{"id":229,"date":"2009-07-23T10:40:39","date_gmt":"2009-07-23T09:40:39","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=229"},"modified":"2021-09-09T17:28:36","modified_gmt":"2021-09-09T16:28:36","slug":"lienart-achille-1884-1973","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2009\/07\/23\/lienart-achille-1884-1973\/","title":{"rendered":"Li\u00e9nart, Achille (1884-1973)"},"content":{"rendered":"<p><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9 le 7 f\u00e9vrier 1884. Issu d&rsquo;une famille bourgeoise lilloise. Entre \u00e0 17 ans au s\u00e9minaire d&rsquo;Issy-Les-Moulineaux. Fait son service militaire en 1903-1904 au 43<sup>e<\/sup> RI en devan\u00e7ant l&rsquo;appel. B\u00e9n\u00e9ficie de la loi militaire de 1889 qui ne pr\u00e9voit qu&rsquo;un an d&rsquo;obligation militaire pour les s\u00e9minaristes. Simple soldat car cette loi ne leur permettait pas de suivre les pelotons. Poursuit ses \u00e9tudes de th\u00e9ologie \u00e0 Saint-Sulpice dans le contexte de la Loi de S\u00e9paration. Membre de l&rsquo;ACJF (catholicisme social). Ordonn\u00e9 pr\u00eatre en 1907 mais poursuit ses \u00e9tudes pour \u00e9chapper \u00e0 une ann\u00e9e de service militaire suppl\u00e9mentaire. Obtient durant cette m\u00eame ann\u00e9e une r\u00e9forme pour raison m\u00e9dicale. Licence de philosophie puis doctorat en th\u00e9ologie. Nomm\u00e9 professeur d&rsquo;\u00e9critures saintes au s\u00e9minaire dioc\u00e9sain de Cambrai. Engag\u00e9 volontaire \u00e0 la d\u00e9claration de guerre. Aum\u00f4nier \u00e0 l&rsquo;ambulance 3 de la 51<sup>e<\/sup> DR (pr\u00e9vu par le d\u00e9cret du 5 mai 1913 qui attache 2 aum\u00f4niers catholiques au niveau du CA et un au niveau de la DI). Devient aum\u00f4nier volontaire \u00e0 partir du 11 janvier 1915, rattach\u00e9 au groupe de brancardiers d&rsquo;une division suppl\u00e9mentaire et provisoire du 3<sup>e<\/sup> CA. En juin il rejoint les rangs du 201<sup>e<\/sup> RI, apte \u00e0 suivre cette unit\u00e9 vu son \u00e2ge. Bless\u00e9 une premi\u00e8re fois en avril 1916 sur le Chemin des Dames (Paissy). Bless\u00e9 une seconde fois sur la Somme en ao\u00fbt. (Maurepas). Citations et d\u00e9corations. Re\u00e7oit en 1917 la croix de la L\u00e9gion d&rsquo;honneur remise par P\u00e9tain. D\u00e9mobilis\u00e9 le 12 mars 1919.<\/p>\n<p>Redevient professeur au s\u00e9minaire de Lille. Nomm\u00e9 cur\u00e9-doyen \u00e0 Tourcoing en 1926. Ev\u00eaque de Lille en 1928. Cardinal en 1930. Conserve des liens avec les anciens du 201<sup>e<\/sup>. Soutien le r\u00e9gime de Vichy. \u0152uvre \u00e0 l&rsquo;\u0153cum\u00e9nisme et au dialogue interreligieux en participant aux travaux de Vatican II. Meurt en 1973.<\/p>\n<p><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n<p><em>Journal de guerre 1914-1918, <\/em>Presses universitaires du Septentrion, 2008, 131 p. Cartes, extraits de canevas de tir (l\u00e9gend\u00e9s par l&rsquo;auteur), croquis (de l&rsquo;auteur), photographies et documents divers ont \u00e9t\u00e9 compil\u00e9s par l&rsquo;auteur dans ces souvenirs.<\/p>\n<p>Pr\u00e9face et annotations de Catherine Masson. Avertissement de l&rsquo;\u00e9diteur. Edition dot\u00e9e d&rsquo;un appareil critique fourni et d&rsquo;une riche iconographie.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9dition papier est accompagn\u00e9e d&rsquo;un DVD comprenant&nbsp;:<\/p>\n<ul>\n<li>&#8211; une transcription dactylographi\u00e9e d&rsquo;un journal quotidien (carnets) tenu du 2 ao\u00fbt 1914 au 12 mars 1919 (fichiers Word et PDF). La version pr\u00e9sent\u00e9e ici est celle d\u00e9tenue par les archives dioc\u00e9saines de Lille.<\/li>\n<li>&#8211; le scan complet des souvenirs objets de la pr\u00e9sente publication (et comprenant la totalit\u00e9 des documents qui l&rsquo;accompagnent). L&rsquo;auteur les intitule \u00abLa guerre de 1914-1918 vue par un Aum\u00f4nier Militaire. Achille Li\u00e9nart\u00bb<\/li>\n<li>&#8211; le scan de 2 carnets de s\u00e9pultures.<\/li>\n<li>&#8211; diverses \u00e9ph\u00e9m\u00e9rides (produites par l&rsquo;auteur).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces souvenirs (publication papier) ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablis \u00e0 partir de cahiers (reproduits dans le DVD). Ils ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crits apr\u00e8s la guerre, sans que l&rsquo;on puisse d\u00e9terminer avec certitude la date de r\u00e9daction (sans doute avant 1928). Ces cahiers sont eux-m\u00eames issus d&rsquo;&nbsp;\u00ab&nbsp;agendas de poche&nbsp;\u00bb, r\u00e9dig\u00e9s sur le front, qui n&rsquo;ont pu \u00eatre retrouv\u00e9s. Quelques pages des cahiers ont \u00e9t\u00e9 retranscrites par la m\u00e8re de l&rsquo;auteur et par un scripteur inconnu (dans la version pr\u00e9sent\u00e9e ici, d\u00e9tenue par les archives dioc\u00e9saines). Il existe une autre version manuscrite de ces cahiers (au nombre de 6), d\u00e9tenus quant \u00e0 eux par la famille.<\/p>\n<p>Les souvenirs pr\u00e9sent\u00e9s ici sont d\u00e9coup\u00e9s en 13 chapitres respectant une chronologie pr\u00e9cise.<\/p>\n<p>Une carte, plac\u00e9e au d\u00e9but, synth\u00e9tise tous les mouvements de l&rsquo;auteur durant la guerre et les \u00e9ph\u00e9m\u00e9rides offrent une vue panoramique des \u00e9v\u00e9nements de guerre. L&rsquo;ensemble &#8211; cahiers, souvenirs, \u00e9ph\u00e9m\u00e9rides et documents &#8211; soulignent \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence combien l&rsquo;exp\u00e9rience de guerre a marqu\u00e9 son auteur.<\/p>\n<p><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n<p>Nous n&rsquo;\u00e9voquerons ici que les souvenirs publi\u00e9s dans la version papier de cette publication. Ils se r\u00e9v\u00e8lent utiles pour qui veut comprendre le retour et l&rsquo;implantation du clerg\u00e9 catholique durant la Grande Guerre aupr\u00e8s des combattants, neuf ans apr\u00e8s la loi de s\u00e9paration de l&rsquo;Eglise et de l&rsquo;Etat. Ils soulignent combien ce retour n&rsquo;\u00e9tait pas acquis au d\u00e9but du conflit et combien sa r\u00e9alisation se fit dans une r\u00e9elle et parfaite improvisation. Une forme d&rsquo;improvisation durable qui aura tendance \u00e0 se maintenir durant tout le conflit.<\/p>\n<p>Bien que l&rsquo;auteur soit pr\u00eatre, il s&rsquo;agit bien de souvenirs calquant le style d&rsquo;un journal de guerre de combattant et qui en adoptent souvent la s\u00e9cheresse formelle. L&rsquo;auteur sera d&rsquo;ailleurs convi\u00e9 par sa hi\u00e9rarchie \u00e0 participer \u00e0 la r\u00e9daction de l&rsquo;historique r\u00e9gimentaire du 201<sup>e<\/sup> juste avant sa dissolution. Priorit\u00e9 est ici donn\u00e9e aux lieux et aux \u00e9v\u00e9nements. Assez peu de place accord\u00e9e \u00e0 l&rsquo;analyse et au ressenti de la guerre. La mission pastorale elle-m\u00eame est plus souvent not\u00e9e que d\u00e9crite dans le d\u00e9tail.<\/p>\n<p><strong> <\/strong><strong>Chapitre 1&nbsp;: 2 ao\u00fbt 1914-25 mars 1915 Aum\u00f4nier b\u00e9n\u00e9vole, \u00e0 l&rsquo;ambulance 3\/51. D\u00e9part en campagne &#8211; Bataille et retraite de Belgique &#8211; Combat de Guise &#8211; Bataille de la Marne &#8211; Secteur sud-est de Reims<\/strong><\/p>\n<p><em>Nomination dans l&rsquo;improvisation<\/em><\/p>\n<p>Aum\u00f4nier volontaire aux arm\u00e9es d\u00e8s le 3 ao\u00fbt. Les 4 places officielles d&rsquo;aum\u00f4niers au 1<sup>er<\/sup> CA \u00e9tant prises, obtient de l&rsquo;autorit\u00e9 militaire une affectation officieuse&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mon cas n&rsquo;\u00e9tant pas pr\u00e9vu par les r\u00e8glements, c&rsquo;\u00e9tait \u00e0 moi de me d\u00e9brouiller pour trouver un emploi.&nbsp;\u00bb (p 15) Obtient une affectation \u00e0 l&rsquo;ambulance 3 de la 51<sup>e<\/sup> DR.&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il \u00e9tait entendu par ailleurs, entre le m\u00e9decin-chef et moi, que je ne demandais ni solde, ni nourriture, ni prestation d&rsquo;aucune sorte (&#8230;)&nbsp;\u00bb (p 16) Accueil favorable \u00ab&nbsp;car un grand souffle d&rsquo;union sacr\u00e9e \u00e9tait pass\u00e9 sur le pays&nbsp;\u00bb (p 16). L&rsquo;aum\u00f4nier est pris en charge par une escouade d&rsquo;unit\u00e9 inconnue pour la nourriture. Re\u00e7oit le 8 d\u00e9cembre une note du commandement qui \u00ab&nbsp;fit dispara\u00eetre une menace qui pesait sur moi&nbsp;(&#8230;) \u00bb (p 20) La visite d&rsquo;un m\u00e9decin-inspecteur \u00e0 l&rsquo;ambulance r\u00e9gularise la situation de l&rsquo;auteur&nbsp;qui obtient le statut d&rsquo;\u00ab&nbsp;aum\u00f4nier volontaire agr\u00e9\u00e9&nbsp;\u00bb par lettre minist\u00e9rielle du 11 janvier 1915. Il b\u00e9n\u00e9ficie d\u00e9sormais d&rsquo;une assimilation de grade \u00e0 celui de capitaine<\/p>\n<p><em>Retraite de Belgique <\/em><\/p>\n<p>Franchet d&rsquo;Esperey (commandant le 1<sup>er<\/sup> CA) intervient directement aupr\u00e8s des troupes en retraite afin que celle-ci se fasse en bon ordre (p 17).<\/p>\n<p><strong>Chapitre 2&nbsp;: 25 mars &#8211; 10 juin 1915 Aum\u00f4nier volontaire agr\u00e9\u00e9 \u00e0 la DI provisoire du 3<sup>e<\/sup> CA. Secteur nord-est de Reims<\/strong><\/p>\n<p><em>Brancardier divisionnaire&nbsp;; affectation au 201e<\/em><\/p>\n<p>Quitte l&rsquo;ambulance 51\/3, nomm\u00e9 brancardier divisionnaire le 23 mars (DI provisoire). D\u00e9sire rapidement se retrouver au contact de la troupe pour officier (messes, confessions, visites de secteur). Prise de contact avec la troupe rendu difficile du fait de leur incessante mobilit\u00e9. Demande une affectation aupr\u00e8s du 201<sup>e<\/sup> RI (unit\u00e9 de nordistes dont est issu l&rsquo;auteur), la rejoint le 3 juin. S&rsquo;efforce d&rsquo;obtenir un poste qui lui permette d&rsquo;\u00eatre proche de la troupe (groupe des infirmiers r\u00e9gimentaires). Devient aum\u00f4nier de cette unit\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;J&rsquo;avais maintenant comme \u00ab&nbsp;paroisse militaire&nbsp;\u00bb une unit\u00e9 d&rsquo;infanterie combattante dont j&rsquo;allais partager les risques, les souffrances et les gloires, et o\u00f9 j&rsquo;allais exercer, pr\u00e8s des vivants et des mourants, un minist\u00e8re sacerdotal tel qu&rsquo;il marquerait sur toute ma vie son empreinte et me laisserait les plus \u00e9mouvants souvenirs.&nbsp;\u00bb (p 27)<\/p>\n<p><strong>Chapitre 3&nbsp;: 10 juin 1915 &#8211; 21 f\u00e9vrier 1916. Aum\u00f4nier au 201<sup>e<\/sup> RI &#8211; 1<sup>\u00e8re<\/sup> division d&rsquo;infanterie &#8211; 1<sup>er<\/sup> corps d&rsquo;arm\u00e9e &#8211; Secteur de combat de Sapigneul<\/strong><\/p>\n<p><em>Un secteur actif&nbsp;: Sapigneul &#8211; cote 108<\/em><\/p>\n<p><em> <\/em>Installation d&rsquo;une chapelle souterraine entre l&rsquo;\u00e9cluse nord et Sapigneul, \u00e0 30 m\u00e8tres des lignes allemandes. L&rsquo;auteur, au cours de ses tourn\u00e9es, apporte la communion aux guetteurs des postes d&rsquo;\u00e9coute, l&rsquo;entretien de la foi et la (re)conqu\u00eate des \u00e2mes se faisant dans la proximit\u00e9 de la troupe.<\/p>\n<p>Creusement de sapes souterraines jusqu&rsquo;au canal en vue d&rsquo;une attaque (p 30). Attaques r\u00e9p\u00e9t\u00e9es et infructueuses&nbsp;: \u00ab A quoi bon tant de sacrifices pour un si maigre r\u00e9sultat&nbsp;?&nbsp;\u00bb&nbsp;(p 30)<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9chec de l&rsquo;offensive de Champagne rend le secteur encore moins confortable qu&rsquo;il ne l&rsquo;\u00e9tait. Les maigres conqu\u00eates de terrain au nord du canal sont am\u00e9nag\u00e9es mais l&rsquo;espace demeure insuffisant pour une installation solide. Recherche et inhumation des soldats tomb\u00e9s entre les lignes&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il y a l\u00e0 des cadavres fran\u00e7ais de 1914 encore en pantalon rouge et nous r\u00e9ussissons \u00e0 en identifier plusieurs, \u00e0 les recouvrir de terre et \u00e0 planter des croix sur leur tombe. Il y en a aussi du 201<sup>e<\/sup> que nous ramenons derri\u00e8re le canal et que nous inhumons sur place. Il en reste h\u00e9las quelques-uns qui sont tomb\u00e9s dans les r\u00e9seaux de fil de fer allemands et que nous ne pouvons aller chercher jusque l\u00e0.&nbsp;\u00bb (p 32. Noter la diff\u00e9rence de traitement des corps entre les hommes appartenant \u00e0 l&rsquo;unit\u00e9 de l&rsquo;auteur et les autres.)<\/p>\n<p><strong>Chapitre 4&nbsp;: 22 f\u00e9vrier 1916 &#8211; 23 juillet 1916 Aum\u00f4nier au 201<sup>e<\/sup> RI &#8211; 1<sup>\u00e8re<\/sup> division d&rsquo;infanterie &#8211; Bataille de Verdun &#8211; Secteur du plateau de Paissy (Aisne)<\/strong><\/p>\n<p><em>Verdun<\/em><\/p>\n<p><strong> <\/strong>Arriv\u00e9e \u00e0 Verdun le 26 f\u00e9vrier. Mont\u00e9e en secteur (calme) le 2 mars (fort Saint Michel). 6 mars, installation d&rsquo;un poste de secours dans la redoute de Thiaumont. Le 201<sup>e<\/sup> est engag\u00e9 devant Douaumont \u00e0 l&rsquo;un des moments les plus critique de la bataille. L&rsquo;auteur fait office d&rsquo;agent de liaison. Rel\u00e8ve des morts lorsque cette t\u00e2che est possible (rapatriement du corps du lieutenant Brancourt qui sera inhum\u00e9 vers la redoute de Thiaumont sous un bombardement intense apr\u00e8s rep\u00e9rage par une batterie de 77). Rel\u00e8ve dans la nuit du 12 au 13, les restes du r\u00e9giment rejoignent Verdun. L&rsquo;auteur repart sur le champ de bataille pour inhumer les corps dont il a not\u00e9 les emplacements avec deux volontaires \u00ab&nbsp;charg\u00e9s d&rsquo;un grand nombre de croix (&#8230;)&nbsp;\u00bb (p 39). Les tombes des hommes du 201<sup>e<\/sup> ont \u00e9t\u00e9 retourn\u00e9es par les obus&nbsp;: \u00ab&nbsp;Sans doute ne restera-t-il rien de ces pauvres corps, ni de la croix que nous plantons \u00e0 la h\u00e2te au-dessus d&rsquo;eux.&nbsp;\u00bb (p 39) L&rsquo;auteur nomme, avec une pointe d&rsquo;humour r\u00e9trospectif, cette \u00e9quip\u00e9e macabre \u00ab&nbsp;notre chemin de croix&nbsp;\u00bb. 22 mars, remont\u00e9e vers la C\u00f4te du Poivre. L&rsquo;abb\u00e9 re\u00e7oit sa premi\u00e8re citation. Installation d&rsquo;un poste de secours \u00e0 Bras. Retrait de la zone dans la nuit du 7 au 8 avril. Etape \u00e0 Tr\u00e9lou. Remise de la Croix de guerre avec citation \u00e0 l&rsquo;ordre de la brigade.<\/p>\n<p><em>Plateau de Paissy (Chemin des Dames)<\/em><\/p>\n<p>Arriv\u00e9e 22 avril (rel\u00e8ve du 18<sup>e<\/sup> CA). Secteur particuli\u00e8rement calme&nbsp;: \u00ab&nbsp;(&#8230;) nous trouvions que c&rsquo;\u00e9tait bien notre tour de garder des tranch\u00e9es commodes et bien am\u00e9nag\u00e9es, tandis que le 18<sup>e<\/sup> corps nous remplacerait \u00e0 Verdun. Ce n&rsquo;\u00e9tait pas tr\u00e8s charitable, mais c&rsquo;\u00e9tait si humain&nbsp;!&nbsp;\u00bb (p 41) La t\u00e2che du pr\u00eatre n&rsquo;est pourtant pas simplifi\u00e9e dans ce nouveau secteur&nbsp;: l&rsquo;\u00e9loignement des hommes et la faible occupation des tranch\u00e9es l&rsquo;oblige \u00e0 parcourir de longues distances pour officier. Le calme du secteur autorise les d\u00e9placements \u00e0 cheval. Blessure b\u00e9nigne par obus au cours de l&rsquo;un de ces d\u00e9placements. Rare critique du commandement au sujet des coups de main : \u00ab (&#8230;) nos chefs se&nbsp; trompaient en croyant que par ces coups de main entretenir chez nos soldats l&rsquo;esprit d&rsquo;offensive. En r\u00e9alit\u00e9 ces petites op\u00e9rations de d\u00e9tail co\u00fbtaient cher et rapportaient peu, elles d\u00e9primaient le moral de nos soldats.&nbsp;\u00bb (pp 42-43)<\/p>\n<p>Relation en fin de chapitre, \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un apart\u00e9 hagiographique, d&rsquo;\u00ab&nbsp;un souvenir qui m&rsquo;est rest\u00e9 particuli\u00e8rement cher&nbsp;\u00bb&nbsp;: un agent de liaison connu du pr\u00eatre ne peut poursuivre sa mission \u00e0 Verdun. Ce dernier l&rsquo;encourage en lui donnant la communion et le soldat repart terminer sa mission.<\/p>\n<p><strong>Chapitre 5&nbsp;: 24 juillet &#8211; 1<sup>er<\/sup> octobre 1916 Aum\u00f4nier au 201<sup>e<\/sup> RI &#8211; 1<sup>\u00e8re<\/sup> division d&rsquo;infanterie &#8211; Camp de Cr\u00e8vecoeur (Oise) &#8211; bataille de la Somme<\/strong><\/p>\n<p><em> <\/em><em>Cr\u00e8vecoeur et Gressaire<\/em><\/p>\n<p><strong> <\/strong>D\u00e9placement du 201<sup>e<\/sup> \u00e0 partir du 25 juillet vers le front de la Somme. S\u00e9jour au camp de Cr\u00e8vecoeur pour une man\u0153uvre visant \u00e0 anticiper le futur engagement. 13 ao\u00fbt&nbsp;: embarquement pour Villers-Bretonneux puis pour le camp de Gressaire o\u00f9 le 201<sup>e<\/sup> est dot\u00e9 d&rsquo;une musique r\u00e9gimentaire&nbsp;: \u00ab&nbsp;D\u00e9sormais nous n&rsquo;avions plus rien \u00e0 envier au 1<sup>er<\/sup> d&rsquo;infanterie avec qui nous faisions brigade.&nbsp;\u00bb (p 45)<\/p>\n<p><em>Bataille de la Somme<\/em><\/p>\n<p>Arriv\u00e9e en secteur \u00e0 partir de la nuit du 19 au 20 ao\u00fbt, rel\u00e8ve du 20<sup>e<\/sup> CA. Un regard r\u00e9trospectif mi-admiratif et mi-critique sur l&rsquo;alli\u00e9 britannique&nbsp;: \u00ab&nbsp;L&rsquo;arm\u00e9e anglaise est bien diff\u00e9rente de ce qu&rsquo;elle \u00e9tait au d\u00e9but de la guerre. Elle a mis deux ans \u00e0 se former mais elle est devenue nombreuse, puissante, admirablement \u00e9quip\u00e9e et tr\u00e8s bien pourvue d&rsquo;artillerie (&#8230;) La bataille de la Somme est leur premi\u00e8re grande offensive, ils y sont entr\u00e9s avec une ardeur magnifique, mais avec une inexp\u00e9rience et une t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 qui nous rappellerons plus d&rsquo;une fois nos erreurs du d\u00e9but de la guerre, et qui leur co\u00fbteront beaucoup de pertes inutiles.&nbsp;\u00bb (pp 15-46) Engagement du 201<sup>e<\/sup> \u00e0 l&rsquo;ouest de Maurepas. Installation d&rsquo;un poste de secours de premi\u00e8re ligne dans un ancien abri b\u00e9tonn\u00e9 allemand dont la porte est tourn\u00e9e du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;ennemi et qui re\u00e7oit le choc d&rsquo;un obus allemand&nbsp;: l&rsquo;auteur est bless\u00e9 mais ne quitte pas son poste. \u00ab&nbsp;De fait je passe la matin\u00e9e dans le chemin creux \u00e0 confesser tous ceux qui le veulent et \u00e0 donner des communions. Quand j&rsquo;ai fini, mes soldats me confient leur lettres, pour beaucoup, peut-\u00eatre le derni\u00e8re. Ils l&rsquo;ont \u00e9crite comme ils ont pu, au crayon, sur leurs genoux, avant le combat, ils y ont mis toutes leurs affections et ils tiennent \u00e0 ce qu&rsquo;elle parte. J&rsquo;en apporte bien 300 au poste de secours d&rsquo;Hardecourt&nbsp;\u00bb (pp 46-47) L&rsquo;attaque du 201<sup>e<\/sup> r\u00e9ussit partiellement, les britanniques et le 1<sup>er<\/sup> RI n&rsquo;ayant pu progresser au m\u00eame rythme.<\/p>\n<p>Multiples attaques mais progression limit\u00e9e qui permet \u00e0 l&rsquo;aum\u00f4nier d&rsquo;aller \u00e0 la recherche des morts et des disparus de l&rsquo;attaque du 24. Court repos. 13 septembre, le 201<sup>e<\/sup> attaque \u00e0 nouveau aux c\u00f4t\u00e9s des \u00ab&nbsp;joyeux&nbsp;\u00bb (bataillons disciplinaires africains) dans le secteur de Rancourt. Prise de Rancourt et de Combles. Citation du 201<sup>e<\/sup> \u00e0 l&rsquo;ordre de l&rsquo;arm\u00e9e pour ces combats. 24 septembre, remise de la croix de guerre au drapeau du r\u00e9giment et 2<sup>e<\/sup> citation de l&rsquo;auteur, \u00e0 l&rsquo;ordre de l&rsquo;arm\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Chapitre 6&nbsp;: 2 octobre 1916 &#8211; 25 mars 1917 1<sup>er<\/sup> octobre 1916 Aum\u00f4nier au 201<sup>e<\/sup> RI &#8211; 1<sup>\u00e8re<\/sup> division d&rsquo;infanterie &#8211; Secteur de Champagne &#8211; Affaire de Maisons de Champagne &#8211; En Brie<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><em>Champagne<\/em><\/p>\n<p><strong> <\/strong>Arriv\u00e9e secteur Dampierre &#8211; Saint-Etienne-au-Temple &#8211; La Cheppe&nbsp;: \u00ab&nbsp;J&rsquo;en profite pour aller visiter les bataillons et prendre contact avec les renforts qui sont venus combler les vides creus\u00e9s dans nos rangs. Nous avons re\u00e7u des hommes de tous \u00e2ges, des territoriaux grisonnants et des jeunes de la classe 16, de toutes r\u00e9gions aussi, car il en est venu de tous les recrutements et il y a m\u00eame des S\u00e9n\u00e9galais du plus beau noir&nbsp;! Heureusement, si j&rsquo;ai d\u00e9sormais quelques pa\u00efens et quelques musulmans parmi mes ouailles, la majorit\u00e9 reste catholique.&nbsp;\u00bb (p 55) Exploration du champ de bataille de Souain afin d&rsquo;y retrouver des restes de corps de soldats du 201<sup>e<\/sup> abandonn\u00e9s lors de l&rsquo;offensive de mars 1915. Constitution d&rsquo;un ossuaire surmont\u00e9 d&rsquo;une croix sur laquelle figurent les noms des soldats tomb\u00e9s dans ce secteur. Promotion du lieutenant-colonel Hebmann au grade de colonel. Il quitte le 201<sup>e<\/sup> pour prendre le commandement de l&rsquo;ID&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je le regrettais personnellement plus que les hommes qui l&rsquo;appr\u00e9ciaient mal, car il n&rsquo;avait pas la mani\u00e8re de leur parler.&nbsp;\u00bb (p 57) Remplacement par le lieutenant-colonel Mougin \u00ab&nbsp;qui, tout de suite, sut attirer l&rsquo;estime et la confiance de tous. Notre premier entretien fut tr\u00e8s cordial, il pr\u00e9ludait \u00e0 l&rsquo;amiti\u00e9 sinc\u00e8re et profonde qui n&rsquo;allait pas tarder \u00e0 s&rsquo;\u00e9tablir entre nous.&nbsp;\u00bb (p 57)<\/p>\n<p><em>Maisons-de-Champagne<\/em><\/p>\n<p><em> <\/em>Le 201<sup>e<\/sup> est charg\u00e9 d&rsquo;aller porter secours au 208<sup>e<\/sup> dont deux bataillons ont \u00e9t\u00e9 captur\u00e9s par un coup de main allemand (c&rsquo;est au cours de ce coup de main que des documents importants concernant l&rsquo;offensive du printemps 1917 vont \u00eatre pris par les Allemands&nbsp;; Li\u00e9nart semble ignorer ce fait.)<\/p>\n<p>Les hommes du 201<sup>e<\/sup> sont pressentis pour reconqu\u00e9rir ce qui a \u00e9t\u00e9 perdu par le 208<sup>e<\/sup> : \u00ab&nbsp;Pourtant le 23 [janvier 1917], le bruit court que c&rsquo;est pour demain (&#8230;) Les hommes sont mornes et je ne sais que leur dire, car le bon sens me para\u00eet \u00eatre de leur c\u00f4t\u00e9.&nbsp;\u00bb (p 59) Cette attaque est finalement ajourn\u00e9e et le 201<sup>e<\/sup> quitte le secteur. Il part au repos pour Cond\u00e9-en-Brie.<\/p>\n<p><em>Maizy (Chemin des Dames)<\/em><\/p>\n<p>Anecdote relatant la capture d&rsquo;un soldat fran\u00e7ais du 233<sup>e<\/sup> accus\u00e9 d&rsquo;\u00eatre un espion par un soldat du 201<sup>e<\/sup>.<\/p>\n<p><strong>Chapitre 7&nbsp;: 26 mars 1917 &#8211; 26 juin 1917 Aum\u00f4nier au 201<sup>e<\/sup> RI &#8211; 1<sup>\u00e8re<\/sup> division d&rsquo;infanterie &#8211; Assaut du Chemin des Dames &#8211; Vauchamps -Mailly &#8211; Gonaix<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong><em>Du 16-23 avril au plateau de Craonne<\/em><\/p>\n<p><strong> <\/strong>\u00ab&nbsp;Le s\u00e9jour \u00e0 Maizy est assez agit\u00e9. L&rsquo;ennemi se rend compte de la concentration de troupes qui s&rsquo;op\u00e8re et bombarde tous les villages.&nbsp;\u00bb (p 63) Pr\u00e9paration difficile des festivit\u00e9s de P\u00e2ques (confessions, messes) dans un contexte de pr\u00e9paration d&rsquo;offensive. \u00ab&nbsp;Le capitaine Battet m&rsquo;explique le plan de notre offensive, qui nous para\u00eet \u00e0 tous deux effarant.&nbsp;\u00bb (p 63) Critique lucide de ce plan par l&rsquo;auteur au regard de ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 dans la Somme (attaques successives de positions apr\u00e8s pr\u00e9parations m\u00e9thodiques d&rsquo;artillerie)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Cela faisait une p\u00e9n\u00e9tration pr\u00e9vue de sept kilom\u00e8tres en profondeur qui devait s&rsquo;op\u00e9rer d&rsquo;apr\u00e8s horaire fix\u00e9 d&rsquo;avance, en sept heures. En regardant la carte d&rsquo;\u00e9tat-major, nous constations combien la topographie de notre secteur \u00e9tait propice \u00e0 la d\u00e9fense (&#8230;) S&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu d&rsquo;Allemands, l&rsquo;effort physique d&rsquo;un tel assaut avec l&rsquo;armement complet et la surcharge de quatre jours de vivres que les hommes devaient emporter, eut \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s consid\u00e9rable. Aussi malgr\u00e9 la puissance de notre artillerie et la densit\u00e9 de l&rsquo;arm\u00e9e de rupture dont nous faisions partie, ne pouvions-nous nous d\u00e9fendre d&rsquo;un sentiment d&rsquo;effarement devant un plan aussi audacieux. La position \u00e0 enlever \u00e9tait formidable, et tout de m\u00eame l&rsquo;ennemi qui la tenait \u00e9tait de ceux dont il n&rsquo;\u00e9tait pas si ais\u00e9 de faire abstraction (&#8230;) Jamais pourtant la confiance et le moral de l&rsquo;arm\u00e9e n&rsquo;avaient \u00e9t\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9s.&nbsp;\u00bb (p 63)<\/p>\n<p>Le 16 avril, le brancardier Li\u00e9nart suit la progression du 5<sup>e<\/sup> bataillon du 201<sup>e<\/sup> d\u00e9cim\u00e9 par les tirs allemands de la tranch\u00e9e du Balcon. Il est contraint de se replier sur la \u00ab&nbsp;maison sans nom&nbsp;\u00bb, au pied de la falaise, transform\u00e9e en poste de secours avanc\u00e9. Le capitaine Battet, commandant le 4<sup>e<\/sup> bataillon, parvient \u00e0 s&rsquo;infiltrer au sud du Tourillon de Vauclerc et \u00e0 prendre pied dans la tranch\u00e9e du Balcon qui est progressivement conquise par ses extr\u00e9mit\u00e9s et conserv\u00e9e. Malgr\u00e9 la conqu\u00eate du Balcon, l&rsquo;\u00e9vacuation des bless\u00e9s de la \u00ab&nbsp;maison sans nom&nbsp;\u00bb demeure particuli\u00e8rement p\u00e9rilleuse. La recherche des bless\u00e9s ne peut se faire qu&rsquo;\u00e0 la nuit tomb\u00e9e. Le 17, apr\u00e8s une dure journ\u00e9e pass\u00e9e \u00e0 soigner les bless\u00e9s, Li\u00e9nart quitte le poste de secours avanc\u00e9 et se dirige, \u00e9puis\u00e9, vers le poste de secours de Craonnelle. Il ne reprend son service que le 20. Le 21, il part \u00e0 le recherche des corps de soldats disparus&nbsp;: l&rsquo;identification est possible mais non l&rsquo;inhumation. Le 22, regroupement sommaire de 125 corps&nbsp;: \u00ab&nbsp;Les corps sont r\u00e9unis dans de grands trous d&rsquo;obus, et les objets sont recueillis, les noms sont inscrits dur des billets et plac\u00e9s dans des bouteilles laiss\u00e9es dans des trous d&rsquo;obus, au milieu des corps.&nbsp;\u00bb (p 68) L&rsquo;inhumation des corps ne peut \u00eatre accomplie du fait d&rsquo;une rel\u00e8ve.<\/p>\n<p><strong>Chapitre 8&nbsp;: 26 juin 1917 &#8211; 18 janvier 1918 Aum\u00f4nier au 201<sup>e<\/sup> RI &#8211; 1<sup>\u00e8re<\/sup> division d&rsquo;infanterie &#8211; Bataille des Flandres &#8211; Retour en Seine-et-Marne &#8211; Crouy-sur-Ourcq<\/strong><\/p>\n<p><em>Les Flandres<\/em><\/p>\n<p>Acheminement du 201<sup>e<\/sup> vers le nord&nbsp;: \u00ab&nbsp;Allions-nous enfin, nous qui appartenions au 1<sup>er<\/sup> corps d&rsquo;arm\u00e9e, nous battre directement pour arracher notre r\u00e9gions envahie \u00e0 l&rsquo;oppression de l&rsquo;ennemi&nbsp;?&nbsp;\u00bb Entr\u00e9e en Belgique, observation \u00ab&nbsp;de l&rsquo;arm\u00e9e belge, que nous avions vu en 1914 si peu pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 soutenir le terrible choc de l&rsquo;arm\u00e9e allemande, et que nous retrouvions \u00e0 pr\u00e9sent fortement \u00e9quip\u00e9e et tr\u00e8s bien encadr\u00e9e.&nbsp;\u00bb Rel\u00e8ve d&rsquo;une unit\u00e9 belge sur le rive ouest du canal de l&rsquo;Yser&nbsp;: \u00ab&nbsp; Dans ce pays plat, satur\u00e9 d&rsquo;eau, o\u00f9 les tranch\u00e9es, au lieu d&rsquo;\u00eatre creus\u00e9es dans la terre \u00e9taient \u00e9tablies en superstructure, point commode pour loger les compagnies de r\u00e9serve.&nbsp;\u00bb Mise au repos&nbsp;: \u00ab&nbsp;Le commandement soucieux d&rsquo;avoir des troupes d&rsquo;attaque en parfait \u00e9tat physique et moral, nous avait fait voir le champ de bataille, et nous mettait au vert jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;offensive.&nbsp;\u00bb (p 73) Le 201<sup>e<\/sup> attaque le 31 juillet mais son avance est stopp\u00e9e par la pluie. A son habitude, comme apr\u00e8s chaque offensive, Li\u00e9nart inhume les morts du r\u00e9giment. Au repos, il re\u00e7oit la croix de la L\u00e9gion d&rsquo;honneur des mains de P\u00e9tain&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il me f\u00e9licita d&rsquo;un mot, mais ce qui me fut plus sensible encore, ce furent les f\u00e9licitations vraiment cordiales et \u00e9mouvantes qui me vinrent de tous mes soldats et des officiers du 201<sup>e<\/sup>.\u00bb (p 76) Le r\u00e9giment est engag\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises dans le m\u00eame secteur, jusqu&rsquo;\u00e0 la fin octobre.<\/p>\n<p><em>Paris<\/em><\/p>\n<p>4 novembre&nbsp;: d\u00e9part en permission. Messe \u00e0 Montmartre (probablement au Sacr\u00e9-C\u0153ur). Visite \u00e0 la famille. Retraite spirituelle de 3 jours au s\u00e9minaire de Saint-Sulpice.<\/p>\n<p><em>Secteur d&rsquo;Oost-Cappel et changement d&rsquo;affectation<\/em><\/p>\n<p>Visite aux bataillons en secteur au nord d&rsquo;Ypres&nbsp;: \u00ab&nbsp;Heureusement, il y a un pr\u00eatre-soldat \u00e0 chaque bataillon (&#8230;) pour assurer le service religieux.&nbsp;\u00bb (p 80) 7 d\u00e9cembre&nbsp;: pr\u00e9paratif de d\u00e9part du 1<sup>er<\/sup> CA. Li\u00e9nart est convoqu\u00e9 par le m\u00e9decin-divisionnaire \u00ab&nbsp;qui m&rsquo;apprend qu&rsquo;une circulaire minist\u00e9rielle rappelle les aum\u00f4niers dans les groupes de brancardiers. Je suis pour ma part l&rsquo;un des deux aum\u00f4niers du groupe de brancardiers de la 1<sup>\u00e8re<\/sup> DI (GBD). Le pr\u00e9texte invoqu\u00e9 pour nous \u00e9loigner de nos r\u00e9giments, est que par suite du d\u00e9part des aum\u00f4niers dans les r\u00e9giments d&rsquo;infanterie, certains \u00e9l\u00e9ments de la division (artillerie, g\u00e9nie, cavalerie), se plaignent de ne jamais avoir d&rsquo;aum\u00f4niers. En r\u00e9alit\u00e9, ils ont les pr\u00eatres-soldats qui font tr\u00e8s bien l&rsquo;affaire, et on veut surtout, au nom des r\u00e8glements, nous \u00e9loigner de notre champ d&rsquo;apostolat. Heureusement nos chefs imm\u00e9diats sont plus compr\u00e9hensifs, et le m\u00e9decin-divisionnaire se contente de m&rsquo;affecter pour ordre au GBD, en me laissant toute libert\u00e9 de r\u00e9sider o\u00f9 je m&rsquo;estime \u00eatre le plus utile. En principe, je ne suis plus aum\u00f4nier du 201<sup>e<\/sup>, en fait je le reste.&nbsp;\u00bb (p 81) Long d\u00e9placement \u00e0 pied de la DI jusqu&rsquo;\u00e0 Crouy-sur-Ourcq.<\/p>\n<p><strong>Chapitre 9&nbsp;: 18 janvier &#8211; 9 mai 1918 Aum\u00f4nier du GBD d\u00e9tach\u00e9 au 201<sup>e<\/sup> &#8211; Secteur de Beaumarais &#8211; Bataille de Noyon &#8211; Secteur d&rsquo;Ourscamp<\/strong><\/p>\n<p><em>Chemin des Dames<\/em><\/p>\n<p>De retour dans ce secteur, au d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e 1918, Li\u00e9nart note \u00ab&nbsp;On n&rsquo;y apercevait pas encore les signes avant-coureurs de l&rsquo;orage.&nbsp;\u00bb (p 85) Il y poursuit l&rsquo;entretien des cimeti\u00e8res provisoires, constatant leur bon \u00e9tat ou les ravages caus\u00e9s par l&rsquo;artillerie (cimeti\u00e8re du Blanc-Sablon). Le secteur conquis en 1917 est toujours l&rsquo;objet d&rsquo;am\u00e9nagements d\u00e9fensifs&nbsp;: \u00ab&nbsp;Notre s\u00e9jour dans cette zone assez calme n&rsquo;est rendu p\u00e9nible que par l&rsquo;ex\u00e9cution d&rsquo;importants travaux de d\u00e9fense. Il s&rsquo;agit d&rsquo;\u00e9tablir des r\u00e9seaux de barbel\u00e9s puissants et des centres de r\u00e9sistance solide en vue de contenir l&rsquo;ennemi, s&rsquo;il s&rsquo;avisait d&rsquo;utiliser la plaine pour tourner notre position du Chemin des Dames et du plateau de Craonne, si ch\u00e8rement conquis.&nbsp;\u00bb (pp 85-86) Li\u00e9nart entreprend avec une \u00e9quipe de musiciens la r\u00e9fection du cimeti\u00e8re du Blanc-Sablon et poursuit la recherche des corps de soldats du 201<sup>e<\/sup> tomb\u00e9s en 1917 dans le Ravin sans Nom, abandonn\u00e9e quelques mois plus t\u00f4t du fait d&rsquo;un d\u00e9part pr\u00e9cipit\u00e9. Il constate que le travail d&rsquo;identification et d&rsquo;inhumation est rest\u00e9 en l&rsquo;\u00e9tat, soulignant ici combien le devenir des corps des soldats d\u00e9pend \u00e9troitement de l&rsquo;unit\u00e9 \u00e0 laquelle ils appartiennent.<\/p>\n<p><em>L&rsquo;Oise<\/em><\/p>\n<p>La 1<sup>\u00e8re<\/sup> DI est jet\u00e9e dans la br\u00e8che qu&rsquo;ont ouvert les Allemands entre l&rsquo;arm\u00e9e fran\u00e7aise et britannique le 21 mars. Le 201<sup>e<\/sup> r\u00e9siste dans le secteur de Crisolles, sans le soutien de l&rsquo;artillerie qui n&rsquo;a pu suivre. L&rsquo;unit\u00e9 se replie sur Noyon et est relev\u00e9e par le 57<sup>e<\/sup> RI qui se fixe sur le Mont Renaud. Le 201<sup>e<\/sup> occupe une position en retrait dans le secteur de la for\u00eat d&rsquo;Ourscamp.<\/p>\n<p><strong>Chapitre 10&nbsp;: 9 mai &#8211; 11 juillet 1918 Aum\u00f4nier du GBD d\u00e9tach\u00e9 au 201<sup>e<\/sup> &#8211; En r\u00e9serve \u00e0 Plassis-Bion &#8211; Bataille de l&rsquo;Aisne &#8211; For\u00eat de Villers-Cotter\u00eats<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong>Au retour d&rsquo;une permission, le 201<sup>e<\/sup> est envoy\u00e9 d\u00e8s le 28 mai pour soutenir une division qui tient le secteur entre Crouy et Chivres au nord de l&rsquo;Aisne (suite \u00e0 l&rsquo;enfoncement du Chemin des Dames par les Allemands le 27 mai). Utilisation d&rsquo;un bac pour passer au sud de l&rsquo;Aisne. Repli sur Soissons alors que les ponts sur l&rsquo;Aisne ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits. Nouveau repli sur Noyant. Li\u00e9nart rejoint la division \u00e0 Septmonts qui est finalement pris&nbsp;: repli sur Vierzy puis Villers-H\u00e9lon et la for\u00eat de Villers-Cotter\u00eats. \u00ab&nbsp;Le 201<sup>e<\/sup> est an\u00e9anti. A l&rsquo;appel qui se fit ce jour-l\u00e0 \u00e0 Mongobert, nous \u00e9tions en tout 170, et l&rsquo;on nous envoyait \u00e0 la division marocaine \u00e0 Vivi\u00e8res, d\u00e8s le soir, en attendant que l&rsquo;on d\u00e9cide si le r\u00e9giment serait dissous ou reconstitu\u00e9.&nbsp;\u00bb (p 94) Le 4 juin, la premi\u00e8re DI est reconstitu\u00e9e avec les restes de ses r\u00e9giments et des renforts \u00e0 venir. Participation du 201<sup>e<\/sup> \u00e0 des combats locaux face \u00e0 Longpont.<\/p>\n<p><strong>Chapitre 11&nbsp;: 12 juillet &#8211; 13 octobre 1918 Aum\u00f4nier du GBD d\u00e9tach\u00e9 au 201<sup>e<\/sup> &#8211; Br\u00e8ve rel\u00e8ve &#8211; Reprise de l&rsquo;offensive &#8211; Prise du Plessier-Huleu &#8211; Oise et Alsace<\/strong><\/p>\n<p>Mention d&rsquo;un combat au corps \u00e0 corps&nbsp; dans le secteur de Plessis-Huleu (pp 98-99). Obtention le 28 mai de 2 nouvelles citations, \u00e0 l&rsquo;ordre de l&rsquo;arm\u00e9e et du r\u00e9giment (p 99). Le 28 ao\u00fbt, le 201<sup>e<\/sup> est envoy\u00e9 en Alsace&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je n&rsquo;ai pass\u00e9 que trois jours \u00e0 St Amarin mais quelle impression profonde j&rsquo;en ai gard\u00e9e. Ici toute la population parle de fran\u00e7ais, et elle est rest\u00e9e fran\u00e7aise de c\u0153ur.&nbsp;\u00bb (p 100) Les succ\u00e8s remport\u00e9s par les arm\u00e9es alli\u00e9es renforcent \u00ab&nbsp;les sympathies de la population alsacienne pour la France.&nbsp;\u00bb (p 102) A Bitchwiller, le nom de la place et de certaines rues est modifi\u00e9 (place Jeanne d&rsquo;Arc et rues du pr\u00e9sident Wilson et du mar\u00e9chal Joffre, p 102).<\/p>\n<p><strong>Chapitre 12&nbsp;: 14 octobre &#8211; 11 novembre 1918 Aum\u00f4nier du GBD d\u00e9tach\u00e9 au 201<sup>e<\/sup> &#8211; Le d\u00e9nouement &#8211; Granville &#8211; Lille &#8211; Vers Metz &#8211; Armistice<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong>Difficult\u00e9 \u00e0 obtenir un laisser-passer pour Lille occup\u00e9e par l&rsquo;arm\u00e9e anglaise. Rencontre avec Thellier de Poncheville et obtention de permissions pour se rendre \u00e0 Hazebrouck afin de se \u00ab&nbsp;d\u00e9brouiller&nbsp;\u00bb pour entrer dans Lille. L&rsquo;auteur parvient \u00e0 se rendre chez son oncle. Surprise des lillois de voir un aum\u00f4nier fran\u00e7ais arborant ses d\u00e9corations. D\u00e9part pour les Vosges afin d&rsquo;y rejoindre le 201<sup>e <\/sup>qui doit \u00eatre engag\u00e9 vers Saint Avold. L&rsquo;auteur apprend la signature de l&rsquo;armistice \u00e0 Diarville&nbsp;: \u00ab&nbsp;A 11 heures, la joie \u00e9clate. Les cloches des \u00e9glises sonnent \u00e0 toute vol\u00e9e. C&rsquo;est fini. Notre bonheur est si grand que nous avons peine \u00e0 y croire, et que nous sommes oblig\u00e9s de r\u00e9fl\u00e9chir pour en prendre pleinement conscience.&nbsp;\u00bb (p 108)<\/p>\n<p><strong>Chapitre 13&nbsp;: 12 novembre &#8211; 12 mars 1919 Aum\u00f4nier du GBD d\u00e9tach\u00e9 au 201<sup>e<\/sup> &#8211; Accueil triomphale en Lorraine &#8211; Occupation de la t\u00eate de pont de Myence &#8211; Dissolution du r\u00e9giment &#8211; Cong\u00e9 de d\u00e9mobilisation<\/strong><\/p>\n<p><strong> <\/strong>A partir du 15 novembre, le 201<sup>e<\/sup> se d\u00e9place vers la Lorraine&nbsp;: \u00ab&nbsp;A pr\u00e9sent nous n&rsquo;entrerons plus en Lorraine en combattants mais en triomphateurs.&nbsp;\u00bb (p 111) \u00ab&nbsp;Tous les villages sont pavois\u00e9s. Les habitants nous font un accueil enthousiaste. Tout le monde parle ici fran\u00e7ais, et nous sentons bien que la Lorraine est vraiment un lambeau de France qui nous a \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9.&nbsp;\u00bb (p 112) Manifestations de joie dans les villages travers\u00e9s. \u00ab&nbsp;Parmi les spectateurs de notre d\u00e9fil\u00e9, nous aper\u00e7\u00fbmes des soldats allemands en uniforme avec armes et bagages. Ils portaient la cocarde rouge, signe que la r\u00e9volution qui avait \u00e9clat\u00e9 dans l&rsquo;arm\u00e9e vaincue. C&rsquo;\u00e9taient des Lorrains qui s&rsquo;\u00e9taient eux-m\u00eames d\u00e9mobilis\u00e9s et qui \u00e9taient en train de regagner leur foyer.&nbsp;\u00bb (p 112)<\/p>\n<p>1<sup>er<\/sup> d\u00e9cembre, mise en route pour la r\u00e9gion de Mayence. D\u00e9couverte des villes et villages intacts&nbsp;: \u00ab&nbsp;Les enfants pullulent litt\u00e9ralement, ce qui n&rsquo;est pas sans faire r\u00e9fl\u00e9chir nos soldats sur l&rsquo;avenir&#8230;&nbsp;Ils se pressent en foule sur notre passage et les hommes et femmes aussi, avec une curiosit\u00e9 qui nous \u00e9tonne, et qui nous semble un manque complet de dignit\u00e9. \u00bb (p 114) L&rsquo;auteur loge chez l&rsquo;habitant&nbsp;: \u00ab&nbsp;L&rsquo;accueil est bon, mais visiblement les gens ont peur de nous. Et cela vaut mieux, car d\u00e8s qu&rsquo;ils ne nous craignent plus, ils deviennent aussit\u00f4t trop familiers. Force nous est de demeurer sur la r\u00e9serve et un peu distants sous peine d&rsquo;\u00eatre trait\u00e9s presque en camarades.&nbsp;\u00bb (p 114) L&rsquo;auteur est log\u00e9 chez un cur\u00e9 qui fut aum\u00f4nier militaire durant l&rsquo;occupation de Lille. \u00ab&nbsp;Je lui dis que je suis de Lille, il baisse la t\u00eate et se tait. Il \u00e9tait chez moi, et voici que je suis chez lui.&nbsp;\u00bb (p 114) Fin d\u00e9cembre, l&rsquo;auteur est atteint par la grippe espagnole. Participation \u00e0 la r\u00e9daction de l&rsquo;historique du 201<sup>e<\/sup> : \u00ab&nbsp;Je me h\u00e2te tant que je puis, d&rsquo;achever l&rsquo;historique du 201<sup>e<\/sup> avant que nous soyons dispers\u00e9s.&nbsp;\u00bb (p 117). Le 13 f\u00e9vrier 1919, le r\u00e9giment est dissous. Evocation de la c\u00e9r\u00e9monie. Parti en permission, Li\u00e9nart apprend sa future d\u00e9mobilisation qui sera effective le 12 mars.<\/p>\n<p><strong>4. Autres informations<\/strong><\/p>\n<p>T\u00e9moignages&nbsp;:<\/p>\n<p>Grandmaison (de) L\u00e9once, <em>Impressions de guerre de pr\u00eatres soldats, <\/em>Plon, 1917, 406 p.<\/p>\n<p>Etudes&nbsp;:<\/p>\n<p>Boniface Xavier, <em>L&rsquo;aum\u00f4nerie militaire fran\u00e7aise 1914-1962, <\/em>Le Cerf, 2001, 596 p.<\/p>\n<p>Chaline Nadine-Josette, \u00ab&nbsp;Les aum\u00f4niers catholiques dans l&rsquo;arm\u00e9e fran\u00e7aise&nbsp;\u00bb in Marie-Josette Chaline (dir.), <em>Chr\u00e9tiens dans la premi\u00e8re guerre mondiale, <\/em>Cerf, 1993, pp 95-120<\/p>\n<p>Cru Jean-Norton, <em>T\u00e9moins. Essai d&rsquo;analyse et de critique des souvenirs de combattants \u00e9dit\u00e9s en fran\u00e7ais de 1915 \u00e0 1928, <\/em>Les Etincelles, 1929, 729 p. (notices consacr\u00e9es \u00e0 Bessi\u00e8res, Dubrulle, Leli\u00e8vre, Lissorgues, Payen, Thellier de Poncheville)<\/p>\n<p>Masson&nbsp; Catherine, <em>Le cardinal Li\u00e9nart, \u00e9v\u00eaque de Lille, 1928-1968<\/em>, Le Cerf, 2001, 769 p.<\/p>\n<p>J.F. Jagielski, juillet 2009<\/p>\n<p><em> <\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin N\u00e9 le 7 f\u00e9vrier 1884. Issu d&rsquo;une famille bourgeoise lilloise. Entre \u00e0 17 ans au s\u00e9minaire d&rsquo;Issy-Les-Moulineaux. Fait son service militaire en 1903-1904 au 43e RI en devan\u00e7ant l&rsquo;appel. B\u00e9n\u00e9ficie de la loi militaire de 1889 qui ne pr\u00e9voit qu&rsquo;un an d&rsquo;obligation militaire pour les s\u00e9minaristes. Simple soldat car cette loi ne &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2009\/07\/23\/lienart-achille-1884-1973\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Li\u00e9nart, Achille (1884-1973)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[103,172,849,41,13,3],"tags":[561,284,736,310,253],"class_list":["post-229","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-103","category-201e-ri","category-208e-ri","category-articles","category-medecin-service-de-sante","category-carnet","tag-anglais","tag-armistice","tag-attaques","tag-morts","tag-religion"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/229","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=229"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/229\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3824,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/229\/revisions\/3824"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=229"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=229"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=229"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}