{"id":303,"date":"2010-11-24T10:57:37","date_gmt":"2010-11-24T09:57:37","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=303"},"modified":"2021-09-12T19:26:24","modified_gmt":"2021-09-12T18:26:24","slug":"henry-destre-henri-xavier-dufestre-1873","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2010\/11\/24\/henry-destre-henri-xavier-dufestre-1873\/","title":{"rendered":"Dufestre, Henri (dit d&rsquo;Estre) (1873- ?)"},"content":{"rendered":"<p><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n<p>Henry d&rsquo;Estre, de son vrai nom Henri-Xavier Dufestre, est n\u00e9 en 1873. On le sait bas\u00e9 en Alg\u00e9rie avant la premi\u00e8re guerre mondiale ; il est effectivement officier d&rsquo;\u00e9tat-major dans la 45<sup>e<\/sup> division d&rsquo;Afrique. En plus de son t\u00e9moignage en tant qu&rsquo;officier et d&rsquo;un essai sur la bataille de Verdun, <em>L&rsquo;\u00e9nigme de Verdun &#8211; Essai sur les causes et la gen\u00e8se de la bataille, <\/em>parus la m\u00eame ann\u00e9e, il est sp\u00e9cialiste du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Il a notamment publi\u00e9 <em>Bourmont. La Chouannerie. Les Cent jours. La Conqu\u00eate d&rsquo;Alger 1773-1846 <\/em>en 1934 ou encore trois volumes sur le r\u00e8gne de Napol\u00e9on : <em>Bonaparte, les ann\u00e9es obscures 1769-1795, <\/em>en 1942, <em>Bonaparte, les ann\u00e9es \u00e9blouissantes. Italie. 1796-1797, <\/em>en 1944, et <em>Bonaparte, le mirage oriental, \u00c9gypte : 1798-1799,<\/em> en 1946. Il s&rsquo;est de plus int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 l&rsquo;histoire du territoire alg\u00e9rien. Ainsi para\u00eet en 1930 <em>Les conqu\u00e9rants de L&rsquo;Alg\u00e9rie 1830-1857. <\/em>Enfin, deux romans sont parus sous son nom : <em>Temps Du Panache<\/em>, en 1904 et <em>Le bol magique<\/em>, en 1934.<\/p>\n<p><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n<p><em>D&rsquo;Oran \u00e0 Arras, Impressions de Guerre d&rsquo;un Officier d&rsquo;Afrique<\/em>, Henry d&rsquo;Estre, \u00e9ditions Plon (353 pages), publi\u00e9 en deux \u00e9ditions successives. Une premi\u00e8re, publi\u00e9e en 1916, est compl\u00e9t\u00e9e par une seconde en 1921 apportant quelques pr\u00e9cisions concernant les lieux et personnages masqu\u00e9s dans l\u2019\u00e9dition originale. R\u00e9tablis dans des notes \u00e0 la fin de l&rsquo;ouvrage, il est par ailleurs agr\u00e9ment\u00e9 d\u2019une notice, d\u2019un glossaire des abr\u00e9viations et d\u2019une liste alphab\u00e9tique des noms propres. Elle est de plus divis\u00e9e par p\u00e9riodes du \u00ab <em>branle-bas en Alg\u00e9rie<\/em> \u00bb jusqu&rsquo;\u00e0 \u00ab <em>Devant le labyrinthe<\/em> \u00bb. Ce carnet de route a \u00e9t\u00e9 couronn\u00e9 par le prix Davaine de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>L&rsquo;auteur nous pr\u00e9sente avec cet ouvrage \u00e9crit apr\u00e8s la guerre ses impressions de campagne durant la p\u00e9riode du 24 juillet 1914 au 18 f\u00e9vrier 1915.<\/p>\n<p>Ainsi, nous le suivons, pas \u00e0 pas, dans ce conflit qui le surprend en permission estivale dont il comptait bien profiter dans les Alpes, en France qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas revue depuis longtemps, \u00e9tant bas\u00e9 en Alg\u00e9rie. Mais le 28 juillet au matin arrive l&rsquo;ordre de regagner l&rsquo;Alg\u00e9rie au plus vite par le premier bateau. Il participe d\u00e8s lors \u00e0 la mobilisation, \u00e0 la lev\u00e9e des troupes et \u00e0 l\u2019embarquement en compagnie de sa 45<sup>e<\/sup> division d&rsquo;Afrique, tout juste constitu\u00e9e. C&rsquo;est donc durant le mois d&rsquo;ao\u00fbt que la troupe accoste en France et traverse le pays pour rejoindre la zone du front o\u00f9 elle est int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 la 6<sup>e<\/sup> arm\u00e9e (Maunoury) qui tient le secteur de Charny pr\u00e8s de Meaux \u00e0 partir du 6 septembre 1914.<\/p>\n<p>Le capitaine d&rsquo;Estre est agent de liaison. Sa mission est de parcourir les lignes et les secteurs \u00e0 la recherche du renseignement. Ainsi, relativement pr\u00e9serv\u00e9, il peut d\u00e9crire les combats de ses postes d&rsquo;observation mais aussi d\u00e9peindre ceux qui y prennent part et les lieux dans lesquels il \u00e9volue. A partir du 10 septembre, la marche en avant survient faisant suite aux combats victorieux de la Marne. Cette \u00ab\u00a0<em>course \u00e0 la mer<\/em>\u00a0\u00bb de quatre jours va se terminer sous Soissons o\u00f9 la division va cantonner jusqu&rsquo;au 3 octobre, date \u00e0 laquelle elle va rejoindre Arras apr\u00e8s un court passage dans la for\u00eat de Compi\u00e8gne. Le 2 d\u00e9cembre 1914, le G\u00e9n\u00e9ral Quiquandon prend le commandement de la 45<sup>\u00e8me<\/sup> Division d&rsquo;Afrique qui va se battre au Labyrinthe dans le secteur infernal de Neuville-Saint-Vaast o\u00f9 l&rsquo;auteur sera toujours, \u00e0 la fin de l&rsquo;ouvrage, le 18 f\u00e9vrier 1915.<\/p>\n<p><strong>3. R\u00e9sum\u00e9 et analyse<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;auteur nous donne \u00e0 lire avec cet ouvrage tr\u00e8s personnel un carnet de route qui trouve son int\u00e9r\u00eat dans la vision de l\u2019int\u00e9rieur d&rsquo;un bataillon d&rsquo;Afrique, moins \u00e9voqu\u00e9 que les unit\u00e9s m\u00e9tropolitaines. Pass\u00e9s les \u00e9clairages sur l\u2019uniformologie, \u00ab <em>ils portent la culotte demi bouffante et les bandes molleti\u00e8res. [\u2026] La vareuse genre alpin et la ch\u00e9chia semi-rigide avec couvre-nuque tombant sur les \u00e9paules, compl\u00e8tent cette tenue<\/em> \u00bb (page 23), son \u00ab\u00a0<em>efficacit\u00e9<\/em> \u00bb, \u00ab\u00a0[ils sont] <em>autant de bouquets de coquelicots et de bluets, ais\u00e9s \u00e0 rep\u00e9rer<\/em> \u00bb (page 162) et son \u00e9volution quand, en septembre 1915, la plupart a ainsi quitt\u00e9 le jupons rouge et la ch\u00e9chia garance pour des v\u00eatements kakis plus appropri\u00e9s, Henry d\u2019Estre d\u00e9crit la sp\u00e9cificit\u00e9 des troupes d\u2019Afrique\u00a0; zouaves, goumiers ou encore de tabors. Un goumier, \u00e9tant, comme il le pr\u00e9cise dans les premi\u00e8res pages de son carnet, un cavalier volontaire s&rsquo;habillant \u00e0 ses frais et n&rsquo;obtenant de l&rsquo;Etat que la solde et l&rsquo;armement. Ce statut est propre aux colonies et a surtout concern\u00e9 le Maroc. \u00ab\u00a0<em>Tabor<\/em> \u00bb d\u00e9signe un r\u00e9giment de goumiers. Il nous est \u00e9galement donn\u00e9 d&rsquo;autres renseignements pratiques concernant l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;Afrique, tel celui du salaire d&rsquo;un soldat marocain, de dix sous, ou le symbole pr\u00e9sent sur le fanion marocain, la main de Fatima. Enfin, il laisse dans une notice \u00e0 la fin de l&rsquo;ouvrage, la composition de sa 45<sup>e<\/sup> division d&rsquo;Afrique.<\/p>\n<p>D\u2019Estre d\u00e9crit la mobilisation comme un moment de grande effervescence monopolisant la plupart des transports et laissant la population ind\u00e9cise. Au front, il c\u00e8de \u00e0 l\u2019espionnite ambiante et \u00a0rapporte l&rsquo;\u00e9pisode d&rsquo;un espion, ex\u00e9cut\u00e9 pour avoir utilis\u00e9 la croix de Gen\u00e8ve pour r\u00e9v\u00e9ler \u00e0 ses compatriotes allemands des positions d&rsquo;armes ou l\u2019emplacement des r\u00e9serves (le 8 septembre 1914, page 108). Ce qui am\u00e8ne par ailleurs un ph\u00e9nom\u00e8ne \u00ab\u00a0<em>d&rsquo;espionnomanie<\/em> \u00bb parmi les soldats, comme l&rsquo;observe d&rsquo;apr\u00e8s certains faits l&rsquo;officier Dufestre (page 164). Le 17 septembre 1914, un autre \u00e9v\u00e9nement remarquable est mentionn\u00e9\u00a0quand les Allemands utilisent des mannequins comme trompe-l&rsquo;\u0153il en premi\u00e8re ligne ou se d\u00e9guisent eux-m\u00eames en zouaves. Il d\u00e9crit aussi \u00e0 deux reprises des retraites allemandes, en septembre 1914 sur la grande route Meaux-Villers-Cotterets (page 140) puis entre Paris et Chaudun deux jours plus tard (page 154). Les Allemands ont abandonn\u00e9 leurs bicyclettes, tu\u00e9 ou laiss\u00e9 leurs chevaux, incendi\u00e9 leurs voitures. Suite \u00e0 ces d\u00e9parts pr\u00e9cipit\u00e9s, d&rsquo;Estre rel\u00e8ve l&rsquo;utilisation par les Allemands de caf\u00e9ine pour stimuler leurs troupes. Il assiste \u00e9galement aux fuites des paysans et rep\u00e8re qu&rsquo;ils ont enfil\u00e9 leurs plus beaux v\u00eatements pour les pr\u00e9server. Enfin, le 18 d\u00e9cembre, l&rsquo;officier d\u00e9couvre un \u00e9criteau original : \u00ab\u00a0<em>E&#8230;-les-Eaux Station thermale pour maladies nerveuses. <\/em>[\u2026]<em> Cuisine soign\u00e9e : sp\u00e9cialit\u00e9 de pruneaux et de petites marmites. On sert \u00e0 domicile. Ruines \u00e0 l&rsquo;instar de Pomp\u00e9i.<\/em> \u00bb (page 304).<\/p>\n<p>Sur le plan militaire, il \u00e9tablit un commentaire comparatif sur les man\u0153uvres d&rsquo;artillerie : \u00ab <em>les canons de nos ennemis sont peu susceptibles de d\u00e9placer leur tir lat\u00e9ralement, ce que les n\u00f4tres font si facilement avec leur terrible fauchage<\/em> \u00bb. En outre, il \u00e9voque \u00e0 plusieurs reprises \u00ab\u00a0<em>la balle dum-dum<\/em> \u00bb qu\u2019il atteste utilis\u00e9e par l&rsquo;ennemi le 8 septembre par un ing\u00e9nieux syst\u00e8me, adaptant au fusil Mauser un appareil sp\u00e9cial destin\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0<em>retourner les balles<\/em> \u00bb. L&rsquo;auteur remarque \u00e9galement que ces balles retourn\u00e9es produisent un son sp\u00e9cifique (page 316). Page 333, il note l&rsquo;absence de plaintes des bless\u00e9s et en explique ensuite l&rsquo;origine. En effet, \u00ab\u00a0<em>les armes actuelles frappent avec une si excessive violence, qu&rsquo;il en r\u00e9sulte, pour la partie atteinte, une sorte d&rsquo;insensibilit\u00e9 avec ph\u00e9nom\u00e8nes d&rsquo;anesth\u00e9sie locale<\/em> \u00bb. Par plusieurs notes, l&rsquo;auteur nous renseigne de plus, \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;un ouvrage documentaire, sur certains d\u00e9tails sp\u00e9cifiques, tel le \u00ab\u00a0<em>Miracle de la Marne<\/em> \u00bb, exploit militaire auquel il a particip\u00e9 (page 107), le fonctionnement de la tr\u00e9sorerie et de la poste (page 266) ou la composition d&rsquo;une artillerie divisionnaire (page 152). Enfin, les observations de son carnet de route comportent de nombreux renseignements sur la prise en charge des morts. Page 124, le 9 septembre, dans les environs de Barcy, on apprend que les ravages de l&rsquo;artillerie ont \u00e9t\u00e9 tels qu&rsquo; \u00ab<em> il est impossible d&rsquo;enterrer tous les cadavres, aussi est-on oblig\u00e9 de les br\u00fbler.<\/em> \u00bb. Il d\u00e9crit (page 192) les diff\u00e9rents us des bellig\u00e9rants pour l&rsquo;identification de leurs cadavres et la formulation de l&rsquo;\u00e9pitaphe. Les britanniques se servent d&rsquo;une bouteille o\u00f9 est enferm\u00e9 l&rsquo;\u00e9tat civil du d\u00e9funt, les circonstances de sa mort, et qui indique : \u00ab\u00a0<em>In remembrance of X&#8230;, killed in action<\/em> \u00bb. Les Allemands quant \u00e0 eux honorent leurs morts de l&rsquo;\u00e9pitaphe \u00ab\u00a0<em>Hier ruht im Gott, als Feld gefallen.<\/em> \u00bb, \u00ab\u00a0<em>Ici repose en Dieu, tomb\u00e9 en h\u00e9ros<\/em>.\u00a0\u00bb. Page 287, c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, d\u2019Estre explique que sont \u00f4t\u00e9es au soldat les affaires personnelles destin\u00e9es \u00e0 la famille, puis on ins\u00e8re dans une boutonni\u00e8re de la capote un morceau de carton soutenu par un bout de bois fendu sur lequel est mentionn\u00e9 l&rsquo;\u00e9tat civil. Le soldat est ensuite inhum\u00e9 la nuit apr\u00e8s une br\u00e8ve c\u00e9r\u00e9monie, laquelle est cl\u00f4tur\u00e9e le plus souvent par l&rsquo;expression \u00ab\u00a0<em>On te vengera <\/em>\u00bb. Quant aux circonstances de la mort, l&rsquo;auteur s&rsquo;estime (pages 113 et 114) capable de la d\u00e9duire par la position et l&rsquo;\u00e9tat du cadavre. Ainsi, d&rsquo;apr\u00e8s lui, si celui-ci est \u00e9tendu sur le ventre, il aura \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 par balle, mais s&rsquo;il est allong\u00e9 sur le dos, il y a plus de chances que sa mort ait \u00e9t\u00e9 caus\u00e9e par une ba\u00efonnette. De plus, par la marque d&rsquo;une balle sur la tempe, l&rsquo;officier extrapole que le mort a s\u00fbrement \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9 suite \u00e0 un second passage de l&rsquo;ennemi alors qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait que bless\u00e9.<\/p>\n<p>Page 208, il compare ceux qui adoptent une position neutre face \u00e0 la guerre \u00e0 des corbeaux qui s&rsquo;engraissent. Il est aussi \u00e9tonn\u00e9 (page 208) du rapport disproportionn\u00e9 qui existe dans cette guerre moderne entre le nombre de kilogrammes de plomb utilis\u00e9s et celui qui tuera r\u00e9ellement un homme. Il \u00e9value que seul un dixi\u00e8me de la totalit\u00e9 du plomb utilis\u00e9 atteint sa cible. Enfin, il note que les combats ont plong\u00e9 ses hommes dans un \u00e9tat quasi l\u00e9thargique (page 331).<\/p>\n<p>Enfin, il apporte diverses informations suppl\u00e9mentaires. Il cite quatre caricaturistes et dessinateurs Willette, Weber, Steinlein et Abel Faivre aptes \u00e0 d\u00e9crire les atrocit\u00e9s allemandes utilisant des plastrons humains\u00a0: \u00ab\u00a0<em>ces h\u00e9ros qui, pour attaquer, se sont fait parfois des matelas de femmes et se cuirassaient de vieillards et d\u2019enfants\u00a0!<\/em> \u00bb. Il dit avoir vu le corps du po\u00e8te Charles P\u00e9guy (Norton Cru remet en doute cette affirmation), nous renseigne sur une visite du pr\u00e9sident Poincar\u00e9 le 3 novembre 1914 pour des remises de d\u00e9corations. On apprend que l&rsquo;acteur Raynal est enterr\u00e9 \u00e0 Barcy, et que Mme Macherez \u00e9tait administratrice de Soissons en septembre 1914. L\u2019ouvrage, m\u00e2tin\u00e9 de \u00ab\u00a0<em>bourrage de cr\u00e2ne<\/em> \u00bb se r\u00e9v\u00e8le donc d\u2019un int\u00e9r\u00eat in\u00e9gal quant \u00e0 sa valeur testimoniale.<\/p>\n<p>Yann Prouillet &#8211; Marie Bouchereau, novembre 2010<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Henry d&rsquo;Estre, de son vrai nom Henri-Xavier Dufestre, est n\u00e9 en 1873. On le sait bas\u00e9 en Alg\u00e9rie avant la premi\u00e8re guerre mondiale ; il est effectivement officier d&rsquo;\u00e9tat-major dans la 45e division d&rsquo;Afrique. 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