{"id":1744,"date":"2016-03-30T19:45:43","date_gmt":"2016-03-30T18:45:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=1744"},"modified":"2016-04-16T16:59:12","modified_gmt":"2016-04-16T15:59:12","slug":"papillon-famille-8-temoins","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2016\/03\/30\/papillon-famille-8-temoins\/","title":{"rendered":"Papillon (famille : 8 t\u00e9moins)"},"content":{"rendered":"<p>Ayant acquis une maison \u00e0 V\u00e9zelay (Yonne), habit\u00e9e depuis un si\u00e8cle par des gens modestes, les Papillon, Madeleine et Antoine Bosshard d\u00e9couvrent \u00ab un petit paquet, ficel\u00e9, de lettres de 1915, puis d\u2019autres encore, et finalement tout le courrier de la famille, de la fin du XIXe si\u00e8cle aux ann\u00e9es 1950 \u00bb. Les lettres de 1914-1918, confi\u00e9es pour expertise \u00e0 deux historiens, ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es en 2003. Si les noms de Marthe, Joseph, Lucien et Marcel Papillon sont retenus comme \u00ab auteurs \u00bb du livre, il s\u2019agit en fait du t\u00e9moignage de huit membres de la famille.<br \/>\n<strong>Huit t\u00e9moins<\/strong><br \/>\nLes parents, L\u00e9on et Em\u00e9lie, assurent la \u00ab permanence \u00bb \u00e0 V\u00e9zelay. Ils sont les principaux correspondants de leurs fils mobilis\u00e9s et de leur fille, domestique \u00e0 Paris. L\u00e9on (1861-1931), descendant de tailleurs de pierres, chef cantonnier, poss\u00e8de quelques terres, bois et vignes. C\u2019est Em\u00e9lie (1864-1937) qui \u00e9crit, donnant les nouvelles des uns aux autres, des conseils de mod\u00e9ration dans leurs d\u00e9penses \u00e0 ses chenapans, Joseph et Lucien, et veillant \u00e0 ce que chacun garde le contact. Ainsi \u00e0 Lucien (20-9-15) : \u00ab On a re\u00e7u ta lettre du 15 ce matin. On \u00e9tait bien inquiet de ne pas avoir de tes nouvelles. \u00c7a faisait dix jours que l\u2019on avait rien re\u00e7u de toi. Ne sois pas si longtemps que \u00e7a une autre fois. \u00bb Marcel (1889-1975), l\u2019a\u00een\u00e9 des enfants, apr\u00e8s de bonnes \u00e9tudes, est devenu clerc de notaire. Mobilis\u00e9 d\u00e8s les premiers jours, il est affect\u00e9 au 356e RI. \u00c9pistolier principal de la famille, il t\u00e9moigne sur les combats de l\u2019infanterie. Il est d\u00e9mobilis\u00e9 en ao\u00fbt 1919, comme sergent fourrier au 22e d\u2019infanterie coloniale. Joseph (1891-1915) part au 13e Dragons comme bourrelier-sellier. Jusqu\u2019en octobre 1915, il court peu de risques, par contraste avec la situation de Marcel, mais il est alors intoxiqu\u00e9 lors d\u2019une attaque au gaz et meurt \u00e0 l\u2019ambulance de Mourmelon-le-Petit, le 6 novembre. Marthe (n\u00e9e en 1893) est en 1914 employ\u00e9e de maison chez de riches commer\u00e7ants parisiens ayant belle demeure \u00e0 Fontainebleau. Ses lettres constituent un beau t\u00e9moignage sur la vie \u00e0 Paris et sur les rapports sociaux entre patrons et domestiques. Lucien (1895-1968), cultivateur, entre \u00e0 la caserne en d\u00e9cembre 1914 au 89e RI. Fin mai 15, il est envoy\u00e9 sur le front, au 168e. Il est bless\u00e9 une premi\u00e8re fois en 1915 et une deuxi\u00e8me fois en 1916. Ses lettres, publi\u00e9es sans correction des fautes, contrastent avec celles de Marcel. Il \u00e9crit de mani\u00e8re phon\u00e9tique, le m\u00eame mot pouvant pr\u00e9senter une forme diff\u00e9rente \u00e0 deux lignes de distance. Ainsi (27-9-15) : \u00ab L\u2019ataque que [je] vous avais parl\u00e9 c\u2019est trai bien pass\u00e9e. Je suis \u00e9t\u00e9 bless\u00e9 d\u2019ai le d\u00e9bu de l\u2019attaque. Je suis bless\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9paulle gauche. \u00bb Si la plupart des Fran\u00e7ais mobilis\u00e9s en 1914 savaient \u00e9crire, la ma\u00eetrise de la langue \u00e9tait tr\u00e8s in\u00e9gale d\u2019un combattant \u00e0 l\u2019autre. Parfois au sein de la m\u00eame famille. Au-del\u00e0 des fautes d\u2019orthographe ou des tournures maladroites, c\u2019est aussi la capacit\u00e9 \u00e0 traduire son exp\u00e9rience en mots qui diff\u00e8re lourdement. Tandis que Marcel raconte les combats auxquels il prend part avec force d\u00e9tails, Lucien \u00e9crit simplement, le 11 mai 1917 :  \u00ab Je te garanti que nous anvoillons [en voyons] des merdes. \u00bb Les deux plus jeunes fr\u00e8res, Charles (n\u00e9 en 1897) et L\u00e9on (n\u00e9 en 1900) ont \u00e9t\u00e9 moins touch\u00e9s par la guerre. D\u2019abord r\u00e9form\u00e9, Charles est devenu m\u00e9canicien d\u2019aviation. L\u00e9on \u00e9tait trop jeune pour faire la guerre et n\u2019a pas quitt\u00e9 la maison familiale, ni l\u2019activit\u00e9 de cultivateur.<br \/>\n<strong>Des apports vari\u00e9s<\/strong><br \/>\n\u00c0 ses parents, Marcel ne cache pas la p\u00e9nibilit\u00e9 de sa vie au front : il ne gomme pas les aspects les plus durs des conditions mat\u00e9rielles et des combats auxquels il participe. Le 17 mai 1915, il \u00e9crit : \u00ab Quel tableau ! on voit des lambeaux de chair et des bouts de capote, voire m\u00eame un bras ou une jambe accroch\u00e9s aux branches d\u00e9chiquet\u00e9es des ch\u00eanes. \u00bb Les historiens qui ont parl\u00e9 d\u2019aseptisation de la guerre dans les r\u00e9cits des combattants auraient d\u00fb en lire. Mais Marcel oscille comme beaucoup entre besoin de raconter et n\u00e9cessit\u00e9 de rassurer. Le 31 mai 1915, alors que son fr\u00e8re va rejoindre le front, dans l\u2019infanterie, Marcel note : \u00ab Chers parents, je vous ai \u00e9crit carr\u00e9ment ma fa\u00e7on de penser avec toutes mes r\u00e9criminations \u00e0 certains moments. J\u2019ai peut-\u00eatre eu tort. Car vous avez d\u00e9j\u00e0 assez de pr\u00e9occupations sans cela. Mais c\u2019\u00e9tait plus fort que moi. Maintenant que nous sommes 2 [au front], vous serez encore bien plus sur le qui-vive. \u00bb En r\u00e9alit\u00e9, les lettres qui suivent montrent qu\u2019il ne renonce pas aux r\u00e9cits saisissants de sa vie aux tranch\u00e9es. Devant l\u2019horreur, \u00ab carnage \u00bb, \u00ab extermination d\u2019hommes \u00bb, \u00ab guerre de cent ans \u00bb, Marcel r\u00e9clame la paix d\u00e8s novembre 1914 et \u00e0 plusieurs reprises ensuite. Il critique les embusqu\u00e9s, il sugg\u00e8re que ceux qui veulent la guerre viennent la faire. Il souhaite que le mauvais temps d\u00e9truise les r\u00e9coltes, ce qui h\u00e2terait la fin. Sur le fond, le t\u00e9moignage de Lucien est tout aussi int\u00e9ressant : quasiment muet sur les combats, il rend syst\u00e9matiquement compte dans ses lettres de sa situation mat\u00e9rielle et de ses besoins. Son t\u00e9moignage rappelle ainsi l\u2019importance des colis que lui exp\u00e9die notamment Marthe, sa s\u0153ur, depuis Paris. Les lettres de Lucien r\u00e9v\u00e8lent \u00e9galement son d\u00e9sir de voir la guerre se terminer, ou, du moins, son d\u00e9sir d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la violence et aux souffrances de la vie au front. Le 27 septembre 1915, il estime que sa blessure est un bon filon. De Paris, Marthe \u00e9crit \u00e0 ses parents et \u00e0 ses fr\u00e8res, leur envoyant des colis et leur faisant envoyer des colis par sa patronne. Celle-ci tricote pour les soldats et participe \u00e0 l\u2019\u0153uvre de la Croix Rouge. Mais la domesticit\u00e9 est fort exploit\u00e9e, et c\u2019est parfois \u00ab en fraude \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire en quelques minutes prises sur un temps de travail sans limite, que Marthe peut \u00e9crire. Elle critique les vacances de ses patrons \u00e0 Nice et les d\u00eeners \u00ab \u00e0 tout casser, vins fins, champagne \u00bb, ce qui, en ce moment, \u00ab ne devrait pas \u00eatre permis \u00bb. Auparavant, le 3 ao\u00fbt 1914, elle avait montr\u00e9 qu\u2019\u00e0 Paris aussi \u00ab rien ne marche plus et tout le monde pleure \u00bb, ce qui est bien connu dans les campagnes.<br \/>\n<strong>La solidarit\u00e9 du clan<\/strong><br \/>\nEn elles-m\u00eames, les lettres de chacun sont riches, mais publi\u00e9es dans l\u2019ensemble familial elles prennent une nouvelle \u00e9paisseur. Gr\u00e2ce \u00e0 ces regards crois\u00e9s, les relations humaines se d\u00e9voilent. Marcel et Joseph ne vivent pas la m\u00eame guerre. Marcel \u00e9crit ainsi \u00e0 ses parents (17-5-15) : \u00ab Je vois que Joseph ne sera jamais si heureux que pendant la guerre, car il n\u2019a jamais connu la mis\u00e8re. Son emploi vaut une fortune. Ce n\u2019est pas comme nous, pauvres mis\u00e9rables. \u00bb Le d\u00e9chirement de Marcel \u00e0 l\u2019annonce de la mort de Joseph est terrible. Lui qui \u00e9tait jusqu\u2019ici compr\u00e9hensif \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019ennemi est assailli par un d\u00e9sir de vengeance. Le 27 novembre 1915, il \u00e9crit : \u00ab Quel malheur. Je ne m\u2019attendais pas \u00e0 une pareille nouvelle. Je suis constern\u00e9. Je n\u2019ose pas y penser. [&#8230;] Ignoble race de boches. Je ne sais ce que l\u2019avenir me r\u00e9serve. Mais si l\u2019occasion s\u2019en pr\u00e9sente, il n\u2019y a pas de pardon, je le vengerai. \u00bb Les pages qui entourent le silence de Joseph et l\u2019annonce officielle de sa mort constituent un bon t\u00e9moignage sur l\u2019angoisse des familles, le d\u00e9sir de conserver un espoir malgr\u00e9 tout. Alors que la lettre maternelle du 1er novembre est retourn\u00e9e \u00e0 l\u2019envoyeur avec la mention \u00ab le destinataire n\u2019a pu \u00eatre atteint \u00bb, Marthe \u00e9crit encore \u00e0 ses parents, le 15 : \u00ab Avez-vous des nouvelles de Joseph ou alors que devient-il ? [\u2026] Une lubie ne lui durerait pas aussi longtemps. [\u2026] Tout cela donne \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir. Mais si jamais il est en bonne sant\u00e9 et que ce soit un caprice, qu\u2019est-ce que je lui passerai ! \u00bb<br \/>\nSur Lucien, le regard de Marcel est celui d\u2019un grand fr\u00e8re bienveillant : lui qui se met r\u00e9guli\u00e8rement en col\u00e8re contre les embusqu\u00e9s incite son fr\u00e8re \u00e0 choisir une arme moins expos\u00e9e que l\u2019infanterie. Plus tard, il se r\u00e9jouit de sa \u00ab fine blessure \u00bb et l\u2019encourage \u00e0 prolonger sa convalescence. Il lui \u00e9crit (9-11-15) : \u00ab Tu ne me dis pas si on t\u2019a retir\u00e9 ton \u00e9clat d\u2019obus. Si tu l\u2019as encore, t\u00e2che de tirer au cul avec \u00e7a. Apr\u00e8s ta permission, tu retourneras sans doute au d\u00e9p\u00f4t. Essaie d\u2019y rester un moment. Mais quand tu verras que ton tour approche, tu pourrais choisir un r\u00e9giment en partant comme volontaire lorsque l\u2019on demandera un renfort, de pr\u00e9f\u00e9rence un r\u00e9giment de r\u00e9serve. [&#8230;] Si, \u00e9tant au d\u00e9p\u00f4t, on demandait des hommes pour le g\u00e9nie (pour rester en France) ou pour apprendre la mitrailleuse (la mitrailleuse, c\u2019est un bon filon) tu n\u2019as qu\u2019\u00e0 demander. \u00bb C\u2019est d\u2019ailleurs de Lucien que Marcel se rapproche le plus dans les souffrances quotidiennes, le d\u00e9sir d\u2019\u00e9chapper au front et de voir la guerre se terminer. Marcel aussi se r\u00e9jouit de trouver un bon filon comme en septembre 1915 : \u00ab Je suis tant\u00f4t pr\u00e8s du capitaine, tant\u00f4t au t\u00e9l\u00e9phone pour transmettre les ordres. Et au lieu de rester dans la tranch\u00e9e \u00e0 me faire geler la nuit et le jour, je suis dans une solide cabane et j\u2019ai l\u2019avantage de pouvoir dormir une partie de la nuit. \u00bb Les relations sont \u00e9troites aussi avec les jeunes rest\u00e9s \u00e0 V\u00e9zelay et on aspire \u00e0 de belles parties de chasse. La solidarit\u00e9 du clan familial se double d\u2019un rapport \u00e9troit au \u00ab pays \u00bb : souci de se retrouver entre camarades du pays, de recevoir des nouvelles du pays. En cela aussi, les fr\u00e8res Papillon de V\u00e9zelay sont proches des soldats de toutes les r\u00e9gions de France.<br \/>\n<strong>\u00ab Si jamais l\u2019on rentre, on en parlera de la guerre ! \u00bb<\/strong><br \/>\nPour conclure, donnons la parole \u00e0 Marcel, qui \u00e9crit (13-4-15) : \u00ab Nous avons pass\u00e9 une semaine terrible, c\u2019est honteux, affreux ; c\u2019est impossible de se faire une id\u00e9e d\u2019un pareil carnage. Jamais on ne pourra sortir d\u2019un pareil enfer. Les morts couvrent le terrain. Boches et Fran\u00e7ais sont entass\u00e9s les uns sur les autres, dans la boue. On marche dessus et dans l\u2019eau jusqu\u2019aux genoux. Nous avons attaqu\u00e9 deux fois au Bois-le-Pr\u00eatre. Nous avons gagn\u00e9 un peu de terrain \u2013 qui a \u00e9t\u00e9 en entier arros\u00e9 de sang. Ceux qui veulent la guerre, qu\u2019ils viennent la faire, j\u2019en ai plein le dos et je ne suis pas le seul. [\u2026] Dans la passe o\u00f9 nous sommes, la mort nous attend \u00e0 tout moment. [\u2026] Enfin, il ne faut pas d\u00e9sesp\u00e9rer, on peut \u00eatre bless\u00e9. Quant \u00e0 la mort, si elle vient, ce sera une d\u00e9livrance. [\u2026] Si jamais l\u2019on rentre, on en parlera de la guerre ! \u00bb Derni\u00e8re phrase qui signifie qu\u2019il y aura des comptes \u00e0 r\u00e9gler, des changements (politiques ? sociaux ?) \u00e0 effectuer. Mais il semble que, comme beaucoup, les Papillon aient pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 oublier. Marcel est entr\u00e9 dans les chemins de fer. Il s\u2019est mari\u00e9 en 1935, \u00e0 46 ans, et a termin\u00e9 sa vie \u00e0 Saintes. Apr\u00e8s son mariage en 1917, Marthe fut employ\u00e9e dans un grand magasin. D\u00e9cor\u00e9 en septembre 17, obtenant une citation dans les derniers affrontements d\u2019octobre 18, Lucien revient de guerre avec un emphys\u00e8me qui le handicape \u00e0 vie. D\u00e9mobilis\u00e9 au printemps 19, il devient ma\u00e7on et se marie en 1932. Figure locale haute en couleur, il est appr\u00e9ci\u00e9 pour ses qualit\u00e9s d\u2019artisan par les personnalit\u00e9s du monde artistique vivant \u00e0 V\u00e9zelay.<br \/>\nC\u00e9dric Marty et R\u00e9my Cazals<\/p>\n<p>*Marthe, Joseph, Lucien, Marcel Papillon, <em>\u00ab Si je reviens comme je l\u2019esp\u00e8re \u00bb, Lettres du Front et de l\u2019Arri\u00e8re, 1914-1918<\/em>, recueillies par Madeleine et Antoine Bosshard, postface et notes de R\u00e9my Cazals et Nicolas Offenstadt, Paris, Grasset, 2003, 399 p. \u00c9dition de poche dans la collection Tempus, Paris, Perrin, 2005. Voir aussi R\u00e9my Cazals, \u00ab\u00a0L&rsquo;originalit\u00e9 du t\u00e9moignage de la famille Papillon\u00a0\u00bb, dans <em>L&rsquo;Yonne dans la Grande Guerre 1914-1918<\/em>, Actes du colloque de novembre 2013, Auxerre, Les Cahiers\u00a0d&rsquo;Adiamos 89, n\u00b0 10, 2014, p.71-83, avec photos des membres\u00a0 de la famille.<\/p>\n<p>Nous devons beaucoup \u00e0 la recherche g\u00e9n\u00e9alogique effectu\u00e9e par Michel Mauny, que nous remercions.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ayant acquis une maison \u00e0 V\u00e9zelay (Yonne), habit\u00e9e depuis un si\u00e8cle par des gens modestes, les Papillon, Madeleine et Antoine Bosshard d\u00e9couvrent \u00ab un petit paquet, ficel\u00e9, de lettres de 1915, puis d\u2019autres encore, et finalement tout le courrier de la famille, de la fin du XIXe si\u00e8cle aux ann\u00e9es 1950 \u00bb. 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