales prétendent apporter aux phénomènes de violence collective, sans spécialisation sur une période ou aire géographique particulières. Les auteurs des travaux discutés peuvent être présents et intervenir sans qu’il s’agisse là d’une règle systématique. Le séminaire est ouvert à des participants de toutes disciplines et de toutes institutions. Aussi souvent que possible, le responsable de séance choisit un ou plusieurs articles ou chapitres d’ouvrage qu’il distribue en amont en format papier ou envoie aux participants sous forme électronique. Ces textes sont considérés avoir été lus avant chaque séance. Après une présentation orale du (des) extraits, la discussion collective s’engage.

18 novembre 2015: « Que montrent les enquêtes sur les pratiques culturelles des poilus ? » Autour des ouvrages d’E. Cronier, T. Hardier et J. F. Jagielski, A. Lafon et B. Gilles.
Séance présentée par Nicolas Mariot.
13 janvier 2015: « Écrire l’histoire de la Grande Guerre à l’échelle des empires ». Autour des ouvrages récents de R. Gerwarth, E. Manela, et de A.T. Jarboe, R.S Fogarty. Séance
présentée par André Loez.

3 février 2015: Vue d’Extrême Orient: à propos de « La guerre en perspective: histoire et culture militaire en Chine », Extrême Orient Occident, n°38, octobre 2014. Séance
présentée par Emmanuelle Picard.

10 mars 2015:  « Guerre civile ou Révolution ? L’œuvre de Burnett Bolloten dans l’historiographie du conflit espagnol (1936-1939) ». Séance présentée par Philippe
Olivera.

7 avril 2015: « Expériences de guerre et folie: ce que la Grande Guerre fait à la psychiatrie française ». Autour des ouvrages récents (2013) de L. Guignard, H. Guillemain et S.
Tison. Séance présentée par Sylvain Bertschy.

12 mai 2015: « Actualité des recherches sur le génocide des Tutsi au Rwanda, 1994 ». Séance présentée par  Claudine Vidal, Marc Le Pape et Boris Gobille.

2  juin 2015:  « Violences  de  la  conquête  coloniale  en  Algérie »,  autour  de  G.  Weiss,  B. Brower et J. Sessions.  Séance présentée par François Buton.

 

 

 

1er octobre 2013 : Autour de Isabelle Delpla, Le Mal en procès : Eichmann et les théodicées modernes (Hermann 2011) ; séance présentée par Boris Gobille et Philippe Olivera

 

5 novembre 2013 : Autour de Charlotte Lacoste, Séductions du bourreau (PUF 2010) ; séance présentée par Philippe Olivera et François Buton

 

3 décembre : Le centenaire de 1914 : premier bilan des publications ; séance présentée par André Loez et Nicolas Mariot

 

14 janvier : La guerre du sociologue (1) : Norbert Elias ; séance présentée par François Buton et Boris Gobille

 

4 février : La guerre du sociologue (2) : Robert Hertz ; séance présentée par Nicolas Mariot

 

18 mars : Les normaliens dans la Grande Guerre : comparaison des ENS d’Ulm et Saint-Cloud ; séance présentée par Emmanuelle Picard et Nicolas Mariot

 

8 avril : Autour de Harald Welzer, Soldats: Combattre, tuer, mourir : Procès-verbaux de récits de soldats allemands, avec Sönke Neitzel (Gallimard 2013), et « Grand-Père n’était pas un nazi » : National-socialisme et Shoah dans la mémoire familiale, avec Sabine Moller et Karoline Tschuggnall (Gallimard 2013) ; séance présentée par François Buton et Boris Gobille

 

13 mai : Autour de Omer Bartov et Eric D. Weitz, Shatterzone of Empires. Coexistence and Violence in the German, Habsburg, Russian, and Ottoman Borderlands (IUP 2013) ; séance présentée par Sylvain Bertschy et André Loez

 

3 juin : Autour de Florent Brayard, Auschwitz, enquête sur un complot nazi (Seuil, 2012) ; séance présentée par Nicolas Mariot

Séminaire « La Grande Guerre aujourd’hui » : quatrième saison

 

Organisé pour la quatrième année consécutive, ce séminaire donne lieu à neuf rencontres, d’octobre 2013 à juin 2014

Programmation :

1er octobre 2013 : « 14-18. Où en est le centenaire de la Grande Guerre ? »
Par Joseph Zimet, directeur de la Mission du Centenaire de la Grande Guerre

5 novembre 2013 : « Le Génocide arménien, enjeux d’un centenaire »
Par Boris Adjémian (conservateur de la Bibliothèque Nubar) et Raymond Kévorkian (Université de Paris VIII)

3 décembre 2013 : « Le 11 Novembre, histoire, actualité »
Analyse de la cérémonie du 11 novembre 2013 et des propos gouvernementaux à cette occasion, par Vincent Auzas (IHTP) et Nicolas Offenstadt (Université de Paris I)

7 janvier 2014 : « Les nouveaux musées du centenaire »
Table-ronde avec André Loez, Président du Comité scientifique de La Caverne du Dragon – Dominiek Dendooven, Musée In Flanders Field, Ypres – Yves Le Maner, Région Nord-Pas-de-Calais

4 février 2014 : « Les historiens au temps du Centenaire »
Avec Stéphane Audoin-Rouzeau (EHESS), autour de la parution de : Quelle histoire, un récit de filiation (1914-2014), Seuil/Gallimard, 2013

4 mars 2014 : « Nazisme et Grande Guerre. Etat de la question »
Par Arndt Weinrich , Institut historique allemand, autour de la parution de : Der Weltkrieg als Erzieher. Jugendzwischen Weimar Republik und Nationalsozialismus, Klartext, 2013. Discussion menée par Emmanuel Droit, Université de Rennes II

2 avril 2014 : « Un autre centenaire »
La Révolution Française en 1889 par Hervé Drévillon

6 mai 2014 : « Le Centenaire dans les Balkans »
L’enjeu de Sarajevo le 28 juin 2014, par Joseph Zimet, directeur de la Mission du Centenaire
Mémoires bulgares de la Grande Guerre, par Oliver Schulz, historien

3 juin 2014 : « Le Centenaire des Antipodes »
Mémoires nationales australiennes et Mémoires aborigènes de la Grande Guerre cent ans après, par Elizabeth Rechniewski (School of Languages and Cultures, University of Sydney)
La Grande Guerre en Nouvelle-Zélande par Anthony Byledbal, Université d’Artois

Séminaire « La Grande Guerre »

Du 1er octobre 2013 au 3 juin 2014

Ministère de la Défense (SGA/DMPA)
Salle Michelet (de 17h à 19h30)
37 rue de Bellechasse
75007 Paris

Métro : ligne 12 (station Solférino)

RER : ligne C (station Musée d’Orsay)

Informations : nicolas.offenstadt@univ-paris1.fr

Pièce d’identité obligatoire pour l’accès au site

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Pour en savoir plus :

Mission Centenaire 14-18 : http://centenaire.org/fr

Sources : SGA/DMPA
Droits : Copyright Mindef SGA/DMPA

(programme des années précédentes : )

Pour la troisième année consécutive, Nicolas Offenstadt et Anne Hertzog, proposent un cycle de conférences sur le thème de la Grande Guerre. Privilégiant une approche pluridisciplinaire associant universitaires et chercheurs européens ce séminaire sera l’occasion de poursuivre la réflexion initiée lors des éditions précédentes sur le sens donné au premier conflit mondial dans la France contemporaine.

Séminaire « La Grande Guerre aujourd’hui »

Séance inaugurale le 2 octobre 2012, de 17h à 19h

Ministère de la Défense (SGA/DMPA)
Salle Michelet
37 rue de Bellechasse – Paris 7e

Métro : ligne 12 (station Solférino)

RER : ligne C (station Musée d’Orsay)

Inscriptions : grande.guerre@defense.gouv.fr ou tél : 01 44 42 13 01

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Pour en savoir plus :

Les Chemins de la mémoire (page 6) : www.calameo.com

Programme :

  • 2 octobre 2012 : « Grande Guerre et création artistique : art contemporain, art des contemporains » avec Claire Garnier (commissaire de l’exposition « 1917 » au Centre Pompidou Metz) et Pascale Prévost-Bault (conservateur en chef à l’Historial de la Grande Guerre à Péronne).
  • 6 novembre 2012 : « Le bicentenaire de la Révolution française (1989) peut-il être source d’enseignements pour le centenaire de la Grande Guerre (2014 – 2018) ? » avec Antoine de Baecque (Université de Paris-Ouest Nanterre), Patrick Garcia (Université de Cergy-Pontoise, Institut d’Histoire du Temps Présent) et Jean-Noël Jeanneney (ancien ministre et président de la mission du Bicentenaire).
  • 4 décembre 2012 : « Retours sur le 11 novembre : un patrimoine national ? » avec Vincent Auzas (Institut d’Histoire du Temps Présent) et Nicolas Offenstadt (Université Paris 1 – Sorbonne).
  • 8 janvier 2013 : « Chacun « sa » guerre ? Nations étrangères en terres françaises » avec Romain Fathi (University of Queensland, Brisbane, Australia) et Charles Hunt (Regional Director of World War I, American Battle Monuments Commission).
  • 5 février 2013 : « La Grande Guerre à l’école » avec Laurent Wirth (inspecteur général d’histoire) et Laurence De Cock (professeure au lycée de Nanterre).
  • 19 mars 2013 : « Le paysage du champ de bataille : des approches renouvelées » avec Jean-Pierre Husson (Université de Nancy) et Damien Parmentier (Conseil général des Vosges).
  • 2 avril 2013 : « Les écrivains, les historiens et l’invention d’un patrimoine immatériel de la Grande Guerre » avec Peter Schöttler (CNRS-Freie Universität, Berlin), Edouard Roose (Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais) et Jacky Duminy (maire d’Ors).
  • 14 mai 2013 : « La Grande Guerre dans les médias historiques et touristiques », avec François Rousseau et Claude Gallex (Association des journalistes du patrimoine).
  • 4 juin 2013 : « La Grande Guerre des régions » avec Alexandre Lafon (CRID 14-18) et Yann Lagadec (Université de Rennes II).

Séminaire mensuel: la Grande Guerre comme rupture? Mise à l’épreuve d’un lieu commun historiographique

La grande guerre comme rupture ?

Mise à l’épreuve d’un lieu commun historiographique (1850-1950)

Séminaire mensuel

Organisateurs :

François Buton (CNRS/CEPEL) frbuton@gmail.com,

André Loez (professeur d’histoire) andre.loez@yahoo.fr,

Nicolas Mariot (CNRS/CURAPP) nicolas.mariot@ens.fr,

Philippe Olivera (professeur d’histoire) philippeolivera@orange.fr.

Présentation du séminaire

Le séminaire souhaite mettre à l’épreuve un lieu commun de l’historiographie selon lequel la guerre de 1914-1918 constitue une rupture historique, en ce qu’elle marque la « naissance du XXe siècle », l’« entrée dans la modernité », la « matrice » d’une ère de catastrophes, la « brutalisation des sociétés européennes », etc.

Les séances interrogeront ce lieu commun à la fois par un retour sur les termes, les concepts et les théories employés par historiens et sociologues pour le désigner et le qualifier, et par la mise à l’épreuve historiographique et empirique d’objets spécifiques tels que l’État, la citoyenneté, la vie politique, les empires coloniaux, les groupes sociaux, les rapports de classe et de genre, les savoirs, etc.

Il suffit en effet de consulter des historiographies spécialisées pour réaliser que la Grande Guerre, quand elle est mentionnée (la Grande Guerre peut aussi être une simple « parenthèse » dans le récit), ne fait pas toujours office de rupture décisive : la période 1914-1918 est aussi traversée par des continuités, marquée par l’accélération ou à l’inverse l’infléchissement discret de transformations déjà en cours, ou encore définie comme le point d’aboutissement de processus anciens. Dans le sillage de certains travaux pionniers comme ceux de C. Charle sur les sociétés impériales, le séminaire entend réfléchir à la place spécifique de la Grande Guerre dans l’historicité de différents mondes sociaux constitués en objets de recherche, en rejetant les « bilans » commodes et les comparaisons faciles (avant/après) au profit d’enquêtes qui se donnent les moyens empiriques d’étudier leur objet dans un cadre élargi (1850-1950 environ) permettant d’évaluer le moment 14-18 dans une séquence longue (comme c’est le cas pour la Révolution française, par exemple, depuis plusieurs années).

En toute cohérence avec le séminaire précédent (« La guerre des sciences sociales », 2006-2011) et avec la même appétence pour les échanges entre les disciplines (histoire, sociologie, science politique, anthropologie), ce nouveau séminaire pluri-annuel privilégiera les recherches qui produisent leurs propres données en accordant un soin particulier à la mesure des phénomènes observés (séries, indicateurs, corpus), qui prêtent attention aux institutions au principe de l’ordre social autant qu’aux individus, qui s’attachent enfin à décrire les comportements plutôt qu’en demander raison à leurs « auteurs ».

Formation habilitée de la Mention « Pratiques de l’interdisciplinarité en sciences sociales » (ENS/Jourdan) du Master en sciences sociales de l’EHESS, le séminaire est ouvert à des participant/es de tout niveau et de toute discipline, notamment aux étudiants de Master et aux doctorants qui souhaitent réfléchir sur les enjeux de la périodisation, mais aussi, dans le prolongement des séminaires précédents (« Méthodes et pratiques de la socio-histoire », « Introduction à la socio-histoire », « La guerre des sciences sociales »), travailler à la mise en perspective critique des sources, des objets et des catégories d’analyse des sciences sociales et historiques.


La Grande Guerre comme rupture ?

Mise à l’épreuve d’un lieu commun historiographique, 1850-1950.

Séminaire de recherche mensuel organisé par François Buton (CNRS), André Loez (professeur d’histoire), Nicolas Mariot (CNRS), Philippe Olivera (professeur d’histoire), membres du CRID 14-18

Les séances ont lieu un lundi chaque mois, 17h-19h. ENS campus Jourdan, 48 bd Jourdan, 75014 Paris (RER B Cité U ou M° 4 Porte d’Orléans).

Programme 2012-2013 (deuxième année)

12 novembre 2012 (salle 8)

14-18, quelles transformations du monde rural ? Tour d’horizon historiographique.

André Loez

10 décembre 2012 (salle 8)

La Grande Guerre et les mutations de la classe ouvrière.

Antoine Prost (Professeur émérite Paris-I, Président du comité scientifique de la mission Centenaire 2014)

14 janvier 2013 (salle 8)

La guerre a-t-elle vraiment marqué le début d’un renforcement du pouvoir exécutif en France ?

Nicolas Roussellier (Sciences Po Paris)

11 février 2013 (salle 8)

La Grande Guerre et la naissance de l’État-providence.

Paul-André Rosental (Sciences-Po Paris) et Vincent Viet (CNRS – Cermes3)

18 mars 2013 (salle F bat F)

Policiers en guerre : les forces de l’ordre à l’épreuve du conflit.

Christian Chevandier (Le Havre)

8 avril 2013 (salle F bat F)

La Grande Guerre et les reconfigurations des politiques de santé.

François Buton et Sylvain Bertschy (Montpellier 3)

13 mai 2013 (salle 8)

« L’Algérie révélée » par la guerre 14-18 ?

Emmanuel Blanchard (UVSQ-CESDIP) et Julien Fromage (EHESS).

3 juin 2013 (salle 10)

La Grande Guerre comme un révélateur ? Les intellectuels dans la main de l’État.

Philippe Olivera et Nicolas Mariot

Télécharger au format pdf :

ProgrGGR_2012-2013

Voir le programme de la première année du séminaire :

ProgrGGR_2011-2012

Séminaire: « la Grande Guerre aujourd’hui » – Anne Hertzog et Nicolas Offenstadt

Dans sa deuxième année, le séminaire « La Grande guerre aujourd’hui. Patrimoines, territoires, tourismes » propose de poursuivre la réflexion sur le sens donné à cet événement dans la France contemporaine en questionnant les processus de constructions mémorielles et patrimoniales associés au conflit.

Dans la perspective du centenaire de la guerre, qui s’annonce comme un événement majeur et de portée mondiale, il semble plus que jamais nécessaire de s’interroger sur les enjeux, les acteurs et les pratiques que sous tend la patrimonialisation des traces de guerre.

Chercheurs français et étrangers confronteront leurs regards et leurs approches puisque le séminaire demeure cette année encore fidèle à une approche pluridisciplinaire.

4 OCTOBRE 2011 : Table ronde : le centenaire de la Grande Guerre, une mondialisation de la mémoire de la guerre ?

Serge Barcellini (Conseil Général de la Meuse), Anne Hertzog (Université  de Cergy-Pontoise), Nicolas Offenstadt (Université Paris 1 Sorbonne), Joseph Zimet (DMPA, Ministère de la Défense)

8 NOVEMBRE 2011 : Fêtes et célébrations, l’enjeu national

Rémi Dalisson (Université de Rouen)  « Célébrer pendant les combats. Identité et république dans les fêtes et journées de guerre, 1914-1918 »

 

Vera Caroline Simon (Université de Bielefeld) « Quelles célébrations nationales aujourd’hui ? Regards comparés France-Allemagne »

 

6 DECEMBRE 2011 : Tourisme de mémoire, perspectives européennes

Mari Carmen Rodriguez (Université de Genève) « Le tourisme de guerre dans l’Espagne franquiste »

Myriam Jansen-Verbeke (Université de Leuwen) « Heritage of the Great War. Réflexions autour d’une recherche internationale »

Sarah Notard (Université de Paris 1 Sorbonne) « Le tourisme de guerre en Champagne »

3 JANVIER 2012 : Nouveaux territoires de la mémoire franco-allemande

Yann Prouillet (CRID 14-18) « Le Patrimoine de la Grande Guerre dans le massif des Vosges et sa mise en Tourisme en prévision du centenaire de la guerre de 14-18 »

Anne-Sophie Anglaret (Université de Paris 1 Sorbonne) « Verdun : mémoires d’un affrontement franco-allemand »

J. Schweitzer (Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg) « Construire une mémoire franco-allemande de la guerre par la numérisation des archives. Le programme Européana 14/18. »

7 FEVRIER 2012 : Regards sur la Seconde Guerre Mondiale

Table ronde : « La Résistance aujourd’hui : pratiques mémorielles, usages sociaux

Alya Aglan (Université de Paris I), Pieter Lagrou (Université Libre de Bruxelles), Gilles Vergnon (Institut d’Etudes Politiques de Lyon)

6 MARS 2012 : En marge du champ de bataille, patrimoines urbains de la Grande Guerre

Jean-Yves Bonnard (Centre Départemental de Documentation Pédagogique de l’Oise) « L’architecture de la première reconstruction en Picardie: une patrimonialisation en devenir »

Romain Fathi (Institut d’Etude Politique de Paris) «Villers-Bretonneux et l’Australie : construction de l’identité nationale et extraterritorialité »

3 AVRIL 2012 : Collectionner, exposer : montrer la Grande Guerre au musée

Thomas Thiemeyer (Université de Tübingen) « La Grande Guerre au sein des musées internationaux »

Michelle Gellereau (Université de Lille 3) « Mémoires de collectionneurs. Réflexion sur la valorisation des collections 14/18 et des collectionneurs en Nord-Pas de Calais et Flandre occidentale »

 

15 MAI 2012 : Photographies de traces de guerre : passé, présent

Emmanuelle Danchin (Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Université Catholique de Louvain) « Photographier les traces de la guerre pendant et après la guerre »

Table ronde : Anne Hertzog (Université de Cergy-Pontoise), Michael St Maur Sheil, Laurent Loiseau : photographier les traces de la Grande Guerre aujourd’hui.

5 JUIN 2012 : Cimetières, lieux de mémoire

Nicolas Offenstadt (Université Paris 1), Christian Chevandier (Université du Havre) « Pour une ethnographie de la Grande guerre dans les cimetières municipaux »

 

Ouvert à tous.

Horaires : 17h-19h30

Tous les 1er mardis du mois (sauf mois de mai : séance le 3ème mardi du mois, même heure)

Lieu : DMPA, Ministère de la Défense, 37 rue de Bellechasse, 75007 PARIS

Salle Michelet

Métro : SOLFERINO

Contacts : hertzog.anne@wanadoo.fr et nicolas.offenstadt@univ-paris1.fr

 

Séminaire : La Grande Guerre aujourd’hui. Patrimoines, territoires, tourismes.

Séminaire de recherche animé par Anne Hertzog et Nicolas Offenstadt

Date et horaires : Tous les premiers mardis du mois, d’octobre 2010 à juin 2011 de 17h à 19h.
Contacts :
hertzog.anne@wanadoo.fr

nicolas.offenstadt@univ-paris1.fr

Voir le programme détaillé (format pdf).

Depuis quelques décennies, l’intérêt pour la Grande Guerre prend de l’ampleur dans la société
française. Aussi, dans les territoires marqués par le conflit, des acteurs toujours plus nombreux
préservent, exhument, interprètent,muséifient les traces de la Grande Guerre, en unmot les patrimonialisent.
Mais comment cette relation à la Guerre et à ses espaces se construit-elle, s’invente-
t-elle en héritage à préserver, à transmettre et à valoriser ? En quoi la trace de guerre
est-elle une production sociale à la fois matérielle et immatérielle sans cesse réinvestie révélant
un rapport particulier au passé et au territoire ?
Le séminaire permettra de s’interroger sur la manière dont les acteurs se saisissent et s’approprient
ce passé par les lieux. Il apparaît en effet que lesmodalités de sélection, de préservation
et de valorisation des traces de la guerre varient fortement selon les espaces et les époques.
Elles ont profondément évolué ces dernières décennies sous l’effet de recompositions territoriales,
de l’affirmation de nouveaux acteurs, de la redéfinition du rôle de la culture dans l’aménagement
et le développement des territoires, sans oublier l’intensification des mobilités
touristiques et le développement de l’histoire comme pratique populaire. Aux enjeuxmémoriels
et politiques s’ajoutent des enjeux économiques, identitaires et de nouveaux impératifs de
développement.
Quels savoirs mais aussi quels imaginaires associés à la guerre sont mobilisés pour en faire
un facteur d’attractivité et de requalification des territoires ? Quels registres sont utilisés dans
le traitement des lieux de combat pour rendre ce patrimoine « désirable » ?
La patrimonialisation peut être un processus conflictuel comme lemontrent les débats suscités
par « le tourisme demémoire » ou par la place attribuée aux traces de la guerre dans les projets
urbains. Mais elle sert aussi à bâtir du lien social et à forger des communautés. Les pratiques
sociales liées à la patrimonialisation—fouilles, entretien de vestiges, commémorations, fêtes…
— suscitent en effet de nombreuses formes de sociabilités, de participation à la vie collective,
produisent de la « localité ». Aussi, les lieux de l’ancien front connaissent-ils des usages hybrides
qu’il convient de bien cerner.
L’espace de la patrimonialisation ne se limite toutefois pas aux « régions du front »,mais s’étend
à l’ensemble du territoire national, à travers lesmonuments auxmorts, les plaques du souvenir,
les inscriptions, mais aussi par les projets muséographiques et scolaires. Cet espace de la
patrimonialisation est donc un espace discontinu, contrasté et sans cesse recomposé sous
l’effet d’une tension permanente entre l’exhumation, la conservation et l’effacement de
l’héritage de la guerre qu’il convient d’interroger.

Programme du séminaire: « la guerre des sciences sociales », 2008-2009

« La guerre des sciences sociales » est un séminaire de lectures et de travail sur documents, consacré à l’analyse des explications que les sciences sociales prétendent apporter aux phénomènes de violence collective, sans spécialisation sur une période ou aire géographique particulières. Les auteurs des travaux discutés peuvent être présents et intervenir mais, sauf exception, ils ne donnent pas d’exposés formels, puisque leurs textes sont présentés par un responsable de séance. Le séminaire est ouvert à des participants de toutes disciplines et de toutes institutions.

Programme des séances 2008-2009 : de façon systématique, le responsable de séance choisit un ou plusieurs articles ou chapitres d’ouvrage dont il distribue en amont des photocopies ou, mieux, envoie aux participants sous forme électronique. Ces textes sont considérés avoir été lus avant chaque séance. Le responsable de séance fait une courte présentation orale du (des) extraits, les replace dans leur contexte, et soulève quelques questions pour entrer dans le débat. Une discussion collective s’engage ensuite.

Organisateurs : François Buton (CNRS / CURAPP), Nicolas Mariot (CNRS / CURAPP), André Loez (Montpellier-III), Philippe Olivera (professeur d’histoire). Les organisateurs sont membres du Crid 14-18.

Les séances ont lieu le premier lundi du mois, 16h30-18h30. Salle 10, ENS campus Jourdan, 48 bd Jourdan, 75014 Paris (RER B Cité U ou M° 4 Porte d’Orléans).

Programme :

20 octobre 2008 Autour du livre de Harald Welzer, Les exécuteurs. Des hommes normaux aux meurtriers de masse, Gallimard, 2007 (responsable de séance : François Buton)

10 novembre 2008 Small is beautiful ? Sur le développement des monographies de famille dans l’histoire de la Shoah (à partir de Daniel Mendelsohn, Les disparus, et Götz Aly, Into the Tunnel. The Brief Life of Marion Samuel, 1931-1943) (responsable de séance : Nicolas Mariot).

8 décembre 2008 Autour du livre de Sabina Loriga, Soldats, Un laboratoire disciplinaire : l’armée piémontaise au XVIIIe siècle, Les Belles Lettres, 2007 (responsable de séance : Philippe Olivera).

19 janvier 2009 Obéissance et loyautés contradictoires. Les interactions entre soldats, gradés, sous-officiers et officiers durant les mutineries de 1917 (responsable de séance : André Loez)

2 février 2009 Sur l’actualité éditoriale de l’anniversaire de 1918 (séance collective)

6 avril 2009 Sociologie des témoins de la Grande Guerre à partir de la base Témoins du Crid 14-18 (responsable de séance : Nicolas Mariot)

11 mai 2009 Que sait-on des appelés de la guerre d’Algérie ? (responsable de séance : François Buton).

22 juin 2009 Qu’est-ce que « l’effondrement » de l’armée allemande en 1918 ? Autour du livre d’Alexander Watson, Enduring the Great War, Cambridge University Press, 2008 (responsable de séance : André Loez)

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MODIFICATIONS: séances du séminaire « la guerre des sciences sociales »

Attention: une modification de l’ordre des séances au séminaire « la guerre des sciences sociales » intervient en mars et en avril.

  • Le 17 mars, Nicolas Mariot présentera une séance sur le thème: « que sait-on du génocide des Rwandais tutsi? », à partir d’articles de Claudine Vidal.
  • Le 14 avril 2008, séance autour des travaux de Denis Crouzet. Discussion à partir d’un extrait des Guerriers de Dieu. La violence au temps des troubles de religion (vers 1525-vers 1610), Champ Vallon, 1990, Préface de Pierre Chaunu, Avant-propos de Denis Richet (responsable de séance : Philippe Olivera).

Le nouveau programme est disponible en ligne.

Les séances ont lieu le lundi, de 16h30 à 18h30, à l’ENS boulevard Jourdan (Paris).