{"id":3236,"date":"2020-06-16T11:17:03","date_gmt":"2020-06-16T10:17:03","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=3236"},"modified":"2021-07-13T15:05:28","modified_gmt":"2021-07-13T14:05:28","slug":"monteuuis-gustave-1857-1920","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2020\/06\/16\/monteuuis-gustave-1857-1920\/","title":{"rendered":"Monteuuis, Gustave (1857-1920)"},"content":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin<br \/>\nPendant l\u2019occupation, Gustave Monteuuis est le cur\u00e9 de la petite ville de Leers (L\u00e8rss). C\u2019est un bourg textile proche de Roubaix, frontalier avec la Belgique et qui garde un fort caract\u00e8re rural. Licenci\u00e9 es Lettres en 1879, G. Monteuuis est l\u2019auteur de quelques ouvrages pieux ou historiques, et a \u00e9t\u00e9 prim\u00e9 par l\u2019Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise en 1894. Originaire de Bourbourg (Pas-de-Calais), il fait partie d\u2019une famille nombreuse avec laquelle il entretient des relations \u00e9pistolaires suivies, et apr\u00e8s-guerre il devient en 1919, pour peu de temps (d\u00e9c\u00e8s en 1920), chanoine titulaire \u00e0 Lille.<br \/>\n2. Le t\u00e9moignage<br \/>\n<em>Sous le joug allemand, les Allemands \u00e0 Leers du 22 ao\u00fbt 1914 au 11 novembre 1918<\/em>, a paru chez l\u2019imprimeur Descl\u00e9e et De Brouwer (Nihil obstat et Imprimatur, Insulis, octobre 1919), 360 p., avec  mention sur la couverture \u00ab\u00c9crit en entier pendant l\u2019occupation\u00bb. Dans une pr\u00e9face qui reprend une lettre du chanoine Lecomte, vicaire g\u00e9n\u00e9ral de Lille, adress\u00e9e \u00e0 l\u2019auteur, on apprend que : \u00ab vous avez \u00e9crit, \u00e0 leur intention [vos paroissiens], comme le testament d\u2019un p\u00e8re, le r\u00e9cit tragique de la longue et dure occupation allemande en votre paisible cit\u00e9 fronti\u00e8re. \u00bb Cette introduction extr\u00eamement flatteuse (\u00ab votre livre qui m\u00eale si bien l\u2019utile \u00e0 l\u2019agr\u00e9able et atteint la perfection r\u00eav\u00e9e par le vieil Horace \u00bb) explique que le cur\u00e9 de Leers, en quittant sa paroisse, a souhait\u00e9 regrouper des notes journali\u00e8res pour l\u2019histoire et l\u2019\u00e9dification de ses anciennes ouailles.<br \/>\n3. Analyse<br \/>\nPour l\u2019abb\u00e9 Monteuuis, il s\u2019agit d\u2019abord de laisser un t\u00e9moignage historique, une monographie paroissiale destin\u00e9e \u00e0 \u00ab ceux qui voudront \u00e9crire l\u2019histoire des r\u00e9gions occup\u00e9es \u00bb (p. 15) ; il veut aussi montrer \u00e0 la France enti\u00e8re ce que le Nord a souffert, et enfin il souhaite livrer un testament spirituel, un bilan personnel de son action comme pr\u00eatre catholique. L\u2019int\u00e9r\u00eat du t\u00e9moignage est donc double, puisqu\u2019il permet de construire une histoire du bourg occup\u00e9 vue par un t\u00e9moin bien inform\u00e9, mais aussi de nous donner un t\u00e9moignage subjectif, le plaidoyer pro domo d\u2019un cur\u00e9 rapportant son attitude pendant l\u2019occupation allemande. Dans sa forme, le r\u00e9cit est d\u00e9j\u00e0 une synth\u00e8se, puisqu\u2019il proc\u00e8de d\u2019un regroupement de notes, avec une organisation th\u00e9matique (relations avec les Allemands, r\u00e9quisitions, pastorale\u2026), ce qui en rend la lecture ais\u00e9e. L\u2019auteur insiste plusieurs fois sur le fait que l\u2019ouvrage a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 pendant l\u2019occupation, ce qui, eu \u00e9gard \u00e0 ses critiques contre l\u2019occupant, constitue un danger, mais garantit aussi une valeur d\u2019authenticit\u00e9 et de probit\u00e9 patriotique.<br \/>\nLes Allemands<br \/>\nSans surprise, l\u2019auteur marque la froideur de ses relations avec les occupants, d\u00e9crivant certains officiers qu\u2019il est tenu d\u2019h\u00e9berger, son \u00e9glise qu\u2019il doit souvent  laisser \u00e0 l\u2019ennemi pour le culte catholique (Bavarois) ou protestant. Il souligne ne pas \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9 pour les questions de laissez-passer ou d\u2019alimentation, et \u00e9voque ses hom\u00e9lies, dans lesquelles il essaie d\u2019encourager les patriotes jusqu\u2019en 1915, cessant ensuite de le faire \u00e0 cause des d\u00e9lateurs pr\u00e9sents \u00e0 l\u2019office. Il d\u00e9crit la duret\u00e9 des douaniers allemands qui brutalisent les \u00ab fonceurs \u00bb [fraudeurs] de la fronti\u00e8re, de ces \u00ab policemen \u00bb que les habitants appellent les \u00ab diables verts \u00bb ou les \u00ab diables gris \u00bb : il souligne que leur action a \u00e9t\u00e9 beaucoup plus durement ressentie que celle des soldats. L\u2019auteur montre qu\u2019il \u00e9tait parfois possible de corrompre les sentinelles, contentes d\u2019\u00eatre l\u00e0 \u00e0 surveiller les chemins plut\u00f4t qu\u2019\u00eatre au front, et que certaines en profitaient pour nourrir leur famille en Allemagne (1917). Il signale aussi toutes les r\u00e9quisitions auxquelles il n\u2019a pu s\u2019opposer, \u00e0 l\u2019\u00e9glise ou au presbyt\u00e8re, arrivant parfois quand-m\u00eame \u00e0 sauver un bien (avril 1918, p. 105) : \u00ab J\u2019ai eu aussi de la peine \u00e0 sauver une cloche de maison. Les soldats il est vrai se montr\u00e8rent plut\u00f4t faciles. Ils d\u00e9claraient n\u2019avoir pas \u00e0 servir les int\u00e9r\u00eats des capitalistes qui les envoyaient, faire Boum-Boum au risque d\u2019\u00eatre \u00ab capout \u00bb. \u00bb<br \/>\nR\u00e9quisition de main d\u2019\u0153uvre<br \/>\nPlus que la description des r\u00e9quisitions de biens, bien connue par les autres journaux d\u2019occupation, c\u2019est sur l\u2019obligation de travail des habitants de la commune que la synth\u00e8se de l\u2019abb\u00e9 est utile. Il d\u00e9crit en d\u00e9tail les p\u00e9rip\u00e9ties de la lutte entre les Allemands, qui veulent faire reprendre le travail \u00e0 la filature Motte, et les ouvriers qui refusent de travailler pour v\u00eatir ou \u00e9quiper (\u00ab affaire des sacs \u00bb) des soldats qui combattent les Fran\u00e7ais. Les patrons fran\u00e7ais refusent aussi de faire travailler leurs usines pour les Allemands, qui croient trouver la solution, en indiquant qu\u2019il s\u2019agit de travail \u00ab forc\u00e9 \u00bb ordonn\u00e9 par les militaires (affiche du 18 juin 1915, p. 129) : \u00ab Les patrons, les directeurs, les employ\u00e9s, les ouvriers et les ouvri\u00e8res ne travaillent pas volontairement, mais sur l\u2019ordre de l\u2019administration militaire allemande. \u00bb C\u2019est un \u00e9chec, les ouvriers maintiennent leur refus patriotique et leurs patrons refusent de communiquer les listes de leurs employ\u00e9s. Les occupants, qui avaient du mal \u00e0 identifier les ouvriers pour les rafler, finirent par interner et menacer de d\u00e9portation des patrons et des directeurs du personnel; des ouvriers furent aussi enferm\u00e9s, mis au secret, sous-aliment\u00e9s, brutalis\u00e9s\u2026 Le travail finit par reprendre \u00e0 la fin de juillet 1915, apr\u00e8s trois mois de pressions et de mauvais traitements. \u00ab La pr\u00e9fecture a d\u00e9clar\u00e9 que le travail de la fabrique Motte-Bossut rentrait dans les conventions de la Haye \u00bb. En fait les ouvriers \u00e9taient pris dans le dilemme consistant soit \u00e0 travailler pour les ennemis, soit \u00e0 \u00eatre responsables, par leur refus de travailler, des d\u00e9portations et mauvais traitements subis par les otages. Le r\u00e9cit de l\u2019auteur, \u00e9videmment un plaidoyer \u00e0 destination de la France non-occup\u00e9e, montre bien les aspects moraux de la question (p. 137) : \u00ab Voil\u00e0 les faits. \u00c0 chacun de porter sa part de responsabilit\u00e9. Ce n\u2019est pas le moment de r\u00e9criminer. Il est facile d\u2019imposer l\u2019h\u00e9ro\u00efsme aux autres. \u00bb Il \u00e9voque aussi les r\u00e9quisitions de jeunes gens, gar\u00e7ons et filles, lors de la P\u00e2que 1916, en vue de les d\u00e9porter dans les Ardennes pour le travail forc\u00e9. Il se r\u00e9jouit du fait que finalement, au contraire des Roubaisiennes, toutes les Leersoises furent exempt\u00e9es (p. 139) : \u00ab Par une chance que nous ne nous sommes jamais expliqu\u00e9e, et dont nous b\u00e9nissons Dieu, on rendit la carte \u00e0 toutes les jeunes filles. Aucune d\u2019elles ne dut partir, et je n\u2019en connais pas qui ait \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9es par les Allemands. \u00bb L\u2019auteur d\u00e9crit aussi la triste situation des requis \u00ab brassards rouges \u00bb en 1917, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019obits, c\u2019est-\u00e0-dire de services fun\u00e8bres c\u00e9l\u00e9br\u00e9s lors de l\u2019annonce du d\u00e9c\u00e8s de certains d\u2019entre eux.  Il \u00e9voque dans son hom\u00e9lie le triste sort de ces jeunes gens astreints au travail agricole obligatoire dans les Ardennes, mal accueillis, car signal\u00e9s aux locaux comme volontaires, mal log\u00e9s et mal nourris, souvent en mauvaise sant\u00e9, et ne survivant que gr\u00e2ce aux colis de leur famille d\u00e9j\u00e0 d\u00e9munie ( p. 142) : \u00ab Que voulez-vous ! Les Allemands veulent d\u00e9primer ceux qu\u2019ils n\u2019osent tuer. C\u2019est une haine de race.\u00bb. Lors de l\u2019offensive allemande des Flandres en avril 1918, ces brassards rouges travaillent aussi directement sur le front, pour am\u00e9nager des routes, et l\u2019abb\u00e9 \u00e9voque (p. 145) \u00ab des malheureux Fran\u00e7ais, des prisonniers portugais, et [curieusement] des milliers d\u2019Allemands qui refusent d\u2019aller au feu et \u00e0 qui on a enlev\u00e9 les casques et coup\u00e9 les boutons d\u2019uniforme. \u00bb<br \/>\nLa pastorale<br \/>\nGustave Monteuuis \u00e9voque surtout le peuple des fid\u00e8les, et ce n\u2019est que par allusions que l\u2019on devine des oppositions, comme avec \u00abce stupide anticl\u00e9ricalisme qui ne d\u00e9sarme jamais (p. 55). \u00bb Pourtant, on sent aussi une forme de tr\u00eave dans la querelle religieuse: \u00abDes gens qui m\u2019auraient fui la veille, et que leur situation s\u00e9parait de moi, venaient spontan\u00e9ment me parler, m\u2019interroger et me renseigner. (p. 202)\u00bb Dans son r\u00e9cit, l\u2019abb\u00e9 m\u00eale toujours les \u00e9v\u00e9nements de l\u2019occupation et sa fonction de charg\u00e9 d\u2019\u00e2mes, il essaie en chaire de transmettre des nouvelles, des encouragements, de lutter contre la d\u00e9sesp\u00e9rance, ainsi (p. 240) \u00ab Une m\u00e8re de famille me racontait que, lorsque les mauvaises nouvelles, les perquisitions, la dur\u00e9e de la guerre rendaient son monde plus chagrin, elle leur disait simplement : \u00ab Attendez dimanche, Monsieur le Cur\u00e9 nous remontera.\u00bb Il \u00e9voque sa lutte contre le vice, dont le premier pour lui r\u00e9side dans la jalousie. Les d\u00e9nonciations ne sont pas rares, et parfois les Allemands, qui viennent saisir des biens soustraits \u00e0 leurs r\u00e9quisitions, r\u00e9v\u00e8lent le nom du d\u00e9lateur (p. 274) \u00ab de l\u00e0 des haines inexorables, avec des menaces de vengeance qui auront, je le crains, leur retentissement apr\u00e8s la guerre.\u00bb Certains, dit-il, frayent avec les Allemands par calcul, pour \u00eatre exempt\u00e9s lors des r\u00e9quisitions. Il condamne ces actes lors de ses pr\u00eaches mais doit \u00eatre prudent, car (p. 285) \u00ab un arr\u00eat\u00e9 frappait d\u2019une forte amende et m\u00eame de la prison toute personne qui aurait reproch\u00e9 \u00e0 une autre \u00ab d\u2019\u00eatre trop aimable pour les Allemands \u00bb.\u00bb On ne trouve aucune allusion \u00e0 la collaboration \u00ab horizontale \u00bb [n\u2019oublions pas la nature du document et sa date de publication], sinon un satisfecit non exempt d\u2019ambigu\u00eft\u00e9 : \u00ab J\u2019eus la satisfaction de n\u2019avoir jamais \u00e0 inscrire de fautes sur mes registres de bapt\u00eame. (p. 286)\u00bb Il explique ailleurs que les d\u00e9port\u00e9s du travail pouvaient signer un engagement volontaire, et \u00e9taient d\u00e8s lors beaucoup mieux nourris, mais qu\u2019\u00e9videment c\u2019\u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme une trahison patriotique ; devant les souffrances des jeunes requis, des parents venaient le supplier de les absoudre moralement, lors de la tentation de la signature d\u2019un engagement (p. 144) : \u00abJe g\u00e9missais avec eux, mais je ne me croyais pas le droit de supprimer leur peine au prix d\u2019une apostasie.\u00bb Au chapitre des fautes morales, le cur\u00e9 pose de mani\u00e8re int\u00e9ressante, dans cette zone fronti\u00e8re, le probl\u00e8me paradoxal du moratoire sur les loyers et de l\u2019interdiction faite aux propri\u00e9taires de donner cong\u00e9 (p. 279) \u00ab Combien de modestes propri\u00e9taires (\u2026) se sont trouv\u00e9s dans la g\u00eane, alors que leurs locataires faisaient fortune en usant d\u2019une propri\u00e9t\u00e9 bien situ\u00e9e, pour faire du trafic.\u00bb<br \/>\nApr\u00e8s la lib\u00e9ration par les Anglais le 19 octobre 1918, il note, lors d\u2019une f\u00eate organis\u00e9e par ceux-ci, une remarque int\u00e9ressante sur la Marseillaise : \u00abNous n\u2019avions entendu notre hymne national depuis le 1er ao\u00fbt 1914. Aussi le peuple le chanta-t-il d\u2019une seule voix. En 1870, je l\u2019avais entendu hurler par des braillards comme un \u00e9cho des pires r\u00e9volutions ; aujourd\u2019hui, c\u2019est la voix de la patrie, de la douce France, que nous \u00e9coutions avec bonheur. Le pays, aujourd\u2019hui, s\u2019est ralli\u00e9 \u00e0 la Marseillaise. \u00bb. Le contraste est fort au d\u00e9but de novembre, entre les festivit\u00e9s joyeuses de la lib\u00e9ration d\u00e9crites par la presse \u00e0 Roubaix, et le danger que courent toujours les Leersois, encore \u00e0 la port\u00e9e des canons allemands, d\u00e9ploy\u00e9s sur le Mont Saint-Aubert. Le bourg subit un bombardement au gaz le 6 novembre, et le cur\u00e9 va administrer le 7 des mourantes \u00e0 l\u2019h\u00f4pital Barbieux. \u00c0 cette occasion, il se rem\u00e9more la terreur de la veille, et perd le ton mesur\u00e9 qui domine g\u00e9n\u00e9ralement dans son propos (p. 332) : \u00ab En les voyant se tordre sur leur chaise d\u2019ambulance et ruisseler de sueur dans l\u2019exc\u00e8s de leurs souffrances, je songeais : \u00ab Et dire que ces Boches, dans leur derni\u00e8re affiche, pr\u00e9tendaient rappeler les Fran\u00e7ais \u00e0 l\u2019humanit\u00e9, et que jadis ils nous recommandaient d\u2019\u00e9tourdir les lapins avant de les tuer pour ne pas les faire souffrir ! Pharisiens et homicides jusqu\u2019au bout ! \u00bb<br \/>\nEn d\u00e9finitive un t\u00e9moignage de qualit\u00e9, bien \u00e9crit, mais qu\u2019il faut prendre pour ce qu\u2019il est, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019abord une vision cl\u00e9ricale des relations sociales dans la paroisse. Il est vrai que l\u2019empreinte catholique est beaucoup plus forte \u00e0 Leers, paroisse encore largement rurale, que dans les cour\u00e9es roubaisiennes. Si les Allemands ne sont pas \u00e9pargn\u00e9s, en ce qui concerne les habitants de Leers, le ton est mesur\u00e9, largement marqu\u00e9 par l\u2019autocensure : dans un propos public de 1919, c\u2019est  in\u00e9vitable, \u00e0 nous d\u2019essayer de lire entre les lignes.<\/p>\n<p>Vincent Suard\t\tjuin 2020<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Pendant l\u2019occupation, Gustave Monteuuis est le cur\u00e9 de la petite ville de Leers (L\u00e8rss). C\u2019est un bourg textile proche de Roubaix, frontalier avec la Belgique et qui garde un fort caract\u00e8re rural. Licenci\u00e9 es Lettres en 1879, G. 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