{"id":223,"date":"2009-03-09T13:36:52","date_gmt":"2009-03-09T12:36:52","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2009\/03\/09\/pierrefeu-jean-de-1883-1940\/"},"modified":"2021-09-09T17:26:56","modified_gmt":"2021-09-09T16:26:56","slug":"pierrefeu-jean-de-1883-1940","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2009\/03\/09\/pierrefeu-jean-de-1883-1940\/","title":{"rendered":"Pierrefeu, Jean de (1883-1940)"},"content":{"rendered":"<p><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n<p>Les informations biographiques sur Jean de Pierrefeu sont tr\u00e8s lacunaires, notamment en ce qui concerne sa jeunesse : n\u00e9 en 1883, au sein d&rsquo;une famille bourgeoise, probablement parisienne, il re\u00e7oit une solide \u00e9ducation. Son int\u00e9r\u00eat pour les milieux d&rsquo;affaires le conduisit, aux alentours de 1905, \u00e0 embrasser la carri\u00e8re de journaliste. Il \u00e9volue rapidement dans la dynamique \u00e9quipe de<em> L&rsquo;Opinion,<\/em> un hebdomadaire politique &#8211; avec une affinit\u00e9 marqu\u00e9e pour certains courants nationalistes &#8211; fond\u00e9 le 18 janvier 1908 sous le patronage du futur pr\u00e9sident de la R\u00e9publique Paul Doumer. Nationaliste convaincu, Pierrefeu partage avant-guerre les id\u00e9es de Barr\u00e8s, et participe \u00e0 l&rsquo;enqu\u00eate d&rsquo;Agathon, <em>Les jeunes gens d&rsquo;aujourd&rsquo;hui<\/em> (d&rsquo;abord publi\u00e9e sous forme d&rsquo;articles dans le journal <em>L&rsquo;Opinion<\/em> au cours de l&rsquo;ann\u00e9e 1912) en r\u00e9digeant un court article traitant de la jeunesse litt\u00e9raire d&rsquo;avant-guerre. A partir de 1910, Pierrefeu loue une chambre au sein de la pension Laveur au Quartier Latin \u00e0 Paris. Mobilis\u00e9 le 1er ao\u00fbt 1914 en tant que sergent-major r\u00e9serviste, Jean de Pierrefeu est bless\u00e9 et reste quelques semaines en convalescence \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de Dijon. Jug\u00e9 inapte \u00e0 reprendre le combat, il est int\u00e9gr\u00e9 aux contingents auxiliaires, \u00e0 la garde d&rsquo;un d\u00e9p\u00f4t de l&rsquo;int\u00e9rieur, avant d&rsquo;\u00eatre affect\u00e9 le 23 novembre 1915, avec le grade de sous-lieutenant, \u00e0 la Section d&rsquo;information, au sein du Grand Quartier G\u00e9n\u00e9ral, \u00e0 Chantilly. Son r\u00f4le est de premi\u00e8re importance : il est charg\u00e9 de r\u00e9diger le communiqu\u00e9 officiel aux arm\u00e9es. A partir de 1916, il est responsable de la r\u00e9daction du communiqu\u00e9 de l&rsquo;arm\u00e9e de Salonique. Il oeuvre toujours pour <em>L&rsquo;Opinion<\/em> et est int\u00e9gr\u00e9 au nouveau comit\u00e9 de r\u00e9daction de <em>L&rsquo;Eclair<\/em> en d\u00e9cembre 1917. D\u00e9mobilis\u00e9 en 1919, il se consacre d\u00e8s la fin de la guerre \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture dans des ouvrages portant sur divers sujets : <em>Comment j&rsquo;ai fait fortune, La dictature des marchands, Le Mercure volant, La com\u00e9die de Limoges, Le Roman diplomatique de G\u00eanes, L&rsquo;Homme nu sauvera le monde, Vocabulaire du temps pr\u00e9sent, Les mille et unes nuits litt\u00e9raires. <\/em>Mais ce sont ses ouvrages sur la Grande Guerre qui lui valent ses plus grands succ\u00e8s et ses plus dures critiques (voir ci-dessous). Il dirige la collection \u00ab Combattants europ\u00e9ens \u00bb \u00e0 la Librairie Valois, lanc\u00e9e en mars 1930. En 1940, Pierrefeu r\u00e9affirme avec conviction son soutien au mar\u00e9chal P\u00e9tain et dirige la revue <em>Les Cahiers de la Jeune France<\/em>, \u00ab&nbsp;organe de la R\u00e9volution nationale&nbsp;\u00bb. Il meurt la m\u00eame ann\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s la Grande Guerre, Jean de Pierrefeu fut au c\u0153ur d&rsquo;une pol\u00e9mique importante suscit\u00e9e par ses ouvrages extr\u00eamement incisifs critiquant le haut-commandement fran\u00e7ais et, plus g\u00e9n\u00e9ralement, l&rsquo;ensemble du corps des officiers d&rsquo;active.<\/p>\n<p>Son premier ouvrage relatif \u00e0 la Grande Guerre est une brochure consacr\u00e9e \u00e0 <em>La deuxi\u00e8me bataille de la Marne<\/em> (Paris, Renaissance du Livre, coll. \u00ab&nbsp;Les cahiers de la victoire&nbsp;\u00bb, 1918). Il y retrace l&rsquo;\u00e9volution des conceptions tactiques et strat\u00e9giques du commandement fran\u00e7ais depuis la bataille de Verdun. Il publie ensuite <em>L&rsquo;offensive du 16 avril. La v\u00e9rit\u00e9 sur l&rsquo;affaire Nivelle<\/em> (Paris, Renaissance du Livre, coll. \u00ab&nbsp;Les cahiers de la victoire&nbsp;\u00bb, 1919) dans lequel il commence \u00e0 se d\u00e9marquer de l&rsquo;histoire officielle. Son exp\u00e9rience de guerre fait directement l&rsquo;objet d&rsquo;un autre ouvrage intitul\u00e9 <em>GQG. Secteur I. <\/em><em>Trois ans au Grand Quartier G\u00e9n\u00e9ral par le r\u00e9dacteur du communiqu\u00e9<\/em> (Paris, L&rsquo;Edition fran\u00e7aise illustr\u00e9e, 2 tomes, 1920). Con\u00e7u comme un reportage, Pierrefeu dresse un tableau vivant du quotidien du GQG et, pour la premi\u00e8re fois, commence \u00e0 livrer son jugement personnel des \u00e9v\u00e9nements. Le premier tome est consacr\u00e9 \u00e0 la succession des \u00e9v\u00e9nements allant de son arriv\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat-major (23 novembre 1915) au renvoi du g\u00e9n\u00e9ral Nivelle (15 mars 1917) ; le second volume va de la prise de fonction de P\u00e9tain \u00e0 l&rsquo;armistice, le 11 novembre 1918. Les trois ouvrages qui suivent vont plus loin encore dans les prises de positions de l&rsquo;auteur. B\u00e2ti comme un dialogue fictif entre l&rsquo;auteur et son \u00ab&nbsp;d\u00e9mon familier&nbsp;\u00bb, incarnation d&rsquo;un esprit conforme aux \u00ab&nbsp;bonnes m\u0153urs fran\u00e7aises&nbsp;\u00bb, <em>Plutarque a menti<\/em> (Paris, Grasset, 1923) est probablement l&rsquo;ouvrage qui a le plus suscit\u00e9 la pol\u00e9mique. Son oeuvre pr\u00e9c\u00e9dente lui avait d\u00e9j\u00e0 valu quelques critiques ; en s&rsquo;attaquant aux officiers et \u00e0 leurs m\u00e9thodes tactiques et strat\u00e9giques, en se posant \u00e0 contre courant de l&rsquo;histoire officielle de la guerre, il essuie ici la col\u00e8re de nombreux d\u00e9tracteurs et voit para\u00eetre une sorte de r\u00e9ponse officielle de l&rsquo;arm\u00e9e \u00e0 ses accusations (G\u00e9n\u00e9ral ***, <em>Plutarque n&rsquo;a pas menti<\/em>, Paris, La Renaissance du Livre, 1923). L&rsquo;ampleur de la pol\u00e9mique et le succ\u00e8s du premier ouvrage encouragent Pierrefeu \u00e0 poursuivre ses r\u00e9flexions dans un <em>Anti-Plutarque<\/em> (Paris, Les Editions de France, 1925) puis dans <em>Nouveaux mensonges de Plutarque<\/em> (Paris, Rieder, 1931).<\/p>\n<p><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;oeuvre de Jean de Pierrefeu est marqu\u00e9e par son exp\u00e9rience de journaliste avant-guerre. Le style adopt\u00e9 par ses premiers \u00e9crits est proche d&rsquo;un reportage d&rsquo;information, comme en t\u00e9moigne l&rsquo;incontestable recherche d&rsquo;objectivit\u00e9 affich\u00e9e dans l&rsquo;avant-propos du premier tome de <em>GQG, secteur I<\/em> : \u00ab&nbsp;Cet ouvrage est le compte-rendu loyal des observations que j&rsquo;ai pu faire au Grand Quartier G\u00e9n\u00e9ral&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>De son exp\u00e9rience quotidienne en tant que r\u00e9dacteur du communiqu\u00e9 officiel, on ne sait finalement pas grand chose outre sa surprise de voir qu&rsquo;on lui confie une t\u00e2che aussi importante, la difficult\u00e9 de cette entreprise &#8211; informer sans trop en dire, ni sans donner le sentiment que l&rsquo;on cache la r\u00e9alit\u00e9 de la situation militaire -, et quelques pistes sur les diff\u00e9rentes mani\u00e8res de proc\u00e9der.<\/p>\n<p>En revanche, il livre un t\u00e9moignage tr\u00e8s riche sur le Grand Quartier G\u00e9n\u00e9ral : \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un reporter, c&rsquo;est toute un vaste et complexe ensemble de services interd\u00e9pendants, disposant d&rsquo;une hi\u00e9rarchie interne officieuse, que chacun se devait de respecter, qui se d\u00e9voile. Pierrefeu \u00e9pingle \u00e9galement les conditions de vie luxueuses et d&rsquo;un grand prestige des membres du GQG. La soci\u00e9t\u00e9 militaire essuie ainsi, d\u00e8s <em>GQG. Secteur I<\/em>, les plus violentes critiques. Par \u00ab&nbsp;soci\u00e9t\u00e9 militaire&nbsp;\u00bb, ce sont principalement les officiers titulaires du brevet d&rsquo;\u00e9tat-major et tous ceux qui aspirent \u00e0 le devenir que Pierrefeu d\u00e9signe. Il observe au jour le jour les m\u0153urs et les conceptions de cette \u00e9lite d&rsquo;une \u00ab&nbsp;caste&nbsp;\u00bb militaire &#8211; dans laquelle les principaux int\u00e9ress\u00e9s ne se reconna\u00eetront pas \u00e0 en croire <em>Plutarque n&rsquo;a pas menti<\/em>. Sont d\u00e9nonc\u00e9s sous la plume de Pierrefeu l&rsquo;attachement de ces hommes \u00e0 leurs traditions et la recherche d&rsquo;un avancement rapide.<\/p>\n<p>Quelques personnalit\u00e9s concentrent plus particuli\u00e8rement l&rsquo;attention de Pierrefeu : Joffre, Nivelle et P\u00e9tain, qui se sont succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 la t\u00eate du GQG. Au sujet de Joffre, le t\u00e9moignage de Pierrefeu est contradictoire : pr\u00e9sent\u00e9 comme un homme dot\u00e9 de bon sens et de volont\u00e9, soucieux de prendre seul ses d\u00e9cisions, le g\u00e9n\u00e9ralissime aurait \u00e9t\u00e9 manipul\u00e9 par son entourage. Nivelle, ensuite, est pr\u00e9sent\u00e9 comme un g\u00e9n\u00e9ralissime m\u00e9diocre, soumis \u00e0 des influences multiples, engag\u00e9 dans une terrible surench\u00e8re de promesses qu&rsquo;il fut incapable de tenir. Le second volume de ses souvenirs au GQG s&rsquo;ouvre avec l&rsquo;arriv\u00e9e de P\u00e9tain au GQG, auquel l&rsquo;auteur voue une admiration sans borne : porteur d&rsquo;espoir, le nouveau g\u00e9n\u00e9ralissime a, toujours d&rsquo;apr\u00e8s Pierrefeu, substitu\u00e9 la comp\u00e9tence \u00e0 l&rsquo;ambition au rang des principales vertus des officiers du GQG et est devenu le sauveur de la France.<\/p>\n<p>D&rsquo;un d\u00e9sir manifeste de livrer un t\u00e9moignage sur son exp\u00e9rience en tant que r\u00e9dacteur du communiqu\u00e9 officiel et membre du GQG, Pierrefeu glisse peu \u00e0 peu, dans l&rsquo;apr\u00e8s guerre, \u00e0 une entreprise d&rsquo;analyse critique et de d\u00e9nonciation des erreurs militaires commises durant la Grande Guerre. La figure de Plutarque est alors convoqu\u00e9e pour fustiger le Culte des Grands Hommes auxquels, d&rsquo;apr\u00e8s Pierrefeu, les Fran\u00e7ais &#8211; sous influence directe de groupements d&rsquo;int\u00e9r\u00eats souhaitant entretenir le \u00ab&nbsp;mensonge social&nbsp;\u00bb &#8211; sont si attach\u00e9s.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u0153uvre de Pierrefeu porte la marque de sa d\u00e9sillusion : jeune journaliste enthousiaste au d\u00e9but de la guerre, il prend progressivement conscience des effets destructeurs des conceptions tactiques du GQG et de ses erreurs : le culte du \u00ab&nbsp;cran&nbsp;\u00bb et de l&rsquo;offensive du g\u00e9n\u00e9ralissime Joffre et de son entourage, les risques inconsid\u00e9r\u00e9s pris par d&rsquo;autres officiers, n\u00e9gligeant le facteur surprise, commettant de graves erreurs dans la pr\u00e9paration des batailles, se laissant influencer par des int\u00e9r\u00eats politiques dans l&rsquo;espoir d&rsquo;obtenir plus de gloire, plus d&rsquo;honneur, plus de reconnaissance. Au bout de trois ans de guerre, l&rsquo;arriv\u00e9e de P\u00e9tain \u00e0 la t\u00eate du GQG contraste fortement avec ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, incarnant brusquement aux yeux de Pierrefeu un mod\u00e8le de vertu et de professionnalisme qui lui redonne espoir et l&rsquo;am\u00e8ne dans tous ses ouvrages d&rsquo;apr\u00e8s-guerre \u00e0 le mettre sur un pi\u00e9destal.<\/p>\n<p>Au final, Jean de Pierrefeu a laiss\u00e9 une oeuvre d&rsquo;une grande richesse. Son parcours avant-guerre comme journaliste et sa position particuli\u00e8re comme membre du GQG et r\u00e9dacteur du communiqu\u00e9 officiel l&rsquo;ont amen\u00e9 \u00e0 proposer un regard ac\u00e9r\u00e9 sur la guerre. Dans sa ma\u00eetrise consacr\u00e9e \u00e0 \u00ab&nbsp;Jean de Pierrefeu et la Grande Guerre&nbsp;\u00bb, Fabrice Pappola rappelle ce qui fait la sp\u00e9cificit\u00e9 de cette oeuvre, \u00e0 la fois t\u00e9moignage d&rsquo;un reporter, rapport d&rsquo;un analyste militaire et interrogations d&rsquo;un philosophe.<\/p>\n<p><strong>4. Autres informations <\/strong><strong> <\/strong><\/p>\n<p>PAPPOLA Fabrice, <em>Jean de Pierrefeu et la Grande Guerre. Les d\u00e9sillusions d&rsquo;un jeune nationaliste<\/em>, m\u00e9moire de ma\u00eetrise sous la direction de R\u00e9my Cazals, Universit\u00e9 Toulouse II-Le Mirail, 2001.<\/p>\n<p>CAZALS R\u00e9my, \u00ab&nbsp;Plutarque a-t-il menti ?&nbsp;\u00bb, dans les actes du colloque <em>Retrouver, imaginer, utiliser l&rsquo;Antiquit\u00e9<\/em>, sous la direction de Sylvie Caucanas, R\u00e9my Cazals et Pascal Payen, Toulouse, Privat, 2001, pp. 141-146.<\/p>\n<p>OLIVERA Philippe, <em>La politique lettr\u00e9e. Les essais politiques en France, 1919-1932<\/em>, th\u00e8se d&rsquo;histoire, Universit\u00e9 de Paris I, 2001, pp. 585-589.<\/p>\n<p>08\/03\/2009<\/p>\n<p>Marty C\u00e9dric.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Les informations biographiques sur Jean de Pierrefeu sont tr\u00e8s lacunaires, notamment en ce qui concerne sa jeunesse : n\u00e9 en 1883, au sein d&rsquo;une famille bourgeoise, probablement parisienne, il re\u00e7oit une solide \u00e9ducation. Son int\u00e9r\u00eat pour les milieux d&rsquo;affaires le conduisit, aux alentours de 1905, \u00e0 embrasser la carri\u00e8re de journaliste. 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