Emission de radio : « L’histoire et moi » consacrée à la Grande Guerre (samedi 30/8, 17h05)

L’émission de France Inter reçoit aujourd’hui André Loez  (Crid 14-18) pour évoquer la Grande Guerre. Le principe de l’émission « L’histoire et moi » de Sandrine Mercier et Laurence Giordano est de confronter l’histoire vécue au regard des historiens: ici, la discussion porte sur le soldat Pierre Rouquet, combattant de Verdun et du Chemin des Dames, qu’évoquent son petit-fils et son arrière-petite-fille à partir de documents sonores qui sont commentés et discutés ensemble.

Le samedi 30 août 2008 à 17h05.

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Écouter l’enregistrement mp3 (clic droit pour télécharger)

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2 thoughts on “Emission de radio : « L’histoire et moi » consacrée à la Grande Guerre (samedi 30/8, 17h05)”

  1. Bonjour

    Document exceptionnel que le commentaire de ce vieux Monsieur Pierre ROUQUET qui a pu temoigner et etre enregister en 1992 par son petit-fils.
    Existe-t-il un DVD de ce reportage a VERDUN ?
    Une demi-heure a garder dans les archives
    Bon commentaire et beaucoup d’interet pour cette arriere-petite fille
    qui fait revivre la memoire de ce grand-père
    Je vous souhaite une bonne journée
    ORRIERE Alain

  2. 14-18 : le droit de parler ?

    Une anecdote de la Grande Guerre : quand la terre était bonne, on pouvait y mourir. Quand elle était mauvaise, on reculait.
    Les poilus étaient des paysans, pour la plupart. Durs à la tâche, têtus. La boue, ils connaissaient, et le labeur journalier, les sacrifices quotidiens pour nourrir la maison.
    Depuis 89, on leur avait dit que la maison, c’était la France, c’était la République. La démocratie, c’est d’avoir à mourir éventuellement pour elle.
    Rhétorique romaine et réalité ploutocratique…
    En face, chez les Allemands, on mourait aussi. Des paysans aussi. Durs, prêts aux sacrifices. Pour leur maison, eux aussi.
    Ils ne savaient pas, ces paysans, que la victoire des uns et la défaite des autres seraient la défaite de tous, du monde des paysans, précisément, et le triomphe de la modernité, de l’individualisme, de l’argent-roi, de la bourse et de la société cosmopolite.
    A l’époque, il n’y avait ni congés payés, ni R.T.T., ni canapé-télé. On se battait pour la journée de 8 heures, mais on travaillait le samedi. On était graves. Sur les photos, on ne cherche pas l’exubérance, l’hilarité : seeeeeeeeeeeeex ! On avait des mines sévères, des visages austères. On sait ce qu’est la vie. La mort.
    Pas d’apitoiements inutiles. On déteste les planqués de l’arrière. Les officiers, la fleur de l’aristocratie républicaine, se fait tuer sans barguigner. Le front tient. Il tiendra quatre ans.
    Ce que ne disent pas les ectoplasmes dégoulinants de la télé : les poilus aimaient Pétain. Bouches cousues ! Rompez !
    Ce qu’on dit à peine : c’est la camaraderie, la fraternité. Et la haine du bourgeois, de l’arriviste, du politicien, du parlementaire.
    Mourir pour la Terre, oui. Pas pour le parlementaire !
    Mourir, hélas ! pour la terre d’Europe. La tragédie est là. La trahison aussi.
    Et si cette tuerie avait été voulue pour empêcher la Révolution européenne ?

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