{"id":3166,"date":"2019-03-25T18:29:02","date_gmt":"2019-03-25T17:29:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=3166"},"modified":"2021-07-13T15:12:59","modified_gmt":"2021-07-13T14:12:59","slug":"cadot-roger-1885-1953","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2019\/03\/25\/cadot-roger-1885-1953\/","title":{"rendered":"Cadot, Roger (1885-1953)"},"content":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin<br \/>\nRoger Cadot est un journaliste sp\u00e9cialis\u00e9 dans le domaine boursier. Il commence sa carri\u00e8re \u00e0 la <em>Cote Vidal <\/em>puis est, entre les deux guerres, r\u00e9dacteur en chef du <em>Journal de la Bourse<\/em>; il collabore aussi sur le tard au journal <em>Le Monde<\/em>. Mari\u00e9 en 1908, il est mobilis\u00e9 en ao\u00fbt 1914 comme sergent au 360 RI, r\u00e9giment dans lequel il fait toute la guerre, \u00e9tant d\u00e9mobilis\u00e9 en 1919 avec le grade de capitaine. Mobilis\u00e9 en 1940, il est fait prisonnier, puis est lib\u00e9r\u00e9 de l\u2019Oflag XII en 1941. De sympathie dreyfusarde, et en cela en opposition avec son fr\u00e8re plut\u00f4t royaliste, sa fr\u00e9quentation des milieux boursiers fait de lui un lib\u00e9ral sur le plan \u00e9conomique, et c\u2019est \u00e0 la fois un humaniste et un conservateur sur le plan social. Son fils Michel aimait \u00e0 \u00e9voquer le fait que ses articles avaient particip\u00e9 au d\u00e9voilement de l\u2019affaire Stavisky.<br \/>\n2. Le t\u00e9moignage<br \/>\nLes <em>Souvenirs d\u2019un combattant <\/em>de Roger Cadot (671 pages) ont paru en 2010 chez Publibook. L\u2019auteur signale en avant-propos que l\u2019essentiel du volume a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 entre 1940 et 1945, gr\u00e2ce \u00e0 ses carnets, \u00e0 sa correspondance, \u00e0 des documents militaires et \u00e0 \u00abson excellente m\u00e9moire\u00bb. En 1915, on lui avait confi\u00e9 la r\u00e9daction du journal de marche du bataillon et en 1918, c\u2019est son colonel qui lui avait impos\u00e9 d\u2019\u00e9crire une partie du l\u2019historique du 360 RI (p. 547) : \u00abJ\u2019eus toutes les peines du monde pour rassembler la documentation voulue, personne ne s\u2019int\u00e9ressant \u00e0 ce travail. Aussi \u00e9tais-je oblig\u00e9 de r\u00e9diger \u00ab de chic \u00bb, et ce bousillage me faisait horreur. \u00bb Ces travaux, dit-il, lui furent bien utiles pour la r\u00e9daction de ces souvenirs. L\u2019auteur a aussi r\u00e9alis\u00e9 un grand nombre de dessins de guerre, ici absents du volume, mais sa petite-fille Elisabeth Cadot en a organis\u00e9 une exposition \u00e0 Hambourg puis \u00e0 Bonn en 2018\/2019. Au d\u00e9but de cette \u00e9dition, r\u00e9alis\u00e9e par son fils Michel Cadot \u00e0 partir de 2005, l\u2019auteur dit aussi que ces souvenirs n\u2019ont pas pour but d\u2019\u00eatre rendus publics (p. 11), \u00ab je n\u2019ai eu \u00e0 garder dans mes jugements, aucun des m\u00e9nagements qui g\u00eanent les auteurs de m\u00e9moires et de souvenirs, tenus ou d\u00e9sireux de les faire conna\u00eetre rapidement. \u00bb Cette franchise, originale, alli\u00e9e \u00e0 la qualit\u00e9 de l\u2019\u00e9criture &#8211; l\u2019auteur est aussi po\u00e8te &#8211; donne un caract\u00e8re incisif au propos.<br \/>\n3. Analyse<br \/>\nSergent rest\u00e9 au d\u00e9p\u00f4t, R. Cadot arrive \u00e0 Notre-Dame de Lorette le 2 novembre 1914 avec le 360 RI. Il dit \u00e9crire aussi objectivement qu\u2019il le peut, et lorsqu\u2019il reconstitue des conversations, il explique essayer de \u00ab restituer l\u2019atmosph\u00e8re aussi fid\u00e8lement que possible. \u00bb Ce parti pris donne une prose naturaliste dont l\u2019impact est renforc\u00e9 par les noms v\u00e9ritables des protagonistes, comme par exemple p. 98, la description des mauvais \u00e9l\u00e9ments d\u2019une escouade: \u00ab Seul faisait tache un groupe de la 15e, auquel donnaient le ton deux basses fripouilles, Malvaux et le coiffeur Orville, dont certains propos m\u2019avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9difi\u00e9 sur leur compte. Leurs habitudes d\u2019ivrognerie avaient s\u00e9duit leur camarade Legouin, clerc de notaire aboulique et crasseux, qui ne les quittait pas. Un quatri\u00e8me acolyte, le petit Cailly, rabougri, fielleux, avec un regard en dessous compl\u00e9tait ce peu sympathique ensemble. \u00bb Ce sont aussi de belles \u00e9vocations des d\u00e9lices de l\u2019arri\u00e8re dans la famille Demailly \u00e0 Petit-Servins, ou de la nuit en premi\u00e8re ligne et de l\u2019introspection qu\u2019elle permet, lorsque le front est calme: dans ses r\u00e9flexions et ses interrogations muettes, il t\u00e9moigne du \u00abprofond d\u00e9sir de beaut\u00e9 et de puret\u00e9 \u00bb qu\u2019il sent en lui. On pense \u00e0 Vigny quand il dit que pour lui, le seul moyen dont il dispose pour satisfaire ce d\u00e9sir \u00abme semblait \u00eatre de me guinder dans la volont\u00e9 d\u2019accomplir une t\u00e2che militaire avec tout le d\u00e9vouement dont j\u2019\u00e9tais capable, et qui pourrait aller jusqu\u2019au sacrifice de la vie. Je peux dire sans vantardise qu\u2019aucun soldat n\u2019a \u00e9t\u00e9 anim\u00e9 \u00e0 un plus profond degr\u00e9 que moi de la volont\u00e9 de \u00ab servir \u00bb dans toute l\u2019acception du terme. Il y avait, dans la notion du devoir militaire, une simplicit\u00e9 qui s\u00e9duisait mon esprit \u00e9pris de clart\u00e9, en m\u00eame temps qu\u2019un appel au sens de la grandeur, ou plus simplement \u00e0 l\u2019amour-propre, auquel je n\u2019\u00e9tais pas insensible (p. 133).\u00bb<br \/>\nIl d\u00e9crit la duret\u00e9 des combats de la fin de l\u2019automne 1914, avec des assauts sur des r\u00e9seaux de barbel\u00e9s intacts (p. 107) : \u00ab je me souviens d\u2019une de ces attaques, ex\u00e9cut\u00e9es par une compagnie de chasseurs dans des conditions atroces. (\u2026) \u00bb. Il \u00e9voque, dans sa description de l\u2019offensive du 9 mai 1915, son commandant de bataillon qui le jour de l\u2019attaque leur recommande de ne pas faire de prisonniers (p. 173), mais \u00e0 qui ils d\u00e9sob\u00e9issent (p. 177). La description des combats de l\u2019Artois se termine par celle du chemin d\u2019Angres (6 juillet 1915, p. 229)  \u00ab Cinq cents tu\u00e9s ou bless\u00e9s [au 360 RI] pour avancer notre ligne de 150 m\u00e8tres sur un front d\u2019un demi-kilom\u00e8tre \u00e0 peine ! Tel \u00e9tait le bilan de ces attaques partielles en quoi se r\u00e9solvait la grande attaque du 9 mai. La prise du chemin creux d\u2019Angres \u00e0 Souchez fut la derni\u00e8re de ces attaques absurdes. \u00bb . Il est en permission au d\u00e9but des tr\u00eaves de d\u00e9cembre 1915, provoqu\u00e9es par la pluie envahissant les tranch\u00e9es et les boyaux, et il d\u00e9crit pr\u00e9cis\u00e9ment ce qu\u2019il voit en arrivant de l\u2019arri\u00e8re (p. 332): \u00ab j\u2019eus la stup\u00e9faction, \u00e0 un ressaut du terrain, d\u2019apercevoir devant moi, se d\u00e9tachant sur la grisaille du ciel, d\u00e9lav\u00e9es et floues comme celles d\u2019une photo voil\u00e9e, des silhouette humaines debout \u00e0 quelques m\u00e8tres les unes des autres, formant une longue ligne qui se perdait dans le brouillard. C\u2019\u00e9tait notre premi\u00e8re ligne. Un peu plus loin, par devant, on devinait une ligne parall\u00e8le qui \u00e9tait celle des autres. \u00bb  L\u2019auteur \u00e9voque une lettre (p. 333) saisie par la censure et renvoy\u00e9e au colonel, dans laquelle un soldat racontait ses conversations avec les Allemands, et disait qu\u2019ensemble ils avaient maudit la guerre. R. Cadot a une analyse tr\u00e8s diff\u00e9rente de celle de L. Barthas, car, hostile aux socialistes (p. 157), il ajoute que ces t\u00e9moignages \u00abmontraient la n\u00e9cessit\u00e9 de lutter contre certains ferments de dissolution. \u00bb<br \/>\nL\u2019auteur passe adjudant apr\u00e8s l\u2019attaque du 9 mai et souligne les avantages de cet avancement, qui le dispense de recourir aux subsides de sa famille. Nomm\u00e9 sous-lieutenant le 25 juin suivant, il se r\u00e9jouit pour sa femme \u00abdont les charges seront all\u00e9g\u00e9es.\u00bb (p.214). Il \u00e9voque aussi l\u2019impression de malaise que provoque chez lui le passage au grade d\u2019officier, car l\u2019id\u00e9e de ne plus partager la mis\u00e8re de ses compagnons lui est p\u00e9nible. A partir de 1916, dirigeant une section de g\u00e9nie hors-rang, il est souvent \u00e0 l\u2019EM du r\u00e9giment ou aux PC de bataillons et il d\u00e9crit les officiers d\u2019active, montrant les qualit\u00e9s de certains et l\u2019insuffisance de beaucoup. Il \u00e9voque leur ignorance des r\u00e9alit\u00e9s politiques et diplomatiques de la guerre, qui favorisait \u00ab une paresse d\u2019esprit \u00e0 laquelle la vie de caserne ne les avait que trop inclin\u00e9s, et entretenait leur go\u00fbt marqu\u00e9 pour les occupations futiles, cartes, ap\u00e9ritifs, femmes, bavardages st\u00e9riles, etc. G\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9vou\u00e9s \u00e0 leur m\u00e9tier, consciencieux dans l\u2019ex\u00e9cution des ordres (\u2026) ils retrouvaient dans cette guerre immobile les mauvaises habitudes des villes de garnison. (p. 272) \u00bb Il reconstitue les conversations, et livre par exemple le r\u00e9cit tout \u00e0 fait prenant &#8211; il a pris des notes aussit\u00f4t apr\u00e8s -, fait par un capitaine de la Coloniale, de la dramatique mission Voulet-Chanoine en Afrique en 1900 (p. 432 \u2013 437).<br \/>\nL\u2019auteur raconte des permissions, et par exemple expose en d\u00e9tail une visite qu\u2019il fait au journal de bourse pour lequel il \u00e9crivait \u00e0 la mobilisation. Plein de sympathie pour les patrons juifs qui l\u2019emploient, il en fait une description affectueuse, bien que reproduisant des st\u00e9r\u00e9otypes physiques de l\u2019\u00e9poque. Appr\u00e9ci\u00e9 de son colonel, il b\u00e9n\u00e9ficie de fr\u00e9quentes escapades \u00e0 l\u2019arri\u00e8re, mais en ressent une g\u00eane, car le tour des permissions r\u00e9guli\u00e8res des hommes \u00e9tait constamment en retard. Il montre aussi que ses sup\u00e9rieurs n\u2019ont pas saisi l\u2019importance de ces repos pour la troupe (p. 487): \u00abbeaucoup de chefs de corps en \u00e9taient rest\u00e9s \u00e0 la notion de permission faveur, alors que la permission avait \u00e9t\u00e9 promise comme un droit. \u00bb<br \/>\nEn 1917, R. Cadot consid\u00e8re que ses hommes, sauf les Alsaciens-Lorrains et quelques Parisiens, n\u2019ont pas la haine des Allemands et se r\u00e9signent mal \u00ab aux c\u00f4t\u00e9s cruels de la guerre \u00bb. Pour lui, les soldats de sa section sont de braves gens, mais travaill\u00e9s par un intense travail de propagande pacifiste auquel se livre la \u00ab tourbe politicienne \u00bb (p. 487). D\u00e9niant \u00e0 ses hommes une opinion autonome, il les d\u00e9crit comme circonvenus dans les gares, autour du zinc \u00abo\u00f9 on leur glissait des paroles empoisonn\u00e9es, on leur remettait des tracts (p. 489)\u00bb. Lors de l\u2019offensive du 16 avril, il d\u00e9crit la mutinerie de sa section \u00e9quip\u00e9e (p.490) qui refuse de partir : \u00ab qu\u2019on nous donne nos permissions, nous marcherons apr\u00e8s ! \u00bb R. Cadot reproduit le discours qu\u2019il leur adresse, jouant sur l\u2019affectivit\u00e9, en indiquant que les \u00ab grad\u00e9s et quelques hommes iront se faire tuer seuls, \u00e0 leur place \u00bb. Cet incident se cl\u00f4t par le d\u00e9part de la section (\u00abun se l\u00e8ve, les autres suivent.\u00bb) et l\u2019auteur signale que ses sup\u00e9rieurs ne surent jamais rien de l\u2019\u00e9v\u00e9nement. L\u2019auteur a une vision paternaliste de ses subordonn\u00e9s, soulignant les rapports confiants, souvent m\u00eame affectueux, qui unissent les officiers de compagnie avec les hommes. En m\u00eame temps il les comprend mal, et refuse le doute pour lui-m\u00eame (p. 420, \u00ab la m\u00e9lancolie n\u2019est pas une attitude militaire. \u00bb). Sa r\u00e9ception du <em>Feu<\/em> de Barbusse t\u00e9moigne bien de cet \u00e9tat d\u2019esprit (\u00e9t\u00e9 1917, p. 511), ce livre lui a \u00e9t\u00e9 recommand\u00e9 par le commandant Crimail, et on a not\u00e9 plus haut que R. Cadot n\u2019\u00e9tait pas antis\u00e9mite :  \u00ab Je lus ce livre amer et sombre, o\u00f9 des pages criantes de v\u00e9rit\u00e9 alternaient avec des tirades d\u00e9clamatoires (\u2026) o\u00f9 un r\u00e9alisme d\u00e9sol\u00e9 n\u2019a pour correctif qu\u2019un \u00e2pre aspect de r\u00e9volte contre l\u2019injustice du monde et la hi\u00e9rarchie sociale qui le perp\u00e9tue. (\u2026) Quel que f\u00fbt son m\u00e9rite litt\u00e9raire, un tel livre, paraissant en pleine bataille, ne pouvait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 par les officiers du front que comme une drogue pernicieuse pour l\u2019esprit des troupes. Mais les r\u00eaveries anarchistes font toujours r\u00e9sonner des cordes profondes dans les \u00e2mes juda\u00efques et l\u2019ing\u00e9nieur Crimail \u00e9tait juif\u2026 Heureusement que les poilus ne lisaient gu\u00e8re. \u00bb<br \/>\nEn 1918, il \u00e9voque sa rencontre avec le jeune Henri de Montherlant, et l\u2019impression d\u00e9plaisante laiss\u00e9e (paresse et morgue, p. 587). Montherlant est bless\u00e9 sur un pr\u00e9 d\u2019exercice de l\u2019arri\u00e8re, pour la seule fois du s\u00e9jour o\u00f9 \u00ab trois ou quatre obus vinrent exploser \u00bb. En 1919, il fait signer \u00e0 R. Cadot d\u00e9mobilis\u00e9 un certificat de blessure en \u00ab service volontaire\u00bb, et se sert de ce papier pour obtenir la croix de guerre. L\u2019auteur est choqu\u00e9 du proc\u00e9d\u00e9 car, devenu secr\u00e9taire du Comit\u00e9 de l\u2019ossuaire de Douaumont, Montherlant parlera des h\u00e9ros de la grande guerre comme \u00e0 des pairs. \u00ab Si je l\u2019avais su, j\u2019aurais refus\u00e9 de signer, par respect pour la m\u00e9moire de tant de combattants authentiques qui sont morts sans jamais avoir obtenu la moindre r\u00e9compense. \u00bb Il s\u2019agit d\u2019une indignation des ann\u00e9es vingt, car plus tard il change d\u2019avis pour des raisons litt\u00e9raires (p. 589) : \u00ab Aujourd\u2019hui, apr\u00e8s bien des ann\u00e9es, je me dis que, tout bien consid\u00e9r\u00e9, c\u2019e\u00fbt \u00e9t\u00e9 dommage, car nous n\u2019aurions probablement pas le \u00ab chant fun\u00e8bre pour les morts de Verdun \u00bb, qui contient peut-\u00eatre les plus belles pages qu\u2019on ait \u00e9crites sur la guerre. \u00bb<br \/>\nEcrit \u00e0 mi-chemin entre la sensibilit\u00e9 d\u2019un Maurice Genevoix et le ton tranchant du journal des fr\u00e8res Goncourt, qui dira, de plus, la part de la r\u00e9flexion de l\u2019homme m\u00fbr dans ce r\u00e9cit r\u00e9dig\u00e9 25 ans apr\u00e8s les faits ? En tout cas un t\u00e9moignage de prix, en m\u00eame temps qu\u2019une \u0153uvre v\u00e9ritable.<br \/>\nVincent Suard,\t\tmars 2019<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Roger Cadot est un journaliste sp\u00e9cialis\u00e9 dans le domaine boursier. Il commence sa carri\u00e8re \u00e0 la Cote Vidal puis est, entre les deux guerres, r\u00e9dacteur en chef du Journal de la Bourse; il collabore aussi sur le tard au journal Le Monde. 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