{"id":151,"date":"2008-07-31T17:09:06","date_gmt":"2008-07-31T16:09:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2008\/07\/31\/goudareau-emile-1880-1961\/"},"modified":"2021-09-09T17:14:05","modified_gmt":"2021-09-09T16:14:05","slug":"goudareau-emile-1880-1961","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2008\/07\/31\/goudareau-emile-1880-1961\/","title":{"rendered":"Goudareau, Emile (1880-1961)"},"content":{"rendered":"<p><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9 \u00e0 Avignon le 4 juillet 1880 dans une famille de notables catholiques l\u00e9gitimistes. Son grand-oncle Albin Goudareau (1800-1889) avait correspondu avec Montalembert. Son p\u00e8re, Jules, \u00e9tait compositeur et critique musical. Emile fit son noviciat \u00e0 Aix-en-Provence, puis poursuivit ses \u00e9tudes en Angleterre pour devenir j\u00e9suite. Il fut ordonn\u00e9 pr\u00eatre \u00e0 Hastings en 1913. A la mobilisation, il \u00e9tait brancardier au 58<sup>e<\/sup> RI d&rsquo;Avignon. Il se blessa en f\u00e9vrier 1915 en allant ramasser des bless\u00e9s (voir plus bas). En juillet, il passa mitrailleur au 111<sup>e<\/sup> RI, puis \u00e0 nouveau au service de sant\u00e9 (voir plus bas), et fut fait prisonnier avec une partie du r\u00e9giment pr\u00e8s d&rsquo;Avocourt, \u00e0 l&rsquo;ouest de Verdun, en mars 1916. Intern\u00e9 dans divers camps, dont celui de Darmstadt. Rapatri\u00e9 en mars 1918, d\u00e9mobilis\u00e9 en mars 1919. Apr\u00e8s la guerre, il passa pr\u00e8s de trente ans au Caire, notamment comme professeur de philosophie et de th\u00e9ologie au coll\u00e8ge de la Sainte-Trinit\u00e9. Il mourut \u00e0 Bastia le 20 janvier 1961.<\/p>\n<p><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n<p>La base du t\u00e9moignage est constitu\u00e9e par les lettres adress\u00e9es \u00e0 sa famille ; elle est compl\u00e9t\u00e9e par d&rsquo;autres lettres adress\u00e9es \u00e0 des j\u00e9suites, conserv\u00e9es aux Archives de la Compagnie de J\u00e9sus \u00e0 Vanves. Son petit-neveu Jacques F\u00e9lix les a \u00e9dit\u00e9es et comment\u00e9es dans un m\u00e9moire de Master 2 soutenu \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Toulouse Le Mirail en 2006 : <em>Edition critique de la correspondance de la Grande Guerre d&rsquo;Emile Goudareau s. j. \u00e0 sa famille et \u00e0 d&rsquo;autres p\u00e8res j\u00e9suites entre 1914 et 1917<\/em>, tome 1 M\u00e9moire et corpus, 183 p., tome 2 Annexes. La transcription des 60 lettres de guerre (du 19 septembre 1914 au 18 mars 1916) occupe les pages 35 \u00e0 82 du tome 1 ; celle des 33 lettres de prisonnier (du 10 avril 1916 au 5 septembre 1917), les pages 87 \u00e0 105. L&rsquo;index des noms propres figure dans ce m\u00eame tome 1, p. 177-178.<\/p>\n<p><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; Une longue lettre, adress\u00e9e \u00e0 son fr\u00e8re Joseph le 17 novembre 1915, est riche d&rsquo;enseignements divers. Il d\u00e9crit d&rsquo;abord ce qu&rsquo;il appelle \u00ab le milieu \u00bb : \u00ab Il est m\u00e9diocre : recrutement du Var ou de Corse. Beaucoup de Corses. Classes jeunes, tr\u00e8s bruyantes, et qui ne valent pas comme rapports les bons p\u00e8res de famille ard\u00e9chois de l&rsquo;an dernier. Esprit religieux nul ou \u00e0 peu pr\u00e8s ; esprit de sacrifice \u00e0 l&rsquo;avenant. Poincar\u00e9 est un bandit, et vivement la paix ! Car Poincar\u00e9, je ne sais pourquoi, est tenu pour l&rsquo;auteur responsable de la guerre. Pour le reste, pas trop mauvais gar\u00e7ons. J&rsquo;ai fait connaissance avec un avocat de Grenoble, tr\u00e8s religieux, tr\u00e8s bien \u00e9lev\u00e9, et qui est venu \u00e0 moi comme s&rsquo;il me connaissait depuis longtemps. Il m&rsquo;a introduit chez une famille de braves paysans du cru [\u00e0 Montz\u00e9ville, pr\u00e8s de Verdun] qui m&rsquo;ont dit et r\u00e9p\u00e9t\u00e9 que j&rsquo;\u00e9tais chez moi chez eux, et que j&rsquo;y pouvais venir \u00e9crire, me chauffer, causer, etc., prendre une tasse de caf\u00e9, car ils font comme tous les gens du pays le petit commerce. \u00bb Il d\u00e9crit ensuite la tranch\u00e9e, \u00e0 l&rsquo;aune d&rsquo;une propri\u00e9t\u00e9 familiale dans le Gard : \u00ab Imagine-toi une vraie petite ville, avec ruelles et maisons, et une ligne continue de remparts cr\u00e9nel\u00e9s. Dans chaque cr\u00e9neau, un fusil. Suppose que le village souterrain soit b\u00e2ti dans les marronniers de Trois-Fontaines. Les Boches sont \u00e0 Bagatelle, Bagatelle \u00e9tant ici une hauteur bois\u00e9e. Seulement ils ont jet\u00e9 en avant dans le plantier, en l&rsquo;esp\u00e8ce dans le terrain herbeux en pente douce qui descend jusqu&rsquo;\u00e0 nous, un grand boyau perpendiculaire qui aboutit \u00e0 une tranch\u00e9e recourb\u00e9e aux deux bouts. De sorte qu&rsquo;\u00e0 100 m environ de mon blockhaus, sur ma droite, nos poilus sont nez \u00e0 nez avec eux, \u00e0 moins de 10 m : suppose que tu sois au mur des marronniers regardant vers Jonqui\u00e8res, et que les Boches soient au jardin de Pierre ou m\u00eame plus pr\u00e8s. \u00bb Il \u00e9voque ensuite les torpilles qui font beaucoup de bruit et de mauvaises blessures. \u00ab Mais dans ce d\u00e9dale de boyaux et d&rsquo;abris, c&rsquo;est assez difficile de toucher, et il ne peut y avoir de mal s\u00e9rieux qu&rsquo;avec un bombardement prolong\u00e9. \u00bb \u00ab La majeure partie du temps se passe en corv\u00e9es \u00bb, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>&#8211; En effet, une grande partie de la correspondance \u00e9voque les divers travaux : transport de mat\u00e9riaux, construction et r\u00e9paration des boyaux et des abris, corv\u00e9es de soupe&#8230; \u00ab La guerre que l&rsquo;on fait ici n&rsquo;est plus qu&rsquo;un service de caserne, \u00e0 2 ou 300 m de l&rsquo;ennemi, avec de temps en temps quelques \u00e9pisodes sanglants, et chaque jour quelques petits risques. Ce qui absorbe le temps et les forces, ce sont les corv\u00e9es, les revues, les appels, au cantonnement des exercices avec maniement d&rsquo;armes et pas de gymnastique. \u00bb D\u00e9cembre 1915 : \u00ab Nous menons en ce moment une vie \u00e9reintante, et qui nous laisse \u00e0 peine le soir une heure ou deux. Les pluies effrayantes qui tombent depuis six jours ont boulevers\u00e9 et \u00e0 demi d\u00e9truit le travail de six mois : les abris s&rsquo;effondrent, les boyaux sont remplis d&rsquo;eau et de boue, les tranch\u00e9es s&rsquo;\u00e9boulent. Il faut r\u00e9parer tout cela et nos r\u00e9parations s&rsquo;effritent sous la pluie de la journ\u00e9e. Nous en avons pour longtemps. On fait main basse sur tout homme disponible. De sorte que mon nouveau travail est un travail de terrassier. Nous nous levons \u00e0 4 h, nous partons \u00e0 5 h et nous ne revenons le soir que vers 6 h. Sauf le temps de d\u00eener, tout le reste du temps se passe la pelle \u00e0 la main. Ces jours-ci, j&rsquo;ai vraiment pass\u00e9 les jours les plus durs que j&rsquo;ai encore eus. Pluie torrentielle ininterrompue ; nous \u00e9tions dans des foss\u00e9s, les pieds dans l&rsquo;eau, avec une terre \u00e0 creuser argileuse et visqueuse qui collait \u00e0 la pelle ; pour qui ne regarderait que l&rsquo;ext\u00e9rieur des choses, c&rsquo;est un bagne, il n&rsquo;y manque pas m\u00eame l&rsquo;accompagnement oblig\u00e9 du blasph\u00e8me \u00e0 jet continu. A certains moments, la d\u00e9tresse morale est grande. Si la pens\u00e9e de Dieu pour qui on souffre, et qui nous en tiendra compte, n&rsquo;\u00e9tait pas loin on se laisserait aller au d\u00e9couragement. Mais heureusement il est l\u00e0, et on tiendra bien le temps qu&rsquo;il faudra avec son aide. \u00bb<\/p>\n<p>&#8211; En fait, il avait connu pareils travaux et pareille lassitude dans son premier r\u00e9giment, ainsi que le montre la lettre du 3 janvier 1915 adress\u00e9e \u00e0 son fr\u00e8re Albin : \u00ab Depuis quelques jours nous avons pluie continuelle ; nous pataugeons avec r\u00e9signation dans une boue liquide : nos souliers sont durs comme du fer, et nos chaussettes toujours mouill\u00e9es. Quand cela finira-t-il ? \u00bb Albin \u00e9tant mobilis\u00e9 malgr\u00e9 une sant\u00e9 fragile, Emile lui souhaite de trouver une place dans un bureau, \u00e9voquant m\u00eame l&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 d&rsquo;un piston par un homme influent de la famille (1<sup>er<\/sup> septembre 1915). Lui-m\u00eame, car \u00ab on a besoin ici de se remonter le moral \u00bb, a recours \u00e0 ce qu&rsquo;il nomme \u00ab belle litt\u00e9rature \u00bb, les journaux, avec notamment \u00ab les articles de Barr\u00e8s, Bazin et autres du m\u00eame genre \u00bb. C&rsquo;\u00e9tait le 3 janvier 1915 ; les deux auteurs cit\u00e9s appartiennent \u00e0 la m\u00eame ligne de pens\u00e9e que celle de la tradition familiale ; on ne sait pas si Emile Goudareau a \u00e9volu\u00e9 sur ce point. La lettre du 12 janvier 1916 (voir plus bas) laisse apercevoir un certain \u00e9loignement des positions de la \u00ab belle litt\u00e9rature \u00bb.<\/p>\n<p>&#8211; De l&rsquo;h\u00f4pital d&rsquo;Agen, le 21 mars 1915, \u00e0 un autre p\u00e8re j\u00e9suite, \u00e0 propos de sa blessure : \u00ab Vous savez peut-\u00eatre qu&rsquo;il y a aujourd&rsquo;hui juste un mois, je me suis trou\u00e9 la moins noble partie de ma personne \u00e0 une ba\u00efonnette en rampant sur le terrain pour ramasser des bless\u00e9s. Blessure in\u00e9l\u00e9gante. On m&rsquo;a donn\u00e9 la m\u00e9daille militaire pour \u00e7a. Je suis ainsi entre deux exc\u00e8s d&rsquo;ignominie et d&rsquo;honneur. Je souffre beaucoup ; il s&rsquo;est form\u00e9 une s\u00e9rie d&rsquo;abc\u00e8s qu&rsquo;on a largement ouverts, et on a plac\u00e9 un drain dans la plaie. Voil\u00e0 un mois que cela dure. Je ne sais gu\u00e8re souffrir en douceur, et j&rsquo;ai bien besoin de vos pri\u00e8res. \u00bb<\/p>\n<p>&#8211; On a remarqu\u00e9 l&rsquo;importance des allusions \u00e0 Dieu, aux pri\u00e8res. Emile Goudareau est un pr\u00eatre sur le front ; il pense et il agit comme tel. Il relate des conversations avec des protestants, avec des incroyants. Un de ceux-ci, sous-lieutenant, sort bravement de la tranch\u00e9e au moment de l&rsquo;attaque : \u00ab Je lui avais promis d&rsquo;aller le chercher d\u00e8s qu&rsquo;il tomberait. J&rsquo;y allai, en effet, en rampant ; je me couchai pr\u00e8s de lui, esp\u00e9rant qu&rsquo;\u00e0 ce moment-l\u00e0 la confession ne serait pas refus\u00e9e. Mais il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 si certainement mort que je ne pus m\u00eame essayer l&rsquo;absolution sous condition. Je vous assure qu&rsquo;en ramenant son corps j&rsquo;avais envie de pleurer. Cet incroyant avait \u00e9t\u00e9 magnifique. L&rsquo;\u00e9tait-il bien, il est vrai, incroyant ? Et que s&rsquo;est-il pass\u00e9 entre Dieu et lui \u00e0 ces derniers moments ? \u00bb (lettre au p\u00e8re Dauchez, 24 avril 1915). Emile Goudareau confesse les croyants avant l&rsquo;attaque. Il dit la messe, regrettant que l&rsquo;assistance comprenne plus d&rsquo;officiers que d&rsquo;hommes de troupe (19 octobre 1915). Un paragraphe d&rsquo;une lettre \u00e0 son p\u00e8re, le 29 novembre 1915, contient une int\u00e9ressante remarque sur l&rsquo;autorit\u00e9 que donne \u00e0 la parole du pr\u00eatre sa proximit\u00e9 du danger : \u00ab Je suis retomb\u00e9 dans le service de sant\u00e9 ; voil\u00e0 pour r\u00e9pondre \u00e0 Albin qui m&rsquo;\u00e9crivait : \u00ab\u00a0Un pr\u00eatre mitrailleur, quel renversement des choses !\u00a0\u00bb Il faut croire que la providence a \u00e9t\u00e9 de son avis, car cette nomination de brancardier m&rsquo;est arriv\u00e9e sans la moindre d\u00e9marche de ma part, uniquement sur le d\u00e9sir de l&rsquo;aum\u00f4nier divisionnaire qui est all\u00e9 demander pour moi un peu de temps afin que je puisse m&rsquo;occuper un peu plus activement du service de la chapelle. On lui a r\u00e9pondu par cette nomination. Je ne pouvais pas refuser ; c&rsquo;e\u00fbt \u00e9t\u00e9 \u00eatre vraiment dans l&rsquo;erreur que de vouloir faire le soldat alors qu&rsquo;on nous demandait de rester dans le r\u00f4le que l&rsquo;Eglise d\u00e9sire pour nous, et qui est de faire le pr\u00eatre aupr\u00e8s des soldats. Pourtant, je regrette la vie plus dangereuse du blockhaus qui me donnait le droit de parler avec plus d&rsquo;autorit\u00e9 aux poilus, mes auditeurs du soir dans mon grenier. \u00bb<\/p>\n<p>&#8211; Une \u00e9volution ? Peut-\u00eatre apparait-elle dans cet extrait de la lettre du 12 janvier 1916 \u00e0 son p\u00e8re : \u00ab Vous me dites que Paul avait \u00e0 Avignon la nostalgie du front. C&rsquo;est qu&rsquo;il est un peu de ceux que la guerre a camp\u00e9s et \u00e9tablis dans la vie, avec ordonnance, solde, et sport de grand seigneur [l&rsquo;aviation]. Pour le pauvre diable qui fait m\u00e9tier de corv\u00e9able, et bien souvent de domestique, la guerre appara\u00eet de plus en plus ce qu&rsquo;elle est en r\u00e9alit\u00e9, le fl\u00e9au des fl\u00e9aux. Peut-\u00eatre ne se doute-t-on pas assez de la jalousie et de la haine qui s&rsquo;accumule dans le c\u0153ur du plus grand nombre, et Dieu veuille qu&rsquo;apr\u00e8s la guerre il n&rsquo;y ait pas \u00e0 se r\u00e9gler de terribles comptes. \u00bb<\/p>\n<p>R\u00e9my Cazals, juillet 2008<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin N\u00e9 \u00e0 Avignon le 4 juillet 1880 dans une famille de notables catholiques l\u00e9gitimistes. Son grand-oncle Albin Goudareau (1800-1889) avait correspondu avec Montalembert. Son p\u00e8re, Jules, \u00e9tait compositeur et critique musical. Emile fit son noviciat \u00e0 Aix-en-Provence, puis poursuivit ses \u00e9tudes en Angleterre pour devenir j\u00e9suite. 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