Noé, Léopold (1877-1957) et son frère Félicien

1. Le témoin

Né à Montséret (Aude) le 3 mars 1877, fils de Félix Noé et d’Olympie Rivière. Ecole primaire. Marié et père de deux enfants, il a 37 ans à la mobilisation. Journalier dans le travail des vignes dès la sortie de l’école, il était devenu ouvrier dans la grande entreprise audoise de production et distribution de l’électricité, la Société Méridionale de Transport de Force. Socialiste, autodidacte, il fonde, après la guerre, la bibliothèque de la section socialiste de Montséret où il meurt le 5 janvier 1957.

 

2. Le témoignage

Léopold Noé, Nous étions ennemis sans savoir pourquoi ni comment, Carcassonne, FAOL, collection « La Mémoire de 14-18 en Languedoc », 1980, 82 p. Notes du temps de guerre recopiées après le retour.

 

3. Analyse

Mobilisé dans la Territoriale, il passe au 280e, régiment de Louis Barthas, mais pas dans le même bataillon, et arrive sur le front en juin 1915 en Artois. Le récit des deux Audois (Barthas et Noé), qui ne se connaissaient pas, concorde (bombardements, discours du colonel, attaques, pluie et fraternisation de décembre 1915). Passé au 281e, Léopold Noé combat en Flandre, dans la Somme, en Alsace. Son frère Félicien est tué le 16 avril au Chemin des Dames. La rédaction du carnet de guerre change alors de nature : Léopold raconte l’expérience de guerre de son frère, jusqu’à s’identifier à lui. Elle s’interrompt brutalement à la date de mai 1917, au milieu d’une phrase.

 

4. Autres informations

– Registre matricule, Archives de l’Aude, RW 444.

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