{"id":1379,"date":"2015-02-04T21:47:18","date_gmt":"2015-02-04T20:47:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=1379"},"modified":"2021-09-23T16:52:28","modified_gmt":"2021-09-23T15:52:28","slug":"penin-pierre-1890-1972","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2015\/02\/04\/penin-pierre-1890-1972\/","title":{"rendered":"P\u00e9nin, Pierre (1890-1972)"},"content":{"rendered":"<p>Le t\u00e9moin<br \/>\nPierre P\u00e9nin na\u00eet en 1890 \u00e0 Moyenvic, canton francophone de Vic en Lorraine allemande, frontalier avec la France, au sein d\u2019une petite exploitation familiale. Il y grandit et s\u2019y marie en janvier 1913. Mobilis\u00e9 d\u00e8s le 2 ao\u00fbt 1914, il passe successivement quelques jours \u00e0 la caserne de Forbach, puis \u00e0 Graffenstaden (banlieue de Strasbourg), o\u00f9 il participe \u00e0 des travaux de fortification, et enfin \u00e0 Detmold (Westphalie), avant d\u2019\u00eatre provisoirement lib\u00e9r\u00e9 vers le milieu du mois de septembre. Il retourne ainsi \u00e0 Moyenvic o\u00f9 il demeure jusqu\u2019au 20 mars 1915. Il est alors appel\u00e9 \u00e0 rejoindre le d\u00e9p\u00f4t du 17e RI \u00e0 Coblence. Le 29 juin, avec un contingent de quelque cinq cents Lorrains, il part en direction du front russe. Il y d\u00e9couvre la vie dans les tranch\u00e9es du 7 au 30 juillet, et conna\u00eet par la m\u00eame occasion son bapt\u00eame du feu. Les mois suivants sont rythm\u00e9s par les combats, les repos, les longues marches et les travaux d\u2019am\u00e9nagement des tranch\u00e9es. Sortant sain et sauf de nombreux combats meurtriers, il se blesse accidentellement \u00e0 la cheville le 8 d\u00e9cembre. Cela lui vaut un long s\u00e9jour \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, qu\u2019il ach\u00e8ve, r\u00e9tabli, en y \u00e9tant charg\u00e9 de travaux comme la construction d\u2019une station d\u2019\u00e9pouillage. Il retourne au front vers le milieu du mois de mars 1916, se trouve du c\u00f4t\u00e9 de Trabechz le 20 avril, puis dans une position devant Postavy, ville occup\u00e9e par les Russes, \u00e0 partir de juillet 1916. Il y demeure jusqu\u2019en mars 1917, puis est d\u00e9tach\u00e9 \u00e0 la r\u00e9serve de la 10e arm\u00e9e, avant d\u2019embarquer en gare de Soly le 10 juillet, pour pr\u00eater main forte aux troupes autrichiennes en Galicie. L\u2019offensive russe est alors contenue et repouss\u00e9e par la contre-offensive \u00e0 laquelle il participe. Le 26 ao\u00fbt, son r\u00e9giment rejoint la Lettonie afin de participer successivement \u00e0 l\u2019offensive en Courlande (Lettonie), puis \u00e0 celles men\u00e9es sur les \u00eeles d\u2019\u00d6sel et de Dag\u00f6 jusqu\u2019en novembre 1917. Le 13 novembre, il repart pour la Galicie, aux environs de Kowel, et est d\u00e9cor\u00e9 de la Croix de fer le 26. Peu de temps apr\u00e8s, au d\u00e9but du mois de d\u00e9cembre, sa division signe l\u2019armistice avec les Russes et, le 20 d\u00e9cembre il embarque \u00e0 destination du Nord de la France, \u00e0 N\u00e9chin. Apr\u00e8s une courte hospitalisation du 23 janvier au 2 f\u00e9vrier 1918, il retrouve sa compagnie dans les tranch\u00e9es devant Armenti\u00e8res.  Entre le 19 mars et le 9 avril, il s\u00e9journe au d\u00e9p\u00f4t de recrues de Lambersart, puis participe \u00e0 l\u2019offensive sur Armenti\u00e8res, au cours de laquelle il est bless\u00e9 \u00e0 la cuisse par un \u00e9clat de shrapnel. Evacu\u00e9 en ambulance vers un h\u00f4pital de campagne, il est ensuite transf\u00e9r\u00e9 dans un h\u00f4pital \u00e0 Westerholl, en Westphalie, o\u00f9 il demeure jusqu\u2019au 20 avril, puis dans un d\u00e9p\u00f4t de bless\u00e9s. Apr\u00e8s une permission, il  rejoint finalement sa compagnie le 1er juin 1918. Il est d\u00e9tach\u00e9 pendant un mois dans un village avec un Alsacien afin d\u2019y participer aux moissons, puis retourne dans les tranch\u00e9es en septembre. Devinant une fin de guerre proche, il d\u00e9cide de gagner du temps en se faisant porter malade pour maux de dents \u2013 il s\u2019en fait arracher huit. Il b\u00e9n\u00e9ficie ensuite d\u2019une nouvelle permission en octobre, puis note sobrement dans ses carnets, sans plus de d\u00e9tails : \u00ab En novembre, la guerre est termin\u00e9e \u00bb. Apr\u00e8s guerre, il retrouve sa famille (il aura quatre enfants), son exploitation et travaille en tant que commis agricole dans les exploitations alentour.<br \/>\nLe t\u00e9moignage<br \/>\nPierre P\u00e9nin, <em>Le carnet de Guerre d\u2019un soldat lorrain. Le p\u00e9riple d\u2019un jeune Moyenvicois de 1914 \u00e0 1918, du front russe aux champs de bataille du Nord de la France<\/em>, publi\u00e9 par l\u2019association Chemins faisant, 2013, 154 p.<br \/>\nIl ne s\u2019agit pas de l\u2019\u00e9dition d\u2019un carnet de guerre original, comme le titre pourrait le faire croire, mais celle de la transcription a posteriori  \u2013 et en fran\u00e7ais \u2013 de notes prises pendant le conflit. Le document d\u2019origine, disparu, a donc \u00e9t\u00e9 retravaill\u00e9 apr\u00e8s la guerre, visiblement compl\u00e9t\u00e9 de souvenirs, et sans doute aussi \u00e9lagu\u00e9 de certains passages, le tout pour un usage priv\u00e9. La pr\u00e9sente \u00e9dition est due \u00e0 l\u2019initiative du petit-fils de l\u2019auteur.<br \/>\nLes fa\u00e7ons de r\u00e9diger un journal de guerre sont aussi vari\u00e9es qu\u2019\u00e9volutives, le t\u00e9moin n\u2019accordant pas la m\u00eame importance \u00e0 des \u00e9l\u00e9ments similaires \u00e0 mesure que le temps passe. Le pr\u00e9sent t\u00e9moignage nous le rappelle. Ainsi, tandis que la chronologie des \u00e9v\u00e8nements est peu pr\u00e9cise au d\u00e9but de son r\u00e9cit (il a sans doute commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire quelque temps apr\u00e8s le d\u00e9but de sa guerre), elle devient assez minutieuse par la suite, tout autant que les indications de lieux, avant d\u2019\u00eatre n\u00e9glig\u00e9e \u00e0 partir du printemps 1916. Il n\u2019\u00e9crit quasiment rien entre la mi-juillet 1916 et mars 1917 et, en dehors de son \u00e9vocation, il demeure silencieux sur les raisons de son hospitalisation en janvier 1918.<br \/>\nIl s\u2019agit d\u2019une \u00e9criture pour soi, contenue dans une sorte de carnet de route et destin\u00e9e \u00e0 pouvoir se rappeler plus tard des \u00e9l\u00e9ments qui sans cela risquent d\u2019\u00eatre oubli\u00e9s. Les quelques mots couch\u00e9s sur le papier ont une force d\u2019\u00e9vocation jug\u00e9e suffisante pour emp\u00eacher les souvenirs de dispara\u00eetre dans les arcanes de la m\u00e9moire. Ainsi, l\u2019\u00e9criture est factuelle et laisse peu de place aux \u00e9motions, pudiquement r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 la seule m\u00e9moire de l\u2019auteur. Quand des surnoms suffisent ainsi \u00e0 se rem\u00e9morer des personnes famili\u00e8res rencontr\u00e9es en cours de route, certaines lignes fournissent une mati\u00e8re suffisante pour se souvenir des combats v\u00e9cus. Il \u00e9voque alors en quelques mots ce dont il est t\u00e9moin, par exemple les circonstances de blessure ou de mort d\u2019un camarade (\u00ab Mon voisin re\u00e7oit une balle dans la t\u00eate, il s\u2019\u00e9tait un peu montr\u00e9 \u00bb, p.37 ; \u00ab Notre lieutenant tombe \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi d\u2019une balle dans la t\u00eate. Il s\u2019appelait Gaquemann \u00bb, p.38). Ailleurs, il laisse parfois des impressions plus personnelles quand il s\u2019agit de moments \u00e9prouvants : \u00ab les mitrailleuses crachent et nous fauchent comme du bl\u00e9, c\u2019est \u00e9pouvantable \u00bb (p.29) ; \u00ab A 10 m\u00e8tres de nous, une jambe, un peu plus loin, une t\u00eate, sur les barbel\u00e9s les cadavres sont rest\u00e9s accroch\u00e9s et suspendus. C\u2019est terrible \u00e0 voir et dire qu\u2019il faut passer la nuit \u00e0 les voir toujours sous les yeux \u00bb (p.47).<br \/>\nLe t\u00e9moignage de P\u00e9nin est agr\u00e9ment\u00e9 d\u2019annexes utiles, parmi lesquelles on trouve des cartes, des lettres d\u2019un autre jeune de Moyenvic, ex\u00e9cut\u00e9 par les Allemands apr\u00e8s une tentative de d\u00e9sertion, des informations sur la 42e division et sur les batailles de Riga et de la D\u00fcna, et aussi une mise en perspective par l\u2019historien Jean-Claude Fombaron \u2013 \u00e9galement auteur de la pr\u00e9face \u2013 sur les mesures d\u2019exception prises \u00e0 l\u2019encontre des Alsaciens-Lorrains dans l\u2019arm\u00e9e allemande.<br \/>\nAnalyse<br \/>\nCe t\u00e9moignage est surtout int\u00e9ressant pour ce qu\u2019il nous renseigne sur la minorit\u00e9 que constituent les Lorrains francophones dans l\u2019arm\u00e9e allemande. Lors de la mobilisation, tout semble visiblement pr\u00eat pour faire passer les appel\u00e9s de sa contr\u00e9e de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re (p.12), mais le plan est emp\u00each\u00e9 par la pr\u00e9sence de Uhlans envoy\u00e9s justement pour encadrer la mobilisation. Contraint de se battre pour d\u00e9fendre des couleurs auxquelles il ne s\u2019identifie pas, il adopte volontiers un comportement r\u00e9fractaire. Ainsi, au cours d\u2019une longue marche sur le front est, au d\u00e9but d\u2019ao\u00fbt 1915, lui et quelques-uns de ses camarades s\u2019\u00e9garent, apparemment volontairement, et mettent ainsi plusieurs jours avant de retrouver leur compagnie. Il ne mentionne pas de sanction, contrairement \u00e0 un autre \u00e9pisode au cours duquel il est puni pour avoir jet\u00e9 des cartouches dans un ruisseau (p.25).<br \/>\nL\u2019\u00e9loignement de sa contr\u00e9e occasionne des moments de cafard, notamment au moment des f\u00eates familiales ou patronales. Aussi, il lui est important d\u2019entretenir une grande proximit\u00e9 avec les Lorrains de sa compagnie, et chaque rencontre fortuite avec des connaissances d\u2019avant-guerre, et notamment avec le cur\u00e9 Hennequin \u2013 francophile notoire \u2013 lui procure un grand plaisir. A l\u2019inverse, l\u2019hostilit\u00e9 est palpable \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la plupart des \u00ab boches \u00bb (p.62, 73, 111) de sa compagnie, officiers comme soldats. Le 12 octobre 1917, lors du d\u00e9barquement sur l\u2019\u00eele d\u2019\u00d6sel, il se r\u00e9jouit de cette situation : \u00ab Les chefs n\u2019ont pas encore de chevaux, il faut aussi qu\u2019ils marchent \u00e0 pied dans la merde jusqu\u2019en haut des bottes \u00bb (p.95).<br \/>\nApr\u00e8s un an sur le front russe, il note, en juillet 1916 : \u00ab Dans notre abri, nous sommes quinze hommes. Ce sont presque tous de sales boches. On ne s\u2019arrange pas tr\u00e8s bien ensemble. Je suis copain avec un Alsacien et un Westphalien. Les autres voudraient me faire partir et ils me font tout le mal qu\u2019ils peuvent. \u00bb (p.49). Son identit\u00e9 de Lorrain francophone le rend suspect de francophilie et lui vaut des soucis mais, l\u2019amiti\u00e9 nou\u00e9e avec ce Westphalien en t\u00e9moigne, sans pour autant l\u2019isoler compl\u00e8tement. De surcro\u00eet, \u00e0 la mani\u00e8re de poup\u00e9es russes, cette identit\u00e9 s\u2019embo\u00eete dans celles \u00e0 dimension r\u00e9gionale regroupant les Lorrains annex\u00e9s ou plus largement l\u2019ensemble des Alsaciens-Lorrains. Tous partagent les bons comme les mauvais c\u00f4t\u00e9s des mesures d\u2019exception prises \u00e0 leur \u00e9gard. Ainsi, alors que plusieurs Lorrains d\u00e9sertent en direction des Fran\u00e7ais dans les tranch\u00e9es d\u2019Armenti\u00e8res en f\u00e9vrier 1918, tous les Alsaciens-Lorrains sont retir\u00e9s du front et envoy\u00e9s le 19 mars dans un d\u00e9p\u00f4t de recrues \u00e0 Lambersart. La mesure est plut\u00f4t bien accueillie : \u00ab Nous faisons des exercices tous les jours mais nous sommes mieux que dans les tranch\u00e9es. La nuit, on dort tranquille. C\u2019est la belle vie pour nous Lorrains \u00bb (p.113)<br \/>\nCette alt\u00e9rit\u00e9 face \u00e0 l\u2019Allemand ne doit pas \u00eatre comprise comme \u00e9tant exclusive mais plut\u00f4t \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie variable, ce que tendent \u00e0 prouver les impressions laiss\u00e9es par les batailles, qui r\u00e9v\u00e8lent l\u2019esprit de camaraderie qui le lie \u00e0 son camp : \u00ab\u00e7a fait mal au c\u0153ur de voir nos renforts couch\u00e9s derri\u00e8re un petit talus (\u2026) Les obus tombent au milieu d\u2019eux et les shrapnels retombent sans arr\u00eater. Je me dis pour s\u00fbr, il n\u2019en restera plus \u00bb (p.38).<br \/>\nUn autre int\u00e9r\u00eat du t\u00e9moignage est de nous livrer l\u2019exemple d\u2019un soldat connaissant l\u2019exp\u00e9rience des tranch\u00e9es sur les fronts est et ouest, avec tout ce qu\u2019elle comporte en malheurs : pilonnages d\u2019artillerie, attaques au fusil et \u00e0 la ba\u00efonnette, les gaz, mais aussi les marches \u00e9puisantes, le froid, la boue, la fatigue ou encore la faim. Ce dernier point constitue d\u2019ailleurs une pr\u00e9occupation r\u00e9currente dans son t\u00e9moignage, tant le ravitaillement est irr\u00e9gulier. Le syst\u00e8me D est souvent de mise, si bien que la maraude (p.66) et le glanage dans les affaires des soldats tomb\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9 apparaissent comme des pratiques de premi\u00e8re n\u00e9cessit\u00e9 (\u00ab nous r\u00f4dons autour des cadavres pour les d\u00e9pouiller \u00bb, p.80 ; et dans un village \u00e9vacu\u00e9 des environs de Riga : \u00ab on leur vole ce que l\u2019on peut : lard, graisse et savon \u00bb, p.87).<br \/>\nAu front, le temps de la bataille constitue un autre monde, d\u00e9pourvu de toutes les r\u00e8gles ordinaires, et dans lequel P\u00e9nin semble avoir trouv\u00e9 sa place. Ainsi, lors d\u2019attaques russes au cours desquelles \u00ab tout le monde est devenu sauvage \u00bb (p.82), il se prend au jeu sans scrupules : \u00ab On prend plaisir \u00e0 tirer tellement la cible est belle \u00bb (p. 39). Les moments de repos ou de toilette n\u2019en demeure pas moins des interruptions salutaires (\u00ab on revient un peu au monde \u00bb, p.34 et 41).<br \/>\nD\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, le t\u00e9moignage de P\u00e9nin renvoie l\u2019image d\u2019un soldat combatif et courageux, une attitude revendiqu\u00e9e d\u2019ailleurs comme une r\u00e9ponse aux suspicions et discriminations \u00e9prouv\u00e9es. Plut\u00f4t que par la r\u00e9signation ou l\u2019\u00e9vitement, il semble davantage inspir\u00e9 par le d\u00e9passement de soi afin de faire valoir ses qualit\u00e9s guerri\u00e8res. Ainsi, alors qu\u2019il sort indemne d\u2019effroyables bombardements vers juin 1917, et qu\u2019on cherche des volontaires pour garder les avant-postes, il note : \u00ab personne ne veut aller aux avant-postes alors je vais le premier en avant pour leur montrer que les Lorrains ont plus de courage qu\u2019eux \u00bb (p.64). A nouveau, le 5 septembre de la m\u00eame ann\u00e9e, le lieutenant r\u00e9veille son groupe : \u00ab Il veut quatre hommes de notre groupe avec lui. Il ne me dit pas pourquoi. J\u2019y vais le fusil au dos \u00bb (88). Indubitablement, son exp\u00e9rience de guerre est marqu\u00e9e de son empreinte identitaire de Lorrain francophone.<br \/>\nRapha\u00ebl Georges, f\u00e9vrier 2015<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le t\u00e9moin Pierre P\u00e9nin na\u00eet en 1890 \u00e0 Moyenvic, canton francophone de Vic en Lorraine allemande, frontalier avec la France, au sein d\u2019une petite exploitation familiale. Il y grandit et s\u2019y marie en janvier 1913. 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