{"id":3124,"date":"2018-10-18T10:19:41","date_gmt":"2018-10-18T09:19:41","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=3124"},"modified":"2018-10-18T10:19:41","modified_gmt":"2018-10-18T09:19:41","slug":"chretien-alexandre-1885-1970","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2018\/10\/18\/chretien-alexandre-1885-1970\/","title":{"rendered":"Chr\u00e9tien, Alexandre (1885-1970)"},"content":{"rendered":"<p>1.\tLe t\u00e9moin<br \/>\nAlexandre Chr\u00e9tien est un cultivateur originaire de la Chapelle-Vicomtesse dans le Loir-et-Cher. Caporal \u00e0 la mobilisation, il participe avec le 331e RI (Orl\u00e9ans) \u00e0 la bataille des fronti\u00e8res puis au combat de stabilisation du front autour d\u2019Avocourt. Il est \u00e0 Vauquois \u00e0 l\u2019automne 1914 et reste en Argonne pendant l\u2019ann\u00e9e 1915. Il passe au 36e RI en avril 1916, combat \u00e0 Verdun, au Chemin des Dames en 1917 puis en Flandre en 1918. Il est bless\u00e9 sur l\u2019Ailette (Aisne) en octobre 1918 et finit la guerre \u00e0 l\u2019h\u00f4pital. Diminu\u00e9 physiquement, il cherche d\u2019abord une charge de facteur, puis se r\u00e9sout \u00e0 revenir \u00e0 la terre: il cultive jusqu\u2019\u00e0 sa retraite sa petite exploitation de 5 hectares.<br \/>\n2.\tLe t\u00e9moignage<br \/>\n<em>Un paysan dans la Grande Guerre, M\u00e9moires d\u2019Alexandre Chr\u00e9tien 1914 &#8211; 1919<\/em>, a paru aux \u00e9ditions Sutton (2017, 316 pages), avec une pr\u00e9face de Jean-Marc Largeaud, Ma\u00eetre de Conf\u00e9rences en Histoire Contemporaine \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Tours. Il s\u2019agit de la publication d\u2019un manuscrit, lui-m\u00eame reprise de carnets r\u00e9dig\u00e9s au jour le jour et aujourd\u2019hui disparus. Alexandre Chr\u00e9tien prend des notes d\u00e8s son service militaire (1907), et trois cahiers, achev\u00e9s en 1958, subsistent aujourd\u2019hui. L\u2019auteur n\u2019a pas le certificat d\u2019\u00e9tudes, mais la pr\u00e9face nous apprend qu\u2019il a le go\u00fbt de l\u2019\u00e9crit, et qu\u2019il a suivi les cours pour adultes donn\u00e9s dans son \u00e9cole communale jusqu\u2019\u00e0 ses 18 ans. A l\u2019occasion d\u2019une exposition, J. M. Largeaud a d\u00e9couvert le texte et a convaincu la famille de l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019une publication.<br \/>\n3.\tAnalyse<br \/>\nLe r\u00e9cit d\u2019Alexandre Chr\u00e9tien est assez dense, il en \u00e9lague de lui-m\u00eame les longueurs \u00e0 partir de la fin de 1914 \u00ab j\u2019ai cess\u00e9 d\u2019\u00e9crire jour par jour et n\u2019ai marqu\u00e9 que les journ\u00e9es int\u00e9ressantes. \u00bb (p. 60). Il reste caporal presque toute la guerre, ne passant sergent qu\u2019en juillet 1918 ; bien not\u00e9, il attribue sa stagnation \u00e0 une inaptitude \u00e0 la marche r\u00e9v\u00e9l\u00e9e d\u00e8s l\u2019\u00e9poque de son service militaire. Enfin promu sergent, il souligne l\u2019int\u00e9r\u00eat financier que cela repr\u00e9sente pour lui.<br \/>\nLe combat<br \/>\nLe combat le plus dur est sans conteste Verdun (\u00ab jours de souffrance \u00bb), ce sont des pages impressionnantes. Il participe, avec le 36e RI, \u00e0 l\u2019attaque de Mangin sur Douaumont (mai 1916) : il d\u00e9crit \u00ab au ras du sol \u00bb, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019escouade, un assaut ins\u00e9r\u00e9 dans une action globale qu\u2019on ne comprend pas : les hommes, hach\u00e9s par les violents barrages d\u2019artillerie et les mitrailleuses, s\u2019immobilisent dans des \u00e9bauches de tranch\u00e9es. Il raconte une corv\u00e9e sous les rafales, et apr\u00e8s une odyss\u00e9e pour trouver de l\u2019eau et revenir, on leur dit, dans un poste de secours avanc\u00e9, que \u00ab ce n\u2019est plus la peine de nous tourmenter pour rejoindre nos camarades que nous avions laiss\u00e9 \u00e0 la barricade, qu\u2019ils \u00e9taient tous tu\u00e9s ou bless\u00e9s. \u00bb (p. 94). Le lendemain, alors qu\u2019ils sont couch\u00e9s dans un semblant de boyau, le bombardement reprend avec violence ; un obus tombe sur leur groupe de six, deux sont tu\u00e9s, deux bless\u00e9s \u00e0 demi ensevelis et deux indemnes. Ils promettent alors au caporal Paul, qui est conscient et a les deux jambes bris\u00e9es, de faire venir les brancardiers. (p. 100). Arriv\u00e9 dans un gourbi un peu en arri\u00e8re, \u00ab J\u2019ai racont\u00e9 \u00e0 ceux qui \u00e9taient l\u00e0 ce qui venait de nous arriver. Je ne pus m\u2019emp\u00eacher de pleurer en parlant de mon pauvre camarade qui \u00e9tait rest\u00e9 l\u00e0-bas bless\u00e9, et en me racontant cela je ne pouvais m\u2019emp\u00eacher de maudire ceux qui avaient d\u00e9cha\u00een\u00e9 cette terrible et cruelle guerre. \u00bb A cause de l\u2019intensit\u00e9 du bombardement, il \u00e9choue \u00e0 convaincre des hommes d\u2019aller rechercher son ami. La nuit arriv\u00e9e, il ressort seul, mais avec l\u2019obscurit\u00e9 et les boyaux d\u00e9molis, il ne peut rien retrouver : \u00abC\u2019est le c\u0153ur bien gros qu\u2019il me fallut revenir \u00e0 mon gourbi sans avoir rien pu faire pour mon camarade. \u00bb (p. 102). Il \u00e9voque rarement les Allemands dans son r\u00e9cit, c\u2019est un ennemi un peu d\u00e9sincarn\u00e9. A proximit\u00e9 des Eparges, en septembre 1916, on note une \u00e9bauche de tr\u00eave, elle a lieu depuis un petit poste, et on s\u2019envoie des messages froiss\u00e9s autour de pierres, mais les deux partis h\u00e9sitent \u00e0 monter sur le parapet. \u00ab Des officiers sont venus \u00e0 notre poste voir ce qui se passait. D\u2019aucuns en riaient, d\u2019autres ne trouvaient pas cela bien prudent; \u00bb (p. 173). Cela dure toute une journ\u00e9e puis l\u2019auteur, ayant compris que son sergent pr\u00e9pare une fusillade sur des Allemands \u00e0 d\u00e9couvert, d\u00e9cide de mettre fin aux communications en tirant sur leur parapet, mais cela aussi pour des motifs pratiques : \u00ab Notre petit poste risquait de se faire retourner par les torpilles ce qui nous ferait s\u00fbrement plus de mal que nous en aurions fait \u00e0 nos voisins d\u2019en face. \u00bb (p. 174).<br \/>\nA l\u2019arri\u00e8re<br \/>\nL\u2019auteur est hospitalis\u00e9 deux fois, d\u2019abord pendant le dur hiver 1914 \u00e0 Vauquois : terrass\u00e9 par de fortes fi\u00e8vres et \u00e9vacu\u00e9, il est pris de d\u00e9lire, fait l\u2019objet de moqueries r\u00e9p\u00e9t\u00e9es de la part des malades et des infirmiers, il les traite de bandits ; il retrouve la raison lorsqu\u2019il peut rencontrer un aum\u00f4nier qui le confesse. Il raconte plus tard, en d\u00e9tail, ses longues phases d\u2019hospitalisation en 1918 et 1919, \u00e0 la suite de sa blessure \u00e0 la t\u00eate. Apr\u00e8s sa premi\u00e8re hospitalisation, il reste pr\u00e8s d\u2019un an au d\u00e9p\u00f4t d\u2019Orl\u00e9ans pour faire de l\u2019instruction avec les jeunes recrues (mai 1915 \u2013 avril 1916). Il n\u2019en consigne rien, estimant \u00ab que son histoire n\u2019est pas une histoire d\u2019embusqu\u00e9. \u00bb (p. 74).<br \/>\nAlexandre Chr\u00e9tien \u00e9voque en d\u00e9tail son emploi du temps lors de ses permissions, et l\u2019on voit que celles-ci sont essentiellement faites de visites \u00e0 la famille proche et plus \u00e9loign\u00e9e, avec sa femme et ses deux petites filles, ce qui n\u2019emp\u00eache pas d\u2019aider aux travaux des champs (moisson chez ses beaux-parents, par exemple). Il est en permission lors des manifestations du 36e RI (31 mai 1917), il signale qu\u2019on les lui a racont\u00e9es en d\u00e9tail mais il ne nous en dit rien. L\u2019ambiance en octobre 1917 en arri\u00e8re des lignes est particuli\u00e8re : \u00ab Nous traversons Fismes l\u2019arme sur l\u2019\u00e9paule et au pas cadenc\u00e9. Les habitants nous regardent d\u00e9filer d\u2019un air triste comme s\u2019ils se disaient : \u00ab Pauvres gars ! Vous allez vous faire tuer. \u00bb Cependant on ne voit plus de gens pleurer comme on en voyait au d\u00e9but. Tout le monde a l\u2019air de finir par s\u2019endurcir \u00e0 la mis\u00e8re. \u00bb (p. 206). En 1918, l\u2019auteur, transf\u00e9r\u00e9 en Flandre pour contrer l\u2019offensive d\u2019avril,  est s\u00e9duit par les paysages et les habitants : \u00ab l\u2019int\u00e9rieur des maisons est d\u2019une propret\u00e9 remarquable. Et sur eux-m\u00eames, les habitants sont aussi tr\u00e8s propres. Il y a toute diff\u00e9rence d\u2019avec ceux de la Meuse qui malgr\u00e9 cela sont aussi de braves gens qui vivent \u00e0 leur fa\u00e7on.\u00bb (p. 241). Il dit plus loin : \u00ab Quelle diff\u00e9rence avec l\u2019Aisne ! \u00bb (p. 242). Il note aussi que ces habitants de la r\u00e9gion du Nord semblent contents de les voir car \u00ab depuis trois ans ils ne voyaient que des soldats anglais. \u00bb<br \/>\nLes valeurs morales<br \/>\nDans le fracas de Verdun, au moment de l\u2019attaque de Douaumont, les premi\u00e8res lignes sont souvent discontinues et il est tr\u00e8s facile de se retrouver dans les positions allemandes : \u00ab on aurait pu passer sans le vouloir, car cela \u00e9tait loin d\u2019\u00eatre mon id\u00e9e [sic]. Je ne me suis jamais arr\u00eat\u00e9 \u00e0 la pens\u00e9e d\u2019\u00eatre d\u00e9serteur et de d\u00e9shonorer ma famille. \u00bb (p. 93). L\u2019auteur, catholique et pratiquant r\u00e9gulier, d\u00e9crit les v\u00eapres dans une petite \u00e9glise campagnarde, mais avec des chanteurs parisiens : \u00ab Pour un village, les offices \u00e9taient donc jolis. \u00bb (p. 56); hospitalis\u00e9, il chante des cantiques avec les s\u0153urs ; il \u00e9voque ailleurs ses pri\u00e8res apr\u00e8s avoir \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la mort \u00e0 Verdun, et \u00e0 un autre moment sa d\u00e9sapprobation devant le peu d\u2019enthousiasme religieux des civils de l\u2019Aisne : \u00ab \u00e0 ces offices il y avait surtout des soldats, car les gens de Fresnes n\u2019ont pas l\u2019air bien religieux. Il y en a s\u00fbrement qui iraient bien \u00e0 l\u2019Eglise, mais ils ont peur que leurs voisins se moquent d\u2019eux. \u00bb (p. 218). Ce caract\u00e8re pieux n\u2019exclut toutefois pas la malice: \u00ab il avait \u00e9t\u00e9 convenu [c\u2019est un pari] que si toute la 6e escouade voulait se rendre au complet \u00e0 la Grand Messe du 15 ao\u00fbt \u00e0 l\u2019\u00e9glise d\u2019Orvillers, je payerais un litre de vin et trois litres pay\u00e9s par 2 camarades. (\u2026) [cela se r\u00e9alise] On a pu ainsi trinquer \u00e0 la fraternit\u00e9 de la 6e escouade. \u00bb (p. 199). Log\u00e9 \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du front chez des particuliers, il ne voit pas d\u2019un \u0153il d\u00e9favorable le fait que la jeune fille de la ferme pr\u00e9pare des plats plus soign\u00e9s \u00e0 un de ses jeunes camarades (\u00ab c\u2019est de leur \u00e2ge \u00bb), mais il est choqu\u00e9, lorsque dans un autre g\u00eete, un adjudant retire son alliance pour \u00ab faire entendre mariage \u00bb (p. 224) \u00e0 une jeune femme. Une partie de sa respectabilit\u00e9 tient pour lui \u00e0 sa position de p\u00e8re de famille (il a deux petites filles) et \u00e0 son \u00e2ge \u00abm\u00fbr\u00bb (33 ans). A ce titre, lorsqu\u2019un jeune lieutenant le reprend sur un salut non effectu\u00e9, il en est profond\u00e9ment humili\u00e9: \u00ab C\u2019est vraiment honteux et d\u00e9go\u00fbtant pour un homme de mon \u00e2ge, trente-trois ans, de se voir parl\u00e9 et trait\u00e9 de la sorte par un blanc-bec pareil, par un embusqu\u00e9 de l\u2019\u00e9tat-major, par un morveux qui n\u2019avait peut-\u00eatre pas vingt-cinq ans\u2026.[cela continue sur deux pages] \u00bb, (p. 236), on sent ici dans l\u2019\u00e9criture de 1958 rena\u00eetre avec force le sentiment intact de l\u2019humiliation et de la col\u00e8re.<br \/>\nDans les combats de juillet 1918, il est furieux, car au moment de faire prisonnier quelques Allemands terr\u00e9s dans un abri, dans le feu de l\u2019action, un jeune soldat de la classe 16 tue \u00e0 bout portant un des hommes aux mains lev\u00e9es. \u00ab &#8211;  Ne tirez pas puisqu\u2019ils se rendent ! \u00bb \u00ab Ceux qui restaient vivants criaient comme des d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s pensant qu\u2019on allait leur en faire autant. J\u2019en ai pris un par l\u2019\u00e9paule pour l\u2019aider \u00e0 sortir du trou (\u2026) En me quittant il m\u2019a serr\u00e9 fortement la main comme s\u2019il avait voulu me remercier de lui avoir sauv\u00e9 la vie, et ce geste m\u2019a vraiment touch\u00e9. Il avait beau \u00eatre un Boche mais il \u00e9tait quand-m\u00eame comme moi un \u00eatre humain. (\u2026)  Quand \u00e0 mon poilu qui a tu\u00e9 l\u2019autre, je ne lui ai pas fait de compliments. \u00bb (p. 263)<br \/>\nA la fin de ses m\u00e9moire, l\u2019auteur compare la poign\u00e9e d\u2019hommes qui d\u00e9clenchent les guerres \u00e0 de jeunes bergers, qui pour r\u00e9gler un diff\u00e9rend, ou par plaisir, \u00ab font battre leurs chiens. \u00bb (\u2026). Quand le sang a assez coul\u00e9 les bergers arr\u00eatent le combat et aussit\u00f4t c\u2019est l\u2019armistice.  En 1919 a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9 la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations. Comme on nous avait promis que notre guerre serait la derni\u00e8re nous \u00e9tions tous contents, esp\u00e9rant qu\u2019avec la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations les bergers ne pourraient plus faire battre leurs chiens. Mais la S.D.N. n\u2019a pas dur\u00e9 longtemps. Des ambitieux ont pass\u00e9 outre et des guerres ont recommenc\u00e9. Comme \u00e0 mon \u00e2ge l\u2019\u00e9criture me fatigue j\u2019arr\u00eate ici mon r\u00e9cit.\t\t\t avril 1958.<br \/>\nAu d\u00e9but de l\u2019ouvrage, J.-M. Largeaud conclut son introduction en nous disant que le texte d\u2019Alexandre Chr\u00e9tien devra dor\u00e9navant compter \u00ab au nombre des meilleurs t\u00e9moignages de poilu d\u2019origine paysanne \u00bb; en y associant P. Faury, une autre bonne surprise \u00ab rurale \u00bb  de 2017, nous ne pouvons qu\u2019adh\u00e9rer \u00e0 cet enthousiasme.<br \/>\nVincent Suard,\t\toctobre 2018<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Alexandre Chr\u00e9tien est un cultivateur originaire de la Chapelle-Vicomtesse dans le Loir-et-Cher. Caporal \u00e0 la mobilisation, il participe avec le 331e RI (Orl\u00e9ans) \u00e0 la bataille des fronti\u00e8res puis au combat de stabilisation du front autour d\u2019Avocourt. Il est \u00e0 Vauquois \u00e0 l\u2019automne 1914 et reste en Argonne pendant l\u2019ann\u00e9e 1915. 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