{"id":3172,"date":"2019-03-25T18:51:44","date_gmt":"2019-03-25T17:51:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=3172"},"modified":"2021-07-13T15:12:14","modified_gmt":"2021-07-13T14:12:14","slug":"bauchond-maurice-1877-1941","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2019\/03\/25\/bauchond-maurice-1877-1941\/","title":{"rendered":"Bauchond, Maurice (1877-1941)"},"content":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin<br \/>\nMaurice Bauchond est un notable valenciennois, un \u00e9rudit passionn\u00e9 d\u2019Histoire de l\u2019Art qui exerce la profession d\u2019avocat. \u00c2g\u00e9 de 37 ans \u00e0 la mobilisation, il est exempt\u00e9 \u00e0 cause d\u2019une forte myopie mais sert en ao\u00fbt 1914 comme infirmier civil de la Croix-Rouge. Habitant avec sa m\u00e8re,  il vit toute l\u2019occupation au centre-ville de Valenciennes; Il ne se marie qu\u2019en 1922 et est apr\u00e8s la guerre un des principaux animateurs du cercle Arch\u00e9ologique et Historique de la ville.<br \/>\n2. Le t\u00e9moignage<br \/>\nLes \u00abSouvenirs de l\u2019invasion \u00bb de Maurice Bauchond, un journal d\u2019occupation qui tient \u00e0 l\u2019origine en 500 pages d\u2019\u00e9criture serr\u00e9e, ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s sous le titre <em>Vivre \u00e0 Valenciennes sous l\u2019occupation allemande 1914 \u2013 1918, Journal de l\u2019avocat Maurice Bauchond<\/em>, 374 pages, parution au Cercle arch\u00e9ologique et historique de Valenciennes Tome XIV \u2013 Volume 1 \u2013 2018. L\u2019ouvrage est \u00e9dit\u00e9, annot\u00e9 et pr\u00e9sent\u00e9 par Philippe Guignet, Professeur \u00e9m\u00e9rite de l\u2019Universit\u00e9 de Lille et sp\u00e9cialiste d\u2019Histoire Moderne. La pr\u00e9face, qui situe ce t\u00e9moignage par rapport \u00e0 l\u2019historiographie actuelle, est r\u00e9dig\u00e9e par Yves Le Maner. L\u2019\u00e9dition, supprimant redites et longueurs, ne reprend pas l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du manuscrit, qui lui-m\u00eame est muet pour l\u2019ann\u00e9e 1915. La publication, soign\u00e9e, est accompagn\u00e9e de photographies et de reproductions de documents locaux d\u2019\u00e9poque, ainsi que de 700 notes \u00e9rudites, tr\u00e8s utiles pour la connaissance du valenciennois pendant la guerre.<br \/>\n3. Le t\u00e9moin<br \/>\nCe journal d\u2019occupation d\u00e9crit, du point de vue d\u2019un bourgeois local, les grandes phases de l\u2019occupation, qui vont de l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 \u00e0 la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9 1914, \u00e0 l\u2019apprentissage des relations avec les envahisseurs (logement, r\u00e8glementation, r\u00e9quisitions, alimentation\u2026)  puis \u00e0 l\u2019aggravation de la situation en 1917 (p\u00e9nuries, disettes, amendes r\u00e9p\u00e9t\u00e9es) et 1918 (bombardements a\u00e9riens, rapprochement de la bataille).  Le diariste \u00e9voque les nouvelles, les anecdotes de l\u2019occupation et ses  propres relations avec les Allemands. Il les fr\u00e9quente d\u2019abord comme infirmier civil, puis \u00e9voque surtout \u00e0 partir de 1916 ses responsabilit\u00e9s d\u2019interlocuteur fran\u00e7ais des occupants dans le domaine des beaux-arts et de la pr\u00e9servation du patrimoine.<br \/>\nLes rumeurs<br \/>\nLe journal reprend presque quotidiennement les nouvelles, qui sont bas\u00e9es sur les conversations avec les connaissances de l\u2019h\u00f4pital, du Palais &#8211; o\u00f9 il semble plaider rarement -, du mus\u00e9e ou de la Caisse d\u2019Epargne, o\u00f9 il exerce des responsabilit\u00e9s. L\u2019auteur recueille aussi des informations dans les journaux fran\u00e7ais, que l\u2019on trouve encore au d\u00e9but de l\u2019occupation, puis dans la presse allemande et le communiqu\u00e9 officiel. L\u2019auteur \u00e9voque nombre de bruits et de on-dit, souvent faux, \u00e0 un degr\u00e9 plus ou moins \u00e9tendu : c\u2019est le r\u00e8gne de la rumeur, \u00e0 laquelle on ne croit qu\u2019\u00e0 moiti\u00e9, souvent pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e de \u00ab on raconte \u00bb ou \u00ab on dit que \u00bb, caract\u00e9ristique des journaux d\u2019occupation, surtout quand le front est actif. Il \u00e9voque par exemple en octobre 1914 (p. 89) une victoire fran\u00e7aise \u00e0 Cassel \u00ab des troupes fran\u00e7aises mass\u00e9es au Mont-Cassel auraient canard\u00e9 presque au sortir des trains les troupes allemandes en marche vers la c\u00f4te.\u00bb ou p. 97 \u00ab on raconte que le Kronprinz est mort, que son corps a \u00e9t\u00e9 autopsi\u00e9 par deux m\u00e9decins allemands et un m\u00e9decin belge, on aurait d\u00e9couvert qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 par une balle allemande. \u00bb En g\u00e9n\u00e9ral, les \u00e9l\u00e9ments rapport\u00e9s par l\u2019auteur sont plus proches des faits r\u00e9els, mais la v\u00e9rit\u00e9 \u00e9merge toujours avec un retard important.<br \/>\nLes p\u00e9nuries, les privations<br \/>\nM. Bauchond \u00e9voque les p\u00e9nuries, les r\u00e9quisitions et les privations, mais en bourgeois ais\u00e9, il n\u2019en souffre pas lui-m\u00eame. Curieusement, il a tendance \u00e0 plusieurs reprises \u00e0 minorer les souffrances alimentaires des populations civiles, comme en mars 1916 (p. 158), \u00abdepuis 18 mois, le conseil municipal annonce \u00e0 la population qu\u2019on va \u00eatre affam\u00e9 et depuis 18 mois, on ne manque de rien, du n\u00e9cessaire pour le moins. \u00bb Certes le ravitaillement de Valenciennes est meilleur durant la guerre qu\u2019\u00e0 Lille ou Douai, mais l\u2019auteur, qui fr\u00e9quente surtout un \u00ab entre-soi \u00bb social et reste au centre-ville, est peu sensible aux lourdes difficult\u00e9s de la vie quotidienne des couches populaires, notamment des femmes de mobilis\u00e9s. Plus averti des  privations en 1917, il \u00e9voque (p. 256) une \u00ab Affiche \u00e9trange du maire conseillant de bien mastiquer les aliments et de les tenir longtemps dans la bouche avant de les avaler. \u00bb: il n\u2019y a rien l\u00e0 d\u2019\u00e9trange quand on sait ce qu\u2019est la faim, et on peut faire la m\u00eame remarque avec le terme \u00ab curieux \u00bb en mars 1917 (p. 262) \u00ab On assiste parfois \u00e0 des sc\u00e8nes curieuses. Lorsque les soldats rentrent du charbon dans les bureaux allemands, c\u2019est une foule de malheureux, hommes, femmes, enfants qui viennent qu\u00e9mander quelques morceaux, ils ont des seaux ; les soldats les remplissent. Ces jours-ci, j\u2019ai assist\u00e9 plusieurs fois \u00e0 ce spectacle. \u00bb On le voit, cette distance sociale n\u2019exclut pas l\u2019empathie.<br \/>\nLa protection du patrimoine<br \/>\nL\u2019auteur \u00e9voque \u00e0 de nombreuses reprises en 1917 et 1918 ses fonctions de co-responsable du Mus\u00e9e des Beaux-Arts, il doit r\u00e9ceptionner une s\u00e9rie d\u2019\u0153uvres, issues des abords du front, et qui sont envoy\u00e9es \u00e0 l\u2019arri\u00e8re par pr\u00e9caution. Il re\u00e7oit par exemple des toiles venant du ch\u00e2teau de Saint-L\u00e9ger-les-Croisilles (front au sud d\u2019Arras, p. 215), de Cambrai ou de Lille;  il explique en juin 1917 (p. 283) que \u00ab La ville re\u00e7oit un avis de l\u2019inspection des \u00e9tapes, le mus\u00e9e recevra la garde des objets d\u2019art du front. Des salles du mus\u00e9e devront \u00eatre \u00e0 la disposition de l\u2019autorit\u00e9 allemande pour les exposer. \u00bb Expert local et interlocuteur des sp\u00e9cialistes allemands, il n\u00e9gocie la pr\u00e9servation de quelques cuivres artistiques et de ferronneries d\u2019art lors des r\u00e9quisitions de m\u00e9taux (p. 289) : \u00ab Sur ma demande, M. Burg se rend encore dans plusieurs maisons pour d\u00e9consigner des cuivres artistiques. \u00bb Avocat, il plaide la cause d\u2019un certain nombre de cloches de la ville, justifiant leur sauvegarde par leur caract\u00e8re patrimonial original et pr\u00e9cieux : la plupart de celles de l\u2019agglom\u00e9ration sont saisies, mais, dans le cadre d\u2019une n\u00e9gociation, il r\u00e9ussit \u00e0 en sauver un certain nombre, (p. 305) \u00ab J\u2019ai pu sauver la cloche de l\u2019heure de l\u2019h\u00f4tel de ville dont on avait commenc\u00e9 l\u2019enl\u00e8vement \u00bb.<br \/>\nUne relation particuli\u00e8re avec les Allemands<br \/>\nLes officiers-experts qui s\u2019occupent du Mus\u00e9e et des \u0153uvres sont cultiv\u00e9s et francophones, et P. Guignet souligne dans sa pr\u00e9sentation \u00ab l\u2019\u00e9vidente jubilation que M. Bauchond \u00e9prouve \u00e0 s\u2019entretenir avec eux d\u2019histoire et d\u2019histoire de l\u2019art \u00bb (p. 22). On peut par exemple citer ce passage d\u2019emploi du temps assez repr\u00e9sentatif (ao\u00fbt-septembre 1917, p. 300) : \u00ab Au mus\u00e9e, le baron von Adeln proc\u00e8de \u00e0 un nouveau rangement de toutes les salles ; il est tr\u00e8s correct et tr\u00e8s aimable avec moi et me raconte volontiers des anecdotes de sa vie. (\u2026) Quelques visites d\u2019officiers importants au mus\u00e9e ; visite du professeur Goldschmidt de l\u2019Universit\u00e9 de Berlin, auquel je suis pr\u00e9sent\u00e9. Il examine les primitifs et les manuscrits carolingiens. \u00bb. Si, c\u00e9dant \u00e0 un anachronisme tentant, Y. Le Maner \u00e9voque les situations d\u2019accommodement d\u00e9crite par P. Burrin pour 1940-1944, P. Guignet parle malicieusement d\u2019une attitude bavarde, aux antipodes de celle des h\u00f4tes fran\u00e7ais du \u00ab Silence de la mer \u00bb de Vercors. C\u00e9dant \u00e0 ce m\u00eame anachronisme, il nous est difficile de ne pas penser aux ennuis \u2013 mesur\u00e9s \u2013 que l\u2019auteur aurait probablement eus en 1944. Reste qu\u2019apr\u00e8s la guerre \u2013 la Grande &#8211; on lui sait gr\u00e9 de son action en faveur du patrimoine valenciennois.<br \/>\nUn bourgeois pacifiste<br \/>\nM. Bauchond est un pacifiste, il d\u00e9teste la guerre et le dit du d\u00e9but \u00e0 la fin du conflit, par exemple le 13 septembre 1914 (p. 59) : \u00abComme nous d\u00e9sirons de tout c\u0153ur et ardemment la victoire des Fran\u00e7ais. Mais on ne peut souhaiter la mort de ces pauvres gens [les soldats allemands]. Oh non ! Le patriotisme bien entendu n\u2019entra\u00eene pas la haine. Que la guerre est donc odieuse ! \u00bb Il souligne \u00e0 plusieurs reprises la correction des Allemands log\u00e9s en ville, d\u00e9clare qu\u2019il a toujours vu le soldat allemand sans haine (janvier 1916), et qu\u2019il d\u00e9teste les jusqu\u2019au-boutistes, \u00ab supp\u00f4ts de l\u2019Action fran\u00e7aise et autres journaux nationalistes \u00bb (p. 193), et \u00ab Maurice Barr\u00e8s et sa bande \u00bb. Lors de ses conversations, il est souvent oblig\u00e9 de taire ses opinions mod\u00e9r\u00e9es avec ceux qu\u2019il rencontre, et si on ajoute la mention fr\u00e9quente de valenciennois d\u00e9testant l\u2019occupant, l\u2019auteur appara\u00eet plut\u00f4t isol\u00e9. Il rapporte ainsi une rencontre avec un de ces \u00ab nationalistes\u00bb, personne qui par ailleurs fait preuve d\u2019une \u00e9tonnante clairvoyance chronologique (11 novembre 1916, p. 224) : \u00ab Rencontre d\u2019Albert Carlier : quel fougueux nationaliste et quel esprit dangereux ! Pour lui, la guerre durera encore deux ans au moins et ne peut se terminer que par l\u2019\u00e9crasement total d\u2019un des adversaires, d\u00fbt-on tous p\u00e9rir de chagrin. [\u2026] Et dire que ces gens se croient des chr\u00e9tiens. \u00bb<br \/>\nL\u2019Alsace- Lorraine<br \/>\nPour h\u00e2ter la fin du conflit, et dans cette m\u00eame logique d\u2019apaisement international, l\u2019auteur mentionne \u00e0 plusieurs reprises son d\u00e9sint\u00e9r\u00eat pour la r\u00e9cup\u00e9ration de l\u2019Alsace-Lorraine, et il \u00e9voque son hostilit\u00e9 avec ceux qui en font un pr\u00e9alable \u00e0 toute paix ; il le dit en 1916 (p. 165) : \u00absurtout que les Alsaciens-Lorrains ne d\u00e9siraient pour la plupart rien moins que le retour \u00e0 la France. \u00bb Il le reformule en 1917 (p. 303) \u00e0 l\u2019occasion d\u2019ouvertures de l\u2019Alliance \u00abVa-t-on sacrifier quelques millions d\u2019hommes pour r\u00e9cup\u00e9rer une province qui n\u2019est pas fran\u00e7aise et que l\u2019on sait si peu d\u00e9sireuse de le redevenir que l\u2019on craint de confier la d\u00e9cision au sort d\u2019un pl\u00e9biscite.\u00bb. Le th\u00e8me revient encore au d\u00e9but de 1918 (p. 311) : \u00abL\u2019Alsace-Lorraine toujours : ce brandon de discorde se dresse toujours b\u00eatement pour continuer \u00e0 faire tuer des gens qui s\u2019en fichent pas mal. \u00bb<br \/>\nLes op\u00e9rations autour de Valenciennes en 1918<br \/>\nLa ville est de plus en plus frapp\u00e9e par les attaques a\u00e9riennes anglaises en 1918, et le r\u00e9cit \u00e9voque les alertes, les quartiers frapp\u00e9s, les victimes. A l\u2019automne, le front se rapproche, et l\u2019auteur narre le d\u00e9m\u00e9nagement par les Allemands de tous les objets du mus\u00e9e pour les mettre en s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 Bruxelles. En octobre la bataille de l\u2019Escaut est violente, et \u2013 outre ceux qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9vacu\u00e9s de force &#8211; beaucoup d\u2019habitant essaient de fuir vers la Belgique. Le diariste raconte que son d\u00e9part \u00e0 pied a \u00e9t\u00e9 remis car la poussette charg\u00e9e de ses bagages \u00e9tait beaucoup trop lourde. Il se claquemure chez lui en attendant les Anglais (15 octobre 1918, p. 343) : \u00abIl revient \u00e9norm\u00e9ment d\u2019\u00e9vacu\u00e9s. Tous sont d\u2019accord pour d\u00e9crire la mis\u00e8re terrible de la route : gens malades, ravitaillement impossible, logements difficiles, accidents, poussettes cass\u00e9es, membres bris\u00e9s, enfants \u00e9gar\u00e9s, plusieurs bless\u00e9s et m\u00eame quelques morts. \u00bb. C\u2019est le samedi 2 novembre \u00e0 8 heures du matin qu\u2019une clameur l\u2019alerte : \u00ab Voil\u00e0 les Anglais ! \u00bb<br \/>\nEn d\u00e9finitive, comment replacer ce t\u00e9moignage singulier, comment \u00e9valuer sa repr\u00e9sentativit\u00e9 ? P. Guignet et Y. Le Maner soulignent les discordances avec une certaine \u00ab vulgate historiographique \u00bb de l\u2019occupation, pass\u00e9e comme r\u00e9cente ; le pacifisme foncier de M. Bauchond, attitude rare au sein de la bourgeoisie, le rapprocherait plut\u00f4t de la gauche socialiste, mais on a vu qu\u2019en fait il en est tr\u00e8s loin, \u00e0 la fois par son statut de notable traditionnel et par son manque d\u2019int\u00e9r\u00eat pour les conditions de vie r\u00e9elles de la majorit\u00e9 de la population. Par ailleurs, son insistance sur l\u2019Alsace-Lorraine le singularise \u00e9galement ; ce n\u2019est pas que les autres diaristes, occup\u00e9s comme soldats du front originaires du Nord, soient pour ou contre son retour, mais ils n\u2019en parlent en fait pratiquement jamais : pour eux, ce qui compte, c\u2019est avant tout que les Allemands soient chass\u00e9s des \u00ab R\u00e9gions envahies\u00bb, celles de 1914.<br \/>\nVincent Suard,\t\tmars 2019<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Maurice Bauchond est un notable valenciennois, un \u00e9rudit passionn\u00e9 d\u2019Histoire de l\u2019Art qui exerce la profession d\u2019avocat. \u00c2g\u00e9 de 37 ans \u00e0 la mobilisation, il est exempt\u00e9 \u00e0 cause d\u2019une forte myopie mais sert en ao\u00fbt 1914 comme infirmier civil de la Croix-Rouge. 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