{"id":3101,"date":"2018-07-12T09:58:12","date_gmt":"2018-07-12T08:58:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=3101"},"modified":"2018-07-12T09:58:12","modified_gmt":"2018-07-12T08:58:12","slug":"faury-joseph-1886-1969","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2018\/07\/12\/faury-joseph-1886-1969\/","title":{"rendered":"Faury, Joseph (1886-1969)"},"content":{"rendered":"<p>1.\tLe t\u00e9moin<br \/>\nJoseph Faury, originaire d\u2019Escoussens (Tarn), grandit dans une famille paysanne modeste. Il devient sergent (1908) au cours de son service militaire \u00e0 Agde. Il fait toute la guerre, de la mobilisation \u00e0 1919, d\u2019abord avec le 38e R\u00e9giment d\u2019Infanterie Coloniale (Toulon) jusqu\u2019\u00e0 f\u00e9vrier 1917, puis avec le 88e RI. Il combat devant Saint-Mihiel, puis surtout en Champagne, et \u00e0 Verdun fin 1917. Il est transf\u00e9r\u00e9 au Mont Kemmel pour contrer l\u2019offensive allemande de 1918, puis dans la Meuse ; apr\u00e8s l\u2019armistice, il est responsable de l\u2019approvisionnement en vivres de camps de prisonniers allemands autour de Laon. D\u00e9mobilis\u00e9 le 24 avril 1919, il reprend son m\u00e9tier d\u2019ouvrier forestier et sera un temps maire de sa commune.<br \/>\n2.\tLe t\u00e9moignage<br \/>\nLes souvenirs de Joseph Faury <em>Maudites soient les guerres <\/em>(France Libris, 2017, 302 pages), portent comme sous-titre : \u00ab M\u00e9moires de guerre du sergent Joseph Faury remises en forme par son petit-fils Paul Faury. \u00bb. A 73 ans, alit\u00e9 apr\u00e8s une attaque, Joseph r\u00e9dige ses m\u00e9moires de septembre 1960 \u00e0 avril 1961. Il s\u2019agit, nous dit son petit-fils dans la pr\u00e9face, d\u2019un r\u00e9cit r\u00e9p\u00e9t\u00e9, par \u00e9pisodes, des centaines de fois \u00e0 l\u2019oral, tout au long de sa vie, et il n\u2019a pas de difficult\u00e9s \u00e0 r\u00e9diger d\u2019une traite son propos. Les 163 pages doubles d\u2019un grand cahier ont d\u2019abord \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es par extraits par M. Bouysset-Bordes dans la <em>Revue du Tarn<\/em> (n\u00b0 235). Le manuscrit, d\u2019un style tr\u00e8s oral, contient des maladresses (J. Faury n\u2019a pas le certificat d\u2019\u00e9tudes) et Paul Faury, avec un principe de fid\u00e9lit\u00e9 vis-\u00e0-vis du manuscrit original, a remis en forme l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du texte, et a tent\u00e9 d\u2019en faire \u00ab un livre facile et agr\u00e9able \u00e0 lire \u00bb. Il se consid\u00e8re comme le co-auteur de cette \u0153uvre revendiqu\u00e9e comme litt\u00e9raire, l\u2019ouvrage est co-sign\u00e9 Joseph et Paul. Ce choix en fait d\u2019abord un t\u00e9moignage m\u00e9moriel, mais quelques sondages sur des expressions du livre (conversation t\u00e9l\u00e9phonique avec Paul Faury, juin 2018), ont montr\u00e9 qu\u2019elles \u00e9taient identiques au manuscrit d\u2019origine, et que les modifications sont surtout des adaptations syntactiques ou des suppressions de longueurs. Aussi, la grande proximit\u00e9 de la version publi\u00e9e avec le manuscrit permet \u00e0 l\u2019historien d\u2019utiliser avec profit ce t\u00e9moignage.<br \/>\n3.\tAnalyse<br \/>\nLe r\u00e9cit \u00e9voque d\u2019abord l\u2019enfance de l\u2019auteur et la p\u00e9riode qui va jusqu\u2019\u00e0 la mobilisation (p. 13 \u00e0 p. 30). S\u2019il a arr\u00eat\u00e9 l\u2019\u00e9cole \u00e0 douze ans, J. Faury est un homme pratique, qui dispose d\u2019une r\u00e9elle autorit\u00e9 naturelle; rep\u00e9r\u00e9 par ses sup\u00e9rieurs lors de son service militaire, il dit \u00eatre appr\u00e9ci\u00e9 au point qu\u2019on souhaite le garder \u00e0 l\u2019expiration de son temps, ce qu\u2019il refuse.<br \/>\na. Le sergent<br \/>\nLa guerre venue, l\u2019auteur d\u00e9crit la \u00ab courbe d\u2019apprentissage \u00bb du m\u00e9tier de sergent, la conception qu\u2019il a de la fonction et son refus de promotion \u00e0 un grade sup\u00e9rieur : pour lui, il y a une responsabilit\u00e9 morale \u00e0 mener des hommes devant l\u2019ennemi. Il est souvent critique pour les officiers subalternes, \u00ab nous \u00e9tions command\u00e9s par des instituteurs, des cur\u00e9s, des ambitieux, \u00e0 qui les galons faisaient plaisir.  (p. 131) \u00bb, et si certains \u00e9taient \u00e0 la hauteur de leur t\u00e2che, \u00ab beaucoup n\u2019\u00e9taient bons qu\u2019\u00e0 faire les flambards quand nous \u00e9tions hors de danger. (p. 174) \u00bb. Il d\u00e9taille sa conception des responsabilit\u00e9s : \u00abpour commander des hommes devant l\u2019ennemi, il fallait un peu de savoir-faire et surtout beaucoup de jugement. Ce n\u2019\u00e9tait pas du premier coup que l\u2019on savait commander. \u00bb Il \u00e9voque ainsi un sous-lieutenant, sous-officier de cavalerie promu et vers\u00e9 dans l\u2019infanterie, qui vient le voir en lui avouant qu\u2019il n\u2019y connaissait rien. Il prend les choses en main, met l\u2019officier dans une sape et organise le secteur \u00e0 sa place. Redescendant des tranch\u00e9es, il d\u00e9conseille \u00e0 l\u2019officier de faire travailler les hommes les deux premiers jours, pour leur donner un repos r\u00e9el. Dans la section voisine, l\u2019autre officier, novice \u00e9galement, \u00ab a voulu les faire astiquer d\u00e8s le premier jour et les hommes l\u2019ont envoy\u00e9 promener. (p. 176)\u00bb<br \/>\nb. Le combat<br \/>\nL\u2019auteur, enr\u00f4l\u00e9 dans une troupe coloniale, est confront\u00e9 \u00e0 des combats tr\u00e8s durs \u00e0 l\u2019automne 1914 (Saint-Mihiel, Bois-le-Pr\u00eatre) ; l\u00e9g\u00e8rement bless\u00e9, il refuse de se faire \u00e9vacuer. Il fait ensuite partie d\u2019une compagnie d\u00e9tach\u00e9e de mitrailleuses, install\u00e9e en Champagne, avec des pi\u00e8ces en arri\u00e8re de la premi\u00e8re ligne, ce qui lui permet un quotidien moins violent. Il est pris dans la grande attaque aux gaz du 31 janvier 1917 (phosg\u00e8ne et chlore), avec plusieurs centaines de morts fran\u00e7ais et russes uniquement du fait des gaz ; il attribue la survie de sa section au respect des consignes, point sur lequel il avait particuli\u00e8rement insist\u00e9.  : \u00ab Les brancardiers d\u00e9posaient les morts \u00e0 notre position dans la Sabli\u00e8re et le lendemain, quand nous sommes sortis de nos abris, nous avons d\u00e9couvert une centaine d\u2019hommes morts. (p. 129)\u00bb<br \/>\nJ. Faury est l\u00e9g\u00e8rement bless\u00e9 et \u00e9vacu\u00e9 lors des combats devant le Mont Kemmel dans les Flandres en 1918, mais pour lui la p\u00e9riode la plus rude fut Verdun, dans un secteur expos\u00e9, dans le froid humide de novembre 1917. Sa compagnie n\u2019avait  que des trous d\u2019obus glac\u00e9s et boueux, et expos\u00e9s, au sinistre ravin des Fosses, devant Douaumont : \u00ab chaque matin, trois ou quatre hommes avaient les pieds gel\u00e9s et ne pouvaient plus marcher. Des brancardiers venaient les chercher et les emportaient sur le dos. Les Boches faisaient comme nous et, de temps en temps, on voyait des bless\u00e9s ou des pieds gel\u00e9s que l\u2019on \u00e9vacuait, mais nous ne leur tirions pas dessus. En fait, c\u2019est l\u2019artillerie qui nous d\u00e9cimait tous. Combien de souffrances physiques et morales avons-nous d\u00fb subir. J\u2019ai vu des hommes qui pleuraient \u00e0 chaudes larmes. (p. 193)\u00bb<br \/>\nc. La justice et l\u2019honneur<br \/>\nL\u2019auteur a une haute id\u00e9e de sa t\u00e2che, et respecte la  hi\u00e9rarchie si elle est comp\u00e9tente, mais si on lui refuse ses droits, il est volontiers \u00ab raisonneur \u00bb, et n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 se plaindre \u00e0 ses sup\u00e9rieurs: \u00ab si j\u2019avais raison, je ne me laissais pas faire. (p. 55)\u00bb Il obtient en g\u00e9n\u00e9ral gain de cause, car comp\u00e9tent et efficace, et de ce fait difficilement rempla\u00e7able, sa hi\u00e9rarchie pr\u00e9f\u00e8re c\u00e9der. Dans son unit\u00e9 m\u00e9ridionale, l\u2019honneur est aussi celui des gens du midi; il \u00e9voque l\u2019anecdote (p. 113) d\u2019un soldat de l\u2019Allier, d\u2019une unit\u00e9 voisine, qui vient souvent les voir, sans manquer \u00e0 chaque fois d\u2019\u00e9voquer le l\u00e2chage du 15\u00e8me Corps : \u00ab Un de mes hommes, nomm\u00e9 Combes, originaire du Tarn, me dit : \u00ab &#8211; Tu n\u2019en as pas marre de ce moineau, qui tous les jours vient nous casser les oreilles avec les gens du Midi. \u00bb  Lorsque l\u2019homme revient et reprend le m\u00eame discours, alors, mon Combes lui a administr\u00e9 un empl\u00e2tre avec ses grosses mains, \u00e0 le faire presque tomber. (\u2026) Il ne pouvait plus supporter, alors que nous avions souffert le martyre au d\u00e9but de la guerre, que l\u2019on vienne dire que les gens du Midi \u00e9taient des l\u00e2cheurs. C\u2019\u00e9tait plus fort que lui. \u00bb L\u2019honneur intervient aussi dans le traitement de l\u2019ennemi qui se rend, comme par exemple en septembre 1914 \u00ab j\u2019ai couru vers lui pour le couvrir de mon corps car d\u00e9j\u00e0, des hommes avec leur ba\u00efonnette allaient le larder. (p. 44)\u00bb. A l\u2019autre extr\u00e9mit\u00e9 de la guerre, en septembre 1918 devant Ham, l\u2019auteur intervient \u00e0 nouveau et la victime a de la chance : \u00ab comme les hommes \u00e9taient \u00e9nerv\u00e9s, ils l\u2019auraient achev\u00e9. (\u2026) Un homme bless\u00e9 et d\u00e9sarm\u00e9, je ne pouvais pas le laisser massacrer, m\u00eame si la veille au matin, pendant le combat de la passerelle, je ne m\u2019y serais pas oppos\u00e9, mais \u00e0 ce moment, la haine m\u2019avait pass\u00e9. [ils ont vu distinctement un Allemand achever un isol\u00e9 fran\u00e7ais d\u00e9sarm\u00e9]. (p. 247)\u00bb Charg\u00e9 du ravitaillement d\u2019un camp de prisonniers en 1919, il essaie de mettre de l\u2019humanit\u00e9 dans ses relations avec les Allemands, qu\u2019il ne peut nourrir suffisamment, faute de moyens : \u00ab dans le camp, ils la sautaient \u00ab \u00e0 pied joint \u00bb. (p. 271) \u00bb. Lorsqu\u2019il apprend que de nuit, des prisonniers rampent sous les barbel\u00e9s pour aller piller \u00e0 la gare de Laon des wagons de denr\u00e9es, \u00ab il se garde bien d\u2019en souffler mot \u00e0 quiconque. (p. 291) \u00bb.<br \/>\nd. Les accommodements<br \/>\nJoseph Faury a un sens aigu de la justice, mais pour lui ce n\u2019est pas contradictoire avec certains accommodements en mati\u00e8re de propri\u00e9t\u00e9, de r\u00e8glement ou de relations avec la hi\u00e9rarchie. Il d\u00e9crit le pillage des caves d\u2019un village (Bannoncourt, p. 63) par les coloniaux, et le chantage exerc\u00e9 sur le maire afin qu\u2019il retire sa plainte, ou encore l\u2019escamotage des r\u00e9serves r\u00e9glementaires de \u00ab gn\u00f4le \u00bb de son abri de mitrailleuses; en 1919, parmi les prisonniers qu\u2019ils gardent, figurent des Alsaciens-Lorrains, qui comme d\u00e9tenus \u00ab amis \u00bb ont droit \u00e0 une dotation quotidienne de vin : \u00ab La seule chose que nous nous permettions \u00e9tait de boire quelques bons coups de vin \u00e0 la sant\u00e9 des Alsaciens-Lorrains en baptisant le leur. (p. 271)\u00bb Par contre il refuse d\u2019\u00eatre complice d\u2019un vol par son capitaine de 10 kg de chocolat (p.278). Lorsqu\u2019il estime qu\u2019on l\u2019envoie en patrouille dans un secteur dangereux, uniquement pour le confort des officiers (\u00ab patrouille de complaisance \u00bb p. 172), il n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 r\u00e9diger un faux compte-rendu, avec la complicit\u00e9 de ses hommes, pour une mission qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 faite.<br \/>\ne. Le quotidien<br \/>\nOn boit beaucoup dans la tranch\u00e9e et \u00e0 l\u2019arri\u00e8re, les libations r\u00e9p\u00e9t\u00e9es sont tr\u00e8s pr\u00e9sentes dans le r\u00e9cit, et l\u2019alcool est ins\u00e9parable de la convivialit\u00e9, des bons et des mauvais moments v\u00e9cus ensembles; certains exc\u00e8s sont li\u00e9s aux circonstances (p. 62, gn\u00f4le au petit poste) \u00ab je crois que si nous avions fait cela en temps de paix, nous en serions morts \u00bb ; l\u2019auteur d\u00e9crit les remont\u00e9es en ligne qui d\u00e9bouchent sur des d\u00e9clenchements de tirs nourris, d\u00e9sordonn\u00e9s et finalement assez dangereux, \u00ab Quand nous remontions en ligne, le soir avant de partir, nous \u00e9tions presque tous blind\u00e9s, et je vous assure que nous n\u2019avions pas peur. (p. 57)\u00bb La vertu principale du vin est d\u2019entretenir le moral, d\u2019\u00e9loigner le cafard, pour se remonter, dit l\u2019auteur, \u00ab il fallait boire, \u00eatre entre deux vins comme l\u2019on disait. (p. 132) \u00bb. J. Faury consigne aussi toutes ses permissions, racontant les trajets et la joie des retrouvailles. Il note \u00e0 plusieurs reprises l\u2019\u00e9motion que sa pr\u00e9sence d\u00e9clenche au village, de la part de familles dont un des membres a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9, ainsi par exemple (mai 1918) : \u00ab La m\u00e8re Cathala qui \u00e9tait veuve, s\u2019est mise \u00e0 pleurer sit\u00f4t qu\u2019elle m\u2019a vu, car son fils L\u00e9opold avait \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 \u00e0 la guerre et je l\u2019ai consol\u00e9e du mieux que j\u2019ai pu. (p. 221)\u00bb<br \/>\nCes souvenirs sont donc int\u00e9ressants \u00e0 plusieurs titres, mais l\u2019aspect le plus pr\u00e9cieux est que l\u2019on dispose ici d\u2019un r\u00e9cit fait par un homme du peuple, un paysan qui, avec son grade de sergent, a une position interm\u00e9diaire privil\u00e9gi\u00e9e, pour d\u00e9crire la guerre et la soci\u00e9t\u00e9 combattante \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019escouade et de la section. Beaucoup de poilus n\u2019ont jamais parl\u00e9 de leur guerre, au point qu\u2019aujourd\u2019hui (2018), ce cas de figure se transforme un peu en clich\u00e9. Il en remplace un autre, celui du \u00ab vieux\u00bb qui pouvait assommer son entourage dans les ann\u00e9es cinquante-soixante, avec des r\u00e9cits archi-r\u00e9p\u00e9t\u00e9s de \u00ab Verdun \u00bb, tout en captivant ses jeunes petits-enfants. \u00ab <em>Calas-te, que la coneissen per cor la tua guerra !<\/em> \u00bb le reprenait sa femme \u00e0 ces occasions (t\u00e9moignage P. Faury, France Bleu Gascogne, novembre 2017, [\u00ab Tais-toi, ils la connaissent par c\u0153ur ta guerre ! \u00bb]). Joseph Faury appartenait \u00e0 cette seconde cat\u00e9gorie, et c\u2019est ce qui fait la qualit\u00e9 du livre: ce long t\u00e9moignage oral, form\u00e9 par des ann\u00e9es de narration et mis d\u2019une traite par \u00e9crit, trouve une fluidit\u00e9, un rythme qui, comme le sugg\u00e8re avec pertinence Paul Faury, retrouve la mani\u00e8re des a\u00e8des et des troubadours.<br \/>\nVincent Suard,\t\tjuin 2018<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Joseph Faury, originaire d\u2019Escoussens (Tarn), grandit dans une famille paysanne modeste. Il devient sergent (1908) au cours de son service militaire \u00e0 Agde. Il fait toute la guerre, de la mobilisation \u00e0 1919, d\u2019abord avec le 38e R\u00e9giment d\u2019Infanterie Coloniale (Toulon) jusqu\u2019\u00e0 f\u00e9vrier 1917, puis avec le 88e RI. 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