{"id":3082,"date":"2018-03-29T17:42:50","date_gmt":"2018-03-29T16:42:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=3082"},"modified":"2018-03-29T17:42:50","modified_gmt":"2018-03-29T16:42:50","slug":"balique-gabriel-1891-1980","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2018\/03\/29\/balique-gabriel-1891-1980\/","title":{"rendered":"Balique, Gabriel (1891-1980)"},"content":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin<br \/>\nGabriel Balique, n\u00e9 en 1891 \u00e0 Solre-le-Ch\u00e2teau (Nord), est \u00e9tudiant en droit \u00e0 Paris au moment de la mobilisation. Incorpor\u00e9 \u00e0 Avesnes au 84e RI,  il fait ses classes en Dordogne et au camp de la Courtine (Creuse), puis assure l\u2019instruction de la classe 15 ; promu aspirant en janvier 1915, il gagne le front avec le 417e RI. Pass\u00e9 sous-lieutenant en ao\u00fbt 1915, il fr\u00e9quente des secteurs de l\u2019Oise et de l\u2019Aisne, et est vers\u00e9 au 220e  RI en avril 1916. Il combat \u00e0 Verdun et, \u00e0 la dissolution du 220e, il passe au 330e RI en d\u00e9cembre 1917 ; apr\u00e8s une nouvelle dissolution en septembre 1918, il finit la guerre au 164e RI, avec le grade de lieutenant. Il d\u00e9c\u00e8de en 1980 apr\u00e8s une carri\u00e8re de notaire \u00e0 Martigues.<br \/>\n2. Le t\u00e9moignage<br \/>\n<em>Saisons de guerre, notes d\u2019un combattant de la Grande Guerre<\/em>, par Gabriel Balique, a paru aux \u00e9ditions L\u2019Harmattan en 2012 (197 pages). Les documents ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9unis et pr\u00e9sent\u00e9s par son petit-fils Nicolas Balique. Il s\u2019agissait \u00e0 l\u2019origine de huit petits carnets \u00e9crits au jour le jour, dont heureusement l\u2019auteur avait r\u00e9dig\u00e9 une copie, car les originaux ont disparu dans les pillages de mai 1940. C\u2019est un journal intime dans lequel l\u2019auteur exprime ses sentiments, ses doutes et ses espoirs (d\u00e9cembre 1914, p. 22) : \u00ab ce carnet me suivra partout o\u00f9 je passerai, comme un ami fid\u00e8le (\u2026) Pourrais-je plus tard en lire des extraits \u00e0 mes enfants, au coin du feu, pr\u00e8s d\u2019une femme ch\u00e9rie ? \u00bb N. Balique estime que la reprise des notes d\u2019origine a donn\u00e9 lieu \u00e0 des filtrages, \u00e0 quelques \u00e9l\u00e9ments d\u2019autocensure (conversation t\u00e9l\u00e9phonique 02\/2018).<br \/>\n3. Analyse<br \/>\na.\tLe combat.\tG. Balique arrive sur le front seulement \u00e0 la fin avril 1915, et il d\u00e9crit d\u2019abord son r\u00f4le de chef de section, dans un secteur relativement calme, si ce n\u2019\u00e9taient les bombardements d\u2019artillerie de tranch\u00e9e (19 juillet 1915, p. 49) : \u00ab C\u2019est lugubre d\u2019entendre, du fond d\u2019un abri, l\u2019avertissement des sentinelles, r\u00e9p\u00e9t\u00e9 de cr\u00e9neau en cr\u00e9neau dans la nuit, \u00ab attention, minen \u00e0 droite \u00bb ou \u00ab minen \u00e0 gauche ! \u00bb, puis l\u2019\u00e9clatement, formidable. Et ce cri \u00ab Rien, pas d\u2019accident \u00bb transmis tout aussi r\u00e9guli\u00e8rement, quand ce n\u2019est pas un autre. \u00bb. L\u2019auteur combat \u00e0 Verdun en septembre 1916, et l\u2019entr\u00e9e en mati\u00e8re, lorsque le bataillon est alert\u00e9, t\u00e9moigne de la duret\u00e9 de l\u2019exp\u00e9rience (5 septembre 1916 Verdun p. 97): \u00ab Le capitaine Lagriffe revient, la face bl\u00eame. Son discours est bref, et sa voix charg\u00e9e d\u2019\u00e9motion : \u00ab Mes amis, on nous envoie \u00e0 une mort stupide et inutile. Nous attaquons sur un terrain inconnu, dans une direction vague, avec un objectif ind\u00e9termin\u00e9. \u00bb Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre dit adieu, on fait contre mauvaise fortune bon c\u0153ur car les hommes sont l\u00e0, qu\u2019il ne faut pas d\u00e9courager. \u00bb G. Balique, apr\u00e8s avoir racont\u00e9 les combats auxquels il participe, \u00e9voque les appels des mourants, le spectacle des cadavres (p. 100) : \u00abDes masses informes gonfl\u00e9es, des bras, des jambes, des t\u00eates et beaucoup de troncs sans t\u00eate, surtout chez les Boches car les n\u00e8gres avaient attaqu\u00e9 la veille. \u00bb Pour lui, le plus dur de sa guerre r\u00e9side dans l\u2019exp\u00e9rience \u00e0 Verdun des carri\u00e8res du Bois Fumin, o\u00f9 s\u2019entassent les combattants, cherchant un abri pr\u00e9caire au milieu des morts et des bless\u00e9s (p. 98) : \u00abImaginez une carri\u00e8re de petite dimension. Au milieu, une colline de macchab\u00e9es avec en bas une centaine de bless\u00e9s et d\u2019agonisants. En voulant nous mettre \u00e0 l\u2019abri, nous sommes forc\u00e9s de marcher sur les corps raidis. Des sentiers ont d\u00fb \u00eatre trac\u00e9s \u00e0 travers cette colline humaine, cette Babel de cadavres arros\u00e9s de chaux et en d\u00e9composition d\u2019o\u00f9 s\u2019exhale une odeur \u00e9pouvantable. \u00bb Avant et apr\u00e8s Verdun, il occupe des secteurs plus calmes. Il participe aussi \u00e0 un coup de main et en couche les pr\u00e9paratifs sur ses carnets, dans une forme  testamentaire: il essaie ainsi de consoler ses parents par anticipation (p. 90 \u2013 91) : \u00ab Je vous jure, et ainsi j\u2019\u00e9viterai le plus petit reproche, que je n\u2019ai pas \u00e9t\u00e9 volontaire pour ce coup de main. J\u2019ai tenu ma promesse fid\u00e8lement mais, aussit\u00f4t d\u00e9sign\u00e9, j\u2019ai ob\u00e9i comme un soldat doit le faire. \u00bb La fin de la guerre le voit engag\u00e9 dans des combats violents  (la Malmaison, 27 au 30 septembre 1918), et il n\u2019est nullement enchant\u00e9 de d\u00e9pendre du g\u00e9n\u00e9ral Mangin (p. 177) : \u00ab Je pus heureusement \u00e9viter pas mal de d\u00e9g\u00e2ts \u00e0 la compagnie en sollicitant sa mise en r\u00e9serve et en faisant des comptes rendus \u00ab un peu l\u00e0 \u00bb sur la situation. De la sorte, mes pertes furent beaucoup plus limit\u00e9es que celles de la 6 et de la 7 qui se firent massacrer sans r\u00e9sultat et, \u00e0 mon avis, un peu inconsid\u00e9r\u00e9ment. Je suis, et resterai fier de ces pertes \u00e9vit\u00e9es, d\u2019autant que je suis convaincu que cela a beaucoup tenu \u00e0 moi. \u00bb<br \/>\nb.\tLe quotidien.\t\tEn dehors de ces moments intenses, le quotidien reprend ses droits, interrompu par les permissions, \u00e0 l\u2019occasion desquelles G. Balique fait la d\u00e9couverte du cafard (p. 88) : \u00ab J\u2019en \u00e9tais \u00e0 me croire malade. (\u2026.) Mais \u00e0 pr\u00e9sent cela va beaucoup mieux, le moral se retrempe, le cafard dispara\u00eet et bient\u00f4t \u00ab Y\u2019aura bon b\u00e9zef \u00bb \u00bb. Il reproche aux officiers de faire trop de politique, ce qui dans son sens signifie marchandage, favoritisme et recherche d\u2019embuscage ; il s\u2019indigne aussi de devoir rester deux ans dans son grade de sous-lieutenant (p. 138) : \u00ab J\u2019esp\u00e8re qu\u2019il y a encore des unit\u00e9s o\u00f9 l\u2019attitude et l\u2019aptitude au feu comptent plus que les salamalec, les courbettes, et la cour faite au colonel. \u00bb<br \/>\nL\u2019auteur sert dans des r\u00e9giments compos\u00e9s surtout de gens du Nord (84, 417 ou 330), ou de m\u00e9ridionaux (220) ; il appr\u00e9cie ses compatriotes, souvent des mineurs, qu\u2019il trouve tr\u00e8s bons gar\u00e7ons et travailleurs, et il regrette qu\u2019on les lui enl\u00e8ve pour les transf\u00e9rer dans le G\u00e9nie. L\u2019amalgame se fait aussi avec les M\u00e9ridionaux et peut produire une ambiance fort joyeuse, qu\u2019il d\u00e9crit dans une lettre (p. 57), avec des \u00ab quolibets et apostrophes entre gens du Nord \u2013 Lille, Roubairio, Tourquennio \u2013 au parler gras, un peu lourd et chantant, si sympathiques \u00e0 mes oreilles qui retrouvent un peu du pays perdu, et [des] gens du Midi, \u00e0 la voix plus chantonnante encore, \u00e0 l\u2019accent si original, aux jurons si expressifs, \u00ab Milledious ! \u00bb et d\u2019une saveur toute m\u00e9ridionale. \u00bb A la dissolution du 220, il retrouve au 330 beaucoup d\u2019hommes des r\u00e9gions envahies et s\u2019en r\u00e9jouit (p. 157) : \u00abEntendre le patois de chez nous m\u2019a fait une belle \u00e9motion. Denain, Saint-Michel, Orchies, Maroilles: tous ces noms m\u2019ont donn\u00e9 l\u2019impression de revenir d\u2019un long exil. Bref, je suis chez moi et non plus \u00e0 Agen ou Toulouse comme au 220 o\u00f9 j\u2019\u00e9tais pourtant si bien avec mes hommes. \u00bb<br \/>\nc.\tAviation.\tL\u2019auteur est l\u2019un de ces nombreux volontaires \u00e0 avoir tent\u00e9 de passer dans l\u2019aviation, \u00e0 avoir eu une formation au pilotage, et finalement \u00e0 avoir \u00e9t\u00e9 recal\u00e9 pour insuffisance. Si les r\u00e9cits ne manquent pas pour les pilotes accomplis, les recal\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 plus nombreux que les \u00e9lus, et leurs t\u00e9moignages sont plus rares. D\u00e9tach\u00e9 en formation de pilote d\u2019avril \u00e0 ao\u00fbt 1918, il d\u00e9crit au d\u00e9but les aviateurs de mani\u00e8re extr\u00eamement laudative, de bons gar\u00e7ons, \u00ables yeux droits et francs, des yeux qui n\u2019ont jamais peur, sauf du mensonge. (\u2026) Au fond, ce sont les meilleurs gars du monde, qui ne connaissent ni la m\u00e9chancet\u00e9 ni la rancune \u00bb (p. 165). Il ne parvient pas \u00e0 apprendre \u00e0 piloter convenablement, et finalement un sup\u00e9rieur le prend \u00e0 part, lui conseillant de \u00ab laisser \u00e7a l\u00e0 \u00bb : il fait aussit\u00f4t une demande officielle de radiation. A la fois humili\u00e9 et serein apr\u00e8s cet \u00e9chec, son jugement sur les aviateurs a radicalement chang\u00e9, il d\u00e9crit (p. 171) : \u00able milieu peu sympathique et surtout \u00e9go\u00efste des aviateurs. Je m\u2019\u00e9tais bien tromp\u00e9 sur leur compte en en faisant un peu vite des chevaliers des temps modernes. \u00bb<br \/>\nd.\tD\u00e9bats avec soi-m\u00eame.\tG. Balique couche dans ses \u00e9crits des consid\u00e9rations intimes, des interrogations sur sa conduite morale et sur l\u2019\u00e9volution de son caract\u00e8re. Jeune bourgeois catholique, les questions religieuses reviennent souvent, comme par exemple l\u2019\u00e9loignement de la pratique qu\u2019il constate chez lui, et en m\u00eame temps regrette. Il rate souvent l\u2019office (p. 40, p. 69, p 73\u2026) : \u00abQuel pa\u00efen je suis devenu avec la guerre \u00bb ; le jour de No\u00ebl 1915, il ne va pas \u00e0 la messe de Minuit, dont il entend les cloches, et ce son joyeux lui fait honte (p. 73) : \u00ab Oh pardon petit J\u00e9sus de No\u00ebl, pardon Dieu de la cr\u00e8che, \u00f4 vous que je semble oublier et que j\u2019entends pourtant au fond de mon c\u0153ur. Je vous en prie, imposez-moi un peu de d\u00e9votion. R\u00e9chauffez cette foi qui s\u2019endort, ranimez la flamme qui vacille mais qui ne veut pourtant pas s\u2019\u00e9teindre. \u00bb En juin 1916, il note que la religion a d\u00e9sert\u00e9 son \u00e2me, et il en est arriv\u00e9 \u00e0 penser que c\u2019est \u00abune chose \u00e0 voir apr\u00e8s la guerre. \u00bb C\u2019est aussi un fait qu\u2019il constate chez les autres (p.87) : \u00ab dans la troupe, l\u2019id\u00e9e religieuse est endormie, non pas morte, mais comme chloroform\u00e9e. \u00bb Apr\u00e8s deux ans de guerre, il se dit gai, mais d\u00e9vergond\u00e9, et il s\u2019inqui\u00e8te d\u2019une forme de r\u00e9gression intellectuelle. Il a le c\u0153ur dur comme de la pierre (p. 102) : \u00abBeaucoup l\u2019ont comme moi, et il faut les excuser, car tout aura \u00e9t\u00e9 fait pour le leur endurcir. Seul l\u2019amour et l\u2019affection rep\u00e9triront ces c\u0153urs d\u2019homme et en referont l\u2019\u00e9ducation. Plus tard. A pr\u00e9sent : tout \u00e0 la Patrie ! \u00bb Il \u00e9voque aussi, lors de permissions \u00e0 Paris, la tentation sexuelle incarn\u00e9e par la rencontre de prostitu\u00e9es. Il \u00e9voque sa victoire morale (p. 91) : \u00abJe r\u00e9siste aux tentations \u00ab <em>Timor microbi <\/em>\u00bb \u00bb, mais ces notations sont ambig\u00fces car il dit ailleurs clairement que ses carnets sont destin\u00e9s \u00e0 sa famille: s\u2019il avait succomb\u00e9, l\u2019aurait il inscrit dans ses notes ? Il reste aussi en contact \u00e9pistolaire avec le p\u00e8re Plazenet, de la pension mariste du \u00ab104\u00bb, le foyer de la rue de Vaugirard qui l\u2019h\u00e9bergeait avant-guerre. Celui-ci lui \u00e9crit pendant toute la guerre, et l\u2019auteur attache de l\u2019importance \u00e0 cette correspondance (p. 158) : \u00ab Dans sa derni\u00e8re lettre, le p\u00e8re Plazenet m\u2019adressait un unique souhait, qui vaut aussi conseil : \u00ab R\u00e9pondez chaque jour \u00e0 la Gr\u00e2ce de chaque jour, en vous effor\u00e7ant de donner \u00e0 chacune de vos journ\u00e9es son maximum de valeur. Agir autrement, c\u2019est g\u00e2cher son temps et voler Dieu. \u00bb C\u2019est beau. \u00bb<br \/>\ne.\tLa fin de la guerre.\tSon fr\u00e8re Francis est tu\u00e9 le 25 juillet 1918 dans l\u2019Aisne, et la tristesse et la m\u00e9lancolie envahissent d\u00e8s lors les carnets. Il consigne les r\u00e9cits des habitants des r\u00e9gions lib\u00e9r\u00e9es, raconte les dures conditions d\u2019occupation, et un t\u00e9moignage revient souvent (p. 182) : \u00ab le cri unanime, c\u2019est que les boches crevaient de faim. \u00bb. Il \u00e9voque sa visite dans sa maison pill\u00e9e \u00e0 Solre, l\u2019ambiance \u00e0 Lille, sous administration anglaise, et la fin des carnets, apr\u00e8s avoir d\u00e9crit, \u00e0 B\u00e9thune, le spectacle pitoyable de prisonniers allemands affam\u00e9s lapant des restes, se termine par une note tr\u00e8s sombre (p. 193) : \u00ab Quel triste spectacle, et faut-il \u00eatre au 20\u00e8me si\u00e8cle pour voir cela ! Mais au fond, n\u2019est-ce pas eux, ces sales Boches, qui l\u2019ont voulu ? N\u2019est-ce pas eux qui m\u2019ont tu\u00e9 Francis ? Si j\u2019avais encore un peu de piti\u00e9 pour eux avant, maintenant c\u2019est fini (\u2026) Et pourtant, ce sont des hommes comme nous, des pauvres types qui, pour la plupart, ont fait leur devoir sans avoir voulu la guerre. L\u2019Evangile dit de rendre le bien pour le mal\u2026 Oui, mais pas aux Boches ! \u00bb.<\/p>\n<p>Vincent Suard,\t\tmars 2018<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Gabriel Balique, n\u00e9 en 1891 \u00e0 Solre-le-Ch\u00e2teau (Nord), est \u00e9tudiant en droit \u00e0 Paris au moment de la mobilisation. Incorpor\u00e9 \u00e0 Avesnes au 84e RI, il fait ses classes en Dordogne et au camp de la Courtine (Creuse), puis assure l\u2019instruction de la classe 15 ; promu aspirant en janvier 1915, il &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2018\/03\/29\/balique-gabriel-1891-1980\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Balique, Gabriel (1891-1980)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[55,202,1069,185,184,3,10],"tags":[534,469,432,330,253],"class_list":["post-3082","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-164e-ri","category-202","category-220e-ri","category-330e-ri","category-417e-ri","category-carnet","category-combattant-infanterie","tag-aviation","tag-bombardement","tag-cafard","tag-mort","tag-religion"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3082","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3082"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3082\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3082"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3082"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3082"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}