{"id":161,"date":"2008-08-05T11:21:17","date_gmt":"2008-08-05T10:21:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2008\/08\/05\/weber-jean-julien-1888-1981\/"},"modified":"2021-09-09T17:14:32","modified_gmt":"2021-09-09T16:14:32","slug":"weber-jean-julien-1888-1981","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2008\/08\/05\/weber-jean-julien-1888-1981\/","title":{"rendered":"Weber, Jean Julien (1888-1981)"},"content":{"rendered":"<p><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n<p><a title=\"Lien direct vers le fichier\" href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2008\/08\/weberportrait.JPG\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2008\/08\/weberportrait.thumbnail.JPG\" alt=\"weberportrait.JPG\" width=\"61\" height=\"144\"><\/a><a title=\"Lien direct vers le fichier\" href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2008\/08\/weberportrait.JPG\"><\/a><\/p>\n<p>Jean Julien Weber est n\u00e9 le 13 f\u00e9vrier 1888 \u00e0 Lutterbach (Alsace) dans une famille d&rsquo;origine alsacienne mais ayant opt\u00e9 pour la nationalit\u00e9 fran\u00e7aise. Albert Weber, son p\u00e8re, ancien combattant, gueule cass\u00e9e de 1870, est militaire de carri\u00e8re. La profession de sa m\u00e8re, Marie H\u00fcrler est inconnue. Jean Julien re\u00e7oit \u00ab <em>une \u00e9ducation secondaire fran\u00e7aise et catholique<\/em> \u00bb (page 15) non d\u00e9nu\u00e9e d&rsquo;un patriotisme \u00e0 la D\u00e9roul\u00e8de. Destin\u00e9 \u00e0 l&rsquo;<em>ecclesia<\/em>, il entre au s\u00e9minaire en octobre 1905 mais doit effectuer son service militaire au 35<sup>e<\/sup> R.I. le 7 octobre 1909. Entr\u00e9 au peloton des officiers de r\u00e9serve le 1<sup>er<\/sup> octobre 1910 comme caporal, il quitte le 21<sup>e<\/sup> R.I. le 1<sup>er<\/sup> octobre 1911 avec le grade de sous-lieutenant pour achever ses \u00e9tudes. Il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre le 29 juin 1912. Rappel\u00e9 le 2 ao\u00fbt 1914, Jean-Julien Weber entre en guerre comme lieutenant de r\u00e9serve de la 4<sup>e<\/sup> compagnie du 21<sup>e<\/sup> RI de Langres (il sera nomm\u00e9 lieutenant \u00e0 titre temporaire le 3 novembre 1914), il d\u00e9bute la guerre dans les Vosges puis en Alsace &#8211; il l\u00e9g\u00e8rement bless\u00e9 \u00e0 la jambe au combat de Muckenbach &#8211; pour la bataille des fronti\u00e8res. Il participe ensuite \u00e0 la d\u00e9fense sur la Marne avant l&rsquo;enlisement d&rsquo;Artois, \u00e0 Notre Dame de Lorette o\u00f9 il subit sa deuxi\u00e8me blessure, au visage. Absent presque une ann\u00e9e du front (de mai 1915 \u00e0 avril 1916), il est de retour en Champagne et nomm\u00e9 capitaine. Puis viennent la Somme et la seconde bataille de la Marne, pr\u00e9lude \u00e0 l&rsquo;effondrement allemand et l&rsquo;armistice, v\u00e9cu dans les Ardennes. Survivant, l&rsquo;officier-pr\u00eatre retourne enfin dans son Alsace lib\u00e9r\u00e9e. Entre-deux-guerres, il est nomm\u00e9 directeur du s\u00e9minaire Saint-Sulpice d&rsquo;Issy puis r\u00e9endosse l&rsquo;uniforme en septembre 1939 et d\u00e9mobilis\u00e9 sans combat le 23 juillet 1940. Il reprend ses fonctions religieuses pour \u00eatre nomm\u00e9 \u00e9v\u00eaque de Strasbourg le 29 ao\u00fbt 1945. Il jouera un r\u00f4le fondamental dans l&rsquo;Eglise alsacienne d&rsquo;apr\u00e8s-guerre, parall\u00e8lement \u00e0 une carri\u00e8re active dans la r\u00e9serve dans laquelle il restera excellemment bien not\u00e9 par ses sup\u00e9rieurs. Apr\u00e8s avoir beaucoup \u00e9crit sur l&rsquo;arm\u00e9e et la religion, il d\u00e9c\u00e8de le 13 f\u00e9vrier 1981 \u00e0 Strasbourg et est inhum\u00e9 \u00e0 Ribeauvill\u00e9 (Haut-Rhin).<\/p>\n<p><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n<p><a title=\"Lien direct vers le fichier\" href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2008\/08\/weber.JPG\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2008\/08\/weber.thumbnail.JPG\" alt=\"weber.JPG\" width=\"90\" height=\"128\"><\/a><a title=\"Lien direct vers le fichier\" href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2008\/08\/weber.JPG\"><\/a><\/p>\n<p>Weber, Jean-Julien, <em>Sur les pentes du Golgotha. Un pr\u00eatre dans les tranch\u00e9es<\/em>. Strasbourg, la Nu\u00e9e Bleue, 2001 319 pages.<\/p>\n<p>Jean-No\u00ebl Grandhomme nous affranchit sur la d\u00e9marche d&rsquo;\u00e9criture : \u00ab <em>Mgr Weber est rest\u00e9 toute sa vie marqu\u00e9 par son exp\u00e9rience de la Grande Guerre<\/em> \u00bb (page 23). Ses cinq cahiers ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crits entre 1916 et 1919 sur la base de carnets tenus au jour le jour (disparus \u00e0 la r\u00e9daction du pr\u00e9sent ouvrage) compl\u00e9tant son r\u00e9cit sur la base de documents contemporains tels <em>l&rsquo;Illustration<\/em>. Ils composent selon le pr\u00e9sentateur non des \u00ab <em>m\u00e9moires de guerre \u00e0 proprement parler, mais bien plut\u00f4t d&rsquo;un carnet de route \u00e0 peine r\u00e9dig\u00e9<\/em>, (&#8230;) <em>pas un miroir de l&rsquo;\u00e2me de l&rsquo;abb\u00e9 Weber, mais le journal quotidien d&rsquo;un officier consciencieux, en m\u00eame temps que pr\u00eatre toujours<\/em> \u00bb (page 24). Si l&rsquo;officier-pr\u00eatre n&rsquo;avait destin\u00e9 ses carnets \u00ab <em>qu&rsquo;\u00e0 un public familial<\/em> \u00bb, il avait fait part peu avant sa mort \u00ab <em>de son d\u00e9sir de les faire publier un jour<\/em>, \u00ab mais remani\u00e9s \u00bb (page 24). Jean-No\u00ebl Grandhomme se charge de cette \u00e9dition et en pr\u00e9cise sa m\u00e9thode, ayant conserv\u00e9 l&rsquo;architecture de l&rsquo;ouvrage par chapitres chronologiques, d\u00e9cid\u00e9s par l&rsquo;auteur lui-m\u00eame (la bataille des fronti\u00e8res, la bataille de la Marne, la Course \u00e0 la mer et les combats de 1915, la Champagne apr\u00e8s la grande offensive, la bataille de la Somme, l&rsquo;ann\u00e9e terrible, reprise de la guerre de mouvement, la seconde bataille de la Marne, et la poursuite finale et les derni\u00e8res convulsions). Jean-No\u00ebl Grandhomme les a resitu\u00e9s dans leur contexte et a ajout\u00e9 des annexes analytique (\u00ab <em>chr\u00e9tien dans la guerre<\/em> \u00bb) et documentaire, un glossaire des lieux sacr\u00e9s cit\u00e9s, d&rsquo;opportunes notices biographiques, les sources, le bibliographie et les notes, le tout formant un mod\u00e8le de pr\u00e9sentation de biographie militaire.<\/p>\n<p><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n<p>Jean-No\u00ebl Grandhomme et les \u00e9ditions de la Nu\u00e9e Bleue ont livr\u00e9 une nouvelle fois (depuis les carnets de guerre de Dominique Richert) un t\u00e9moignage exceptionnel de cet officier alsacien engag\u00e9 dans l&rsquo;arm\u00e9e fran\u00e7aise. Pr\u00e9cis, complets et formidablement enrichis, ces souvenirs fourmillent d&rsquo;anecdotes et brossent un tableau d&rsquo;un int\u00e9r\u00eat unique. Ainsi en est-il de sa vision des mutineries, rehauss\u00e9e par sa participation au conseil de guerre. La pr\u00e9sentation effectu\u00e9e est un &#8211; voire le &#8211; mod\u00e8le du genre. Pr\u00e9cis, enrichis, non contingent\u00e9s \u00e0 l&rsquo;homme lui-m\u00eame mais \u00e0 ses origines et \u00e0 son environnement historique, ces carnets de guerre repr\u00e9sentent l&rsquo;arch\u00e9type de ce que devrait \u00eatre la pr\u00e9sentation d&rsquo;un carnet de guerre. Outre l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du t\u00e9moignage de Weber, on s&rsquo;impr\u00e8gne des lieux, des hommes et des \u00e9v\u00e8nements dans cette richesse multiforme. L&rsquo;\u00e9criture est irr\u00e9prochable, de lecture claire et synth\u00e9tique et de pr\u00e9sentation id\u00e9ale, le livre est agr\u00e9ment\u00e9 d&rsquo;un cahier photographique central de 8 pages repr\u00e9sentant le t\u00e9moin au fil des \u00e2ges.<\/p>\n<p>Ainsi, l&rsquo;ouvrage fourmille d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments utiles, d&rsquo;impression et de tableaux (tel ces r\u00e9servistes rappel\u00e9s, \u00ab <em>enthousiastes et ivres<\/em> \u00bb (page 36), (autres vues d&rsquo;alcool pages 29, 114 et 119) qui concerne \u00e9galement l&rsquo;Allemand (page 95, 125), de pillage (pages 29, 46 et 65, 121, 178, \u00e9galement allemand pages 178 et 180), d&rsquo;automutilation (page 54) ou le 1<sup>er<\/sup> alcool donn\u00e9 aux troupes le 15 ao\u00fbt 1914 au col du Hantz (Vosges) (page 45), sur l&rsquo;exemple (&#8230;par le sang, de l&rsquo;attaque suicide voulue par un g\u00e9n\u00e9ral (page 86), le tout alimentant de mani\u00e8re r\u00e9f\u00e9rentielle l&rsquo;ethnographie du poilu. Weber nous montre la boue (page 112), les fraternisations (pages 113, 114 et 137, voir \u00e9galement la note 35 page 302 sur les fraternisations de No\u00ebl cit\u00e9es par Eug\u00e8ne Pic dans Norton-Cru), l&rsquo;horreur des morts pi\u00e9tin\u00e9s dans la boue des tranch\u00e9es, du pillage et de la mutilation de cadavre allemand (page 121), les espions (page 122), la folie (fran\u00e7aise tel ce caporal rendu fou par les bombardements page 128 ou allemande tels ceux, rendus fous par un bombardement et assassin\u00e9s par les Fran\u00e7ais qui les avaient fait prisonniers (ont-ils \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s du fait de leur folie ?) page 183), les mutineries, notamment du 370<sup>e<\/sup> R.I. (de la page 168 \u00e0 172) et son r\u00f4le dans un conseil de guerre (voir aussi le jugement et la condamnation pages 173 \u00e0 176). Il d\u00e9crit le comportement charitable du soldat fran\u00e7ais envers les prisonniers et bless\u00e9s allemands (page 195). Le t\u00e9moin nous donne \u00e9galement une explication du silence du permissionnaire (\u00ab <em>Une permission n&rsquo;a pas d&rsquo;histoire<\/em> \u00bb, non-dit r\u00e9current chez le soldat, page 184), son sentiment sur la d\u00e9coration : \u00ab <em>Les r\u00e9compenses gagnent \u00e0 \u00eatre imm\u00e9diates<\/em> \u00bb dit-il page 194. Sans oublier la foultitude de renseignements de technique militaire, d\u2018armement et de liaisons interarmes. Ainsi par exemple il \u00e9voque la compagnie franche <em>La Vosgienne<\/em> (voir par ailleurs la notice consacr\u00e9e \u00e0 cet ouvrage par Jean-Fran\u00e7ois Jagielski) (pages 200 et 203) ou les sections sp\u00e9ciales de discipline (page 220). Enfin pour lui l&rsquo;Armistice est \u00ab <em>subit, \u00e9tonnant, incroyable<\/em> \u00bb (page 237). D\u00e8s lors, entrant au Luxembourg &#8211; ce qui est peu rencontr\u00e9 par ailleurs dans les t\u00e9moignages &#8211; il nous renseigne sur le traitement des pays envahis (page 238).<\/p>\n<p>Sur la base des r\u00e9flexions de Weber, Jean-No\u00ebl Grandhomme nous renseigne \u00e9galement tr\u00e8s opportun\u00e9ment sur l&rsquo;aum\u00f4nerie et le statut militaire des pr\u00eatres de 1870 \u00e0 1914 (sur la th\u00e9orie voir note 7 page 315 et sur la pratique, page 241) et la loi de 1889 portant sur le service arm\u00e9 des pr\u00eatres (page 253), le choix du pr\u00eatre sous l&rsquo;uniforme : aum\u00f4nier, auxiliaire de sant\u00e9 ou combattant (page 254), le concept th\u00e9ologique de la \u00ab <em>guerre juste<\/em> \u00bb (page 248), le n\u00e9opaganisme du culte de l&rsquo;arm\u00e9e apr\u00e8s 1870 (page 253), la \u00ab <em>rumeur inf\u00e2me<\/em> \u00bb qui voulait que les pr\u00eatres avaient d\u00e9clench\u00e9 le conflit apr\u00e8s entente avec les Allemands, puis, embusqu\u00e9s, pratiquaient des conversions forc\u00e9es et laissaient mourir les incroyants (page 255). Grandhomme rappelle (page 256) que 4 500 \u00e0 5 000 pr\u00eatres sont morts pendant la Grande Guerre (voir note 31 page 318) soit 14 % des pr\u00eatres mobilis\u00e9s. Enfin Weber fait le bilan de cette guerre, r\u00e9sumant les peurs du soldat (page 265) et pourquoi les soldats ont tenu (page 266).<\/p>\n<p><strong>4. Autres informations<\/strong><\/p>\n<p>Sur sa biographie et sa bibliographie sommaires, outre la page 291, voir <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Jean-Julien_Weber\">http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Jean-Julien_Weber<\/a><\/p>\n<p>Yann Prouillet, ao\u00fbt 2008<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Jean Julien Weber est n\u00e9 le 13 f\u00e9vrier 1888 \u00e0 Lutterbach (Alsace) dans une famille d&rsquo;origine alsacienne mais ayant opt\u00e9 pour la nationalit\u00e9 fran\u00e7aise. Albert Weber, son p\u00e8re, ancien combattant, gueule cass\u00e9e de 1870, est militaire de carri\u00e8re. 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