Journée d’étude : Les troupes « étrangères » dans les conflits en Europe au XXème siècle

Troupes « étrangères » dans les conflits en Europe : mémoires, histoire et fiction au XXème siècle

Journée d’étude organisée par le laboratoire ERIAC à l’Université de Rouen, le jeudi 16 novembre 2017 en salle des associations (MDU).

Programme :

Matin: accueil et pause café : 9h30

Introduction : 9h45 John Mullen et Florence Cabaret

Présidence de séance : Florence Cabaret (Université de Rouen Normandie)

– 10h-10h30 Gilles Teulié (Université d’Aix-Marseille) “British Imperial Troops on the Western Front: French First World War Postcards and Representations of Foreign Soldiers
10h30-10h40 : discussion

– 10h40-11h10 : Mbark Wanaïm (Institut royal de la Culture Alazighe, Rabat) « Goumiers et Tirailleurs marocains de la Seconde Guerre. Recrutement et difficultés de réinsertion sociale des soldats après la guerre »
11h10-11h20 : discussion

– 11h20-11h40 : Douglas Gressieux (Association Les Comptoirs de l’Inde) « Les troupes indiennes dans la Première Guerre en France »
11h40-12h : discussion

Déjeuner : 12h15

Après-midi : reprise à 14h

Présidence de séance : John Mullen (Université de Rouen Normandie)

– 14h-14h30 : Viviana Agostini-Ouafi (Université de Caen Normandie) « Les soldats étrangers dans les récits autobiographiques de la Seconde Guerre mondiale »
14h30-14h40 : discussion

– 14h40-15h10 : Luke Stewart (Université du Maine – Le Mans) “Nuremberg and Iraq: Illegal War and André Shepherd’s Refugee Claim in Germany
15h10-15h20 : discussion

15h20-15h40: pause café

15h40-16h10 : Robert Dean (University of Lincoln) “Staging the Union: The portrayal of Allied troops on the Music Hall and Variety Stage
16h10-16h20: discussion

16h20-16h50 : Peter Marquis (Université de Rouen Normandie) « D’un modèle à l’autre : l’impact des pratiques sportives des soldats américains en France pendant la Première Guerre mondiale »
16h50-17h : discussion

Contacts : john.mullen@wanadoo.fr et florence.cabaret@univ-rouen.fr

 

Retour du corps de Kalépo Wabète en Nouvelle-Calédonie

Le 11 novembre 2017, les restes mortuaires du tirailleur Kalépo Wabète vont rentrer en Nouvelle-Calédonie et seront inhumés dans son île natale de Tiga (Loyauté) entouré des autorités civiles, religieuses et militaires.

Kalépo était parti en France en juin 1916 comme tirailleur 2e classe et il a été tué à Vesles et Caumont ‘Aisne) le 25 octobre 1918.

Ce tirailleur a suivi le parcours du bataillon des tirailleurs des îles du Pacifique de sa formation à Nouméa jusqu’à sa transformation de bataillon d’étapes en bataillon de marche sous le nom de bataillon mixte du Pacifique comprenant des créoles calédoniens et tahitiens, des Canaques (Kanak) et des Tahitiens.

D’abord ouvrier sur le port de Marseille, Kalépo a ensuite participé à des travaux d’entretien à l’arrière du Chemin des Dames (1917) puis aux combats de la bataille du Matz (ou bataille de Champagne) de juillet à octobre 1918.

Le corps de Kalépo sera le second à retrouver sa terre natale, le premier étant Saïené de Lifou en 2006. Dans les années 1920, 22 Calédoniens avaient pu être inhumés en Nouvelle-Calédonie et un en 2004.

Parution : dernière livraison de la revue Matériaux pour l’histoire de notre temps. n° 121-122

La commémoration en pratique : usages et appropriations du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Matériaux, pour l’histoire de notre temps, BDIC, n°121-122, 2e semestre 2016.

Couverture et sommaire de la revue ci-joint.

Vous trouverez l’intégralité de l’actualité des publications de la BDIC sur son site.

Couverture du n° 121-122 de la revue Matériaux pour l’histoire de notre temps
Sommaire du n°121-121 de la revue Matériaux pour l’histoire de notre temps

Parution: N. Offenstadt, La Grande Guerre aujourd’hui

14-18, un sujet de savant ? Bien au contraire !

Depuis une dizaine d’années, nombre de romans ont été publiés avec pour toile de fond la Grande Guerre, Un long dimanche de fiançailles a attiré plus de quatre millions de spectateurs, et même la chanson et la musique s’y mettent. D’innombrables associations animent aussi la zone de l’ancien front. Bref, 14-18 donne lieu à des pratiques sociales et culturelles d’envergure. Quant aux hommes politiques, ils ne sont pas en reste et s’emparent des hauts lieux de la guerre pour parler du présent.

D’où vient cet intérêt ? Que nous révèle-t-il quant à la mémoire de cette guerre, à notre rapport au passé et au rôle que joue l’histoire dans notre société ?

Auteur notamment des Fusillés de la Grande Guerre et du Chemin des Dames, Nicolas Offenstadt est maître de conférences à l’université Paris-I.

Nicolas Offenstadt, 14-18 aujourd’hui. La Grande Guerre dans la France contemporaine, Paris, Odile Jacob
ISBN 978-2-7381-2534-7, octobre 2010, 145 x 220, 208 pages. (21.90   €)

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L’ouvrage à la Fnac

Journée colloque « Quel avenir pour le patrimoine 14-18 ? » à Vic-sur-Aisne

Le 6 novembre prochain, au Château de Vic-sur-Aisne

9h30 – Ouverture du colloque.

10h00 – Début de la matinée sous la Présidence de Noël Genteur, maire de Craonne.

– Soissonnais 14-18 : Introduction par l’association: 25 ans au service du patrimoine 14-18.

– Jagielski Jean-François, Professeur des écoles : Monuments commémoratifs de la Grande Guerre érigés après 1918 dans le Soissonnais et le Noyonnais.

– Chanoir Yohann, université de Reims : Champagne Ardennes : maintenir la mémoire du patrimoine en milieu scolaire.

– Prouillet Yann, Directeur d’édition : Les projets mémoriels dans le Massif des Vosges.

– Flucher Guy, INRAP : Les sépultures des combattants, bilan des recherches archéologiques et perspectives.

12h30 – Fin de la matinée.

14h00 – Reprise des débats sous la Présidence de Jeffrey Aarnio, surintendant de la commission des monuments militaires américains (Seringes et Nesles).

– Bellouin Anne, responsable du musée de la Caverne du Dragon : Du site historique de la Caverne du Dragon au musée du Chemin des Dames.

– Harlaut Yann, Université de Reims : Champagne Ardennes : le devenir des stigmates de la guerre 14-18 sur les monuments historiques.

– Bonnard Jean-Yves, Directeur du CDDP de l’Oise : Mémoire et conscience patrimoniale de la Grande Guerre dans le département de l’Oise.

– Rolland Denis, Président Société historique de Soissons : Un patrimoine condamné ? classement, financement et problèmes juridiques.

– Offenstadt Nicolas, Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne : Les enjeux du patrimoine de la Grande Guerre aujourd’hui. Points de vue d’un historien.

– Hertzog Anne, Université de Cergy Pontoise : Les enjeux du patrimoine de la Grande Guerre aujourd’hui. Points de vue d’une géographe.

17h00 – Conclusion et synthèse de la journée par le Colonel Henri Ortholan, ancien conservateur du musée des Armées.

17h30 – Fin

Dimanche 7 novembre : visites sur le terrain : nécropoles militaires, carrières , souterrains etc…

Séminaire : La Grande Guerre aujourd’hui. Patrimoines, territoires, tourismes.

Séminaire de recherche animé par Anne Hertzog et Nicolas Offenstadt

Date et horaires : Tous les premiers mardis du mois, d’octobre 2010 à juin 2011 de 17h à 19h.
Contacts :
hertzog.anne@wanadoo.fr

nicolas.offenstadt@univ-paris1.fr

Voir le programme détaillé (format pdf).

Depuis quelques décennies, l’intérêt pour la Grande Guerre prend de l’ampleur dans la société
française. Aussi, dans les territoires marqués par le conflit, des acteurs toujours plus nombreux
préservent, exhument, interprètent,muséifient les traces de la Grande Guerre, en unmot les patrimonialisent.
Mais comment cette relation à la Guerre et à ses espaces se construit-elle, s’invente-
t-elle en héritage à préserver, à transmettre et à valoriser ? En quoi la trace de guerre
est-elle une production sociale à la fois matérielle et immatérielle sans cesse réinvestie révélant
un rapport particulier au passé et au territoire ?
Le séminaire permettra de s’interroger sur la manière dont les acteurs se saisissent et s’approprient
ce passé par les lieux. Il apparaît en effet que lesmodalités de sélection, de préservation
et de valorisation des traces de la guerre varient fortement selon les espaces et les époques.
Elles ont profondément évolué ces dernières décennies sous l’effet de recompositions territoriales,
de l’affirmation de nouveaux acteurs, de la redéfinition du rôle de la culture dans l’aménagement
et le développement des territoires, sans oublier l’intensification des mobilités
touristiques et le développement de l’histoire comme pratique populaire. Aux enjeuxmémoriels
et politiques s’ajoutent des enjeux économiques, identitaires et de nouveaux impératifs de
développement.
Quels savoirs mais aussi quels imaginaires associés à la guerre sont mobilisés pour en faire
un facteur d’attractivité et de requalification des territoires ? Quels registres sont utilisés dans
le traitement des lieux de combat pour rendre ce patrimoine « désirable » ?
La patrimonialisation peut être un processus conflictuel comme lemontrent les débats suscités
par « le tourisme demémoire » ou par la place attribuée aux traces de la guerre dans les projets
urbains. Mais elle sert aussi à bâtir du lien social et à forger des communautés. Les pratiques
sociales liées à la patrimonialisation—fouilles, entretien de vestiges, commémorations, fêtes…
— suscitent en effet de nombreuses formes de sociabilités, de participation à la vie collective,
produisent de la « localité ». Aussi, les lieux de l’ancien front connaissent-ils des usages hybrides
qu’il convient de bien cerner.
L’espace de la patrimonialisation ne se limite toutefois pas aux « régions du front »,mais s’étend
à l’ensemble du territoire national, à travers lesmonuments auxmorts, les plaques du souvenir,
les inscriptions, mais aussi par les projets muséographiques et scolaires. Cet espace de la
patrimonialisation est donc un espace discontinu, contrasté et sans cesse recomposé sous
l’effet d’une tension permanente entre l’exhumation, la conservation et l’effacement de
l’héritage de la guerre qu’il convient d’interroger.

« Sans casque et sans arme… » Programme des manifestations du 16 avril 2010 au Chemin des Dames

Chaque 16 avril, date anniversaire du début de l’offensive du printemps 1917 sur le Chemin des Dames, le Département de l’Aisne organise une grande journée d’hommage à tous les morts, blessés et disparus de la Grande Guerre, sans distinction de pays. Cette manifestation, reconduite depuis 2007, fournit à un public de plus en plus nombreux l’occasion d’une (re)découverte du Chemin des Dames.

Voir le programme détaillé (version pdf)

Consulter le Portail du Chemin des Dames

« 14-18, le bruit et la fureur » : regard critique

Julien Mary, membre du Crid 14-18, propose sur le site du CVUH un compte-rendu critique du documentaire TV de Jean-François Delassus diffusé sur France 2 à l’occasion du 90e anniversaire de l’armistice de 1918:

14-18, le bruit et la fureur : chronique d’une offensive télévisuelle

Voir également, sur Mediapart, Histoire et propagande: généalogie d’un documentaire

Exposition: Lot-et-Garonnais dans la Grande Guerre

Archives départementales de Lot et Garonne

Place de Verdun

47000 Agen

Du 12 octobre au 19 décembre 2008

En août 1914 débute en Europe un conflit qui, très vite, se transforme en affrontement mondial au bilan humain effroyable : 11 millions de morts, 20 millions de blessés, 6 millions et demi d’invalides.

Éloigné des champs de bataille, le Lot-et-Garonne participe à l’effort de guerre : il recueille dans les hôpitaux alors mis en place les très nombreux combattants blessés, fabrique dans ses usines armes et munitions, réquisitionne chevaux, nourriture et vêtements pour l’armée. Mais surtout, comme les autres départements, il fournit, dès la mobilisation, tous ses hommes en âge de combattre, jeunes ou plus âgés, conscrits ou réservistes.

Á l’occasion du 90e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918, qui met fin à cette guerre totale, le Conseil général de Lot-et-Garonne a chargé les Archives départementales de réaliser une exposition qui présente les habitants du département dans cette tourmente.

Cette manifestation a pour but d’évoquer la vie quotidienne, les préoccupations, l’état d’esprit des hommes et des femmes, des civils ou des militaires, au front comme à l’arrière, de la mobilisation d’août 1914 à la victoire douloureuse de novembre 1918.

Elle permettra à un vaste public d’adultes et de scolaires de découvrir des documents écrits -et en particulier de nombreuses lettres échangées entre les poilus et leurs familles – , mais aussi des objets, des photographies ou des dessins, originaux conservés dans les collections publiques ou prêtés par des particuliers.

Cette exposition se tiendra du et sera ouverte gratuitement au public de 13h30 à 17h00 du lundi au vendredi et de 14h00 à 18h00 le dimanche.

Le matin est réservé aux groupes scolaires et visites guidées (pour groupes seulement).

Réservation au 05.53.69.42.67.

Voir également la malette pédagogique en ligne qui accompagne l’exposition.