Le CRID 14-18 aux rendez-vous de l’Histoire de Blois

Comme chaque année, le CRID 14-18 sera présent au Salon du livre à l’occasion des rendez-vous de l’Histoire à Blois. Il partagera, sous la conduite de Yann Prouillet son stand avec la maison d’édition Edhisto, partenaire du CRID 14-18 pour la publication des 500 Témoins. Continue reading « Le CRID 14-18 aux rendez-vous de l’Histoire de Blois »

À paraître : Les mises en guerre de l’État. 1914-1918 en perspective

À l’automne 2014, le CRID 14-18 organisait un colloque à Paris, Laon et Craonne sur les Mises en guerre de l’État. À l’issue de ce colloque, nous avons demandé aux participants de retravailler leur contribution afin de publier un ouvrage collectif sur ce thème. Blaise Wilfert-Portal nous a fait l’amitié d’y ajouter son regard transnational dans un contre-point qui ne manquera pas de susciter réflexions et débats. Cet ouvrage, nous avons le plaisir d’en annoncer la publication aux éditions de l’ENS, le 3 octobre prochain. Une version numérique sera également diffusée en libre accès à l’automne 2018 dans le cadre du programme OpenEdition Books Select en partenariat avec Knowledge Unlatched.

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L’ordinaire de la guerre : séminaire mensuel à l’ENS de Lyon

 

L’ordinaire de la guerre : Guerres et violences extrêmes sous le regard des sciences sociales

Séminaire mensuel – ENS Lyon

Organisateurs : Sylvain Bertschy, François Buton, Boris Gobille, André Loez, Nicolas Mariot, Philippe Olivera, Emmanuelle Picard.

Programme 2016-2017 (pdf) : séminaire ordinaire de la guerre 2016-2017

Le séminaire a lieu le mardi de 14h00 à 16h30 aux dates indiquées dans le programme ; il  se déroule à l’ENS de Lyon (15 Parvis R. Descartes, 69007 Lyon).

« L’ordinaire de la guerre. Guerres et violences extrêmes sous le regard des sciences sociales » est un séminaire de lectures et de travail sur documents, consacré à l’analyse des explications que les sciences sociales prétendent apporter aux phénomènes de violence collective, sans spécialisation sur une période ou aire géographique particulières. Les auteurs des travaux discutés peuvent être présents et intervenir sans qu’il s’agisse là d’une règle systématique. Le séminaire est ouvert à des participants de toutes disciplines et de toutes institutions. Aussi souvent que possible, le responsable de séance choisit un ou plusieurs articles ou chapitres d’ouvrage qu’il distribue en amont en format papier ou envoie aux participants sous forme électronique. Ces textes sont considérés avoir été lus avant chaque séance. Après une présentation orale des extraits, la discussion collective s’engage.

Programme 2016-2017: « L’ordinaire et les “guerres civiles“ »

11 octobre : André Loez, Nicolas Mariot, François Buton. Les enjeux historiographiques de “l’ordinaire de la guerre”  et des “guerres civiles“.

22 novembre : Philippe Olivera. À propos de Chris Ealham, Anarchism and the City, Revolution and Counter-revolution in Barcelona, 1898–1937 (AK Press, 2010).

6 décembre : Nicolas Mariot. L’organisation en cellules de la société rwandaise : du génocide des Tutsi aux tribunaux Gacaca.

24 janvier : Cécile Jouhanneau, à propos de Sortir de la guerre en Bosnie-Herzégovine. Une sociologie politique du témoignage et de la civilité. (Karthala, 2016). Séance présentée par François Buton.

28 février : Adam Baczko, Gilles Dorronsoro et Arthur Quesnay, à propos de Syrie : Anatomie d’une guerre civile. (CNRS éditions, 2016). Séance présentée par Boris Gobille et François Buton.

28 mars : Jérémie Foa, Présentations de soi dans la guerre civile : le cas des guerres de Religion (1562-1598). Séance présentée par André Loez et Emmanuelle Picard.

9 mai : Quentin Deluermoz, Briser et recomposer les routines quotidiennes : l’exemple de la Commune de Paris. Séance présentée par Boris Gobille et Nicolas Mariot.

6 juin : François Godicheau et Josep Antoni Pozo Gonzalez sur la guerre d’Espagne. Séance présentée par Philippe Olivera.

 

 

(programme 2015-2016 ci-dessous)

 

: [photographie de presse] / [Agence Rol] »]
Cliquer sur l'image pour télécharger le programme

Le séminaire lyonnais qui a déjà donné lieu à une publication très stimulante et vivement recommandée, repart pour une nouvelle année avec un nouveau programme. Aux manettes de ce séminaire cette année : Sylvain Bertschy, François Buton, Boris Gobille, André Loez, Nicolas Mariot, Philippe Olivera, Emmanuelle Picard.

 

Le séminaire a lieu

le mardi de 14h00 à 16h30

aux dates indiquées dans le programme ;

à l’ENS de Lyon

(15 Parvis R. Descartes, 69007 Lyon).

 

« L’ordinaire de la guerre. Guerres et violences extrêmes sous le regard des sciences sociales » est un séminaire de lectures et de travail sur documents, consacré à l’analyse des explications que les sciences sociales prétendent apporter aux phénomènes de violence collective, sans spécialisation sur une période ou aire géographique particulières. Les auteurs des travaux discutés peuvent être présents et intervenir sans qu’il s’agisse là d’une règle systématique. Le séminaire est ouvert à des participants de toutes disciplines et de toutes institutions. Aussi souvent que possible, le responsable de séance choisit un ou plusieurs articles ou chapitres d’ouvrage qu’il distribue en amont en format papier ou envoie aux participants sous forme électronique. Ces textes sont considérés avoir été lus avant chaque séance. Après une présentation orale des extraits, la discussion collective s’engage. »

Le programme :

13 octobre: « Les enjeux historiographiques de “l’ordinaire de la guerre” ». Séance introductive présentée par André Loez et Nicolas Mariot.

 

3 novembre: « Encadrement autoritaire et subjectivation. Autour de Bernard Pudal et Claude Pennetier (dir.), Le sujet communiste. Identités militantes et laboratoires du  »moi », Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2014 ». Séance présentée par Bernard Pudal, discussion : Nicolas Mariot.

 

8 décembre : « Un regard renouvelé sur les périodes d’occupation ». Autour de Philippe Salson, L’Aisne occupée. Les civils dans la Grande Guerre, Rennes, PUR, 2015 et de F. Marcot et P. Laborie (dir.), Les comportements collectifs en France et dans l’Europe allemande, Historiographie, normes, prismes 1940-1945, PUR, 2015 ». Séance présentée par André Loez.

 

12 janvier : « L’ordinaire de la révolution : l’été 1936 en Catalogne à l’échelle locale ». Autour de Josep Antoni Pozo Gonzalez, Poder legal y poder real en la Cataluña revolucionaria de 1936 , Espuela de Plata, 2012. Séance présentée par Philippe Olivera.

 

2 février : « “La tête en capilotade”. Les soldats de la Grande Guerre internés dans les hôpitaux psychiatriques (France, 1914-1970) ». Séance présentée par Marie Derrien.

 

15 mars : « Les racines de la Terreur révolutionnaire ». Autour de Timothy Tackett, The Coming of Terror in the French Revolution, Cambridge, The Belknap Press of Harvard University Press, 2015. Séance présentée par Boris Gobille.

 

3 mai: « L’historiographie américaine face aux violences de la conquête coloniale en Algérie ». Autour de Benjamin Brower, A Desert Named Peace – The Violence of France’s Empire in the Algerian Sahara, 1844-1902, Columbia UP, 2011. Séance présentée par François Buton.

 

7 juin : « L’organisation en cellules de la société rwandaise : du génocide des Tutsi aux tribunaux Gacaca ». Séance présentée par Nicolas Mariot.

Un nouveau carnet de recherche : Lectures sociales de la guerre

Offrir un regard sur les conflits contemporains qui sortent des chemins balisés de l’histoire culturelle, voilà l’objet de ce carnet de recherche créé par des jeunes chercheur-e-s dont trois sont également membres du CRID 14-18. À la croisée de l’histoire, des sciences sociales et des sciences politiques, il a pour vocation de présenter une réflexion collective en cours d’élaboration sur les outils et les questionnements du socio-historien :

Ce carnet a pour objectif de permettre la mise en place d’un espace de travail scientifique pluridisciplinaire (sciences humaines et sociales) partagé entre doctorant-e-s, post-doctorant-e-s et chercheur-e-s plus avancés. Autour de la problématique « guerre », il s’agit de proposer un lieu de discussion (objets, méthodologie, problématiques, sources…) et de confrontation scientifique. Sur différents terrains (éducation, santé, médecine, littérature, armée, etc.), à travers des objets bien délimités et à des échelles variées (sociétés nationales, groupes sociaux, catégories ou groupes intermédiaires, individus) les discussions mettront en jeu des recherches en cours qui tentent empiriquement de saisir « ce que la guerre fait aux mondes sociaux et aux agents qui en font l’expérience ».

Anne-Sophie Anglaret (Paris 1, CRID 14-18)

Sylvain Bertschy (Montpellier 3, CRID 14-18)

Dimitri Chavaroche (Paris 1)

Marie Derrien (Lyon 2)

Philippe Salson (CRID 14-18)

 

Parution : La Grande Guerre des sciences sociales

Frédéric ROUSSEAU (dir.), La Grande Guerre des sciences sociales, Athéna éditions, Outremont (Québec), 2014

Frédéric Rousseau réunit plusieurs doctorants et docteurs de l’Université Montpellier 3, la plupart membres du CRID 14-18, pour réfléchir à ce que les sciences sociales apportent à la compréhension de la Première Guerre mondiale :

14-18, retrouver les sociétés en guerre. À rebours d’une histoire «culturaliste» souvent trop oublieuse du politique et du social, La Grande Guerre des sciences sociales expose et propose aux chercheurs et au grand public un certain nombre de pistes, de questionnements et de concepts largement inspirés des sciences sociales pour penser à nouveaux frais l’histoire de la Grande Guerre.
Porté collectivement par de jeunes chercheurs, docteurs et doctorants de l’Université de Montpellier (France), ce nouveau regard participe d’un front pionnier de la recherche qui bouleverse en profondeur notre appréhension des hommes, des femmes et des sociétés en guerre, et au-delà, celle du fonctionnement effectif de nos sociétés confrontées à des crises extrêmes, hier comme aujourd’hui.

Recension par Erwan Le Gall :

« Paru à la fin de l’année 2014 aux éditions Athéna, une excellente maison québécoise publiant notamment quantité de remarquables ouvrages d’histoire militaire, cette Grande Guerre des sciences sociales dirigée par Frédéric Rousseau est incontestablement un livre qu’il faut connaître. Bien entendu, tous les lecteurs n’en partageront pas nécessairement toutes les vues mais quiconque prétendra dans les mois à venir connaître l’historiographie de la Première Guerre mondiale ne pourra faire l’économie de ce volume… (lire la suite sur le site de la revue En Envor) »

Sommaire :

Préface de Jules Maurin

Introduction : 14-18, retrouver le monde social en guerre. « Oser penser, oser écrire »… (Frédéric Rousseau)

Chapitre 1 : De l’engagement et des échafaudages identitaires en guerre. L’exemple austro-hongrois (Helena Trnkova)

Chapitre 2 : Refuser la guerre. Les mutineries de l’armée française (1917) comme mouvement social (André Loez)

Chapitre 3 : La prise en charge des blessés et malades de l’armée : genèse d’un problème public et mise en scandale du Service de santé militaire (Sylvain Bertschy)

Chapitre 4 : Démêler l’écheveau des espaces sociaux pour repenser les occupations. Les civils de l’Aisne occupée durant la Grande Guerre (Philippe Salson)

Chapitre 5 : Féminin et masculin à l’épreuve de la Grande Guerre : les femmes dans le Service de Santé français (Françoise Kern)

Chapitre 6 : Obéir = consentir ? Hier comme aujourd’hui : questionner le oui et le non (Frédéric Rousseau)

Chapitre 7 : Quand deux historiographies dialoguent. Fait colonial et fait guerrier : Algériens et Français au miroir de la Grande Guerre (Julien Mary)

 

Lire la recension qu’en a fait Erwan Le Gall pour la revue en ligne En Envor.