{"id":1346,"date":"2014-07-22T20:08:39","date_gmt":"2014-07-22T19:08:39","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=1346"},"modified":"2021-09-23T16:50:59","modified_gmt":"2021-09-23T15:50:59","slug":"roumiguieres-alfred-1887-1973","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2014\/07\/22\/roumiguieres-alfred-1887-1973\/","title":{"rendered":"Roumigui\u00e8res, Alfred (1887-1973)"},"content":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin<br \/>\nIl est n\u00e9 \u00e0 Saint-Martin-Lagu\u00e9pie (Tarn), le 15 avril 1887 dans une famille de cultivateurs. Apr\u00e8s le certificat d\u2019\u00e9tudes primaires, de 12 \u00e0 16 ans, il travaille la terre avec son p\u00e8re tout en pr\u00e9parant avec son ancien instituteur le concours d\u2019entr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cole normale d\u2019Albi. Du service militaire d\u2019un an, il sort avec le grade de sergent. Il est nomm\u00e9 instituteur \u00e0 Sor\u00e8ze en 1907. Il se marie avec une institutrice en 1910. En 1914, le couple a deux enfants. Alfred milite \u00e0 la SFIO et dans le syndicalisme enseignant en gestation.<br \/>\nEn ao\u00fbt 1914, il part comme sergent au 343e RI en Alsace, puis dans les Vosges. Lorsque les soldats sont autoris\u00e9s \u00e0 aider les civils \u00e0 faire les foins pr\u00e8s du front, il y participe avec plaisir, \u00e9crivant (5 juin 1915) : \u00ab J\u2019ai constat\u00e9 que je n\u2019avais pas oubli\u00e9 mon premier m\u00e9tier. \u00bb Son fr\u00e8re Ir\u00e9n\u00e9e est tu\u00e9 le 9 juillet 1915 (\u00ab Comment pr\u00e9venir ma m\u00e8re ? \u00bb). Adjudant le 14 octobre 1915, Alfred est bless\u00e9 quelques jours apr\u00e8s par l\u2019\u00e9clatement accidentel d\u2019une grenade fran\u00e7aise. En janvier 1916, le voici instructeur \u00e0 Carcassonne. Il se rapproche du front en octobre, tout en restant instructeur au 15e RI. Il apporte une confirmation \u00e0 la th\u00e8se d\u2019Alexandre Lafon sur la camaraderie : \u00ab Depuis que j\u2019ai quitt\u00e9 le 343e, j\u2019ai trouv\u00e9 beaucoup de camarades, mais je n\u2019ai pas trouv\u00e9 d\u2019amis. \u00bb Il revient en ligne au 26e RI en mars 1918 et il est \u00e0 nouveau bless\u00e9 par des \u00e9clats de grenade en juillet. Il est lib\u00e9r\u00e9 le 19 f\u00e9vrier 1919.<br \/>\nD\u00e8s la rentr\u00e9e suivante, le couple Roumigui\u00e8res est nomm\u00e9 \u00e0 Castres ; il y reste jusqu\u2019\u00e0 la retraite en 1942. Alfred continue \u00e0 militer \u00e0 la SFIO et au syndicat des instituteurs. Il est \u00e9lu au conseil municipal sur la liste socialiste en 1947. Il meurt le 3 juillet 1973.<\/p>\n<p>2. Le t\u00e9moignage<br \/>\nAlfred Roumigui\u00e8res dit qu\u2019il \u00e9crit au moins deux lettres par jour, dont une \u00e0 sa femme Rosa. 1600 lettres \u00e0 son \u00e9pouse ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9es, et autant venant d\u2019elle, qu\u2019il lui renvoyait en exigeant qu\u2019elles soient conserv\u00e9es pour les relire plus tard. Le pr\u00e9sentateur, Fran\u00e7ois Pioche, a effectu\u00e9 deux choix : ne pas retenir les lettres de Rosa ; reproduire seulement les passages les plus marquants de celles d\u2019Alfred. D\u2019autant qu\u2019il fallait aussi prendre en compte 4 carnets, tenus d\u2019ao\u00fbt 1914 \u00e0 juin 1915. F. Pioche ne sait pas si Alfred a cess\u00e9 de les remplir \u00e0 ce moment-l\u00e0 ou s\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 perdus. La deuxi\u00e8me hypoth\u00e8se para\u00eet la bonne quand on sait que les auteurs de <em>La Plume au Fusil <\/em>(Toulouse, Privat, 1985) ont donn\u00e9 des extraits de carnets de Roumigui\u00e8res post\u00e9rieurs \u00e0 juin 1915.<br \/>\nLe livre d\u2019Alfred Roumigui\u00e8res, <em>Un instituteur tarnais dans la guerre 1914-1918<\/em>, Castres, Soci\u00e9t\u00e9 culturelle du pays castrais, 2013, 211 p., contient quelques photos, des cartes et des reproductions de lettres et de pages de carnets (notamment, p. 148, une lettre tr\u00e8s maladroitement \u00e9crite de la main gauche apr\u00e8s sa premi\u00e8re blessure). Comme tant d\u2019autres, Alfred a remarqu\u00e9 tr\u00e8s vite (11 septembre 1914) l\u2019importance du courrier familial : \u00ab Songe que ce n\u2019est que par les lettres que je peux encore vivre un peu votre vie. \u00bb On retrouve chez lui l\u2019expression des sentiments d\u2019affection exprim\u00e9s par tant de poilus, par exemple le 20 janvier 1918 : \u00ab J\u2019aime bien que tu me racontes les petites sc\u00e8nes dont nos enfants sont les h\u00e9ros. Un de mes plus grands regrets que me donne la guerre, c\u2019est celui que j\u2019ai de ne pouvoir profiter de nos enfants tant qu\u2019ils sont petits. \u00bb<\/p>\n<p>3 Analyse<br \/>\n<em>Le d\u00e9part<\/em><br \/>\nLe 3 ao\u00fbt 1914 \u00e0 Carcassonne, c\u2019est l\u2019enthousiasme. On crie \u00ab \u00c0 Berlin \u00bb. On menace Guillaume et son fils de divers s\u00e9vices. Les diff\u00e9rences politiques sont oubli\u00e9es entre Fran\u00e7ais. Le sergent Roumigui\u00e8res fera tout son devoir, en esp\u00e9rant que la guerre soit finie avant le d\u00e9part de son r\u00e9giment de r\u00e9servistes. Il pense que cette guerre sera la derni\u00e8re et que l\u2019\u00e9crasement de l\u2019Allemagne permettra de vivre en paix pendant de longues ann\u00e9es : \u00ab Je crois qu\u2019en ce moment je travaille pour mes enfants, parce qu\u2019apr\u00e8s cette guerre va s\u2019ouvrir une longue p\u00e9riode de paix et de tranquillit\u00e9. \u00bb Il n\u2019appr\u00e9cie pas que la foule injurie une femme allemande tenant son enfant dans les bras et il remet \u00e0 sa place un lieutenant qui ricane.<br \/>\n<em>L\u2019instituteur repara\u00eet<\/em><br \/>\nLe 13 octobre 1914, il \u00e9crit : \u00ab Sous le soldat, l\u2019instituteur r\u00e9appara\u00eet tr\u00e8s souvent. Le moindre sujet de conversation m\u2019entra\u00eene \u00e0 faire une le\u00e7on. Je me mets \u00e0 fournir des explications si bien que, par moment, je me trouve tout \u00e9tonn\u00e9 de parler \u00e0 des hommes \u00e0 barbe. Je croyais \u00eatre au milieu de mes \u00e9l\u00e8ves. Tant\u00f4t c\u2019est une le\u00e7on de choses, tant\u00f4t une le\u00e7on d\u2019histoire, mais le plus souvent c\u2019est de la morale ou de la g\u00e9ographie. Lorsque j\u2019\u00e9tais \u00e0 la 3e section, je prenais souvent la carte de l\u2019adjudant Pomar\u00e8de et j\u2019expliquais l\u00e0 o\u00f9 nous \u00e9tions pour le moment, d\u2019o\u00f9 nous venions, ce que nous avions \u00e0 droite, \u00e0 gauche, etc. J\u2019avais toujours un grand nombre d\u2019auditeurs attentifs. \u00bb Certes, il reconna\u00eet les lacunes dans ses \u00e9tudes, et pour les combler il ach\u00e8te un exemplaire de <em>L\u2019Iliade<\/em> pour 12 sous (14 ao\u00fbt 1917). Un peu auparavant, retour de permission, il peut enfin voir Paris, \u00ab Paris o\u00f9 se sont d\u00e9roul\u00e9s la plupart des \u00e9v\u00e9nements historiques qu\u2019on \u00e9tudie, o\u00f9 ont eu lieu la plupart des intrigues qu\u2019on lit dans les romans ! \u00bb La r\u00e9volution russe de mars 1917 lui rappelle les d\u00e9lib\u00e9rations des \u00c9tats G\u00e9n\u00e9raux et la nuit du 4 ao\u00fbt, \u00ab telles que nous les pr\u00e9sentent Aulard et Jaur\u00e8s \u00bb.<br \/>\n<em>Cet instituteur est socialiste<\/em><br \/>\nIl ne cache pas ses id\u00e9es ; il reste abonn\u00e9 \u00e0 <em>L\u2019Humanit\u00e9<\/em> ; \u00e0 Paris, il tient \u00e0 voir le mur des F\u00e9d\u00e9r\u00e9s. Les socialistes ont fait tout leur possible pour emp\u00eacher la guerre, mais \u00ab ils font leur devoir de Fran\u00e7ais comme les autres et souvent mieux que les autres \u00bb (6 juillet 1915). \u00ab Jaur\u00e8s avait raison \u00bb, pr\u00e9cise-t-il le 6 ao\u00fbt 1915. Il avait raison de penser que la d\u00e9cision ne serait pas obtenue d\u00e8s le premier choc. \u00ab Il parlait des r\u00e9serves sur lesquelles il fallait compter. N\u2019est-ce pas les r\u00e9serves qui composent aujourd\u2019hui presque exclusivement l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise ? \u00bb Le 4 novembre 1918, l\u2019instit socialiste se r\u00e9jouit : \u00ab Les tr\u00f4nes croulent comme des feuilles mortes et partout la r\u00e9publique s\u2019appr\u00eate \u00e0 remplacer les empereurs ou les rois imp\u00e9rialistes. [\u2026] Comme Jaur\u00e8s avait raison lorsqu\u2019il nous d\u00e9montrait que l\u2019id\u00e9e d\u00e9mocratique \u00e9tait en progr\u00e8s en Europe. Le jour n\u2019est pas loin o\u00f9 nous allons avoir la r\u00e9publique en Allemagne. \u00bb<br \/>\n<em>Embusqu\u00e9s et r\u00e9actionnaires<\/em><br \/>\nLe 18 f\u00e9vrier 1916, il constate : \u00ab Un instituteur ne peut pas se faufiler dans les h\u00f4pitaux comme les pr\u00eatres ; il ne peut pas se faire embaucher dans les usines comme les ouvriers et il n\u2019a pas le droit aux permissions agricoles comme les paysans et assimil\u00e9s (cette derni\u00e8re cat\u00e9gorie est nombreuse). Il n\u2019a d\u2019autre b\u00e9n\u00e9fice que de se faire casser la gu\u2026 \u00bb Il critique vertement les embusqu\u00e9s, cur\u00e9s et bourgeois, les \u00ab professionnels du patriotisme \u00bb bien install\u00e9s \u00e0 l\u2019arri\u00e8re. \u00c0 un patriote rest\u00e9 \u00e0 Durfort (pr\u00e8s de Sor\u00e8ze), qui s\u2019\u00e9nerve parce que la victoire ne vient pas vite, il fait dire par sa femme \u00ab que dans tous les bureaux de recrutement on accepte volontiers des engagements pour la dur\u00e9e de la guerre \u00bb. Les r\u00e9actionnaires profitent de la guerre pour s\u2019implanter dans les \u0153uvres comme la Croix Rouge ; les cl\u00e9ricaux exploitent la peur du danger pour gagner des soldats \u00e0 leurs d\u00e9votions. Et apr\u00e8s la guerre ce sont ceux qui seront rest\u00e9s \u00e0 l\u2019abri \u00ab qui auront sauv\u00e9 la France. Evidemment, ils pourront parler ; les vrais sauveurs de la patrie ne seront pas l\u00e0 pour les contredire puisqu\u2019ils seront morts. \u00bb<br \/>\n<em>L\u2019ennemi<\/em><br \/>\nAlfred Roumigui\u00e8res verse son or pour la D\u00e9fense nationale (\u00e0 la diff\u00e9rence de l\u2019instituteur Mauny, voir ce nom). Du d\u00e9but \u00e0 la fin, l\u2019ennemi reste l\u2019Allemand. Malgr\u00e9 la grande proximit\u00e9 des tranch\u00e9es (\u00ab on les entend tousser \u00bb), il refuse de fraterniser. Il rapporte des \u00e9changes d\u2019insultes d\u2019une tranch\u00e9e \u00e0 l\u2019autre (24 mai 1915), mais aussi (3 septembre) l\u2019envoi d\u2019une carte par les Allemands qui demandent : \u00ab Que pensez-vous de la paix ? \u00bb Lors des combats de Lesseux, le 25 septembre 1914, dans l\u2019abordage d\u2019une tranch\u00e9e allemande, il a vraisemblablement tu\u00e9 un Allemand, ce qu\u2019il note dans son carnet le jour m\u00eame, qu\u2019il redit dans une lettre du 11 novembre, et encore le 8 ao\u00fbt 1915 en \u00e9largissant le propos : \u00e0 la guerre, il faut parfois tuer pour ne pas \u00eatre tu\u00e9. En juin 1918, il d\u00e9crit les prisonniers allemands, jeunes et loqueteux : \u00ab Tu ne te fais pas une id\u00e9e de la joie qu\u2019ils \u00e9prouvent \u00e0 \u00eatre prisonniers. [\u2026] Ils s\u2019interpellent entre eux avec des cris de triomphe. Ils disent plaisamment qu\u2019ils ont pris le meilleur chemin pour aller \u00e0 Paris. [\u2026] Ils n\u2019ont pas trop \u00e0 se plaindre de nous. On leur a donn\u00e9 \u00e0 boire, on les a fait manger et leurs bless\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 soign\u00e9s par nos majors comme les n\u00f4tres propres. \u00bb<br \/>\n<em>Quelques remarques ponctuelles<\/em><br \/>\n&#8211; 18 octobre 1914. \u00ab La guerre que nous faisons est une guerre de taupes. \u00bb Detaille ne pourrait pas peindre ses tableaux magnifiques.<br \/>\n&#8211; 21 octobre. Un d\u00e9serteur allemand venu \u00e0 la tranch\u00e9e fran\u00e7aise s\u2019adresse \u00e0 la sentinelle du 343e en occitan pour l\u2019emp\u00eacher de lui tirer dessus.<br \/>\n&#8211; 16 novembre. \u00ab La frousse ? Je voudrais bien savoir qui ne l\u2019a pas. \u00bb<br \/>\n&#8211; 22 novembre. \u00ab C\u2019est tr\u00e8s beau une charge \u00e0 la ba\u00efonnette, mais avant d\u2019arriver sur l\u2019ennemi, les \u00be de l\u2019effectif sont par terre ! C\u2019est ce qui est arriv\u00e9 trop fr\u00e9quemment au d\u00e9but de la guerre. \u00bb<br \/>\n&#8211; 30 mars 1915. \u00ab En ce moment, beaucoup d\u2019hommes r\u00e9clament la paix. \u00bb<br \/>\n&#8211; 3 novembre 1916. \u00ab Le fusil devient arme de second plan ; il est remplac\u00e9 par la grenade \u00e0 main, la grenade \u00e0 fusil et le fusil mitrailleur. \u00bb<br \/>\n&#8211; 19 octobre 1918. \u00ab L\u2019Allemagne est vaincue, cela ne fait de doute pour personne. Elle est vaincue parce que ses alli\u00e9s l\u2019abandonnent, elle est vaincue parce que ses arm\u00e9es sont refoul\u00e9es et elle est enfin vaincue parce que son peuple n\u2019en veut plus. \u00bb<br \/>\n&#8211; 27 novembre. \u00ab J\u2019ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 par le duel entre l\u2019homme prot\u00e9g\u00e9 par le fer et l\u2019homme prot\u00e9g\u00e9 par le ciment : le tank contre le blockhaus. La victoire est rest\u00e9e \u00e0 celui qui a pu bouger, prendre l\u2019offensive et exploiter un premier succ\u00e8s. \u00bb<br \/>\n<em>Deux regrets<\/em><br \/>\n&#8211; Une note (p. 184) pr\u00e9sentant Bolo Pacha comme un \u00ab ancien kh\u00e9dive d\u2019Egypte \u00bb.<br \/>\n&#8211; Le fait que le pr\u00e9sentateur n\u2019ait pas mentionn\u00e9 d\u2019autres combattants du 343e comme le sergent Giboulet et le soldat Tailhades (voir ces noms), alors qu\u2019on les trouve dans les extraits donn\u00e9s par les auteurs de <em>La Plume au Fusil<\/em>. Blayac (voir ce nom) parle aussi du 343e.<\/p>\n<p>R\u00e9my Cazals, juillet 2014<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Il est n\u00e9 \u00e0 Saint-Martin-Lagu\u00e9pie (Tarn), le 15 avril 1887 dans une famille de cultivateurs. Apr\u00e8s le certificat d\u2019\u00e9tudes primaires, de 12 \u00e0 16 ans, il travaille la terre avec son p\u00e8re tout en pr\u00e9parant avec son ancien instituteur le concours d\u2019entr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cole normale d\u2019Albi. 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