{"id":105,"date":"2008-04-30T09:52:20","date_gmt":"2008-04-30T08:52:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2008\/04\/30\/fauconnier-henri-1879-1973\/"},"modified":"2021-09-09T17:10:04","modified_gmt":"2021-09-09T16:10:04","slug":"fauconnier-henri-1879-1973","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2008\/04\/30\/fauconnier-henri-1879-1973\/","title":{"rendered":"Fauconnier Henri (1879-1973)"},"content":{"rendered":"<p><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9 le 26 f\u00e9vrier 1879 \u00e0 Musset, Barbezieux (Charente), dans un milieu cultiv\u00e9, artistique et catholique. Son p\u00e8re, Charles, \u00e9tait un petit n\u00e9gociant en cognac. Des six enfants, Henri est l&rsquo;a\u00een\u00e9.<\/p>\n<p>Il est licenci\u00e9 en droit.<\/p>\n<p>A partir de 1905, il dirige une plantation de caoutchouc en Malaisie anglaise, \u00e0 Rantau Panjang. En 1910, le doublement du prix du caoutchouc lui permet de faire fortune. Il devient alors Directeur g\u00e9n\u00e9ral des plantations du groupe Hallet en Extr\u00eame-Orient (Sumatra, Java, Indochine et Malaisie). Il se fiance avec Madeleine Meslier, s\u0153ur d&rsquo;un planteur et ami de Barbezieux, peu avant le basculement de l&rsquo;Europe dans la guerre. Lorsque la guerre \u00e9clate, il rejoint la France. Il est incorpor\u00e9 le 22 septembre au 93<sup>\u00e8<\/sup> Territorial \u00e0 P\u00e9rigueux. Le 26 novembre, il part en renfort du 310<sup>e<\/sup> R.I. ; en mars 1915, il int\u00e8gre une compagnie de mitrailleurs comme agent de liaison puis devient, en octobre 1915, secr\u00e9taire au ravitaillement ; en mai 1916, il est nomm\u00e9 caporal fourrier. Sa compagnie est vers\u00e9e au 273e RI en juin. En d\u00e9cembre, il entreprend une formation, \u00e0 Mourmelon, pour devenir chef de section. Le 21 janvier 1917, il obtient ainsi le grade de sergent. A l&rsquo;issue d&rsquo;une longue permission, en mars, pendant laquelle il \u00e9pouse Madeleine Meslier, il est affect\u00e9 en Malaisie puis en Indochine o\u00f9 on r\u00e9clame son exp\u00e9rience de planteur pour d\u00e9velopper les productions de sucre et de ricin. Jug\u00e9 trop jeune pour servir ainsi en Indochine, il est rappel\u00e9 en France, en novembre 1917 et laisse Madeleine, enceinte et trop malade pour voyager, \u00e0 Saigon. Il arrive en France en d\u00e9cembre 1917, au moment de la naissance de sa fille, H\u00e9l\u00e8ne, et il parvient \u00e0 \u00eatre vers\u00e9 au d\u00e9p\u00f4t des interpr\u00e8tes pour servir aupr\u00e8s des Anglais. C&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re qu&rsquo;il passera la fin de la guerre. Il est d\u00e9mobilis\u00e9 en mai 1919 et regagne ses plantations en Malaisie. A partir de 1925, il s&rsquo;installe en Tunisie, o\u00f9 il \u00e9crit <em>Malaisie <\/em>en 1930, gr\u00e2ce auquel il obtient le prix Goncourt. Il est alors en relation avec d&rsquo;autres \u00e9crivains comme Jacques Boutelleau, Georges Bernanos, Colette, Jean Cocteau, Jean Paulhan ou Roger Martin du Gard. Sa s\u0153ur, Genevi\u00e8ve obtient le prix Femina en 1933. Il publie ensuite <em>Visions, nouvelles<\/em> (1938) et poursuis son \u0153uvre litt\u00e9raire avec <em>No\u00ebl malais<\/em> suivi de <em>Barbara<\/em> (Stock, 1941) et <em>La Dame<\/em> (Stock, 1943). Il meurt \u00e0 Paris le 14 Avril 1973, et est enterr\u00e9 \u00e0 Barbezieux. [source : Bernard Fauconnier, <em>La fascinante existence d&rsquo;Henri Fauconnier : Prix Goncourt 1930<\/em>, pr\u00e9face de Jean-Loup Avril, Editions G.D., Saint Malo, 2004.]<\/p>\n<p><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n<p>FAUCONNIER Henri, <em>Lettres \u00e0 Madeleine. 1914-1919<\/em>, Paris, Stock, 1998, 374p.<\/p>\n<p>De 1914 \u00e0 1919, il \u00e9crit de nombreuses lettres, le plus souvent \u00e0 Madeleine, sa fianc\u00e9e (puis sa femme \u00e0 partir de mars 1917). Il envoie \u00e9galement des \u00ab notes \u00bb br\u00e8ves, accumul\u00e9es avant d\u00eatre gliss\u00e9es dans une enveloppe. Il a vraisemblablement pris des photographies (signal\u00e9es pp. 65- 85- 122- 187 mais non publi\u00e9es).<\/p>\n<p><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n<p>Les lettres d&rsquo;Henri Fauconnier laissent appara\u00eetre un homme cultiv\u00e9 : amateur de musique classique (pp. 66, 253 et 271), il multiplie les r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 Goethe (p. 202), La Bruy\u00e8re (p. 231) ou Dante : \u00ab dans l&rsquo;enfer de Dante, le plus affreux, c&rsquo;est le cercle de la pluie (r\u00e9serv\u00e9 aux gourmands&#8230; qu&rsquo;est-ce que je vais prendre !) et celui o\u00f9 l&rsquo;on ne peut m\u00eame pas pleurer, parce que les larmes se cong\u00e8lent en sortant des yeux, et les scellent. Je suis un peu dans cet enfer l\u00e0, aggrav\u00e9 d&rsquo;une autre torture d\u00e9gradante que j&rsquo;ignorais encore. Je suis d\u00e9vor\u00e9 vivant par la vermine ! [&#8230;] Alors je suis vraiment un damn\u00e9 de Dante \u00bb (p. 128). Grand lecteur, il demande souvent \u00e0 \u00ab Mady \u00bb de lui faire parvenir des ouvrages (exemple p. 206). Il ma\u00eetrise plusieurs langues en plus de sa langue maternelle : le latin (p. 107), le malais et le tamil (p. 129), et surtout l&rsquo;anglais qu&rsquo;il emploie r\u00e9guli\u00e8rement dans ses lettres. Directeur d&rsquo;une affaire lucrative en Malaisie avant la guerre, il tente, depuis le front, de g\u00e9rer ses affaires (p. 60).<\/p>\n<p>Jeunes fianc\u00e9s au moment du basculement dans la guerre, Henri et Madeleine apprennent \u00e0 se d\u00e9couvrir au fil des lettres. Ainsi sent-on na\u00eetre leur relation dans les tensions (pp. 41-42) et les d\u00e9clarations enflamm\u00e9es (pp. 133 ou 157) qu&rsquo;ils s&rsquo;\u00e9changent. Les moments difficiles, comme celui o\u00f9 Madeleine perd son fr\u00e8re d&rsquo;une maladie contract\u00e9e dans les tranch\u00e9es (p. 82), resserrent les liens entre les futurs \u00e9poux. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs \u00e0 l&rsquo;organisation de leur mariage qu&rsquo;ils vont se consacrer pendant plusieurs mois, fin 1916 &#8211; d\u00e9but 1917. L&rsquo;arriv\u00e9e de la petite H\u00e9l\u00e8ne, \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e 1917, au moment o\u00f9 Henri rentre en France laissant sa famille \u00e0 Saigon, occupe \u00e9galement une grande partie des discussions en 1918.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9criture est d&rsquo;abord, dans le contexte de la guerre, un besoin (p. 28). H. Fauconnier est pris entre, d&rsquo;une part, le d\u00e9sir de prot\u00e9ger ses proches de ses id\u00e9es noires et de ne pas alimenter leur angoisse de le savoir expos\u00e9 (certaines notes ne sont envoy\u00e9es que plusieurs semaines apr\u00e8s : p. 68) et, d&rsquo;autre part, le besoin de se d\u00e9charger de son exp\u00e9rience : ainsi, \u00e0 propos du cafard qui le saisit, en mars 1915 : \u00ab il m&rsquo;\u00e9tait impossible d&rsquo;\u00e9crire. J&rsquo;attendais que la bonne humeur revienne, et elle revient vite d\u00e8s qu&rsquo;on se met \u00e0 penser. Pourtant, j&rsquo;ai conscience d&rsquo;avoir copieusement grogn\u00e9 dans mes notes ou mes lettres, <span style=\"text-decoration: underline;\">assez pour me soulager<\/span>. \u00bb (p. 71. C&rsquo;est moi qui souligne.) Conscient de la censure (p. 75), il s&rsquo;amuse quelque fois \u00e0 la contourner (p. 39). L&rsquo;\u00e9criture est \u00e9galement une exp\u00e9rience marquante dans sa vie : s&rsquo;il projette depuis des ann\u00e9es de s&rsquo;y consacrer (voir la pr\u00e9face), la guerre le pousse \u00e0 se confronter \u00e0 la difficult\u00e9 d&rsquo;enserrer son exp\u00e9rience dans des mots (pp. 170-171). En novembre 1917, il tente d&rsquo;\u00e9crire un roman \u00e0 bord du bateau qui le ram\u00e8ne en France : \u00ab j&rsquo;essaye d&rsquo;\u00e9crire quelque chose. Ce serait le moment de voir si j&rsquo;en suis capable. Mais je me perds dans une abondance d&rsquo;id\u00e9es qui manquent de lien entre elles. Si je tenais mon sujet, je crois que ce ne serait pas difficile d&rsquo;\u00e9crire. J&rsquo;en avais un jadis, mais je le garde pour plus tard. En ce moment, c&rsquo;est de guerre et d&rsquo;amour qu&rsquo;il faudrait parler. \u00bb (pp. 246-247). Ce sujet qu&rsquo;il garde \u00ab pour plus tard \u00bb est vraisemblablement celui qui, en 1930, lui permettra d&rsquo;obtenir le prix Goncourt, <em>Malaisie<\/em>.<\/p>\n<p>Parti \u00e0 la guerre dans la fi\u00e8vre et l&rsquo;\u00e9motion, il ne cache pas son enthousiasme : \u00ab si je n&rsquo;aimais pas, je me r\u00e9jouirai de cette guerre qui manquait \u00e0 ma vie, et qui la compl\u00e8te si bien. \u00bb (p. 18) Cet empressement \u00e0 rejoindre le combat, qu&rsquo;il peine \u00e0 se repr\u00e9senter mais qu&rsquo;il pressent \u00ab plein d&rsquo;horreur \u00bb (p. 20) se heurte pourtant \u00e0 l&rsquo;administration militaire qui l&rsquo;affecte dans un premier temps avec des hommes m\u00fbrs (des territoriaux). Se jugeant plus \u00ab belliqueux \u00bb (p. 21), il est frustr\u00e9 et se porte volontaire pour rejoindre le front. Mais il doit se r\u00e9signer \u00e0 une attente d\u00e9sesp\u00e9rante et \u00e0 l&rsquo;ennui d&rsquo;une vie de caserne (p. 26). Lorsqu&rsquo;il est enfin appel\u00e9 \u00e0 rejoindre le front dans un groupe de mitrailleurs, il d\u00e9couvre tr\u00e8s vite les dangers et les souffrances mat\u00e9rielles et morales des combattants. Ses descriptions sur son environnement mat\u00e9riel sont pr\u00e9cises durant les premiers mois. Puis s&rsquo;habituant \u00e0 la guerre, il note : \u00ab il y a tous les jours des bombardements, fusillades, incidents, qui pourraient faire le sujet d&rsquo;une lettre. Je ne pense m\u00eame plus \u00e0 en parler. Quant \u00e0 les noter s\u00e8chement, avec le jour et l&rsquo;heure, cela ne serait qu&rsquo;une nomenclature. J&rsquo;aime mieux essayer de vous faire <em>voir<\/em>, de temps en temps, quelques \u00e9pisodes au hasard. \u00bb (p. 76) Les attaques sont toutefois relat\u00e9es avec finesse, de m\u00eame que les souffrances des soldats. L&rsquo;enthousiasme du d\u00e9but de la guerre s&rsquo;\u00e9mousse au contact des r\u00e9alit\u00e9s de la guerre, faite de tracasseries de la \u00ab servitude \u00bb militaire contre lesquelles il s&#8217;emporte fr\u00e9quemment (p. 153), de coups durs et d&rsquo;attentes sans fin, \u00e9crasantes d&rsquo;ennui.<\/p>\n<p>Cette d\u00e9sillusion le pousse \u00e0 tenter de se soustraire aux dangers et aux souffrances de la vie quotidienne des combattants : \u00ab alors je pensais \u00e0 d\u00e9cembre. D\u00e9cembrrrre&#8230; ! On a beau avoir fait le sacrifice de soi-m\u00eame, la b\u00eate est toujours l\u00e0, qui cherche son petit bien-\u00eatre du moment, et l&rsquo;esprit se r\u00e9volte aussi, parce qu&rsquo;il veut que ce sacrifice soit utile. \u00bb H. Fauconnier est partag\u00e9 : d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, il multiplie les demandes pour \u00ab s&#8217;embusquer \u00bb, comme interpr\u00e8te, par exemple (\u00ab tous les Anglais que j&rsquo;ai interrog\u00e9s se plaignent de ceux qu&rsquo;ils ont. [&#8230;] Pour moi ce ne serait pas m&#8217;embusquer que de devenir interpr\u00e8te. J&rsquo;accepterai m\u00eame sans scrupule un cong\u00e9 d&rsquo;hiver en Malaisie s&rsquo;il m&rsquo;\u00e9tait offert \u00bb (p. 105) Face aux \u00ab vulgaires gueules devant le cr\u00e9neau \u00bb, p. 105), et d&rsquo;un autre, il culpabilise au moment o\u00f9 sa fonction de caporal fourrier le soustrait au feu : en effet, l&rsquo;attaque se pr\u00e9pare et il re\u00e7oit l&rsquo;ordre de regagner l&rsquo;arri\u00e8re-front et de laisser ses camarades : \u00ab j&rsquo;\u00e9tais horriblement partag\u00e9 entre la joie de partir et l&rsquo;envie de rester. C&rsquo;est curieux : un soulagement de l&rsquo;instinct et une r\u00e9volte de la volont\u00e9. [&#8230;] Je suis revenu ici avec l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre presque un d\u00e9serteur. \u00bb (p. 173) Il parvient \u00e0 force de d\u00e9marches \u00e0 s&rsquo;extraire du danger, en suivant une formation d&rsquo;officier, puis en obtenant d&rsquo;\u00eatre envoy\u00e9 en mission en Indochine, et enfin, de retour d&rsquo;orient, en obtenant une place dans un bureau \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re, d&rsquo;o\u00f9 il commente la fin de la guerre et la d\u00e9mobilisation.<\/p>\n<p>Un regard sur ses sentiments en 1916 est \u00e9loquent sur l&rsquo;\u00e9volution de son \u00e9tat d&rsquo;esprit, belliqueux en 1914 : \u00ab Quelle dose d&rsquo;enthousiasme il a fallu que j&rsquo;ai au d\u00e9but pour r\u00e9sister si longtemps \u00e0 ce qui m&rsquo;est le plus p\u00e9nible, le froid, la salet\u00e9, la contrainte et la promiscuit\u00e9 des imb\u00e9ciles ! [&#8230;] Si la guerre dure encore un an, elle me rendra \u00e0 vous morose et pessimiste. \u00bb (p. 145) Quelques mois plus tard : \u00ab si, je peux dire que je hais la guerre. C&rsquo;est une fa\u00e7on, et la vraie, d&rsquo;aimer sa patrie. \u00bb (p. 176) Ou encore : \u00ab il ne faut attendre ici nulle piti\u00e9. Il importe peu qu&rsquo;on souffre, pourvu qu&rsquo;on puisse encore marcher. La chair \u00e0 canon n&rsquo;a pas le droit de se plaindre. Et c&rsquo;est bien emb\u00eatant qu&rsquo;on ne puisse l&#8217;emp\u00eacher de penser. [&#8230;] J&rsquo;aurais assez volontiers donn\u00e9 ma vie, maintenant je pr\u00e9f\u00e8re la garder. Pourquoi ? Je crois que ce sont les journaux qui ont tu\u00e9 mon id\u00e9al. Ils ne sont pleins que de mensonges, de louanges hypocrites pour nous, d&rsquo;articles navrants de b\u00eatise et de mauvais go\u00fbt. Et ils parlent au nom de la France&#8230; (ils finiraient par vous faire ha\u00efr la France !) Et si parfois une lueur de v\u00e9rit\u00e9 ou de bon sens appara\u00eet chez eux, vite la Censure efface. Les grands quotidiens nous ont d\u00e9go\u00fbt\u00e9s de la guerre, qui est d\u00e9j\u00e0 assez d\u00e9go\u00fbtante par elle-m\u00eame. Il ne reste plus qu&rsquo;\u00e0 la subir comme une affreuse maladie. Mais qu&rsquo;on ne dise pas que nous la trouvons belle ! Ce qui est beau, c&rsquo;est la vie, dans la paix, l&rsquo;amour, et la libert\u00e9. \u00bb (pp. 193-194).<\/p>\n<p>A ces observations, il conviendrait d&rsquo;en ajouter d&rsquo;autres, sur la dur\u00e9e de la guerre, au c\u0153ur de beaucoup de conversations (p. 104), sur les combattants moins cultiv\u00e9s et le malaise qu&rsquo;il ressent dans la promiscuit\u00e9 impos\u00e9e avec eux (p. 201), sur son sentiment \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;ennemi, qu&rsquo;il ne veut pas voir caricatur\u00e9 (p. 197), sur la n\u00e9cessit\u00e9 de l&rsquo;oubli pour tenir (p. 197) et sur de nombreux autres sujets qui font d&rsquo;Henri Fauconnier un t\u00e9moin au parcours atypique et un observateur fin des hommes en guerre.<\/p>\n<p>C\u00e9dric Marty &#8211; 30.04.08<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin N\u00e9 le 26 f\u00e9vrier 1879 \u00e0 Musset, Barbezieux (Charente), dans un milieu cultiv\u00e9, artistique et catholique. Son p\u00e8re, Charles, \u00e9tait un petit n\u00e9gociant en cognac. Des six enfants, Henri est l&rsquo;a\u00een\u00e9. Il est licenci\u00e9 en droit. 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