{"id":3284,"date":"2020-09-30T16:50:40","date_gmt":"2020-09-30T15:50:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=3284"},"modified":"2021-07-13T15:02:28","modified_gmt":"2021-07-13T14:02:28","slug":"herse-h-apres-la-guerre-une-visite-au-patelin-suite-aux-recits-du-grand-pere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2020\/09\/30\/herse-h-apres-la-guerre-une-visite-au-patelin-suite-aux-recits-du-grand-pere\/","title":{"rendered":"Herse H. Apr\u00e8s la guerre. Une visite au patelin (Suite aux R\u00e9cits du Grand-P\u00e8re)"},"content":{"rendered":"<p><strong>1)\tLe t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n<p>Pour sa pr\u00e9sentation, nous renvoyons le lecteur \u00e0 la fiche consacr\u00e9e \u00e0 la premi\u00e8re partie de ce t\u00e9moignage (Herse H.,  <em>Pendant la guerre. R\u00e9cits d\u2019un Grand-P\u00e8re \u00e0 ses Petits-Enfants<\/em>, Soissons, Imprimerie A. Laguerre, 1932, 111 p.) pr\u00e9sent\u00e9e sur ce site.<\/p>\n<p><strong>2)\tLe t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n<p>Herse H., <em>Apr\u00e8s la guerre. Une Visite au Patelin (suite au R\u00e9cits du Grand-P\u00e8re)<\/em>, Soissons, Imprimerie A. Laguerre, 1933, 20 p.<\/p>\n<p>Ce deuxi\u00e8me volume, plus court que le premier, s\u2019inscrit dans une parfaite continuit\u00e9. Apr\u00e8s une longue p\u00e9riode d\u2019exil qui s\u2019est \u00e9tendue de septembre 1914 \u00e0 1919, la famille du t\u00e9moin revient dans un village non localis\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment, situ\u00e9 dans la vall\u00e9e de l\u2019Aisne, \u00e0 l\u2019est de Soissons et appartenant au canton de Vailly-sur-Aisne.<\/p>\n<p>Ce deuxi\u00e8me t\u00e9moignage nous apporte cependant un d\u00e9tail pr\u00e9cis de localisation g\u00e9ographique : \u00ab Nous l\u2019aimions bien notre petit bien notre petit patelin ! B\u00e2ti en amphith\u00e9\u00e2tre, face \u00e0 la jonction de l\u2019Aisne et de la Vesle, il date de bien des si\u00e8cles. Les Romains y avaient jet\u00e9 sur l\u2019Aisne un petit pont en pierre. Notre montagne qui domine et o\u00f9 se trouve le fort, avait \u00e9t\u00e9, par eux, au 1er si\u00e8cle de notre \u00e8re, transform\u00e9e en camp retranch\u00e9. \u00bb (p. 5) Il s\u2019agit donc tr\u00e8s probablement de Cond\u00e9-sur-Aisne, commune poss\u00e9dant un fort Serr\u00e9-de-Rivi\u00e8res.<\/p>\n<p>Comme pour la majeure partie de la premi\u00e8re fiche consacr\u00e9e \u00e0 ce t\u00e9moin, nous ne recenserons ici que les passages les plus int\u00e9ressants.<\/p>\n<p>Chronologiquement, le r\u00e9cit se situe apr\u00e8s la signature de la paix, donc apr\u00e8s juin 1919. A l\u2019\u00e9vidence, l\u2019ann\u00e9e 1920 est aussi mentionn\u00e9e, du fait de l\u2019\u00e9vocation du retour des corps des soldats pouvant \u00eatre inhum\u00e9s dans une tombe familiale (article 106 de la loi de finance du 31 juillet 1920).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00ab Nous quittons Paris, jusqu\u2019\u00e0 Cr\u00e9py, en apparence rien n\u2019a souffert ; les arm\u00e9es allemandes n\u2019ayant gu\u00e8re venu jusque-l\u00e0. Rien n\u2019a chang\u00e9, si ce n\u2019est que les gens que l\u2019on coudoie en chemin de fer manquent pour la plupart d\u2019\u00e9l\u00e9gance ; on n\u2019est plus aussi bien qu\u2019avant la guerre. Dame ! on a bien d\u2019autre chose \u00e0 penser. D\u2019ailleurs, ce sont des gens comme nous qui vont \u00e0 la recherche du patelin.<\/em><br \/>\n<em> Nous faisons le voyage tant\u00f4t en troisi\u00e8me classe, tant\u00f4t en premi\u00e8re, enfin dans les wagons \u00e0 bestiaux. Tout arrive \u00e0 pr\u00e9sent. Heureux encoure quand il n\u2019y a pas d\u2019autres ennuis.<\/em><br \/>\n<em> Nous Voici \u00e0 Villers-Cotter\u00eats ; on commence \u00e0 voir des maisons et des arbres bless\u00e9s, aussi, nous ressentons un frisson, on a froid au c\u0153ur. \u00bb<\/em> (p. 4)<\/p>\n<p><em>\u00ab A pr\u00e9sent, plus on avance vers le Nord, plus les villages semblent tortur\u00e9s ; enfin nous arrivons face \u00e0 Soissons ; c\u2019est un spectacle navrant, une ruine. Nous voil\u00e0 place de la R\u00e9publique ; il est \u00e9pargn\u00e9 \u00e0 demi le monument \u00e9lev\u00e9 \u00e0 la m\u00e9moire de nos moblots et de E. Ringuier, c\u2019est toujours autant. Il va y avoir des volumes \u00e0 \u00e9crire sur ces destructions. De plus qualifi\u00e9s que moi le ferons. Seulement deux mots en passant.<\/em><br \/>\n<em> Rafistol\u00e9s par tous les bouts, tels sont les \u00e9tablissements des commer\u00e7ants qui se r\u00e9installent. Vous y voyez des fen\u00eatres aux vitres en papier huil\u00e9. Dans l\u2019int\u00e9rieur, des bancs grossiers, pas de chaise, des tables boiteuses. Dans les bars, des consommateurs attendent pour prendre leur caf\u00e9 que le voisin ait bu le sien. Verres et tasses sont rares. On voit des gens, qui mangent \u00e0 table, passer vivement cuill\u00e8res, fourchettes et assiettes aux camarades impatients ; c\u2019est qu\u2019il n\u2019existe plus rien d\u2019avant-guerre.<\/em><br \/>\n<em> Tout est cass\u00e9, bris\u00e9\u2026 Infortun\u00e9s Vases de Soissons ! Mais, loin de nous, les soucis du pass\u00e9. Aujourd\u2019hui, le devoir, c\u2019est d\u2019organiser la solidarit\u00e9 qui nous aidera \u00e0 tout r\u00e9parer et \u00e0 tout remettre debout. \u00bb<\/em> (pp. 4-5)<\/p>\n<p><em>\u00ab Aujourd\u2019hui, nous ne rencontrons que notre mat\u00e9riel de culture et nos machines agricoles d\u00e9molis ou \u00e0 moiti\u00e9 br\u00fbl\u00e9s. Apr\u00e8s, c\u2019est de barbel\u00e9s, des trappes pr\u00eates \u00e0 nous happer au passage. Encore faut-il se m\u00e9fier, car tout est camoufl\u00e9. Et, que malgr\u00e9 des artificiers aient d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9, de la mitraille \u00e7a-et -l\u00e0 est savamment dissimul\u00e9e. Ce qui n\u2019emp\u00eache pas encore des fils tendus partout comme des toiles d\u2019araign\u00e9es.<\/em><br \/>\n<em> Les champs de bataille ne laissent rien d\u2019aussi tragique ni d\u2019aussi dangereux. C\u2019est pourquoi, que, malgr\u00e9 toute la prudence qu\u2019on y apporte, cela fait encore des victimes. Oui, cela d\u00e9soriente, c\u2019est navrant.<\/em><br \/>\n<em> Nous arrivons en face de ce que fut notre maison\u2026 eh bien ! on a pleur\u00e9\u2026 \u00bb<\/em> (p. 6)<\/p>\n<p><em>\u00ab Et l\u2019on marchait les yeux \u00e9gar\u00e9s et toujours dans les ruines. L\u00e0, c\u2019est la place o\u00f9 l\u2019on venait jouer, ensemble, tous les petits camarades. On y installe une baraque : la mairie. A c\u00f4t\u00e9, une autre baraque, c\u2019est l\u2019\u00e9cole. La municipalit\u00e9 est r\u00e9install\u00e9e, le cur\u00e9 revient, un baraquement va resservir au culte. Beaucoup de choses sont encore embryonnaires, mais, on sent qu\u2019un monde est l\u00e0 qui se refait. \u00bb<\/em> (p.7)<\/p>\n<p><em>\u00ab Nous venons de rencontrer des voisins qui reviennent aussi au pays. On est content de se revoir ; il y avait cinq ans qu\u2019on ne s\u2019\u00e9tait vu. Avant la guerre, on vivait en indiff\u00e9rents vis-\u00e0-vis les uns des autres, mais, aujourd\u2019hui, en se revoyant, on se prend le cou et l\u2019on s\u2019embrasse. L\u2019adversit\u00e9 est bonne conseill\u00e8re. D\u2019ailleurs n\u2019avons-nous pas couru les m\u00eames risques, les m\u00eames tourments, les m\u00eames peines, les m\u00eames mis\u00e8res : la douleur d\u2019\u00eatre s\u00e9par\u00e9s de la famille et des amis. \u00bb<\/em> (p. 8)<\/p>\n<p><em>\u00ab Une d\u00e9marche qui nous tient \u00e0 c\u0153ur, nous allons au cimeti\u00e8re. C\u2019est un devoir pour nous ; les p\u00e8re et m\u00e8re, les grands-p\u00e8res et grands-m\u00e8res, tous les ascendants sont l\u00e0 en attendant que nous allions les retrouver<\/em> [\u2026] <em>Et beaucoup de tombes ont \u00e9t\u00e9 atteintes par les obus ; certaines sont compl\u00e8tement ab\u00eem\u00e9es&nbsp;et des s\u00e9pultures \u00e0 d\u00e9couvert. Mais on a le culte des Morts dans nos patelins et avant peu tout sera religieusement r\u00e9par\u00e9. \u00bb<\/em> (pp. 8-9)<\/p>\n<p><em>\u00ab En attendant, voil\u00e0 encore un aper\u00e7u de la triste situation que nous l\u00e8gue la guerre. Nous passons pr\u00e8s d\u2019un tertre nouvellement remu\u00e9. C\u2019est l\u00e0 que vient d\u2019\u00eatre enterr\u00e9 un honorable citoyen de la commune, terrass\u00e9 par les inqui\u00e9tudes et le chagrin. Il \u00e9tait \u00e0 peine entr\u00e9 au pays ; rien n\u2019\u00e9tait encore organis\u00e9 ; pas de m\u00e9decin, pas de pharmacien ; les rues, des pr\u00e9cipices, aucune communication ; on ne peut m\u00eame pas se porter secours ; la d\u00e9sesp\u00e9rance en tout. \u00bb <\/em>(p. 10)<\/p>\n<p><em>\u00ab Maintenant au chef-lieu de canton fonctionne une Commission des Dommages de Guerre et le District pour toutes les r\u00e9parations et r\u00e9tablissement \u00e0 faire.<\/em><br \/>\n<em> Il nous faut justifier nos droits aux dommages de guerre.<\/em><br \/>\n<em> Voil\u00e0 les entrepreneurs de ma\u00e7onnerie et les architectes qui s\u2019appr\u00eatent, qui multiplient.<\/em><br \/>\n<em> La Coop\u00e9rative de Reconstruction s\u2019am\u00e8ne \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Il semble que tout va reprendre vie comme avant le d\u00e9sastre.<\/em><br \/>\n<em> Un d\u00e9tail : on commence \u00e0 revoir des chats : pas les n\u00f4tres. Ceux que nous avions en 14 sont devenus sauvages ; ils habitent les bois : on ne peut plus les approcher. \u00bb<\/em> (p. 11)<\/p>\n<p><em>\u00ab Aussi, malgr\u00e9 toutes les peines qu\u2019on a \u00e0 se ravitailler en pain, en lait, en \u00e9picerie et autres comestibles et, malgr\u00e9 tous les achats qu\u2019on a faits pour se remettre en m\u00e9nage, on s\u2019aper\u00e7oit qu\u2019il en manque toujours. Tant\u00f4t il faut courir chez la voisine, tant\u00f4t chez le voisin. Une fois, il manque une marmite ; une autre fois, c\u2019est un broc. Pr\u00eats, \u00e9changes, \u00e9changes et pr\u00eats et c\u2019est ainsi tout le temps<\/em><br \/>\n<em> Il y a encore plus malheureux ; quelquefois, le soir, des gens qui regagnent le lointain patelin entrent en passant. \u2013 Ah ! Monsieur, auriez-vous un petit grenier et une botte de paille pour nous coucher ! \u2013 Ah ! mes pauvres gens, qu\u2019est-ce que vous me demandez l\u00e0 ! Regardez donc ? Et l\u2019on reste bouche b\u00e9e. C\u2019est une sc\u00e8ne p\u00e9nible. Alors, quoi ! L\u2019hospitalit\u00e9 est-ce encore un coin derri\u00e8re les pierres ? Non, dans l\u2019\u00e9troite baraque, on se serrera. \u00bb <\/em>(pp. 13-14)<\/p>\n<p><em>\u00ab Voil\u00e0 notre petit village qui se repeuple. C\u2019est la reconstruction qui am\u00e8ne un grand nombre d\u2019ouvriers : Limousins, Bretons, et toutes les provinces de France et aussi une masse d\u2019\u00e9trangers.<\/em><br \/>\n<em> Depuis six mois, les travaux vont bon train. Des Portugais m\u2019installent une baraque dans mes vignes. Maintenant, on d\u00e9blaie les ruines pour pouvoir reconstruire ; on commence \u00e0 tailler de la pierre. Des gens du pays et des Espagnols y sont occup\u00e9s. Des Italiens et des Grecs trouvent aussi des emplois. On voit quelquefois des Allemands avec les initiales : P et G, marqu\u00e9s entre les \u00e9paules et qu\u2019on traduit par : prisonnier de guerre, mais, quelques fois aussi, par ironie et un peu par \u00e9gard, ce qui vaut mieux de : Pauvres gar\u00e7ons. Ils sont calmes et travailleurs.<\/em><br \/>\n<em> Ici, maintenant, on entend parler dans toutes les langues, car nous avons aussi des Chinois, des Annamites et que sais-je encore. Tous les soirs, on entend chanter. De graves et myst\u00e9rieuses voix nous arrivent de la plaine, c\u2019est, dit-on, des Russes. On rencontre aussi, ce qui est naturel des Alg\u00e9riens et des Marocains. Cela est bien, mais que ce ne soit tout de m\u00eame pas une nouvelle tour de Babel. \u00bb<\/em> (p. 14)<\/p>\n<p><em>\u00ab Depuis peu, le Gouvernement autorise les familles \u00e0 faire revenir la d\u00e9pouille mortelle de ceux qui leurs sont si chers pour les inhumer non loin de leur foyer paternel aux frais de l\u2019Etat. (Ainsi, on pourra fleurir les tombes.) \u00bb<\/em> (p. 15)<\/p>\n<p><em>\u00ab Nous allons entrer dans un autre ordre d\u2019id\u00e9e. Il nous faut pr\u00e9senter devant la Commission des Dommages de guerre. Nous avons fait parvenir \u00e0 la dite (sic)  Commission le devis qui repr\u00e9sente nos pertes et le devis qui repr\u00e9sente nos pertes et \u00e9valuations. Vous savez que ce n\u2019est pas une mince affaire.<\/em><br \/>\n<em> Quant \u00e0 moi, je ne m\u2019en cache pas, je crois avoir pr\u00e9sent\u00e9 tout ce qu\u2019il y a de plus baroque en fait d\u2019\u00e9valuation. D\u2019ailleurs, je vous dirais, comme excuse, qu\u2019\u00e0 vivre dans les ruines et \u00e0 leur contact, le cerveau est an\u00e9mi\u00e9, malade. \u00bb<\/em> (p. 16)<\/p>\n<p><strong>3)\tAnalyse<\/strong><\/p>\n<p>Ce court t\u00e9moignage est pourtant riche sur la p\u00e9riode de l\u2019apr\u00e8s-guerre pour la r\u00e9gion d\u00e9vast\u00e9e du Soissonnais. On ne peut bien s\u00fbr s\u2019emp\u00eacher de le comparer au futur roman de Roland Dorgel\u00e8s, <em>Le R\u00e9veil des Morts<\/em>, paru en 1923, narrant des faits comparables situ\u00e9s dans une r\u00e9gion tr\u00e8s proche de celle d\u00e9crite par H. Herse.<\/p>\n<p>L\u00e0 o\u00f9 le roman de Dorgel\u00e8s d\u00e9crit un tableau noir, peint au vitriol des dessous d\u2019un petit monde de profiteurs peuplant les r\u00e9gions d\u00e9vast\u00e9es, notre t\u00e9moin est \u00e0 l\u2019\u00e9vidence beaucoup plus mesur\u00e9, serein et optimiste. Il est vrai aussi que son t\u00e9moignage n\u2019\u00e9voque que le tout d\u00e9but de ce retour et de la reconstruction de son village.<\/p>\n<p>Sans doute y a-t-il aussi une diff\u00e9rence de perception de l\u2019apr\u00e8s-guerre entre ce civil qui a v\u00e9cu un long exil et l\u2019ancien soldat qui, quant \u00e0 lui, a connu toutes les affres du combat. L\u00e0 o\u00f9 le premier comme le second constatent un tableau affligeant de l\u2019ampleur des d\u00e9vastations, l\u2019espoir d\u2019une renaissance possible transpara\u00eet cependant chez H. Herse. Ses propos au sujet de la main d\u2019\u0153uvre \u00e9trang\u00e8re d\u00e9notent \u00e0 l\u2019\u00e9vidence de ceux de Dorgel\u00e8s quant aux pr\u00e9jug\u00e9s raciaux, notamment au sujet de la main d\u2019\u0153uvre \u00e9trang\u00e8re, en particulier celle des  Chinois et des Annamites.<\/p>\n<p>De l\u2019importance de multiplier et croiser les sources et les points de vue, de toujours peser le pour et le contre, pour tenter de se construire un regard critique quand on aborde un fait historique par le biais d\u2019une \u0153uvre purement litt\u00e9raire qui tend toujours \u00e0 d\u00e9fendre une th\u00e8se sans nuances pour mieux capter son lecteur.<\/p>\n<p>JFJ, septembre 2020<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1) Le t\u00e9moin Pour sa pr\u00e9sentation, nous renvoyons le lecteur \u00e0 la fiche consacr\u00e9e \u00e0 la premi\u00e8re partie de ce t\u00e9moignage (Herse H., Pendant la guerre. 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