{"id":3193,"date":"2019-10-22T20:17:19","date_gmt":"2019-10-22T19:17:19","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=3193"},"modified":"2021-07-13T15:09:57","modified_gmt":"2021-07-13T14:09:57","slug":"talmard-jean-louis-1895-ap-1971","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2019\/10\/22\/talmard-jean-louis-1895-ap-1971\/","title":{"rendered":"Talmard, Jean-Louis (1895-ap.1971)"},"content":{"rendered":"<p>1.\tLe t\u00e9moin<br \/>\nJean Louis Talmard est cultivateur \u00e0 la Chapelle-sous-Brancion (Sa\u00f4ne-et-Loire) lorsqu\u2019il part faire ses classes \u00e0 Novillard (Doubs) de d\u00e9cembre 14 \u00e0 mars 15. Vers\u00e9 au 121e BCP, il tombe malade et est \u00e9vacu\u00e9 en avril 1915. Il ne rejoint le front de l\u2019Artois qu\u2019en septembre 1915 et c\u2019est ce m\u00eame mois qu\u2019il passe au 3e BCP, o\u00f9 il reste jusqu\u2019\u00e0 sa blessure \u00e0 la t\u00eate, re\u00e7ue \u00e0 Verdun en avril 1916. Tr\u00e9pan\u00e9 puis pass\u00e9 au service auxiliaire, il reprend apr\u00e8s 1919 son m\u00e9tier de cultivateur.<br \/>\n2. \tLe t\u00e9moignage<br \/>\nL\u2019exemplaire de <em>Pages de guerre d\u2019un paysan<\/em> de Jean-Louis Talmard (Lyon, auto-\u00e9dition, Imprimerie E. Vitte, 1971, 176 pages) utilis\u00e9 pour cette notice est un tirage papier de la soci\u00e9t\u00e9 theBookEdition qui poss\u00e8de ce titre sur son catalogue num\u00e9rique. Cette \u00e9dition \u00ab \u00e0 la demande \u00bb pr\u00e9sente l\u2019inconv\u00e9nient d\u2019\u00eatre en partie bugg\u00e9e (nombreux mots coll\u00e9s entre eux \u00e0 partir de la moiti\u00e9 de l\u2019ouvrage). Ce proc\u00e9d\u00e9 permet en revanche de disposer ais\u00e9ment d\u2019un ouvrage sinon introuvable. Dans le <em>Canard Encha\u00een\u00e9<\/em> (1971), Roger Semet pr\u00e9sente l\u2019auteur comme un paysan solitaire mais accueillant: \u00ab Et l\u00e0, sur le coin d&rsquo;une table de cuisine envahie de paperasse jaunies, de vaisselle \u00e0 torcher et de patates \u00e0 \u00e9plucher, il vient de terminer l&rsquo;un des meilleurs livres \u00e9crits sur la Grande Guerre. (\u2026). S&rsquo;il m&rsquo;avait \u00e9cout\u00e9, je lui aurais d\u00e9nich\u00e9 un \u00e9diteur. Mais il appartient \u00e0 cette race qui \u00ab\u00a0ne veut rien devoir \u00e0 personne\u00a0\u00bb. Il a donc fait imprimer son bouquin. Dont il est le seul \u00e9diteur. \u00bb Cet extrait, disponible sur le site theBookEdition, mais  pas sur l\u2019exemplaire reproduit, est probablement issu de la quatri\u00e8me de couverture. On trouve aussi trace de cette \u00e9dition dans une lettre de R. Semet \u00e0 Louis Calas (A.D. Tarn, cote 123 j 98) o\u00f9 il \u00e9voque pour les <em>Pages de guerre <\/em>un tirage de 300 exemplaires pour un co\u00fbt de \u00ab 800 000 francs environ \u00bb[anciens \u00e9videmment].<br \/>\n3.\tAnalyse<br \/>\nLe t\u00e9moignage de J.-L. Talmard est int\u00e9ressant en ce qu\u2019il d\u00e9crit en d\u00e9tail l\u2019itin\u00e9raire d\u2019un jeune paysan de la classe 15, avec sa d\u00e9sillusion progressive sur le fait militaire, sans pour autant diminuer sa conscience patriotique. En racontant son d\u00e9part, le jeune soldat  \u00e9voque sa peine \u00e0 quitter sa m\u00e8re, veuve encore charg\u00e9e d\u2019enfants jeunes, car il s\u2019\u00e9tait promis de seconder celle-ci pour \u00e9lever la famille. On pense au d\u00e9part d\u2019un conscrit de 1810 lorsqu\u2019il cite le dernier tournant de la route (p. 9) \u00ab o\u00f9 je pouvais encore entrevoir ce petit pays de mon enfance, un long regard m\u00eal\u00e9 de larmes fut l\u2019adieu que je lui fis. \u00bb Il d\u00e9crit les conditions tr\u00e8s dures de ses trois mois de classes, ils sont \u00e0 plusieurs centaines dans un hangar d\u2019usine fabriquant du papier. Le froid et la salet\u00e9 sont omnipr\u00e9sents et il mentionne le tr\u00e8s grand nombre de malades qui sont quotidiennement \u00e9vacu\u00e9s sur Besan\u00e7on ; de plus, son sergent (p. 15) \u00ab sait se servir du b\u00e2ton, et du pied ; nous sommes raval\u00e9s un peu plus bas que la b\u00eate de somme.\u00bb Malgr\u00e9 cela, il dit qu\u2019\u00e0 cette \u00e9poque, il est content d\u2019\u00eatre soldat.<br \/>\nParti en ligne le 6 avril 1915, il tombe malade et est \u00e9vacu\u00e9 \u00e0 Ch\u00e2lon-sur-Marne, puis \u00e0 Riom. Passant une visite de r\u00e9forme, il s\u2019insurge lorsque l\u2019on insinue qu\u2019il n\u2019a pas attrap\u00e9 sa maladie au r\u00e9giment \u00ab J\u2019\u00e9tais solide 6 mois auparavant. Il est vrai que pendant les trois mois de classe que j\u2019avais pass\u00e9s \u00e0 Novillars, les gens \u00e0 qui \u00e9taient confi\u00e9es ma jeunesse, ma sant\u00e9, n\u2019avaient qu\u2019un but : nous faire mourir au plus t\u00f4t. \u00bb (p. 29). Il ajoute qu\u2019\u00e0 cette \u00e9poque, il voit l\u2019arm\u00e9e sous un jour beaucoup moins favorable, \u00e0 cause de \u00abtout le cort\u00e8ge de stupidit\u00e9s que l\u2019on m\u2019a fait faire, et qui n\u2019ont aucun rapport avec la d\u00e9fense du pays, mais qui froissent la dignit\u00e9 de l\u2019homme et le rabaissent. \u00bb<br \/>\nUne fois remis, il d\u00e9crit l\u2019\u00e9pisode de son d\u00e9part en train comme renfort vers l\u2019Artois (Langres, septembre 1915, p. 33). Parmi ses camarades, beaucoup retournent au front pour la deuxi\u00e8me et m\u00eame la troisi\u00e8me fois : \u00ab Aussi, chez eux, de sourds grondements de r\u00e9volte se font entendre [contre les embusqu\u00e9s du d\u00e9p\u00f4t] car ils ont la sensation que c\u2019est toujours les m\u00eames qui retournent au front. \u00bb La fanfare du d\u00e9p\u00f4t  joue la \u00ab Sidi-Brahim \u00bb et en r\u00e9ponse, de son wagon, s\u2019\u00e9l\u00e8ve l\u2019Internationale. \u00ab \u00ab Voulez-vous vous taire ! \u00bb crient des officiers, mais alors on r\u00e9pond de tous c\u00f4t\u00e9s \u00e0 l\u2019adresse des officiers : \u00ab Viens donc avec nous, salaud, fain\u00e9ant, t\u2019as peur d\u2019en avoir une dans la peau\u2026 \u00bb Les deux sous-officiers et l\u2019adjudant de mon d\u00e9tachement crient aussi fort que les hommes ; c\u2019est un beau tumulte. \u00bb La mauvaise r\u00e9putation de ce d\u00e9tachement le pr\u00e9c\u00e8de et il est serr\u00e9 de pr\u00e8s par l\u2019encadrement \u00e0 son arriv\u00e9e au front. L\u2019auteur est engag\u00e9 avec le 3e BCP \u00e0 la hauteur du Bois en Hache, lors de l\u2019offensive du 25 septembre 1915. Il participe \u00e0 une attaque \u00e0 minuit mais la lune et les fus\u00e9es \u00e9clairantes les font d\u00e9cimer par des mitrailleuses qui n\u2019avaient pas \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9es.  Il se terre quelques heures dans un trou d\u2019obus, et suit alors la description h\u00e9las classique des cris des bless\u00e9s qu\u2019on ne peut secourir (p. 49) : \u00abA moi ! au secours ! Je meurs ! \u00bb &#8211; \u00ab Par piti\u00e9, venez me chercher ! Ne me laissez pas\u2026 \u00bb J\u2019entends des noms de femmes dans la nuit ; plusieurs fois j\u2019ai compris ce mot : \u00ab Maman\u2026 \u00bb. Oh ! Ces plaintes, ces r\u00e2les, ces cris d\u00e9chirants qui me brisent le c\u0153ur. \u00bb Il d\u00e9crit ensuite la duret\u00e9 des conditions de l\u2019automne et du d\u00e9but de l\u2019hiver 1915, avec des moments en premi\u00e8re ligne o\u00f9, (p. 56) sans avoir \u00e0 boire, au milieu des cadavres, il se d\u00e9crit \u00e0 posteriori : \u00ab nous \u00e9tions des b\u00eates cherchant leur vie dans un carnage, inf\u00e9od\u00e9s que nous \u00e9tions \u00e0 un id\u00e9al plus ou moins juste, inculqu\u00e9 depuis 1870. \u00bb Les repos sont aussi tr\u00e8s occup\u00e9s avec une succession de revues et d\u2019exercices (p. 73) : \u00ab vraiment on se paye notre t\u00eate. Mais aucune r\u00e9crimination parmi ces hommes de 17 \u00e0 40 ans ; nous sommes des esclaves. \u00bb<br \/>\nAlert\u00e9s le 23 f\u00e9vrier 1916 \u00e0 Abbeville, ils montent en ligne \u00e0 Verdun le 10 mars, sous des bombardements intenses. Il raconte une attaque de nuit, la panique en r\u00e9sultant, et sa r\u00e9action h\u00e9sitante \u00ab soudain le tac tac des mitrailleuses fran\u00e7aises se fait entendre, tout pr\u00e8s de nous, une vingtaine \u00e0 la fois ; les 75 tirent \u00e0 toute vitesse ; les Allemands allongent et dispersent leur tir. Un homme passe en courant en criant \u00ab sauve qui peut \u00bb. C\u2019est la panique g\u00e9n\u00e9rale, il voit les ombres de ses camarades s\u2019\u00e9loigner, et \u00ab le lieutenant Champagne, r\u00e9p\u00e9tant lui aussi \u00ab Sauve qui peut ! \u00bb. (\u2026) je crus que la guerre \u00e9tait finie, je vis la France envahie, vaincue. N\u00e9anmoins, apr\u00e8s quelques m\u00e8tres de course aussi, je revins \u00e0 mon trou o\u00f9 je pris mon fusil et mes musettes. \u00bb Il fait partie des soldats h\u00e9sitants, une minorit\u00e9, regardant les fuyards partir dans la nuit. Finalement l\u2019attaque ennemie ne se concr\u00e9tise pas. La suite du r\u00e9cit, pr\u00e9cise et organis\u00e9e par demi-journ\u00e9es, est une description de la bataille de Verdun \u00e0 hauteur d\u2019homme, ici autour du fort de Vaux. J.-L. Talmart et son unit\u00e9 alternent des positions d\u2019attente, le jour, dans le fort ou serr\u00e9s dans de petites redoutes, et la nuit, dehors en premi\u00e8re ligne, le tout sous un constant bombardement. Il d\u00e9crit le travail \u00e0 la pioche dans la tranch\u00e9e (p. 130), \u00abp\u00e9niblement, cherchant avec les doigts les joints entre les pierres, j\u2019enl\u00e8ve un peu de ce sol aride. \u00bb En ligne, avec son petit groupe, ils sont isol\u00e9s, sans consignes, sans savoir o\u00f9 sont les autres, mais il signale que malgr\u00e9 leur ignorance,  \u00ab en gens simples, nous nous serions d\u00e9fendus \u00e2prement. \u00bb<br \/>\nOn citera ensuite volontairement un extrait assez long pour illustrer la qualit\u00e9 du r\u00e9cit ;  Le jour venu, seuls restent dehors quelques guetteurs, et c\u2019est pour l\u2019auteur \u00ab encore une journ\u00e9e de cachot \u00bb. C\u2019est \u00e0 ce moment (p. 132) qu\u2019il apprend qu\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019eux se trouvent des Allemands bless\u00e9s. Par un couloir bois\u00e9 semblable \u00e0 celui d\u2019une mine, il arrive \u00e0 une deuxi\u00e8me redoute plong\u00e9e dans l\u2019obscurit\u00e9, \u00ab de chaque c\u00f4t\u00e9, deux rang\u00e9es de claies superpos\u00e9es, sur lesquelles des soldats sont allong\u00e9s, sans mouvement, les yeux hagards, dans des visages de d\u00e9mons (\u2026) A la lueur d\u2019un bout de bougie, je fais le tour de ce cachot sans lumi\u00e8re ; aucun homme valide, aucun infirmier, rien !&#8230;. et je compte tous ces malheureux dont les blessures sont si graves qu\u2019ils ne peuvent se retourner : cinquante-cinq, dont dix Allemands. Certains rendent leur dernier soupir, ou peu s\u2019en faut, dans cette obscurit\u00e9 compl\u00e8te, cette odeur, ces plaintes, ces divagations, auxquelles s\u2019ajoute le bruit sourd des obus labourant la terre, le b\u00e9ton ; tout cela me saisit l\u2019imagination, je ne peux y croire, et pourtant c\u2019est r\u00e9el. \u00bb Il partage son bidon d\u2019eau, retourne \u00e0 l\u2019autre redoute en rechercher, mais certains soldats valides refusent de partager ; il revient avec des camarades, et continue son r\u00e9cit, qu\u2019on dirait sorti de \u00ab Civilisation \u00bb d\u2019A. Duhamel, mais \u00e0 Verdun, et en premi\u00e8re ligne. \u00ab Un Allemand, la cuisse fracass\u00e9e, fumait une grosse pipe, c\u2019\u00e9tait le seul sans fi\u00e8vre, et quand je lui avait offert \u00e0 boire, ce Prussien me fit comprendre d\u2019un geste que les bless\u00e9s fran\u00e7ais \u00e9taient plus \u00e0 plaindre que lui, et nous cr\u00fbmes que celui-ci ne ressemblait pas aux autres. \u00bb L\u2019auteur commence alors une conversation avec un bless\u00e9 qui se trouve \u00eatre un jeune de son pays. Le soldat raconte qu\u2019ils \u00e9taient deux fr\u00e8res du 408e, lui fut touch\u00e9 aux reins, son fr\u00e8re voulut l\u2019emporter, mais un obus tua \u00ab celui qui n\u2019avait aucun mal \u00bb, et il fut apport\u00e9 l\u00e0. \u00ab Il sait ce qu\u2019il dit, ne d\u00e9lire pas, mais sent ses forces d\u00e9p\u00e9rir. Huit jours bient\u00f4t dans ce souterrain. (\u2026) Avant de partir il me pria aussi de lui venir en aide : ne pouvant bouger, il avait fait sous lui tous ses besoins. Le changer n\u2019\u00e9tait pas possible, car au moindre mouvement il criait. Je lui coupai donc sa chemise avec mon couteau et je lui passe une vieille veste sous lui. Je partais, mais avant, dans un \u00e9lan du c\u0153ur, il voulut m\u2019embrasser. Cette \u00e9mouvante sc\u00e8ne prit fin par ces mots : \u00ab Tu reviendras me voir \u00bb, me dit-il, ce que je promis. Mais je pensais que mieux valait le laisser esp\u00e9rer encore !&#8230;\u00bb<br \/>\nApr\u00e8s une rel\u00e8ve, son unit\u00e9 remonte dans le m\u00eame secteur le 28 mars et l\u2019auteur \u00e9voque le discours du capitaine Giabicani, leur commandant de compagnie, avant de remonter en ligne (p. 153) : \u00abNous les tenons, ils ne passeront pas, ils se briseront contre notre opini\u00e2tret\u00e9. (\u2026) Beaucoup d\u2019entre nous auront les tripes au soleil, mais courage, au mois d\u2019octobre nous serons dans les plaines du Rhin en train de \u00ab b\u2026er \u00bb toutes les Allemandes ! \u00bb. Il est bless\u00e9 le 8 avril d\u2019un \u00e9clat \u00e0 la t\u00eate et apr\u00e8s deux jours d\u2019errance vers l\u2019arri\u00e8re, il est finalement hospitalis\u00e9. L\u2019auteur signale \u00e0 la fin de son r\u00e9cit qu\u2019il a fini la guerre cuistot \u00e0 la Caserne de la Vierge \u00e0 Epinal, et que ces pages de guerre y furent \u00e9crites en 1918.<br \/>\nCe t\u00e9moignage a \u00e9t\u00e9 donc r\u00e9dig\u00e9 a posteriori, mais avec une double temporalit\u00e9, puisqu\u2019\u00e0 la premi\u00e8re \u00e9tape (1918), les faits \u00e9taient suffisamment rapproch\u00e9s et le souvenir encore frais, et qu\u2019\u00e0 la deuxi\u00e8me \u00e9tape, dans les ann\u00e9es soixante, la reprise du manuscrit permettait, sur une base fiable, de laisser aussi  transpara\u00eetre l\u2019\u00e9volution du sentiment de l\u2019homme \u00e2g\u00e9 : c\u2019est ce m\u00e9lange qui fait la qualit\u00e9 historique et humaine de ce t\u00e9moignage.<br \/>\nVincent Suard\t\toctobre 2019<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Jean Louis Talmard est cultivateur \u00e0 la Chapelle-sous-Brancion (Sa\u00f4ne-et-Loire) lorsqu\u2019il part faire ses classes \u00e0 Novillard (Doubs) de d\u00e9cembre 14 \u00e0 mars 15. Vers\u00e9 au 121e BCP, il tombe malade et est \u00e9vacu\u00e9 en avril 1915. 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