{"id":2845,"date":"2016-06-20T19:50:56","date_gmt":"2016-06-20T18:50:56","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=2845"},"modified":"2017-01-09T20:24:32","modified_gmt":"2017-01-09T19:24:32","slug":"hervouet-auguste-1884-1952","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2016\/06\/20\/hervouet-auguste-1884-1952\/","title":{"rendered":"Hervouet, Auguste (1884-1952)"},"content":{"rendered":"<p>1. le t\u00e9moin<br \/>\nAuguste Hervouet est un cultivateur vend\u00e9en de la classe 1904. Mobilis\u00e9 au d\u00e9p\u00f4t de la Rochelle, il int\u00e8gre ensuite le 323e R\u00e9giment d\u2019infanterie. Il s\u00e9journe devant Nancy, au saillant de Saint-Mihiel, puis reste en Lorraine en 1915. A Verdun de f\u00e9vrier \u00e0 septembre 1916, puis en Lorraine, au Chemin des Dames (juillet 1917), il revient \u00e0 Verdun en 1918. Il fait la guerre de mouvement (Marne-Aisne 1918) et est l\u00e9g\u00e8rement gaz\u00e9 en ao\u00fbt; convalescent, il r\u00e9int\u00e8gre son unit\u00e9 en octobre 1918 en Alsace. Nomm\u00e9 sergent en mai 1916, il est promu adjudant le 11 novembre 1918. Il sert au 323e de septembre 1914 \u00e0 juin 1916 (unit\u00e9 dissoute) et puis au 206e RI de 1916 \u00e0 la fin de la guerre.<br \/>\n2. le t\u00e9moignage<br \/>\nSes petits-enfants ont cr\u00e9\u00e9 l\u2019A.D.E.P.A.H. (association des descendants du poilu Auguste Hervouet) et ont publi\u00e9 en 2010 <em>Harcel\u00e9s par une pluie de fer et de feu\u2026<\/em> (181 pages, isbn 978-2-7466-2157-2). Il s\u2019agit de la retranscription fid\u00e8le du r\u00e9cit \u00e9crit en 1919. Les derniers mots des cahiers donnent le contexte de r\u00e9daction : \u00ab Je revenais de permission le 5 f\u00e9vrier (1919) retrouvant les camarades o\u00f9 je les avais laiss\u00e9s. A ce moment, l&rsquo;id\u00e9e me vint d&rsquo;\u00e9crire ces pr\u00e9sentes m\u00e9moires (&#8230;) Je m&#8217;empresse de dire, j&rsquo;ai oubli\u00e9 beaucoup de passages int\u00e9ressants et j&rsquo;ai surtout abr\u00e9g\u00e9 les d\u00e9tails, craignant que je n&rsquo;aurais pas le temps de terminer mon long r\u00e9cit, ce que j&rsquo;arrivais cependant \u00e0 faire 2 jours avant mon d\u00e9part pour la Roche-sur-Yon (d\u00e9mobilisation). \u00bb Il s\u2019appuie pour la r\u00e9daction sur des notes prises pendant tout le conflit. Le titre primitif \u00e9tait \u00ab M\u00e9moires d\u2019un poilu \u00bb, mais la famille a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 renommer le r\u00e9cit par un extrait du texte \u00ab\u00a0si t\u00f4t que nous apercevions l&rsquo;Est s&#8217;embraser de lueurs, il ne fallait pas h\u00e9siter \u00e0 se jeter \u00e0 plat ventre. La mitraille arrivait aussit\u00f4t avec des miaulements endiabl\u00e9s, des sifflements lugubres. (&#8230;) Au retour, nous f\u00fbmes harcel\u00e9s par cette pluie de fer et de feu&#8230;\u00a0\u00bb p. 75. \u00bb.<br \/>\n3. analyse<br \/>\nLa totalit\u00e9 du t\u00e9moignage a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9e en trois semaines en f\u00e9vrier 1919, ce qui lui donne son int\u00e9r\u00eat documentaire; les souvenirs sont encore frais et le r\u00e9cit est d&rsquo;un bloc, c&rsquo;est \u00ab\u00a0une carri\u00e8re de poilu\u00a0\u00bb synth\u00e9tis\u00e9e par une \u00e9criture efficace. Il y a parfois un certain flou : \u00ab\u00a0Je ne me souviens plus combien de jours nous rest\u00e2mes \u00e0 Amance\u00a0\u00bb (septembre 1914, p. 21) et  les faits sont consign\u00e9s par quelqu&rsquo;un qui conna\u00eet la totalit\u00e9 du conflit \u00ab\u00a0Je me souviens que le commandant nous poussant une harangue, un jour (octobre 1914), nous dit au cours de son discours: \u00ab\u00a0La guerre n&rsquo;est pas finie Messieurs! Elle n&rsquo;est que commenc\u00e9e!!\u00a0\u00bb ceci nous faisait murmurer tout bas: \u00ab\u00a0vieux fou va!\u00a0\u00bb Pourtant il avait bien raison, mais qui aurait cru \u00e0 ce moment-l\u00e0 que 4 ans plus tard nous y serions encore! Heureusement nous n&rsquo;en savions rien.\u00a0\u00bb p. 22. Mais se tenant \u00e0 une trame chronologique, le r\u00e9cit \u00e9vite le d\u00e9terminisme et c&rsquo;est paradoxalement ce c\u00f4t\u00e9 ramass\u00e9 qui donne son caract\u00e8re vivant et son int\u00e9r\u00eat aux carnets. Il n&rsquo;y a pas dans le texte de mention de politique, de religion ou de jugement sur les Allemands (except\u00e9 du type \u00ab\u00a0j&rsquo;avais appris \u00e0 me m\u00e9fier de ces oiseaux-l\u00e0\u00a0\u00bb). Peu de choses sur la vie priv\u00e9e, mais la camaraderie est pr\u00e9sente, cit\u00e9e en g\u00e9n\u00e9ral pour d\u00e9plorer la perte de compagnons charentais des d\u00e9buts.<br \/>\nA. Hervouet fait toute la guerre au front, avec un d\u00e9part en septembre 1914, sept permissions et deux mois d&rsquo;\u00e9vacuation en 1918. Le r\u00e9cit \u00e9voque un certain nombre de secteurs calmes, en Lorraine par exemple sur la Seille (avril 1915 jusqu&rsquo;\u00e0 f\u00e9vrier 1916).  \u00ab\u00a0Parfois nous tirions sur eux, mais comme toujours il y avait la riposte, il \u00e9tait plus prudent de rester tranquille\u00a0\u00bb p.40; pour les patrouilles de nuit, il faut prendre une barque pour traverser la rivi\u00e8re et emporter une \u00e9chelle pour passer des ruisseaux. Le combattant a une conscience pr\u00e9cise de son sort (1915): \u00ab\u00a0octobre vint et se passa sans apporter beaucoup de changements, toujours des avant-postes, repos ou r\u00e9serve avec des patrouilles souvent tr\u00e8s dangereuses et tr\u00e8s d\u00e9sagr\u00e9ables. Il ne fallait encore pas trop nous plaindre, combien nous \u00e9tions plus heureux que les pauvres camarades occupant des secteurs o\u00f9 les attaques se succ\u00e9daient. Nous le voyions chaque jour sur les journaux, et avions plut\u00f4t bien de la veine d&rsquo;occuper un secteur aussi calme.\u00a0\u00bb p. 45<br \/>\nIl y a aussi des secteurs dont l&rsquo;animation reste inqui\u00e9tante, comme au Chemin des Dames en juillet 1917: c&rsquo;est une suite \u00e9prouvante de petites actions allemandes de rectification \u00ab\u00a0J&rsquo;avais perdu beaucoup de camarades pendant ce s\u00e9jour au chemin des Dames et j&rsquo;ai conserv\u00e9 de Cerny un p\u00e9nible souvenir.\u00a0\u00bb p. 128. Un secteur de Verdun peut \u00eatre \u00e9tonnamment calme (Bezonveaux) dans la neige en janvier 1918 \u00ab\u00a0mon coll\u00e8gue me dit de ne pas me trouver surpris le lendemain matin, de voir les boches sur le terrain et nous regarder, sans m\u00eame essayer de se dissimuler le moins du monde. Ils nous causeraient m\u00eame en bon fran\u00e7ais, mais la consigne \u00e9tait de ne pas leur tenir conversation.(&#8230;) Puis l&rsquo;un d&rsquo;eux nous cria en bon fran\u00e7ais \u00ab\u00a0Bonjour Messieurs!\u00a0\u00bb, ce bonjour resta sans r\u00e9ponse bien qu&rsquo;il ait enlev\u00e9 sa petite calotte ronde \u00e0 bords rouges, comme ils en avaient tous. Comme il nous voyait nous baisser pour entrer dans notre triste abri, il ajouta \u00ab\u00a0pas se terrer! guerre finich!\u00a0\u00bb&#8230;. Un de mes poilus lui cria \u00ab\u00a0Ta gueule!\u00a0\u00bb en lui montrant son fusil et ce fut tout&#8230; nous nous content\u00e2mes ensuite de nous regarder, en chiens de fa\u00efence, sans rien lui dire.\u00a0\u00bb p.138 . Au contraire, une attaque locale allemande, \u00e0 l\u2019\u00e9chelon restreint de la compagnie (Avocourt \u2013 Verdun en mai 1918) peut-\u00eatre extr\u00eamement meurtri\u00e8re (bombardement brutal, 88 mm et torpilles) \u00ab\u00a0les boches avaient d\u00e9guerpi. J&rsquo;allai voir l&rsquo;autre demi-section, je trouvai le lieutenant \u00e0 mi- chemin, les larmes aux yeux, me disant qu&rsquo;il avait cinq tu\u00e9s \u00e0 sa demi-section (&#8230;) avec les trois de chez moi, \u00e7a faisait huit tu\u00e9s \u00e0 la section et cinq tr\u00e8s gri\u00e8vement bless\u00e9s. D\u00e8s le lendemain les cinq succombaient, ce qui fit 13 morts dans la section de 29 hommes et grad\u00e9s que nous \u00e9tions\u00a0\u00bb p. 149.<br \/>\nVerdun<br \/>\nA. Hervouet passe par plusieurs secteurs de Verdun (Avocourt, Damloup, Eix, Moulainville, Tavanne, Fleury) ; il \u00e9voque le bombardement constant qui frappe en ligne, en corv\u00e9e ou \u00e0 la rel\u00e8ve. On voit surtout un combat d\u2019artillerie, il y a peu de description de combats d\u2019infanterie ; par exemple, soumis \u00e0 un bombardement constant de  quatre jours devant Damloup en avril 1916,  il se terre : \u00ab\u00a0dans ce trou je crois j&rsquo;ai pass\u00e9 les heures les plus angoissantes de ma vie.\u00a0\u00bb p. 66. L&rsquo;alcool est important \u00e0 Verdun \u00ab\u00a0Ce qui ne manquait heureusement pas, c&rsquo;\u00e9tait la gn\u00f4le. Jamais de ma vie, je n&rsquo;avais autant bu de ce poison, il nous br\u00fblait les intestins, mais \u00e7a nous r\u00e9chauffait un peu et nous remontait le moral quelques instants. S&rsquo;il baissait trop, nous en buvions un autre coup&#8230;\u00a0\u00bb p. 103. Verdun repr\u00e9sente l\u2019engagement le plus intensif et le plus durable pour l\u2019auteur qui y devient sergent : \u00ab\u00a0Nous \u00e9tions au 23 septembre et dans le secteur de Verdun depuis le 28 f\u00e9vrier, cela faisait donc pr\u00e8s de sept mois que la division \u00e9tait dans le secteur. S\u00fbrement, notre 68e DI tenait, \u00e0 ce moment-l\u00e0, le record de longue dur\u00e9e dans ce secteur de Verdun o\u00f9 tant de divisions avaient fondu comme beurre au soleil. Mais c&rsquo;\u00e9tait bien gr\u00e2ce \u00e0 nos fr\u00e9quents renforts que nous avons pu tenir aussi longtemps, car bien peu des hommes ont fait les sept mois sans aucun mal. J&rsquo;eus la chance (si toutefois c&rsquo;en \u00e9tait encore une) d&rsquo;\u00eatre de ce nombre.\u00a0\u00bb p. 107.<br \/>\nLa bonne blessure<br \/>\nLa bonne blessure est souhait\u00e9e par Hervouet, mais est-elle toujours bonne ? (avril 1915) \u00ab\u00a0Mon excellent ami Pierre Pavageau fut atteint d&rsquo;une balle arriv\u00e9e par un cr\u00e9neau, elle lui traversa la main. (&#8230;) j&rsquo;enviai son sort, car tous s&rsquo;entendaient dire : c&rsquo;\u00e9tait la bonne blessure et il avait bien de la chance! Pourtant j&rsquo;appris plus tard, il \u00e9tait bel et bien estropi\u00e9 pour toujours.\u00a0\u00bb p. 38. La perspective reste attirante en 1916, alors qu\u2019il est sergent: \u00ab\u00a0Mon ami Grolleau, arrivant de permission le matin, fut bless\u00e9, d\u00e8s la nuit suivante. Sa blessure ne fut pas tr\u00e8s grave, assez pour \u00eatre \u00e9vacu\u00e9 et s&rsquo;arracher en vitesse, une grande faveur (que je n&rsquo;ai pu obtenir) p. 95. Hospitalis\u00e9 en ao\u00fbt 1918, il est amer : \u00ab\u00a0je commen\u00e7ais \u00e0 go\u00fbter au bonheur \u00e9prouv\u00e9 quand on est bien soign\u00e9 et que l&rsquo;on ne souffre pas beaucoup. Je me disais souvent: ceux qui avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9vacu\u00e9s, \u00e0 plusieurs reprises pendant la guerre, sans avoir eu de graves blessures, avaient eu bien plus de chance que moi, toujours rest\u00e9 \u00e0 souffrir dans les tranch\u00e9es!\u00a0\u00bb p. 172<br \/>\nComment annoncer le  d\u00e9c\u00e8s d\u2019un camarade ? (septembre 1916)<br \/>\n\u00ab\u00a0Ce fut pour moi un coup bien p\u00e9nible, le pauvre Girard \u00e9tait le seul \u00e0 la compagnie que je connus avant la guerre. (&#8230;) mon devoir \u00e9tait de pr\u00e9venir sa famille. Ce serait un rude coup pour sa pauvre m\u00e8re. Il ne fallait pas lui dire, de suite, toute l&rsquo;\u00e9tendue de sa perte ceci aurait pu \u00eatre pour elle un coup mortel. Elle avait d\u00e9j\u00e0 eu \u00e0 d\u00e9plorer la perte d&rsquo;un autre fils, mort \u00e0 la guerre! Avec tous les m\u00e9nagements possibles, je lui faisais savoir, d\u00e8s le soir, par une lettre que son fils, mon excellent ami Ferdinand, avait \u00e9t\u00e9 bless\u00e9. Je ne connaissais pas encore la gravit\u00e9 de la blessure, je lui ferais savoir d\u00e8s que je saurais moi-m\u00eame. Le surlendemain, je faisais savoir \u00e0 sa famille ce qui s&rsquo;\u00e9tait pass\u00e9, \u00e7a me peinait beaucoup&#8230;\u00a0\u00bb p.104<br \/>\nLe r\u00e9cit reproduit aussi quelques \u00e9l\u00e9ments anecdotiques ; la d\u00e9couverte d\u2019un tr\u00e9sor est assez pittoresque et finalement rare dans un contexte o\u00f9 travaillaient des millions de taupes humaines : (novembre 1915 sur la Seille, devant Nancy) \u00ab\u00a0c&rsquo;est en creusant un de ces derniers (abris), destin\u00e9 \u00e0 faire blockhaus qu&rsquo;un homme de mon escouade d\u00e9couvrit \u00e0 0 m 70 du niveau du sol, un tr\u00e9sor contenant une valeur en pi\u00e8ces d&rsquo;or et d&rsquo;argent assez importante. Ces pi\u00e8ces qui dataient du 12\u00e8me et du 13\u00e8me si\u00e8cle \u00e9taient \u00e0 l&rsquo;effigie des ducs de Lorraine et des rois de France. J&rsquo;en eu trois pour ma part, je me promis de les conserver. Le trouveur eut 700 francs et les 7 ou 8 autres qui l&rsquo;accompagnaient une somme \u00e9gale \u00e0 partager entre eux. Le reste appartenant \u00e0 l&rsquo;Etat.\u00a0\u00bb p. 46. L\u2019auteur \u00e9voque aussi l\u2019arriv\u00e9e de soldats d\u2019outre-mer: \u00ab A cette \u00e9poque -l\u00e0, il nous arriva en renfort des n\u00e8gres, des Martiniquais. Ils n&rsquo;\u00e9taient pas trop mauvais gars, mais fain\u00e9ants comme des couleuvres, et surtout avaient une peur terrible des \u00ab\u00a0obis\u00a0\u00bb comme ils disaient, au lieu des obus, jamais il ne leur a \u00e9t\u00e9 possible de prononcer le \u00ab\u00a0u\u00a0\u00bb! Nous en avions 7 \u00e0 la section. Ils \u00e9taient m\u00e9lang\u00e9s avec les anciens de la compagnie, cependant ils parlaient tous fran\u00e7ais.\u00a0\u00bb p. 94. Le sergent, gaz\u00e9, est \u00e9vacu\u00e9 avec une c\u00e9cit\u00e9 temporaire en ao\u00fbt 1918 (combats de l\u2019Aisne \u00e0 Oulchy le Ch\u00e2teau) : \u00ab\u00a0les 3\/4 de ceux prenant le train \u00e9taient aveugles, et il fallait les conduire! J&rsquo;\u00e9tais du nombre. Nous nous tenions par nos vestes. Un guide nous conduisait ainsi par 7 ou 8&#8230;une fois dans le train on n&rsquo;entendait que des g\u00e9missements de toutes parts. Ce fut un triste voyage.\u00a0\u00bb p. 171.<br \/>\nAu total une vision int\u00e9ressante en 1919 de l\u2019exp\u00e9rience combattante, avec l\u2019impression d\u2019une guerre loyalement faite (il finit adjudant) mais toujours d\u2019une guerre subie, men\u00e9e sans enthousiasme : ce m\u00eame t\u00e9moignage r\u00e9dig\u00e9 dans les ann\u00e9es 30 ou 50 aurait-il eu la m\u00eame tonalit\u00e9 ?<br \/>\nVincent Suard, juin 2016<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. le t\u00e9moin Auguste Hervouet est un cultivateur vend\u00e9en de la classe 1904. Mobilis\u00e9 au d\u00e9p\u00f4t de la Rochelle, il int\u00e8gre ensuite le 323e R\u00e9giment d\u2019infanterie. Il s\u00e9journe devant Nancy, au saillant de Saint-Mihiel, puis reste en Lorraine en 1915. 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