{"id":166,"date":"2008-09-04T13:41:31","date_gmt":"2008-09-04T12:41:31","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2008\/09\/04\/de-ligonnes-bernard-1865-1936-2\/"},"modified":"2016-05-06T15:42:09","modified_gmt":"2016-05-06T14:42:09","slug":"de-ligonnes-bernard-1865-1936-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2008\/09\/04\/de-ligonnes-bernard-1865-1936-2\/","title":{"rendered":"Ligonn\u00e8s, Bernard de (1865-1936)"},"content":{"rendered":"<p><strong> 1. \u00a0 Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n<p>Bernard de Ligonn\u00e8s est n\u00e9 \u00e0 Mende (Loz\u00e8re) le 15 novembre 1865. Son p\u00e8re, \u00c9douard, n\u00e9 \u00e0 Aurillac en 1838, descend d&rsquo;une famille noble du Vivarais venue s&rsquo;\u00e9tablir en G\u00e9vaudan, les Dupont de Ligonn\u00e8s. Famille de militaire\u00a0; un cousin \u00e9v\u00eaque de Rodez. \u00c9douard entre dans l&rsquo;administration comme percepteur 2<sup>\u00e8me<\/sup> classe apr\u00e8s une carri\u00e8re militaire de laquelle il sort \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 25 ans. Il d\u00e9c\u00e8de le 1<sup>er<\/sup> juin 1889 \u00e0 Tergnier (Aisne).<\/p>\n<p>Le 9 juin 1885, \u00e0 20 ans, Bernard de Ligonn\u00e8s souscrit un engagement au 87<sup>e<\/sup> r\u00e9giment d&rsquo;infanterie. Commence alors une longue carri\u00e8re militaire. \u00c9l\u00e8ve officier \u00e0 Saint-Maixent le 23 avril 1890. 1<sup>er<\/sup> avril 1891\u00a0: sous-lieutenant au 78<sup>e<\/sup> R.I. Son jeune fr\u00e8re, Pierre, choisit \u00e9galement la carri\u00e8re des armes et par la voie de Saint-Cyr, il devient officier de cavalerie (il d\u00e9c\u00e8de pr\u00e9matur\u00e9ment suite \u00e0 une mauvaise chute de cheval en 1906).<\/p>\n<p>Alors qu&rsquo;il est en garnison en Avignon, Bernard de Ligonn\u00e8s, catholique et quelque peu r\u00e9actionnaire, conna\u00eet quelques d\u00e9m\u00eal\u00e9s avec les francs-ma\u00e7ons locaux, en pleine affaire Dreyfus. Ce n&rsquo;est que le 24 d\u00e9cembre 1904 qu&rsquo;il est nomm\u00e9 capitaine au 75<sup>e<\/sup> R.I. stationn\u00e9 \u00e0 Romans (Is\u00e8re). Profond\u00e9ment traditionnel et conservateur, Bernard de Ligonn\u00e8s \u00e9prouve de plus en plus de mal \u00e0 supporter le \u00ab\u00a0r\u00e9publicanisme\u00a0\u00bb qui gagne le corps des officiers. Le 26 mai 1912, pr\u00e9textant devoir s&rsquo;occuper de ses deux propri\u00e9t\u00e9s, il demande un cong\u00e9 de trois ans sans solde. Il est libre le 17 juin.<\/p>\n<p>Fin juillet 1914, il est rappel\u00e9\u00a0; il a 49 ans. Le 2 ao\u00fbt, il rejoint le 275<sup>e<\/sup> R.I. en cours de formation \u00e0 Romans. Du 9 au 19 ao\u00fbt, entra\u00eenement des r\u00e9servistes. \u00c0 partir du 22 ao\u00fbt, front de Lorraine. Le 20 d\u00e9cembre 1915, de Ligonn\u00e8s passe au 157<sup>e<\/sup> o\u00f9 durant quatre mois, il parfait l&rsquo;instruction d&rsquo;un bataillon compos\u00e9 de jeunes gens de la classe 16\u00a0; le 12 mai 1916, il rejoint le 227<sup>e<\/sup> R.I. dans lequel il devient chef de bataillon le 4 avril. Du 25 mai au 28 novembre, secteur des Vosges. Cette unit\u00e9 est transform\u00e9e en unit\u00e9 alpine et part pour l&rsquo;Orient\u00a0; combats autour de Monastir.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s trois ans de guerre, le commandant est \u00e9puis\u00e9\u00a0; il a alors 52 ans, et, le 14 octobre 1917, g\u00e9n\u00e9ral Sarrail le remet \u00e0 la disposition du minist\u00e8re de la guerre. Pour Bernard de Ligonn\u00e8s la guerre est termin\u00e9e\u00a0; il referme ses carnets sur la date du 13 ao\u00fbt 1917.<\/p>\n<p>Fin 1919, de Ligonn\u00e8s devient conseiller municipal de Chanac (\u00e9lu maire en 1925) et conseiller d&rsquo;arrondissement. Le pr\u00e9fet le qualifie\u00a0\u00ab\u00a0d&rsquo;homme fort distingu\u00e9, mais r\u00e9actionnaire militant\u00a0\u00bb (cit\u00e9 par Y. Pourcher, p. 60.). Le 25 janvier 1936, meurt le commandant marquis de Ligonn\u00e8s.<\/p>\n<p><strong> 2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n<p>Le t\u00e9moignage a \u00e9t\u00e9 mis au jour et pr\u00e9sent\u00e9 par Yves Pourcher\u00a0 et publi\u00e9 sous le titre\u00a0: <em>Un commandant bleu horizon. Souvenirs de guerre de Bernard de Ligonn\u00e8s, 1914-1917,<\/em> Paris, Les Editions de Paris, 1998\u00a0; il se compose de trois carnets pour trois ann\u00e9es de guerre. Bernard de Ligonn\u00e8s a compos\u00e9 ces carnets apr\u00e8s la guerre \u00e0 partir des notes prises durant la guerre. Comme l&rsquo;indique Yves Pourcher, ces souvenirs sont le produit d&rsquo;une r\u00e9\u00e9criture, \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9criture est mise en sc\u00e8ne\u00a0\u00bb. Ils sont d\u00e9coup\u00e9s en trois parties\u00a0: <em>Mes souvenirs<\/em> du 8 ao\u00fbt 1914-f\u00e9vrier 1915 et de f\u00e9vrier 1915 au 1<sup>er<\/sup> janvier 1917\u00a0; <em>Campagne d&rsquo;Orient<\/em> du 1<sup>er<\/sup> janvier au 13 novembre 1917.<\/p>\n<p>On peut noter la belle et riche pr\u00e9sentation d&rsquo;Yves Pourcher\u00a0qui \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0Jour apr\u00e8s jour, Bernard de Ligonn\u00e8s reconstitue sa guerre. Dans son beau texte, il d\u00e9crit les lieux et les \u00e9v\u00e9nements, mais il ne dit rien sur les mutilations volontaires, rien sur les pieds gel\u00e9s, sur l&rsquo;horreur des blessures et sur la souffrance des hommes, comme il ne dira rien d&rsquo;ailleurs, en 1917, sur les mutineries&#8230;\u00a0\u00bb (p. 36)<\/p>\n<p>Photographies de la collection personnelle du commandant.<\/p>\n<p><strong>3. \u00a0 L&rsquo;analyse<\/strong><\/p>\n<p>Ces cahiers qui sont des souvenirs reconstitu\u00e9s sont ceux d&rsquo;un officier d&rsquo;active et d&rsquo;un chef\u00a0; ils ont la pr\u00e9cision d&rsquo;un rapport\u00a0d&rsquo;officier et permettent de suivre les p\u00e9r\u00e9grinations de l&rsquo;auteur\u00a0; rares sont les notations s&rsquo;\u00e9cartant de la relation de la mission et de son ex\u00e9cution\u00a0; peu d&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;\u00e2me\u00a0; peu de descriptions,\u00a0sauf peut-\u00eatre, pendant la campagne d&rsquo;Orient\u00a0; fort peu de commentaires\u00a0; assur\u00e9ment, ces cahiers t\u00e9moignent d&rsquo;un autre point de vue que les carnets d&rsquo;un Barthas ou du texte d&rsquo;un Barbusse\u00a0; dans ce document, on ne trouve ni d\u00e9clamations patriotiques, ni d\u00e9nonciations\u00a0; mais de la r\u00e9serve, de la retenue\u00a0; un patriotisme, et une foi aussi qui s&rsquo;expriment avec simplicit\u00e9, non dans les mots mais dans la recension des actes et des engagements. Au total, ces cahiers ne nous renseignent pas seulement &#8211;\u00a0un peu\u00a0&#8211; sur la condition d&rsquo;un officier en campagne. Ils t\u00e9moignent de la mentalit\u00e9 singuli\u00e8re d&rsquo;un officier d&rsquo;active&#8230;<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">1<sup>er<\/sup> cahier\u00a0:<\/span><\/strong><span style=\"text-decoration: underline;\"> <strong>Lorraine<\/strong><\/span><\/p>\n<p>22 ao\u00fbt 1914\u00a0: mise en d\u00e9fense d&rsquo;une position de repli devant le ch\u00e2teau de Sandroviller (au loin Dombasle et Rosi\u00e8res-aux-Salines br\u00fblent&#8230;).<\/p>\n<p>26 ao\u00fbt, bataille de la Mortagne. Attaque en direction du village de Xermam\u00e9nil.<\/p>\n<p>29 ao\u00fbt, travers\u00e9e de Nancy. Enthousiasme de la population civile (p. 74)\u00a0;<\/p>\n<p>8 septembre, bataille du Grand Couronn\u00e9.<\/p>\n<p>26 septembre, attaque du village de Lahayville\u00a0;<\/p>\n<p>Expression du <strong>sentiment religieux<\/strong> : 9 septembre 1914\u00a0: fait b\u00e9nir l&rsquo;ensemble de sa compagnie par un aum\u00f4nier du 20<sup>e<\/sup> corps (p. 76)\u00a0; 24 d\u00e9cembre 1914, organisation d&rsquo;une messe de No\u00ebl (p. 86)<\/p>\n<p><strong>Le chef \u00e0 la man\u0153uvre<\/strong> : en chef avis\u00e9, il organise un repli en bon ordre, en plein jour (29 septembre 1914, p. 80)\u00a0; 14 d\u00e9cembre, attaque en avant de Flirey. Echec. 18-22 d\u00e9cembre 1914, tranch\u00e9es dans un charnier (p. 84). La vie dans les tranch\u00e9es\u00a0(p. 87-88)<\/p>\n<p><strong>Privil\u00e8ges de l&rsquo;officier<\/strong> : les serviteurs (sa \u00ab maison\u00a0\u00bb)\u00a0: le cuisinier, l&rsquo;ordonnance, et Morette charg\u00e9 de son cheval\u00a0 (p. 88)<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">2<sup>e<\/sup> cahier\u00a0: 1915-1916<\/span><\/strong><\/p>\n<p>F\u00e9vrier 1915, de nouveau \u00e0 <strong>Flirey<\/strong> ; description de l&rsquo;\u00e9glise en ruine et saccag\u00e9e (p. 91)\u00a0: \u00ab\u00a0la grande croix du cimeti\u00e8re dont le Christ, coup\u00e9 en deux, \u00e0 hauteur de la taille, par un obus, pend lamentablement, accroch\u00e9 encore \u00e0 la croix par le seul bras qui lui reste&#8230;\u00a0\u00bb (p. 91-92)<\/p>\n<p><strong>Relations avec l&rsquo;ennemi <\/strong>: \u00e9changes de mots et de cigarettes, de vin, de tranch\u00e9e \u00e0 tranch\u00e9e (p. 92 et p. 94)<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Un sergent parlant allemand cherche \u00e0 persuader le Boche qu&rsquo;il sera tr\u00e8s bien chez nous, il ne peut le convaincre. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;envie qui lui en manque, mais c&rsquo;est la peur d&rsquo;\u00eatre vu par un de ses sup\u00e9rieurs et la certitude qu&rsquo;il a qu&rsquo;il sera fusill\u00e9. On le leur dit\u00a0\u00bb (p. 94)<\/p>\n<p>Un prisonnier allemand qui demande gr\u00e2ce, exp\u00e9di\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re avec un camarade bless\u00e9 \u00e0 la jambe (p. 94)<\/p>\n<p>Mars\u00a0: Toujours le service de tranch\u00e9e \u00e0 Flirey en alternance avec le cantonnement \u00e0 Noviant.<\/p>\n<p>Avril 1915\u00a0: bataille de Flirey\u00a0; 29 avril-17 juillet 1915\u00a0: occupation de tranch\u00e9es au nord de Seicheprey (bois de Remi\u00e8res)\u00a0; annonce aux Allemands, \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une planche, de l&rsquo;entr\u00e9e en guerre de l&rsquo;Italie (p. 96-97)\u00a0; 17 juillet-19 septembre\u00a0: cong\u00e9 de repos et de convalescence.<\/p>\n<p><strong>Champagne\u00a0: <\/strong>Octobre 1915\u00a0: secteur de <strong>Souain<\/strong> ; des territoriaux, les \u00ab\u00a0p\u00e9p\u00e8res\u00a0\u00bb nettoient le champ de bataille (p. 99)\u00a0; 10-14 octobre\u00a0: 2<sup>\u00e8me<\/sup> bataille de Champagne\u00a0; \u00ab\u00a0400 m\u00e8tres sud de la Ferme Navarin\u00a0\u00bb\u00a0;<\/p>\n<p><strong>Messe<\/strong> dans les ruines de Souain, (p. 101)<\/p>\n<p>30 octobre, rel\u00e8ve\u00a0; d\u00e9part pour Toul et Sanzey<\/p>\n<p><strong>Privil\u00e8ges de l&rsquo;officier\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>24 novembre-4 d\u00e9cembre 1915\u00a0: sa femme peut le rejoindre dans un h\u00f4tel de Nancy (p. 102).<\/p>\n<p>8 d\u00e9cembre 1915-10 avril 1916\u00a0: s\u00e9jour de 4 mois \u00e0 Maxey, entre Domr\u00e9my et Vaucouleurs (fait d\u00e9filer son bataillon devant la statue et la maison de Jeanne d&rsquo;Arc) au cours duquel il parfait l&rsquo;instruction d&rsquo;un bataillon du 157<sup>e<\/sup> R.I.\u00a0; sa femme peut le rejoindre durant cette p\u00e9riode (p. 103).<\/p>\n<p><strong>Vosges<\/strong> : 25 mai-28 novembre 1916. Positions \u00e0 la cote 607, pr\u00e8s de Lesseux, rive gauche de la Fave (p. 104-108)\u00a0; <strong>Une femme<\/strong> de Wissembach, d\u00e9cor\u00e9e de la <strong>Croix de guerre<\/strong> pour son attitude au d\u00e9but de la guerre (p. 107-108)<\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">3<sup>e<\/sup> cahier\u00a0: campagne d&rsquo;Orient<\/span><\/strong><\/p>\n<p>1<sup>er<\/sup> janvier 1917-13 novembre 1917. Voyage en train\u00a0: Modane, Turin, G\u00eanes, Pise, Rome, jusqu&rsquo;\u00e0 Tarente\u00a0; et Salonique en bateau\u00a0; la croisi\u00e8re (p. 112-113)\u00a0; <strong>Salonique<\/strong> (p. 114-117): camp de Ze\u00eftenlick (<em>Cf.<\/em> dans ce dictionnaire la notice de <strong>Constantin-Weyer<\/strong>)<\/p>\n<p>24 janvier 1917\u00a0: d\u00e9part pour Koritza (Albanie)\u00a0; travers\u00e9e de la Mac\u00e9doine, \u00e0 pieds en compagnie de mulets\u00a0; quelques remarques sur la population locale et notamment sur les femmes musulmanes (p. 120)\u00a0; nombreuses ruines des guerres balkaniques.<\/p>\n<p>14 f\u00e9vrier\u00a0: attaque des hauteurs de Loumlas, du t\u00e9kk\u00e9 (monast\u00e8re) de Melkan occup\u00e9 par les Autrichiens\u00a0(p. 123); retrait autrichien\u00a0; 16 mars 1917\u00a0: attaque du \u00ab\u00a0Petit Couronn\u00e9\u00a0\u00bb, secteur de Leskovec, tenu par des forces austro-bulgares\u00a0; maintien sur la position conquise jusqu&rsquo;au 25 mars\u00a0; nouvel engagement le 1<sup>er<\/sup> avril (p. 133)\u00a0;\u00a0l&rsquo;extrait suivant permet de se rendre compte de la nature de la description des combats men\u00e9s\u00a0: \u00ab\u00a0Ce que je craignais s&rsquo;est produit. Vers cinq heures, les turcs attaquent tr\u00e8s vigoureusement ma compagnie d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s \u00e9prouv\u00e9e \u00e0 l&rsquo;attaque du Couronn\u00e9. Je la fais renforcer par ma compagnie de r\u00e9serve. Malgr\u00e9 cela, elle c\u00e8de un peu de terrain et se replie. Je me porte de ce c\u00f4t\u00e9 pour examiner la situation et je constate que les turcs occupent quelques \u00e9l\u00e9ments de mes tranch\u00e9es. Apr\u00e8s des dispositions prises, je fais contre-attaquer et vers quatorze heures, les Turcs \u00e9taient d\u00e9log\u00e9s et renvoy\u00e9s chez eux ou rest\u00e9s sur le terrain\u00a0! Leurs pertes furent fortes et surtout dans leur repli&#8230; De mon c\u00f4t\u00e9, j&rsquo;ai eu un officier tu\u00e9, deux bless\u00e9s et cinquante hommes hors de combat. Le butin laiss\u00e9 par les turcs sur le terrain \u00e9tait nombreux\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Information par des <strong>d\u00e9serteurs turcs<\/strong> : \u00ab\u00a0C&rsquo;est cette attaque \u00e0 laquelle ils ne d\u00e9siraient pas prendre part qu&rsquo;ils donnent comme motif de leur d\u00e9sertion. Nous restons alert\u00e9s pendant une semaine et pr\u00eats \u00e0 recevoir cette attaque. Ces d\u00e9serteurs se plaignent des mauvais traitements dont ils sont l&rsquo;objet de la part des cadres boches qui les encadrent. Le moral ne para\u00eet pas bon en face parmi les Turco-Austro-Bulgares et l&rsquo;entente entre eux non plus&#8230;\u00a0\u00bb (p. 134)<\/p>\n<p><strong>Hommages aux morts<\/strong>, avant d&rsquo;\u00eatre relev\u00e9s par des Russes (2-3 ao\u00fbt)\u00a0: messe pour les morts des combats de mars-avril du bataillon\u00a0; scellement d&rsquo;une plaque de cuivre comm\u00e9morative\u00a0; \u00e9rection d&rsquo;une croix au cimeti\u00e8re du r\u00e9giment (p. 135)<\/p>\n<p><strong>Comit\u00e9 de soldats<\/strong> chez les <strong>Russes<\/strong> : note 46 (p. 136)\u00a0: \u00ab\u00a0La rel\u00e8ve devait, para\u00eet-il se faire la veille, mais, sur l&rsquo;avis du comit\u00e9 des soldats, qui existe dans les r\u00e9giments russes depuis la R\u00e9volution, cette rel\u00e8ve a \u00e9t\u00e9 retard\u00e9e d&rsquo;un jour.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Fr\u00e9d\u00e9ric Rousseau, juillet 2008.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. \u00a0 Le t\u00e9moin Bernard de Ligonn\u00e8s est n\u00e9 \u00e0 Mende (Loz\u00e8re) le 15 novembre 1865. 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