{"id":211,"date":"2009-03-07T15:36:52","date_gmt":"2009-03-07T14:36:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2009\/03\/07\/bertier-de-sauvigny-albert-1861-1948\/"},"modified":"2021-09-09T17:25:02","modified_gmt":"2021-09-09T16:25:02","slug":"bertier-de-sauvigny-albert-1861-1948","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2009\/03\/07\/bertier-de-sauvigny-albert-1861-1948\/","title":{"rendered":"Bertier de Sauvigny, Albert (1861-1948)"},"content":{"rendered":"<p><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n<p>Issu d&rsquo;une grande famille de l&rsquo;ancienne noblesse d&rsquo;origine bourguignonne. Entretient des relations sociales avec ce milieu. Semble partager des id\u00e9es politiques plus ou moins conservatrices. Membre du C.I.O. avant la guerre. Propri\u00e9taire du ch\u00e2teau de Coeuvres. Maire de cette commune durant toute la guerre (ne quitte sa commune qu&rsquo;entre le 31 mai et le 20 juillet 1918). Malgr\u00e9 son engagement durant la guerre, n&rsquo;est r\u00e9\u00e9lu ni 1919 ni en 1925.<\/p>\n<p><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n<p><em>Pages d&rsquo;histoire locale 1914-1919. Notes journali\u00e8res et souvenirs, <\/em>Imprimerie de Compi\u00e8gne, 1934, 525 p. Edition illustr\u00e9e (dessins de l&rsquo;auteur&nbsp;?) Carte. Pr\u00e9face. 17 annexes.<\/p>\n<p>R\u00e9\u00e9dition Soissonnais 14-18, 1994, 523 p. Fac-simil\u00e9 de l&rsquo;\u00e9dition originale. Photographies et documents divers (c&rsquo;est cette r\u00e9\u00e9dition que nous utiliserons ici).<\/p>\n<p>Une d\u00e9dicace&nbsp;: \u00ab&nbsp;A mes fils, en m\u00e9moire de leur a\u00een\u00e9 mort pour la France.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p>Les souvenirs d&rsquo;Albert Bertier de Sauvigny constituent une source de premier ordre pour mieux conna\u00eetre la vie d&rsquo;un village de l&rsquo;imm\u00e9diat arri\u00e8re front, Coeuvres dans l&rsquo;Aisne, durant toute la guerre et l&rsquo;imm\u00e9diat apr\u00e8s guerre. Ils laissent appara\u00eetre deux types de narration, m\u00ealant d&rsquo;ailleurs deux typographies distinctes.<\/p>\n<p>L&rsquo;une est constitu\u00e9e \u00e0 partir de notes journali\u00e8res qui semblent ici retranscrites mais ont \u00e9t\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence compl\u00e9t\u00e9es voire compl\u00e8tement r\u00e9\u00e9crites par la suite, sans que l&rsquo;on puisse vraiment savoir si le contenu de ce journal a \u00e9t\u00e9 ici utilis\u00e9 dans sa totalit\u00e9. Ces notes sont parfois introduites par une phrase du type&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je rel\u00e8ve dans mon journal&nbsp;: (&#8230;) \u00bb (p 23).<\/p>\n<p>L&rsquo;autre est une mise en r\u00e9cit de ces notes, faisant entrer ce type de t\u00e9moignage dans la cat\u00e9gorie des souvenirs de guerre. Ce second type de narration s&rsquo;appuie alors sur d&rsquo;autres sources que celles dont l&rsquo;auteur a pu \u00eatre le t\u00e9moin direct (cf. ci-dessous, fin du chapitre I).<\/p>\n<p>Le r\u00e9cit est alerte, vivant, avec une chronologie tr\u00e8s pr\u00e9cise. Il fourmille de d\u00e9tails dont l&rsquo;int\u00e9r\u00eat est variable si l&rsquo;on sort d&rsquo;une perspective purement locale. La position sociale de Bertier facilite ses relations tant avec les autorit\u00e9s militaires (allemandes ou fran\u00e7aises) qu&rsquo;avec un certain nombre de notables locaux ou nationaux. Ces souvenirs abordent \u00e9galement la p\u00e9riode de l&rsquo;imm\u00e9diat apr\u00e8s guerre avec l&rsquo;\u00e9vocation de l&rsquo;ann\u00e9e 1919 (recherche et identification des corps, gestion des cimeti\u00e8res provisoires, reconstruction du village).<\/p>\n<p><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n<p>Vu la longueur du t\u00e9moignage, nous adoptons ici une approche volontairement synth\u00e9tique qui variera en fonction de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des chapitres. Le contenu des annexes (souvent riche) est mentionn\u00e9 mais ne sera analys\u00e9 que tr\u00e8s bri\u00e8vement.<\/p>\n<p><strong>Avant-propos<\/strong><\/p>\n<p>P I \u00e0 IX&nbsp;: implication de l&rsquo;auteur dans le comit\u00e9 international d&rsquo;organisation des J.O. \u00e0 la veille de la d\u00e9claration de guerre.<\/p>\n<p><strong>Premi\u00e8re partie&nbsp;: du 22 juillet au 31 d\u00e9cembre 1914<\/strong><\/p>\n<p>Chapitre I (p 1 \u00e0 10)<\/p>\n<p>Visite priv\u00e9e en Allemagne du 22 au 26 juillet 1914 puis d\u00e9part pr\u00e9cipit\u00e9 pour l&rsquo;Angleterre o\u00f9 l&rsquo;auteur apprend l&rsquo;existence de l&rsquo;attentat de Sarajevo et ses cons\u00e9quences.Retour en France d\u00e9but ao\u00fbt&nbsp;: mobilisation. Arriv\u00e9e \u00e0 Coeuvres le 2 ao\u00fbt&nbsp;: premi\u00e8re r\u00e9quisitions militaires.\u00ab&nbsp;Des notes prises journellement par moi pendant mon s\u00e9jour aupr\u00e8s de mes administr\u00e9s, puis &#8211; apr\u00e8s mon d\u00e9part volontaire pour l&rsquo;arm\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 mon retour au pays &#8211; un journal tenu par mon ami Maurice Desboves et une fr\u00e9quente correspondance \u00e9chang\u00e9e soit avec lui, soit avec le secr\u00e9taire de mairie, soit avec mon garde-r\u00e9gisseur Leblanc, m&rsquo;ont permis de reconstituer l&rsquo;existence quotidienne de mon village pendant ces ann\u00e9es inoubliables.&nbsp;\u00bb (pp 9-10)<\/p>\n<p>Chapitre II (p 11 \u00e0 22)<\/p>\n<p>2 juillet et jours suivants&nbsp;: d\u00e9part des premiers mobilisables de Coeuvres&nbsp;: \u00ab&nbsp;(&#8230;) personne \u00e0 ce moment ne se rend compte de la terrible r\u00e9alit\u00e9.&nbsp;\u00bb (p 11) L&rsquo;auteur re\u00e7oit l&rsquo;aide des habitants du village pour faire face \u00e0 cette situation. Destruction des plaques du bouillon Kub (rumeur apparue d\u00e8s le d\u00e9but du conflit). R\u00e9quisitions militaires et cr\u00e9ation d&rsquo;une Commission de ravitaillement. Union sacr\u00e9e au niveau de la presse r\u00e9gionale. Protection d&rsquo;une ressortissante autrichienne suspecte conduite \u00e0 Paris. Arriv\u00e9e des r\u00e9fugi\u00e9s de Verdun (dans le cadre du plan d&rsquo;\u00e9vacuation de la r\u00e9gion fortifi\u00e9e). D\u00e9but de la vague d&rsquo;espionnite. Avalanche de circulaires et t\u00e9l\u00e9grammes due \u00e0 la proclamation de l&rsquo;\u00e9tat de si\u00e8ge (directives absurdes). Mise en place de dispositions en faveur des familles n\u00e9cessiteuses (abus). Etablissement de barrages et de contr\u00f4les dans la travers\u00e9e des villages (espionnite aigue&nbsp;; l&rsquo;auteur mentionne un retour accru de cette tendance apr\u00e8s la bataille de la Marne).<\/p>\n<p>Chapitre III (p 23 \u00e0 32)<\/p>\n<p>24 au 30 ao\u00fbt&nbsp;: d\u00e9sertion de certains fonctionnaires et notables face aux menaces d&rsquo;invasion.<\/p>\n<p>L&rsquo;auteur pressent que cette r\u00e9gion de l&rsquo;Aisne sera envahie et occup\u00e9e. Arriv\u00e9e des populations du Nord. D\u00e9part conseill\u00e9 des familles de \u00ab&nbsp;quelques notabilit\u00e9s&nbsp;\u00bb malgr\u00e9 un t\u00e9l\u00e9gramme du g\u00e9n\u00e9ral commandant la 2<sup>e<\/sup> R\u00e9gion (rassurant&#8230;) Trains pour Paris bond\u00e9s. Premi\u00e8res rumeurs concernant les atrocit\u00e9s commises par les Allemands. Absence de directives \u00e9manant des autorit\u00e9s civiles. Pr\u00e9sence des troupes anglaises.<\/p>\n<p>Chapitre IV (p 33 \u00e0 38)<\/p>\n<p>31 ao\u00fbt&nbsp;: repli en ordre de l&rsquo;arm\u00e9e anglaise (mais pillages). Patrouilles de Uhlans signal\u00e9es (accrochages avec des gendarmes). D\u00e9part de certains habitants, d&rsquo;autres entendent rester&nbsp;: \u00ab&nbsp;De-ci de-l\u00e0 des conciliabules ont lieu dans la soir\u00e9e, de maison \u00e0 maison. Le pitoyable d\u00e9fil\u00e9 des fuyards ne produit pas le m\u00eame effet sur tous. Il affole les uns et les entra\u00eene \u00e0 l&rsquo;exode&nbsp;; au contraire il d\u00e9termine d&rsquo;autres \u00e0 rester, qui d\u00e9clarent&nbsp;: \u00ab&nbsp;Si je dois mourir, j&rsquo;aime mieux que ce soit chez moi que par les chemins&nbsp;!&nbsp;\u00bb&nbsp;\u00bb (p 36)<\/p>\n<p>Chapitre V (p 39 \u00e0 60)<\/p>\n<p>1<sup>er<\/sup> septembre&nbsp;: poursuite du retrait des troupes anglaises, talonn\u00e9es par les Allemands (cette retraite semble s&rsquo;accomplir cette fois dans un certain d\u00e9sordre). Un officier britannique quelque peu paniqu\u00e9 conseille \u00e0 l&rsquo;auteur de partir. Des habitants du village qui se sont mis en route sont refoul\u00e9s, probablement par les autorit\u00e9s militaires. Un sous-officier anglais, r\u00e9fugi\u00e9 chez un habitant et ivre, accuse le maire d&rsquo;\u00eatre un espion. M\u00eame comportement avec d&rsquo;autres habitants. Bertier est oblig\u00e9 d&rsquo;intervenir pour le calmer et s&rsquo;en d\u00e9barrasser.<\/p>\n<p>Irruption d&rsquo;un dragon allemand \u00e0 la recherche de soldats anglais. Il braque son arme sur le maire mais dialogue calmement en fran\u00e7ais. A l&rsquo;arriv\u00e9e des patrouilles allemandes, Bertier fait conna\u00eetre sa qualit\u00e9 de maire et demande \u00e0 \u00eatre l&rsquo;interlocuteur privil\u00e9gi\u00e9 (les \u00e9changes se font toujours en fran\u00e7ais avec les officiers). Le maire donne des consignes afin que chacun reste chez soi. Des tra\u00eenards de l&rsquo;arm\u00e9e anglaise d\u00e9ambulent toujours dans une certaine confusion qui ne peut qu&rsquo;affoler la population civile et entra\u00eener des r\u00e9pressions (les atrocit\u00e9s allemandes semblent connues de l&rsquo;auteur d\u00e8s cette p\u00e9riode). Un jeune civil est tu\u00e9 par les patrouilles de Uhlans (corps abandonn\u00e9 puis r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 par ses camarades). Installation des Allemands (Bavarois) dans le ch\u00e2teau de Coeuvres (propri\u00e9t\u00e9 du maire). Passage du duc de Slesvig-Holstein (beau-fr\u00e8re de Guillaume II), il s&rsquo;installe temporairement au ch\u00e2teau et f\u00e9licite le maire d&rsquo;\u00eatre rest\u00e9 \u00e0 son poste. Un cantonnier et sa famille, prisonniers des Allemands, b\u00e9n\u00e9ficient de l&rsquo;intervention du maire pour \u00eatre lib\u00e9r\u00e9s. Les Allemands, selon les propos du journal du maire, emploie un stratag\u00e8me leur permettant de justifier une \u00e9ventuelle r\u00e9pression&nbsp;: ils affirment avoir subi des pertes, fussent-elles imaginaires&#8230; Le duc re\u00e7oit un t\u00e9l\u00e9gramme de Guillaume II lui annon\u00e7ant la d\u00e9faite des Russes. Bertier demeure sceptique mais consid\u00e8re que la guerre est v\u00e9ritablement perdue, au vu de l&rsquo;avanc\u00e9e allemande et de leur proximit\u00e9 par rapport \u00e0 Paris. Le duc invite Bertier \u00e0 souper, ce dernier d\u00e9cline cat\u00e9goriquement l&rsquo;&nbsp;\u00ab&nbsp;invitation&nbsp;\u00bb&#8230; Evocation du comportement du m\u00eame duc au ch\u00e2teau de Bellignies (Nord) qui appartenait \u00e0 la famille de Cro\u00ff. Ce dernier obligea les ch\u00e2telains \u00e0 d\u00eener en sa compagnie, les mena\u00e7ant d&rsquo;abandonner une ambulance en cas de refus (cet \u00e9pisode a \u00e9t\u00e9 racont\u00e9 par Marie de Cro\u00ff \u00e0 l&rsquo;auteur en 1931&nbsp;; il est \u00e9galement relat\u00e9 dans les m\u00e9moires de Marie de Cro\u00ff dont on trouvera la r\u00e9f\u00e9rence dans la 4<sup>e<\/sup> partie).<\/p>\n<p>Bertier s&rsquo;enqui\u00e8re de ses administr\u00e9s&nbsp;: il a surtout des craintes pour les fermes isol\u00e9es de sa commune. La boulangerie est particuli\u00e8rement sollicit\u00e9e par la troupe d&rsquo;occupation.<\/p>\n<p>Poursuite du passage des troupes allemandes qui donne l&rsquo;impression d&rsquo;une totale d\u00e9faite. Les habitants sont contraints \u00e0 mettre des seaux d&rsquo;eau devant le seuil de leurs maisons pour que les soldats puissent se d\u00e9salt\u00e9rer. Hymnes de victoire&nbsp;: dans 3 jours, ils seront \u00e0 Paris&#8230;<\/p>\n<p>Le soir, Bertier est \u00e0 nouveau oblig\u00e9 d&rsquo;intervenir aupr\u00e8s d&rsquo;un haut grad\u00e9 allemand (le prince de Saxe-Meiningen) pour sauver de l&rsquo;ex\u00e9cution son adjoint Debuire. Cette rumeur s&rsquo;av\u00e8re finalement fausse sans que Bertier parvienne \u00e0 \u00e9lucider son origine. Harass\u00e9 par cette journ\u00e9e mouvement\u00e9e, Bertier doit n\u00e9anmoins continuer \u00e0 administrer sa commune occup\u00e9e, notamment avec l&rsquo;arriv\u00e9e des services postaux militaires allemands. L&rsquo;\u00e9tat-major qui occupait le ch\u00e2teau le quitte \u00e0 3 heures du matin.<\/p>\n<p>Chapitre VI (p 61 \u00e0 78)<\/p>\n<p>2 au 7 septembre&nbsp;: flot ininterrompu de troupes allemandes. Pillages sans ordres de r\u00e9quisition mais un officier allemand accorde 250 kg de farine pour la population civile. Un officier qui porte un nom polonais semble tr\u00e8s affect\u00e9 par la t\u00e2che qui lui a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e&nbsp;: enterrer les morts.<\/p>\n<p>Un m\u00e9decin allemand soigne un dragon gri\u00e8vement bless\u00e9. Ce dernier confie au maire un certificat de bons soins.<\/p>\n<p>Certains officiers du Slesvig \u00ab&nbsp;pacifiques et corrects&nbsp;\u00bb (p 66) ont peu de sympathie pour les Prussiens. Le cadavre d&rsquo;un civil est \u00e0 nouveau d\u00e9couvert. Evocation du canon vers Ch\u00e2teau-Thierry (bataille de la Marne). A partir du 7 septembre, les troupes allemandes refluent vers le nord.<\/p>\n<p>Chapitre VII (p 79 \u00e0 98)<\/p>\n<p>9 et 10 septembre&nbsp;: reflux de la cavalerie (non engag\u00e9e) puis de l&rsquo;infanterie allemande. Arriv\u00e9e au ch\u00e2teau de l&rsquo;\u00e9tat-major de la 1<sup>\u00e8re<\/sup> arm\u00e9e (Von Kl\u00fcck, qui fait bonne impression \u00e0 l&rsquo;auteur). Installation des lignes t\u00e9l\u00e9phoniques.<\/p>\n<p>Chapitre VIII (p 99 \u00e0 106)<\/p>\n<p>11 septembre&nbsp;: d\u00e9part de Von Kl\u00fcck et de son \u00e9tat-major. Reflux d&rsquo;isol\u00e9s allemands. Arriv\u00e9e de la cavalerie fran\u00e7aise puis de l&rsquo;infanterie. Combats sporadiques d&rsquo;arri\u00e8re garde. Les Fran\u00e7ais ne sont pas s\u00fbr de pouvoir tenir le village (risque de bombardement allemand).<\/p>\n<p>Chapitre IX (p 107 \u00e0 122)<\/p>\n<p>12 au 14 septembre&nbsp;: arriv\u00e9e des avant-gardes fran\u00e7aises du 7<sup>e<\/sup> CA. Enterrement de soldats allemands et fran\u00e7ais. Evocation r\u00e9trospective des exploits de l&rsquo;escadron Gironde (cf. \u00e9galement annexe I). Canonnades vers le nord (passage de l&rsquo;Aisne). Installation de troupes fran\u00e7aises dans le village. Les combats pour passer l&rsquo;Aisne s&rsquo;av\u00e8rent particuli\u00e8rement difficiles car les Allemands se sont retranch\u00e9s sur les plateaux qui la jouxtent (bataille de Fontenoy et du plateau de Nouvron). Arriv\u00e9e des premiers bless\u00e9s fran\u00e7ais (63<sup>e<\/sup> DI). L&rsquo;arm\u00e9e fournit des vivres \u00e0 la population du village.<\/p>\n<p>Chapitre X (p 123 \u00e0 130)<\/p>\n<p>15 au 20 septembre&nbsp;: combats pour la prise des plateaux du nord de l&rsquo;Aisne (pluie). Retour de certains habitants qui avaient fui. Remise de plaques d&rsquo;identit\u00e9 \u00e0 un major charg\u00e9 de l&rsquo;assainissement du champ de bataille. Fixation des lignes et entr\u00e9e dans la guerre de position.<\/p>\n<p>Chapitre XI (p 131 \u00e0 160)<\/p>\n<p>21 septembre au 17 octobre&nbsp;: installation de l&rsquo;\u00e9tat-major de la VI<sup>e<\/sup> arm\u00e9e (Maunoury) dans la ch\u00e2teau de Coeuvres. Pr\u00e8s de 5&nbsp;000 hommes vivent dans le village (premi\u00e8res tensions entre les autorit\u00e9s civiles et militaires au sujet des r\u00e9quisitions et de l&rsquo;installation des troupes). Interdiction des d\u00e9bits de boisson pour la troupe. Visite de Gabriel Hanotaux (distribution d&rsquo;argent). P\u00e9nurie de charbon et de vivres. Mesures de police \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des civils consid\u00e9r\u00e9es comme vexatoires. Espionnite. D\u00e9part de l&rsquo;\u00e9tat-major de la VI<sup>e<\/sup> arm\u00e9e.<\/p>\n<p>Chapitre XII (p 161 \u00e0 172)<\/p>\n<p>18 octobre&nbsp;au 18 novembre : visite de l&rsquo;\u00e9pouse du maire de Fontenoy (situation tr\u00e8s difficile dans ce village de premi\u00e8re ligne).<\/p>\n<p>Visite de M<sup>elles<\/sup> B. et C. fianc\u00e9e et s\u0153ur du mar\u00e9chal des logis C. mort \u00e0 l&rsquo;ambulance le 20 septembre et inhum\u00e9 au cimeti\u00e8re de Coeuvres. Elles sont accompagn\u00e9es d&rsquo;un ami, ancien commissaire \u00e0 Besan\u00e7on. La fianc\u00e9e insiste pour qu&rsquo;on exhume le corps du soldat. Refus motiv\u00e9 de Bertier dans la mesure o\u00f9 le corps est enterr\u00e9 en fosse commune, ce qui oblige \u00e0 exhumer les autres corps. La fianc\u00e9e s&rsquo;incline devant cette raison.<\/p>\n<p>Ouverture d&rsquo;une fosse commune &nbsp;o\u00f9 reposent des Anglais au Rond de la Reine [parmi ces corps, celui du neveu de Lord Cecil&nbsp;; un monument le comm\u00e9more aujourd&rsquo;hui&nbsp;; Doumer \u00e9voquera le devenir de ce corps lors dans le proc\u00e8s-verbal de la s\u00e9ance du 31 mai 1919 de la Commission Nationale des S\u00e9pultures militaires, cf. AN F<sup>2<\/sup> 2125]. Voyeurisme d&rsquo;une passante lors de ces exhumations.<\/p>\n<p>Chapitre XIII (p 173 \u00e0 182)<\/p>\n<p>21 novembre au&nbsp;24 d\u00e9cembre&nbsp;&nbsp;: \u00e9tablissement \u00e0 Coeuvres de l&rsquo;\u00e9tat-major du 7<sup>e<\/sup> CA (nouvellement command\u00e9 par le g\u00e9n\u00e9ral De Villaret). Visite du sous-pr\u00e9fet. Arriv\u00e9e de wagons de charbon (suite \u00e0 l&rsquo;intervention d&rsquo;Hanotaux&nbsp;; \u00e9vocation de la cr\u00e9ation du Comit\u00e9 des R\u00e9fugi\u00e9s de l&rsquo;Aisne). Enterrement d&rsquo;un soldat allemand. Sur la croix figure l&rsquo;inscription&nbsp;: <em>Hic jacet ignotus Teutonicus miles. <\/em>Cr\u00e9ation de compagnies agricoles. Conseils de r\u00e9vision (Villers-Cotter\u00eats, Vic-sur-Aisne). Visite de deux femmes au g\u00e9n\u00e9ral De Villaret (dont une actrice) malgr\u00e9 l&rsquo;interdiction de la zone aux civils.<\/p>\n<p><strong>Deuxi\u00e8me partie&nbsp;: du 1<sup>er<\/sup> janvier 1915 au 31 d\u00e9cembre 1917<\/strong><\/p>\n<p>Chapitres XIV \u00e0 XXIV (p 185 \u00e0 286)<\/p>\n<p>1915&nbsp;: le village est devenu un lieu de cantonnement des troupes (va-et-vient incessant de diverses unit\u00e9s). Afflux de troupes en vue de l&rsquo;attaque de la cote 132 (affaire de Crouy). Blessure des g\u00e9n\u00e9raux Maunoury (VIe arm\u00e9e) et De Villaret (7<sup>e<\/sup> CA) lors d&rsquo;une visite aux tranch\u00e9es. Bombardement du village. Mandats pour occupation du village par l&rsquo;arm\u00e9e (indemnit\u00e9s de cantonnement lucratives pour certains habitants). D\u00e9jeuner avec l&rsquo;abb\u00e9 Payen qui a accompagn\u00e9 jusqu&rsquo;au peloton d&rsquo;ex\u00e9cution 2 soldats (ex\u00e9cution dans un hameau de Saint-Cristophe-a-Berry). Visite d&rsquo;une ambulance&nbsp;: 2 soldats bless\u00e9s ont commis des violences sur leur sergent et ont fait une tentative de suicide commune. Un capitaine du G\u00e9nie r\u00e9quisitionne du mat\u00e9riel pour inventer et fabriquer un lance-grenade sous forme d&rsquo;arbal\u00e8te. \u00ab&nbsp;La mission d&rsquo;annoncer ces tristes nouvelles aux parents des pauvres soldats tomb\u00e9s au Champ d&rsquo;Honneur, revient bien souvent et constitue l&rsquo;un des c\u00f4t\u00e9s douloureux du r\u00f4le des maires.&nbsp;\u00bb (p 223). 4 ao\u00fbt 1915&nbsp;: l&rsquo;\u00e9tat-major du 7<sup>e<\/sup> CA quitte le village pour s&rsquo;installer \u00e0 Longpont. 1<sup>er<\/sup> octobre&nbsp;: r\u00e9ouverture de l&rsquo;\u00e9cole du village.<\/p>\n<p>1916&nbsp;: nombreux d\u00e9c\u00e8s dans l&rsquo;ambulance entra\u00eene la cr\u00e9ation d&rsquo;un nouveau cimeti\u00e8re (ambulance importante, les bless\u00e9s viennent de loin). Arriv\u00e9e de la main d&rsquo;\u0153uvre travaillant pour la d\u00e9fense du Gouvernement militaire de Paris (mauvaise r\u00e9putation, c\u00e9g\u00e9tistes&#8230;). Lutte des autorit\u00e9s militaires contre la vente de vin par les civils.<\/p>\n<p>1917&nbsp;: le village se vide de militaires suite au recul allemand. Cantonnement de troupes participant \u00e0 l&rsquo;offensive du Chemin des Dames (repos). Mutinerie du 370 RI. Arriv\u00e9e de 5 escadrilles de chasse \u00e0 la ferme de Vaub\u00e9ron (installation de hangars). Nomination d&rsquo;un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 et d&rsquo;un suppl\u00e9ant de la commune \u00e0 la Commission cantonale des dommages de guerre.<\/p>\n<p><strong>Troisi\u00e8me partie&nbsp;: du 1<sup>er<\/sup> janvier au 23 octobre 1918.<\/strong><\/p>\n<p>Chapitres XXV et XXVI &nbsp;(p 289 \u00e0 312)<\/p>\n<p>1918&nbsp;: les cultivateurs se plaignent qu&rsquo;un grand nombre d&rsquo;ouvriers quittent les fermes pour aller travailler \u00e0 l&rsquo;avant (meilleures r\u00e9mun\u00e9rations). Propagande allemande envoy\u00e9e par ballonnets (<em>Gazette des Ardennes<\/em>). Les habitants ne touchent plus depuis 6 mois leurs indemnit\u00e9s de cantonnement. Visite de Guy de Lubersac stationn\u00e9 au camp d&rsquo;aviation de Vaub\u00e9ron (cf. \u00e9galement annexe XV).<\/p>\n<p>Chapitre XXVII (p 313 \u00e0 328)<\/p>\n<p>Mai&nbsp;: installation du CI de la 1<sup>\u00e8re<\/sup> DI. D\u00e9part de certains habitants apr\u00e8s l&rsquo;attaque allemande du 27 mai sur le Chemin des Dames. D\u00e9fil\u00e9 incessant de troupes. Installation de l&rsquo;\u00e9tat-major du 1<sup>er<\/sup> CA (g\u00e9n\u00e9ral Lacapelle). Mise en s\u00e9curit\u00e9 des archives communales. 31 mai&nbsp;: arriv\u00e9e massive de troupes. Evacuation des civils par camions militaires et sur ordre de l&rsquo;autorit\u00e9 militaire (quelques \u00ab&nbsp;obstin\u00e9s irr\u00e9ductibles pr\u00e9tendant qu&rsquo;on n&rsquo;a pas le droit de les obliger \u00e0 partir&nbsp;\u00bb, pp 323-324). Bertier quitte le village pour Paris sous les premiers bombardements.<\/p>\n<p>Chapitres XXVIII et XXIX (p 329 \u00e0 332)<\/p>\n<p>Juin&nbsp;: \u00e9vacuation et dispersions des habitants du village \u00e9vacu\u00e9 vers la Normandie et la Bretagne. R\u00e9cit de l&rsquo;\u00ab odyss\u00e9e de ceux de mes administr\u00e9s qui \u00e9taient rest\u00e9s dans Coeuvres apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9vacuation&nbsp;\u00bb (t\u00e9moignages indirects).<\/p>\n<p>Chapitre XXX (p 357 \u00e0 368)<\/p>\n<p>20 juillet&nbsp;: retour de Bertier \u00e0 Coeuvres&nbsp;: le village a beaucoup souffert des offensives et contre-offensives. La propri\u00e9t\u00e9 du maire est en partie d\u00e9truite. Pr\u00e9sence de trous individuels et de cadavres allemands dans les parages du village (effets des gaz). Bertier est invit\u00e9 \u00e0 aller d\u00e9jeuner \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat-major du XX<sup>e<\/sup> CA (ch\u00e2teau de Montgobert). Autorisation pour une deuxi\u00e8me visite \u00e0 Coeuvres occup\u00e9 par les Britanniques dont l&rsquo;\u00e9tat-major est install\u00e9 dans les creutes environnantes (am\u00e9nag\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 la r\u00e9cup\u00e9ration des biens des habitants \u00e9vacu\u00e9s).<\/p>\n<p>Chapitre XXXI (p 369 \u00e0 376)<\/p>\n<p>Ao\u00fbt-septembre&nbsp;: nouvelle visite \u00e0 Coeuvres. Retour de 4 habitants (retours tol\u00e9r\u00e9s par l&rsquo;autorit\u00e9 militaire qui pourtant ne les autorise pas officiellement). Des \u00e9quipes militaires sont r\u00e9quisitionn\u00e9es pour moissonner. Nomination \u00e0 l&rsquo;<em>Officiel<\/em> de Bertier comme chevalier de la L\u00e9gion d&rsquo;Honneur \u00e0 titre militaire. Multiplication des retours clandestins de civils. Visite de Bertier \u00e0 Paris&nbsp;: intervention aupr\u00e8s du Comit\u00e9 Central des R\u00e9fugi\u00e9s de l&rsquo;Aisne.<\/p>\n<p>Chapitre XXXII (p 377 \u00e0 386)<\/p>\n<p>14 septembre&nbsp;: r\u00e9installation d\u00e9finitive de Bertier dans sa commune (chez l&rsquo;habitant). Cantonnement de troupes et intervention du G\u00e9nie pour r\u00e9parer les habitations (futur STPU \u00e0 l&rsquo;efficacit\u00e9 douteuse&#8230;). Utilisation des prisonniers pour le d\u00e9blaiement du village (collecte d&rsquo;obus non explos\u00e9s&nbsp;; un suppl\u00e9ment de nourriture pour ceux qui aident de leur mieux). Manque de baraques (n&rsquo;arriveront qu&rsquo;en novembre). Action appr\u00e9ci\u00e9e du CARD (Comit\u00e9 am\u00e9ricain des R\u00e9gions d\u00e9vast\u00e9es d&rsquo;Ann Morgan, cf. annexe VII) et de l&rsquo;Association de l&rsquo;Aisne d\u00e9vast\u00e9e (fond\u00e9e en juin 1916).<\/p>\n<p>Chapitre XXXIII (p 387 \u00e0 390)<\/p>\n<p>Octobre&nbsp;: r\u00e9cup\u00e9ration de carton bitum\u00e9 dans un magasin du STPU. D\u00e9but de la longue correspondance du maire aux familles qui ont perdu un proche dans le secteur&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je me suis fait un devoir de r\u00e9pondre moi-m\u00eame tr\u00e8s exactement aux parents qui recherchent des militaires disparus dans notre r\u00e9gion.&nbsp;\u00bb (p 389) Le retour des sinistr\u00e9s est ralenti par la p\u00e9nurie de maisons habitables (et secteurs non d\u00e9min\u00e9s). R\u00e9clamation du maire pour obtenir plus de prisonniers allemands (sentiment d&rsquo;injustice).<\/p>\n<p><strong>Quatri\u00e8me partie&nbsp;: du 24 octobre 1918 au 3 mai 1925<\/strong><\/p>\n<p>Chapitre XXXIV (p 393 \u00e0 398)<\/p>\n<p>12 novembre&nbsp;: le retour du silence&nbsp;: pas d&rsquo;avion, pas d&rsquo;artillerie. C\u00e9r\u00e9monie \u00e0 Paris pour la r\u00e9ception de la L\u00e9gion d&rsquo;Honneur. D\u00e9but des exhumations et r\u00e9inhumations. Visite du sous-pr\u00e9fet accompagn\u00e9 d&rsquo;un architecte canadien. Projet de coop\u00e9rative de reconstruction.<\/p>\n<p>Chapitre XXXV (p 399 \u00e0 412)<\/p>\n<p>Janvier 1919&nbsp;: recherche de cadavres non inhum\u00e9s. Mise en chantier de la coop\u00e9rative de reconstruction (apparition des architectes d\u00e9mobilis\u00e9s). Arriv\u00e9e des familles \u00e0 la recherche des disparus, de morts ou de bless\u00e9s. Une m\u00e8re voulant soigner son fils gaz\u00e9 est \u00e0 son tour victime du gaz. 9 mars&nbsp;: violente diatribe de l&rsquo;auteur \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des politiciens qui bradent la victoire (vise Clemenceau que Bertier ne semble pas porter en son coeur&#8230;). On compte les victimes du conflit&#8230; Difficult\u00e9s face au ravitaillement. Correspondance avec les familles \u00e0 le recherche de leurs morts&nbsp;: certaines familles entendent que leurs morts reposent l\u00e0 o\u00f9 ils sont tomb\u00e9s, pr\u00e8s de leurs camarades. Projet de cr\u00e9ation d&rsquo;une voie de 0,60 pour aider \u00e0 la reconstruction (ne sera finalement pas utilis\u00e9e&#8230;).<\/p>\n<p>Chapitre XXXVI (p 413 \u00e0 422)<\/p>\n<p>Mai&nbsp;: la remise en \u00e9tat des terres et du village permet d&rsquo;exhumer de nombreux cadavres. Loi du 17 avril 1919 sur les dommages de guerre (charte dite des sinistr\u00e9s). 15 juin&nbsp;: cr\u00e9ation de la coop\u00e9rative de reconstruction (27 adh\u00e9rents). Procession et visite dans les cimeti\u00e8res militaires provisoires. Localisation des tombes isol\u00e9es. Visite des familles. Intervention de Bertier \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e des Etats-g\u00e9n\u00e9raux des R\u00e9gions lib\u00e9r\u00e9es de Laon en faveur de la question des tombes isol\u00e9es (Bertier d\u00e9nonce \u00e0 plusieurs reprise l&rsquo;absence puis l&rsquo;incomp\u00e9tence des services de l&rsquo;Etat-civil du champ de bataille, cf. annexe V). 3 septembre&nbsp;: d\u00e9part de Bertier pour Douaumont afin d&rsquo;y rechercher son fils (ce qui explique sa sollicitude \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des familles de disparus&#8230;). Recherche qui demeure sans r\u00e9sultat. Second voyage sans r\u00e9sultat. 12 octobre&nbsp;: \u00ab&nbsp;Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de la Coop\u00e9rative. Les architectes et les entrepreneurs nous promettent monts et merveilles.&nbsp;\u00bb (p 420)<\/p>\n<p>Chapitre XXXVII (p 423 \u00e0 430)<\/p>\n<p>D\u00e9placement du cimeti\u00e8re du village vers l&rsquo;ext\u00e9rieur, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du cimeti\u00e8re militaire. 30 novembre&nbsp;: \u00e9lections municipales, Bertier n&rsquo;est pas r\u00e9\u00e9lu, victime d&rsquo;une kabale locale&#8230; Il continue \u00e0 travailler au sein de la coop\u00e9rative de reconstruction (o\u00f9 la favoritisme s&rsquo;installe&#8230; mais \u00e0 mettre en relation avec sa non r\u00e9\u00e9lection&#8230;). Erection du monument aux morts en 1926 (cf. annexe XII). La commune re\u00e7oit la croix de guerre.<\/p>\n<p><strong>Annexes<\/strong><\/p>\n<p>Annexe I&nbsp;: le raid de la 5<sup>e<\/sup> DC [\u00e9pisode le l&rsquo;escadron Gironde]<\/p>\n<p>Annexe II&nbsp;: Ambulances ayant fonctionn\u00e9 \u00e0 Coeuvres [simple liste]<\/p>\n<p>Annexe III&nbsp;: Aide de l&rsquo;arm\u00e9e \u00e0 l&rsquo;agriculture<\/p>\n<p>Annexe IV&nbsp;: Evacuation et exil<\/p>\n<p>Annexe V&nbsp;: Tombes isol\u00e9es et cimeti\u00e8res [particuli\u00e8rement riche]<\/p>\n<p>Annexe VI&nbsp;: R\u00e9cup\u00e9ration<\/p>\n<p>Annexe VII&nbsp;: Le Comit\u00e9 am\u00e9ricain des R\u00e9gions d\u00e9vast\u00e9es<\/p>\n<p>Annexe VIII&nbsp;: La reconstitution<\/p>\n<p>Annexe IX&nbsp;: Les familles d\u00e9cim\u00e9es<\/p>\n<p>Annexe X&nbsp;: Dans les r\u00e9gions envahies<\/p>\n<p>Annexe XI&nbsp;: De Douaumont \u00e0 Coeuvres [qu\u00eate du fils disparu]<\/p>\n<p>Annexe XII&nbsp;: Le monument aux morts [inauguration non exempte de r\u00e8glements de compte politiques, comme ce fut souvent le cas&#8230;]<\/p>\n<p>Annexe XIII&nbsp;: Les morts de la commune de Coeuvres-et-Valsery<\/p>\n<p>Annexe XIV&nbsp;: Les instituteurs de l&rsquo;Aisne [ex\u00e9cution par les Allemands d&rsquo;instituteurs apr\u00e8s la guerre de 1870]<\/p>\n<p>Annexe XV&nbsp;: Le Marquis de Lubersac [pilote durant la guerre&nbsp;; s&rsquo;investit beaucoup ensuite dans la reconstruction]<\/p>\n<p>Annexe XVI&nbsp;: Elections et nouvelle municipalit\u00e9 du 3 mai 1925 [dans un contexte de querelles politiques locales]<\/p>\n<p>Annexe XVII&nbsp;: Entre bons Fran\u00e7ais<\/p>\n<p>4. Autres informations<\/p>\n<p>CLERMONT Emile, <em>Le passage de l&rsquo;Aisne, <\/em>Grasset, 1921, 128 p. [r\u00e9\u00e9d. Soissonnais 14-18, 2002, 158 p.]<\/p>\n<p>DE CROY Marie, <em>Souvenirs de la princesse Marie de Cro\u00ff<\/em>, Plon, 1933, 281 p.<\/p>\n<p>HARDIER Thierry, JAGIELSKI Jean-Fran\u00e7ois, <em>Combattre et mourir pendant la Grande Guerre (1914-1925), <\/em>Imago, 2001, 375 p.<\/p>\n<p>ROLLAND Denis, <em>La gr\u00e8ve des tranch\u00e9es, <\/em>Imago, 2005, 448 p. [sur la mutinerie de Coeuvres, pp 197-203]<\/p>\n<p>J.F. Jagielski, mars 2009<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Issu d&rsquo;une grande famille de l&rsquo;ancienne noblesse d&rsquo;origine bourguignonne. Entretient des relations sociales avec ce milieu. Semble partager des id\u00e9es politiques plus ou moins conservatrices. Membre du C.I.O. avant la guerre. Propri\u00e9taire du ch\u00e2teau de Coeuvres. 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