{"id":3063,"date":"2018-01-01T18:24:13","date_gmt":"2018-01-01T17:24:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=3063"},"modified":"2018-01-01T18:24:13","modified_gmt":"2018-01-01T17:24:13","slug":"hannecart-paul-1883-1916","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2018\/01\/01\/hannecart-paul-1883-1916\/","title":{"rendered":"Hannecart, Paul (1883-1916)"},"content":{"rendered":"<p>1.\tLe t\u00e9moin<br \/>\nPaul Hannecart est n\u00e9 \u00e0 Anor (Nord), il a six fr\u00e8res et deux s\u0153urs.  Mari\u00e9, deux enfants, il est comptable \u00e0 Fourmies (Nord) au moment de la mobilisation. Il int\u00e8gre le 147e RI (Sedan). Bless\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement le 5 d\u00e9cembre au Bois de la Gruerie (Argonne), il participe ensuite \u00e0 l\u2019offensive de Champagne. Il est de nouveau bless\u00e9 le 1er mars 1915. Soign\u00e9 \u00e0 La Bourboule, il int\u00e8gre ensuite le 51e RI et participe \u00e0 l\u2019offensive de septembre 1915 en Champagne  (Tahure). Il est promu ensuite sergent et est, semble-t-il, d\u00e9tach\u00e9 en liaison \u00e0 Verdun avec l\u2019artillerie (avril-mai 1916). Transf\u00e9r\u00e9 dans la Somme avec le 51e, il est tu\u00e9 \u00e0 Belloy en Santerre le 8 septembre 1916.<br \/>\nOutre Paul, deux des six fr\u00e8res mobilis\u00e9s sont tu\u00e9s : Auguste (1885-1914, 43e RI) et Robert (1887-1916, 3e R. d\u2019Art. coloniale). L\u2019a\u00een\u00e9 Edouard (1881-1934, 147e RI) est bless\u00e9 et fait prisonnier, il est rapatri\u00e9 en d\u00e9cembre 1915 par la Suisse. Journaliste, Edouard est aussi, po\u00e8te et dramaturge. Son \u0153uvre, bien oubli\u00e9e aujourd\u2019hui, avait semble-t-il une assez grande importance \u00e9ditoriale dans les ann\u00e9es 20. On restera toutefois r\u00e9serv\u00e9 sur l\u2019indication des auteurs (p. 200) : \u00ab Les ouvrages de cet \u00e9crivain et po\u00e8te de talent, dont plusieurs furent pr\u00e9fac\u00e9s par le mar\u00e9chal Foch et le mar\u00e9chal Joffre, obtinrent \u00e0 Paris un immense succ\u00e8s. De la Sorbonne \u00e0 la Com\u00e9die-Fran\u00e7aise, ses \u00e9crits ont triomph\u00e9 partout. \u00bb. Edouard fonde apr\u00e8s la guerre \u00ab l\u2019Union Nationale des familles des morts de la Grande Guerre \u00bb.<br \/>\n2. \tLe t\u00e9moignage<br \/>\n<em>Six fr\u00e8res dans la guerre, lettres du front de Paul Hannecart <\/em>(Privat 2014, 206 pages) a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par St\u00e9phane Demailly, alors maire d\u2019Albert (Somme) et d\u00e9put\u00e9 de la Somme, et Mathieu Geagea. Le livre se pr\u00e9sente essentiellement sous la forme de lettres de Paul Hannecart, arri\u00e8re-grand-p\u00e8re d\u2019un des auteurs, avec un important travail de pr\u00e9sentation, des commentaires et des documents de compl\u00e9ment (extraits de JMO, lettres de la famille, surtout d\u2019Edouard). En 1993, au d\u00e9c\u00e8s de sa grand-m\u00e8re, qui avait 8 mois en 1914, St\u00e9phane Demailly r\u00e9cup\u00e8re une caisse dans laquelle toute la correspondance de guerre de Paul avait \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9e ; il d\u00e9cide une vingtaine d\u2019ann\u00e9es apr\u00e8s \u00ab d\u2019exhumer et de partager \u00bb cette correspondance. L\u2019ouvrage donne aussi des extraits d\u2019un petit carnet de Paul (bataille de Verdun vers Souville, avril-mai 1916), mais qui laissent perplexe, car ils \u00e9voquent un quotidien de l\u2019artillerie lourde, et le 51e RI \u00e9tait \u00e0 ce moment aux Eparges (carnet d\u2019un autre combattant? d\u00e9tachement pour liaison ?&#8230;).<br \/>\n3.\tAnalyse<br \/>\nLes lettres de Paul Hannecart donnent des informations sur sa vie quotidienne dans la tranch\u00e9e, sur ce qu\u2019il pense des op\u00e9rations, elles traduisent aussi l\u2019importance qu\u2019il attache au maintien des liens familiaux.<br \/>\nLa s\u00e9paration sans nouvelles de sa femme<br \/>\nC\u2019est une correspondance assez classique de nordiste mobilis\u00e9 qui \u00e9crit presque journellement \u00e0 sa femme L\u00e9a, sans recevoir de nouvelles, car elle est rest\u00e9e dans Fourmies occup\u00e9e. Il \u00e9crit apr\u00e8s trois mois de s\u00e9paration (8 d\u00e9cembre 1914, p. 70) : \u00ab Je m\u2019ennuie de plus en plus d\u2019\u00eatre priv\u00e9 continuellement de tes nouvelles. Je me contente de t\u2019en donner des miennes en attendant. \u00bb Dans un passage de novembre 1914, apr\u00e8s avoir \u00e9voqu\u00e9 leur tendre complicit\u00e9 d\u2019avant-guerre, il parle de la tranch\u00e9e (p. 60) : \u00ab Nous sommes \u00e0 toutes les intemp\u00e9ries de temps et c\u2019est surtout la pluie que nous redoutons le plus car nous n\u2019avons pas d\u2019effet de rechange. Enfin, il faut bien que tout le monde fasse sa part puisque c\u2019est obligatoire pour sauver le sol de notre patrie souill\u00e9e par ces barbares. Je n\u2019ai qu\u2019un seul regret, c\u2019est de n\u2019avoir pas pris ton portrait et ceux de nos enfants. Mais personne ne savait que la guerre durerait aussi longtemps. \u00bb Son fr\u00e8re Edouard, bless\u00e9 dans les combats de l\u2019Argonne, et captur\u00e9 par les Allemands le 16 octobre 1914, est hospitalis\u00e9 et on re\u00e7oit de ses nouvelles le 8 novembre, ce qui est rapide. Dans le courant mars 1915, Paul re\u00e7oit pour la premi\u00e8re  fois des nouvelles de sa femme et de ses enfants, les communications postales \u00e9tant autoris\u00e9es entre les prisonniers fran\u00e7ais et la France occup\u00e9e : Edouard, prisonnier, recopie une lettre que lui adresse L\u00e9a et renvoie ces nouvelles sommaires \u00e0 Paul. Edouard devient ainsi le pivot des relations entre Fourmies et la famille rest\u00e9e au pays, et ses fr\u00e8res mobilis\u00e9s ainsi que les r\u00e9fugi\u00e9s en France non-occup\u00e9e.<br \/>\nLe corps souffrant<br \/>\nPaul est bless\u00e9 trois fois; le 1er mars 1915, il passe trois mois de convalescence dans un h\u00f4pital \u00e0 La Bourboule. Remis, il demande \u00e0 r\u00e9int\u00e9grer le front [figure sur sa 2e citation], ainsi qu\u2019en t\u00e9moigne une lettre \u00e0 des cousins \u00ab J\u2019aspire vivement \u00e0 sortir de cette vie d\u2019h\u00f4pital pour reprendre ma place au combat (\u2026) je dois me souvenir que maintenant j\u2019ai trois victimes de la guerre de ma famille \u00e0 venger: mon v\u00e9n\u00e9r\u00e9 p\u00e8re, victime de l\u2019invasion des barbares, mon fr\u00e8re Auguste, tomb\u00e9 au champ d\u2019honneur, mon fr\u00e8re a\u00een\u00e9, glorieux prisonnier des sauvages! \u00bb Le style \u00e9pistolaire de Paul est un peu moins grandiloquent dans les lettres adress\u00e9es aux  proches, mais la tonalit\u00e9 patriotique reste toujours pr\u00e9sente. Edouard, l\u2019a\u00een\u00e9, est gravement bless\u00e9 \u00e0 la cuisse et fait prisonnier ; op\u00e9r\u00e9, pl\u00e2tr\u00e9, il faut ensuite le r\u00e9op\u00e9rer en lui rebrisant la jambe mal replac\u00e9e. Cette lourde op\u00e9ration r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 T\u00fcbingen (\u00ab j\u2019ai \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9 par un \u00e9minent docteur, professeur \u00e0 l\u2019universit\u00e9. \u00bb, p. 93), est un \u00e9chec et il faut recommencer six mois plus tard. Il souffre beaucoup, dit \u00eatre le seul Fran\u00e7ais, mais \u00eatre bien soign\u00e9 ; il signale aussi avoir (p. 116) \u00abdemand\u00e9 \u00e0 l\u2019aum\u00f4nier de dire, au nom des fr\u00e8res et du mien, une messe \u00e0 l\u2019intention de papa et d\u2019Auguste, dans l\u2019\u00e9glise de T\u00fcbingen \u00bb. En d\u00e9cembre 1915, Edouard est rapatri\u00e9 par la Suisse comme grand bless\u00e9, s\u2019installe \u00e0 Paris et continue d\u2019entretenir la liaison avec la fratrie.<br \/>\nLe deuil r\u00e9current<br \/>\nLa correspondance fait \u00e9tat de la mort de deux fr\u00e8res de Paul au front. Auguste, lieutenant au 43e RI, est tu\u00e9 le 6 octobre 1914 \u00e0 Roucy. Paul \u00e9crit aux parents de L\u00e9a, r\u00e9fugi\u00e9s en Bretagne: (p. 46) \u00ab On peut dire que c\u2019est la fatalit\u00e9 ! La lettre ci-jointe de Jules m\u2019annonce la triste nouvelle de la mort d\u2019Auguste. Quel malheur ! Il ne faut cependant pas perdre courage.\u00bb Ceux-ci lui r\u00e9pondent (p.51) \u00ab ce qui doit te consoler, c\u2019est qu\u2019il est enterr\u00e9 en terre sainte [dans un cimeti\u00e8re] et que le 43e lui rendit les honneurs.\u00bb Robert, brigadier au 3e R\u00e9giment d\u2019artillerie coloniale, est tu\u00e9 \u00e0 sa batterie en 1916 au d\u00e9but de la bataille de la Somme, Paul l\u2019apprend par Edouard : (p. 168) \u00ab Notre brave Robert est tomb\u00e9 glorieusement en pays reconquis le 7 juillet dernier. (\u2026) Inutile de te demander d\u2019\u00eatre courageux \u00e0 l\u2019annonce de ce cher deuil qui nous frappe profond\u00e9ment tous. Je sais que tu le seras. A bient\u00f4t le retour victorieux. Avec nos plus ardentes affections. \u00bb Auparavant, Hubert, 73 ans, le p\u00e8re de toute la fratrie, est mort \u00e0 Fourmies au d\u00e9but de 1915, des suites d\u2019une bousculade et d\u2019une chute dans sa cave, provoqu\u00e9e par des Allemands press\u00e9s lors d\u2019une perquisition ; la nouvelle arrive cette fois par la Suisse : (15 avril 1915, p. 109) \u00ab Mon cher Edouard (\u2026.) je suis tr\u00e8s pein\u00e9 de t\u2019apprendre la mort de papa, survenue \u00e0 Fourmies. Cette triste nouvelle vient de m\u2019\u00eatre communiqu\u00e9e par une personne rapatri\u00e9e de Fourmies. \u00bb Blanche, belle-s\u0153ur de Paul et femme d\u2019Edouard, prisonnier, est r\u00e9fugi\u00e9e au Havre : elle meurt d\u2019une fluxion de poitrine \u00e0 33 ans en juillet 1915, et son mari l\u2019apprend en Allemagne. Paul, devenu sergent, est tu\u00e9 \u00e0 son tour par un obus au bois Saint-Eloi, \u00e0 Belloy-en Santerre le 8 septembre 1916.<br \/>\nIl s\u2019agit d\u2019une famille o\u00f9 l\u2019on s\u2019encourage, mais o\u00f9 l\u2019on ne s\u2019\u00e9panche pas, toutefois la peine profonde affleure parfois, ainsi qu\u2019en t\u00e9moigne Edouard \u00e0 des amis : (26 f\u00e9vrier 1917) \u00abJ\u2019ai eu ma large part de malheurs, mon p\u00e8re, ma femme, trois fr\u00e8res, \u00e7a compte. Je suis bien souvent tr\u00e8s triste et le c\u0153ur gros. \u00bb (p. 192)<br \/>\nUn style patriotique<br \/>\nDe Paul \u00e0 Edouard (juillet 1916, p. 163)  \u00ab Si tu as l\u2019occasion de revoir les petits enfants de mon ancien lieutenant [tu\u00e9 en d\u00e9cembre 1914] dis-leur que leur p\u00e8re \u00e9tait tr\u00e8s estim\u00e9 (\u2026) Les beaux r\u00e9giments du 2e Corps d\u2019Arm\u00e9e remplis de gloire et d\u2019honneur seront toujours debout pour le venger ainsi que nos fr\u00e8res tomb\u00e9s au champ d\u2019honneur. Avec leurs drapeaux d\u00e9chir\u00e9s par le feu et l\u2019acier, ils se retrouveront toujours sur la br\u00e8che par-dessus les champs de ba\u00efonnettes (\u2026). \u00bb Dans ces correspondances, il n\u2019y a pas de place pour le doute sur la victoire, sur le sens de la guerre, ou plus simplement sur la conduite des op\u00e9rations : on se donne des nouvelles, on d\u00e9crit les conditions locales, puis arrivent souvent des formules patriotiques qui semblent ampoul\u00e9es aujourd\u2019hui pour des courriers familiaux et intimes, mais qui devaient para\u00eetre \u00e9l\u00e9gantes et n\u00e9cessaires \u00e0 ces hommes qui ont tous re\u00e7u une \u00ab solide instruction \u00bb (hormis Edouard le litt\u00e9rateur, les cinq autres fr\u00e8res, fils d\u2019un marchand de vin, ont tous \u00e9t\u00e9 au moins sous-officiers). Le style \u00abD\u00e9roul\u00e8de\u00bb de Paul r\u00e9siste aux faits globaux (\u00e9chec en Champagne, par exemple) ou particuliers : un soldat du 51e RI est fusill\u00e9 devant le r\u00e9giment r\u00e9uni le 25 ao\u00fbt 1916 (p. 175), il n\u2019en est pas fait mention. Ce style, devenu rare dans les correspondances priv\u00e9es \u00e0 ce moment de la guerre, est toutefois celui de la prose militaire et journalistique de l\u2019\u00e9poque; de plus on sent qu\u2019il correspond chez les fr\u00e8res Hannecart \u00e0 une sorte de pudeur (il ne faut pas douter), de culture virile partag\u00e9e, autant qu\u2019\u00e0 une forme d\u2019auto-encouragement. Paul, qui est tu\u00e9 le 8, \u00e9voque le commandement dans un courrier \u00e0 Edouard du 3 septembre 1916: \u00abIl ne faut jamais \u00e9couter certains racontars, par exemple : le soldat, qui parfois se trompe de chemin sur le champ de bataille et qui se croit \u00e0 la fois perdu et abandonn\u00e9. Ici, il y a quelqu\u2019un qui voit tout, sait tout, c\u2019est notre g\u00e9n\u00e9ral. C\u2019est en lui que nous avons confiance. \u00bb (p. 176) Les deuils subis renforcent ici les discours patriotiques au lieu de les \u00e9branler, et la \u00ab vengeance n\u00e9cessaire \u00bb des deux fr\u00e8res tu\u00e9s peut \u00eatre prise au premier degr\u00e9. Une seule fois, en 1916, on sent chez Paul l\u2019\u00e9motion poindre sous la carapace, ainsi qu\u2019en t\u00e9moigne un courrier \u00e0 Edouard, son a\u00een\u00e9, dans lequel il s\u2019\u00e9panche presque: (p. 164) \u00ab En t\u2019\u00e9crivant ces quelques lignes, je ne veux pas te faire sentir que mon c\u0153ur a besoin d\u2019\u00eatre retremp\u00e9, au contraire, je connais trop les obligations de la hauteur du devoir. (\u2026) Voici plus de deux ans que je n\u2019ai pas revu mes petits enfants et si parfois, j\u2019en \u00e9prouve un certain ennui, j\u2019estime, mon cher Edouard, que mon chagrin doit \u00eatre excusable. \u00bb<br \/>\nL\u00e9a est rapatri\u00e9e par la Suisse avec ses deux enfants peu avant la mort de Paul qui ne les aura pas revus.<\/p>\n<p>Vincent Suard, d\u00e9cembre 2017<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Paul Hannecart est n\u00e9 \u00e0 Anor (Nord), il a six fr\u00e8res et deux s\u0153urs. Mari\u00e9, deux enfants, il est comptable \u00e0 Fourmies (Nord) au moment de la mobilisation. Il int\u00e8gre le 147e RI (Sedan). Bless\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement le 5 d\u00e9cembre au Bois de la Gruerie (Argonne), il participe ensuite \u00e0 l\u2019offensive de Champagne. &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2018\/01\/01\/hannecart-paul-1883-1916\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Hannecart, Paul (1883-1916)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1063,202,754,10,6],"tags":[425,258,353],"class_list":["post-3063","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-147e-ri","category-202","category-51e-ri","category-combattant-infanterie","category-correspondance-unique","tag-deuil","tag-famille","tag-patriotisme"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3063","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3063"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3063\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3063"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3063"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3063"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}