{"id":1142,"date":"2013-02-18T22:27:42","date_gmt":"2013-02-18T21:27:42","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=1142"},"modified":"2021-09-15T17:58:35","modified_gmt":"2021-09-15T16:58:35","slug":"lambert-eugene-1876-1956","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2013\/02\/18\/lambert-eugene-1876-1956\/","title":{"rendered":"Lambert, Eug\u00e8ne (1876-1956)"},"content":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/Lambert.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-1143\" src=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/Lambert-210x300.jpg\" alt=\"\" width=\"210\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/Lambert-210x300.jpg 210w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2013\/02\/Lambert.jpeg 472w\" sizes=\"auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px\" \/><\/a>L&rsquo;auteur ? photographi\u00e9 apr\u00e8s guerre dans sa cellule d&rsquo;Ehrenbreitstein<\/p>\n<p>Eug\u00e8ne Lambert na\u00eet \u00e0 Mainvilliers (Moselle) en 1876. Mari\u00e9 \u00e0 Marie, il a trois enfants ; une fille, un fils, R\u00e9mi et Suzanne, qui na\u00eet en 1914 alors qu\u2019il est en captivit\u00e9. A la d\u00e9claration de guerre, il travaille au journal francophone le <em>Lorrain<\/em> \u00e0 Metz. Francophile, secr\u00e9taire du comit\u00e9 du <em>Souvenir Fran\u00e7ais <\/em>de Noisseville (Moselle), il deviendra apr\u00e8s-guerre publiciste, pr\u00e9sident du Syndicat d&rsquo;initiative et \u00e0 ce titre membre fondateur de la Foire d&rsquo;automne de Metz, ville dans laquelle il est socialement tr\u00e8s actif. Conseiller municipal messin, vice-pr\u00e9sident de l\u2019Amicale des anciens incarc\u00e9r\u00e9s politiques d\u2019Ehrenbreitstein, il re\u00e7oit le 12 juillet 1935 la m\u00e9daille d\u2019honneur (vermeil) de la Reconnaissance fran\u00e7aise pour ses actions de propagande francophile alors qu\u2019il \u00e9tait sous l\u2019uniforme allemand. Il d\u00e9c\u00e8de \u00e0 Metz le 7 mai 1956.<\/p>\n<p>2. Le t\u00e9moignage<\/p>\n<p>Lambert, Eug\u00e8ne, <em>De la prison \u00e0 la Caserne\u00a0! Journal d\u2019un incarc\u00e9r\u00e9 politique <\/em><em>d\u2019Ehrenbreitstein. 1914-1918.<\/em> Metz, imprimerie Paul Even, 1934, 234<br \/>\npages, (tirage limit\u00e9 \u00e0 250 exemplaires).<\/p>\n<p>Eug\u00e8ne Lambert, se sachant recherch\u00e9, est arr\u00eat\u00e9 dans les bureaux du journal <em>Le Lorrain <\/em>le matin du 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt 1914 et conduit \u00e0 la prison militaire de la Place Mazelle, rue Haute Seille \u00e0 Metz. Il en est extrait d\u00e8s le lendemain pour \u00eatre achemin\u00e9 \u00e0 la forteresse d\u2019Ehrenbreitstein \u00e0 Coblence, au bord du Rhin. Il reste incarc\u00e9r\u00e9 dans les fameuses casemates comme prisonnier politique, sans jamais conna\u00eetre la raison de son arrestation. Le 24 septembre 1914, il fonde au sein de la forteresse, avec quelques d\u00e9tenus, \u00ab\u00a0<em>L\u2019Union<\/em> \u00bb, \u00ab\u00a0<em>soci\u00e9t\u00e9 des d\u00e9tenus politiques <\/em><em>d\u2019Ehrenbreitstein<\/em> \u00bb (page 79).<br \/>\nAyant la confiance des d\u00e9tenus, il est m\u00eame mandat\u00e9 pour tenir leurs comptes (page 83). Mobilisable dans l\u2019arm\u00e9e allemande, il est transf\u00e9r\u00e9 le 25 f\u00e9vrier 1915 de la prison \u00e0 la \u00a0caserne Ravensberg du 66<sup>e<\/sup> r\u00e9giment d\u2019infanterie allemand de Magdebourg (Saxe-Anhalt). Sous-officier, il occupe plusieurs fonctions et est mut\u00e9 dans un r\u00e9giment territorial (\u00e0 Quedlinbourg) le 15 mai 1915, suite \u00e0 sa simulation d\u2019un probl\u00e8me au c\u0153ur. Usant, comme beaucoup (voir page 229), de tous les subterfuges pour para\u00eetre malade, y compris en perdant anormalement du poids, sa crainte ultime est d\u2019\u00eatre mut\u00e9 sur le front russe dans un r\u00e9giment combattant. Il sera d\u2019ailleurs l\u2019un des rares sous-officiers lorrains \u00e0 ne pas y \u00eatre affect\u00e9. A\u00a0 Magdebourg, affect\u00e9 au 1<sup>er <\/sup>territorial, il est notamment affect\u00e9 comme ge\u00f4lier \u2013 lui qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenu 7 mois en forteresse \u2013 \u00e0 la garde de prisonniers belges. Surpris \u00e0 leur parler fran\u00e7ais, alors qu\u2019il leur fournit des informations, il est d\u00e9plac\u00e9 le 15 juin 1915 \u00e0 Altenbourg (Thuringe) au 153<sup>\u00e8me<\/sup> r\u00e9giment d\u2019infanterie d\u2019active. Consid\u00e9r\u00e9 comme suspect, il y est particuli\u00e8rement surveill\u00e9 mais \u00e9chappe \u00e0 plusieurs commissions m\u00e9dicales qui veulent l\u2019affecter en Russie. Il a en effet une certitude\u00a0: \u00ab\u00a0(\u2026) <em>on veut se d\u00e9barrasser de moi, j\u2019en ai la ferme conviction. Je n\u2019arriverai jamais au front, me dis-je, ou si j\u2019y arrive, je n\u2019y serai pas longtemps. Sans doute, quelque grad\u00e9 aura mission de me nettoyer de propre fa\u00e7on<\/em> \u00bb (page 139).<br \/>\nReclus dans son r\u00e9giment, dans lequel il va rester jusqu\u2019\u00e0 l\u2019Armistice. Il finit par obtenir enfin une permission en mai 1918 et retourne \u00e0 Metz o\u00f9, le<br \/>\n17, chez lui, il d\u00e9clare paradoxalement\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Pour la premi\u00e8re fois depuis la guerre, j\u2019ai entendu le canon<\/em> \u00bb (page 203). A Altenbourg, au fil des mois, il\u00a0d\u00e9bute une propagande z\u00e9l\u00e9e de \u00ab\u00a0<em>doctrines antimilitaristes, antiprussiennes et francophiles<\/em> [dans une] <em>Saxe<\/em> (\u2026) <em>fonci\u00e8rement socialiste<\/em> \u00bb (page 153) et va m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 fonder le 19 mai 1917 \u00ab\u00a0<em>l\u2019Esp\u00e9rance<\/em> \u00bb, \u00ab\u00a0<em>journal manuscrit clandestin \u00e0 l\u2019image des compagnons d\u2019exil. Paraissant en Barbarie<\/em> \u00bb. Hebdomadaire \u00e9crit en fran\u00e7ais, et destin\u00e9 \u00e0 donner des nouvelles aux prisonniers des environs, il para\u00eetra jusqu\u2019\u00e0 la fin. Eug\u00e8ne Lambert vit ainsi le lent mais inexorable enfoncement de l\u2019Allemagne dans la crise morale et alimentaire qui va amener \u00e0 la situation r\u00e9volutionnaire de l\u2019automne 1918. \u00ab\u00a0<em>Singulier spectacle que ce peuple victorieux et mendiant<\/em> \u00bb dit-il le 18 juillet 1915. Le 11 novembre, \u00ab\u00a0<em>cette fois, c\u2019\u00e9tait bien la d\u00e9livrance<\/em> \u00bb (page 212) et le seul but qui maintenant le pr\u00e9occupe est le retour en homme libre dans une Lorraine redevenue fran\u00e7aise. Il quitte Altenbourg le 17 novembre et, apr\u00e8s avoir travers\u00e9 une Allemagne o\u00f9 \u00ab\u00a0<em>l\u2019anarchie r\u00e8gne en ma\u00eetresse<\/em> \u00bb (page 215), Eug\u00e8ne Lambert arrive \u00e0 Metz le 25 novembre 1918 et retrouve enfin sa famille.<\/p>\n<p>3. Analyse<\/p>\n<p>Deux ouvrages de volumes sensiblement \u00e9gaux composent ce journal d\u2019un \u00ab\u00a0<em>Malgr\u00e9 nous<\/em> \u00bb<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a> ; le journal d\u2019un incarc\u00e9r\u00e9 et les souvenirs d\u2019un Lorrain sous l\u2019uniforme allemand. Francophile propagandiste, le t\u00e9moignage d\u2019Eug\u00e8ne Lambert est forc\u00e9ment partial mais nombre d\u2019informations subsistent sur la vie en prison (pages 17 \u00e0 34), en forteresse (pages 35 \u00e0 117) comme sur l\u2019ambiance de la caserne de l\u2019arm\u00e9e allemande, la vie \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur dans le r\u00e9gime de blocus qui ronge le pays et qui va l\u2019amener \u00e0 la r\u00e9volution (pages 137 \u00e0 214). D\u00e9butant son journal le 27 juillet 1914, il nous permet d\u2019appr\u00e9hender les heures intenses pr\u00e9c\u00e9dant la d\u00e9claration de guerre \u00e0 Metz et son arrestation, le 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt. Ces quelques pages sont ainsi \u00e0 rapprocher du journal de guerre de Ren\u00e9 Mercier qui d\u00e9crit des sc\u00e8nes semblables \u00e0 Nancy<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>. Tr\u00e8s psychologiquement touch\u00e9 par son incarc\u00e9ration, Eug\u00e8ne Lambert t\u00e9moignage des affres de sa vie d\u2019intern\u00e9, craignant d\u2019\u00eatre fusill\u00e9 pour ses activit\u00e9s francophiles. Il balance entre ob\u00e9issance et \u00e9vasion mais se soumets sous la menace des repr\u00e9sailles \u00e0 sa famille (page 9). L\u2019ouvrage t\u00e9moigne aussi des difficult\u00e9s d\u2019une \u00e9criture de la claustration tant le confinement et l\u2019absence quasi-totale de nouvelles provenant de l\u2019ext\u00e9rieur ne permettent pas l\u2019enrichissement du t\u00e9moignage. Il y parvient toutefois, nous parlant des ruses pour obtenir de l\u2019argent par sa famille (pages 55 et 80), et pour le cacher dans des boutons de cale\u00e7on (page 80), pour tromper la censure, en \u00e9crivant \u00ab\u00a0<em>sous les timbres, dans les doublures d\u2019enveloppes ou avec du jus d\u2019oignon comme encre sympathique<\/em> \u00bb (page 80), sachant que toute correspondance doit obligatoirement \u00eatre \u00e9crite en allemand (pages 63 et 79). Il \u00e9voque aussi les mouchards (page 80), la collaboration (page 104) ou les fraternisations avec les gardes (page 97), qu\u2019il appliquera lui-m\u00eame quand il sera ge\u00f4lier. Il craint la folie, notamment quand il ne peut plus sortir de sa casemate \u00e0 cause de la neige\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Nous filons toutes voiles d\u00e9ploy\u00e9es vers la neurasth\u00e9nie, la folie\u00a0!<\/em> \u00bb (page 105) et \u00e9voque m\u00eame le suicide le 27 janvier 1915 (page 106). Lib\u00e9r\u00e9 pour \u00eatre encasern\u00e9, il fait un court retour sur la sociologie des prisonniers, de tous statuts et de toutes nationalit\u00e9s (page 115).<\/p>\n<p>V\u00eatu de force de l\u2019uniforme feldgrau, arriv\u00e9 \u00e0 la caserne, son t\u00e9moignage change d\u2019aspect, passant de l\u2019\u00e9criture journali\u00e8re \u00e0 des souvenirs reconstruits, \u00e9pisodiques, vraisemblablement bas\u00e9s sur un carnet. Affect\u00e9 \u00e0 une unit\u00e9 de r\u00e9serve (son fusil est russe), il atteste de l\u2019impr\u00e9paration du soldat allemand au combat\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0<em>J\u2019en ai vu partir qui ne savaient pas se servir de l\u2019arme \u00e0 feu, qui n\u2019avaient jamais tir\u00e9 un coup de fusil<\/em> \u00bb (page 180) et de la violence du dressage des hommes (page 152), \u00ab\u00a0mat\u00e9riel humain\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a> (\u2026) <em>en voie de s\u2019\u00e9puiser<\/em> (page 177). Observateur privil\u00e9gi\u00e9, il assiste \u00e0 la double d\u00e9ch\u00e9ance des soci\u00e9t\u00e9s allemandes\u00a0; la disette de la soci\u00e9t\u00e9 civile et \u00ab\u00a0<em>un esprit de lassitude et de d\u00e9faitisme<\/em> \u00bb (page 164) de la soci\u00e9t\u00e9 militaire, dont les conditions de vie mat\u00e9rielles se d\u00e9gradent inexorablement\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Un ordre prescrit aux soldats de livrer leurs chaussettes pour \u00eatre conserv\u00e9es dans les d\u00e9p\u00f4ts jusqu\u2019au jour o\u00f9 ils partiront en campagne<\/em> \u00bb (page 165). D\u2019ailleurs, Lambert t\u00e9moignage \u00e0 partir de 1916 d\u2019une recrudescence des suicides militaires comme civils (pages 168, 169, 171, 178). Il est t\u00e9moin de la d\u00e9gradation d\u2019un militaire suite \u00e0 une automutilation (page 189). La crise \u00e9conomique est telle que \u00ab\u00a0<em>des permissions sont offertes aux Alsaciens-Lorrains qui promettent de rapporter de l\u2019or<\/em> \u00bb (page 179), \u00ab\u00a0<em>les tissus sont tellement rares que les uniformes militaires ne sont plus en drap, mais en une sorte de feutre press\u00e9. Dans les magasins, on vend du linge de corps en papier, la toile et le fil ayant disparu du march\u00e9<\/em> \u00bb (page 180) en janvier 1917, \u00ab\u00a0<em>on recommande dans les journaux, de chasser les corbeaux qui s\u2019abattent par nu\u00e9es sur la r\u00e9gion<\/em> \u00bb (page 182). Le pain est \u00ab\u00a0<em>une composition dans laquelle la pomme de terre, la sciure de bois et le son entrent pour une grande part<\/em> \u00bb (page 183) et des troubles \u00e9clatent \u00e0 Leipzig et Altenbourg suite aux p\u00e9nuries alimentaires. De retour de la seule permission qu\u2019il parvient \u00e0 obtenir en mai 1918, il constate \u00ab\u00a0<em>les ravages de l\u2019id\u00e9e r\u00e9volutionnaire dans les casernes<\/em> \u00bb et que \u00ab\u00a0<em>des incidents tr\u00e8s suggestifs se produisent qui r\u00e9v\u00e8lent l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit de la troupe<\/em> \u00bb (page 208). Ils se traduisent par les premi\u00e8res marques d\u2019irrespect envers les officiers qui d\u00e8s lors \u00ab\u00a0<em>n\u2019en m\u00e8nent pas large<\/em> \u00bb (page 208)\u00a0; certains \u00ab\u00a0<em>ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9s par les hommes \u00e0 la moindre observation<\/em> \u00bb (page 209). L\u2019anarchie monte \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1918, \u00ab\u00a0<em>les hommes que l\u2019on envoie au front refusent carr\u00e9ment de marcher <\/em>(\u2026) <em>arr\u00eatent le train, d\u00e9truisent les fils t\u00e9l\u00e9graphiques et se dispersent dans la campagne<\/em> \u00bb (p.209). C\u2019est le d\u00e9but de la fin qui am\u00e8ne \u00e0 la \u00ab\u00a0<em>paix de raison (Vernunftsfrieden)<\/em> \u00bb<br \/>\n(page 212) et les jours de novembre, v\u00e9cus \u00e0 Altenbourg, sont surr\u00e9alistes (pages 230 \u00e0 233). Son retour \u00e0 Metz et le d\u00e9fil\u00e9 des soldats fran\u00e7ais devant<br \/>\nRaymond Poincar\u00e9 le 28 novembre 1918 lui sugg\u00e8rent ces mots\u00a0en forme de conclusion : \u00ab\u00a0<em>Je d\u00e9fie la plume la plus experte de d\u00e9crire ce que nous autres Messins avons ressenti ce jour l\u00e0 <\/em>\u00bb (page 220).<\/p>\n<p>Yann Prouillet, f\u00e9vrier 2013<\/p>\n<hr size=\"1\" \/>\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Terme employ\u00e9 par Eug\u00e8ne Lambert dans sa pr\u00e9face, \u00e9crite en juillet 1934, mais non pr\u00e9sent dans ses \u00e9crits r\u00e9dig\u00e9s avant No\u00ebl 1918.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> Voir sa notice dans le pr\u00e9sent dictionnaire ou sur <a href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2012\/03\/28\/mercier-rene-1867-1945\/\">http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2012\/03\/28\/mercier-rene-1867-1945\/<\/a>.<\/p>\n<div>\n<div>\n<p><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> Cette notion de \u00ab\u00a0<em>Mensch material<\/em> \u00bb ne saurait ici \u00eatre compar\u00e9e ou rapproch\u00e9e de l\u2019application concentrationnaire de l\u2019autre guerre.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. 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