{"id":329,"date":"2011-01-04T17:44:44","date_gmt":"2011-01-04T16:44:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=329"},"modified":"2021-09-12T19:28:08","modified_gmt":"2021-09-12T18:28:08","slug":"michelin-pierre-1876-1952","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2011\/01\/04\/michelin-pierre-1876-1952\/","title":{"rendered":"Michelin, Pierre (1876-1952)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/Michelin001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-331\" src=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/Michelin001-185x300.jpg\" alt=\"\" width=\"185\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/Michelin001-185x300.jpg 185w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/Michelin001-632x1024.jpg 632w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/Michelin001.jpg 825w\" sizes=\"auto, (max-width: 185px) 100vw, 185px\" \/><\/a> <a href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/gen_michelin1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-332\" src=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/gen_michelin1-192x300.jpg\" alt=\"\" width=\"192\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/gen_michelin1-192x300.jpg 192w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/gen_michelin1.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 192px) 100vw, 192px\" \/><\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9 le 19 novembre 1876 \u00e0 Commenailles (Jura) d\u2019un p\u00e8re exploitant forestier, Pierre Michelin est issu d\u2019un milieu modeste. Son certificat d\u2019\u00e9tudes obtenu et apr\u00e8s avoir parfait son \u00e9ducation aupr\u00e8s d\u2019un pr\u00eatre pr\u00e9cepteur, il s\u2019engage \u00e0 19 ans au 27<sup>\u00e8me<\/sup> r\u00e9giment d&rsquo;infanterie (Dijon) dans lequel il passe caporal puis sergent avant d\u2019entrer \u00e0 Saint-Maixent en 1899. Sorti 3<sup>\u00e8me<\/sup>\/307 de sa promotion (Transvaal) il rejoint le 2<sup>\u00e8me<\/sup> r\u00e9giment de tirailleurs alg\u00e9riens d\u2019Oran. Son autodidactisme arabe lui servira d\u00e8s la d\u00e9claration de guerre quand il chiffre en arabe le message de mobilisation (page 10). Il reste quatre ans en Afrique o\u00f9 il combat aux c\u00f4t\u00e9s de Lyautey. Il atteint le grade capitaine en 1912 et est fait chevalier de la L\u00e9gion d\u2019Honneur en 1913. De retour en m\u00e9tropole, il sert dans les Alpes et c\u2019est \u00e0 ce grade que la guerre le trouve \u00e0 la t\u00eate de la 7<sup>e<\/sup> compagnie du 157<sup>e<\/sup> R. I. de Gap-Barcelonnette. Nomm\u00e9 commandant \u00e0 titre temporaire \u00e0 l\u2019issue des combats de la Chipotte dans les Vosges, il l\u2018est \u00e0 titre d\u00e9finitif apr\u00e8s la Somme en 1916 mais il quitte alors son r\u00e9giment pour commander le 43<sup>e<\/sup> BCP (Langres). En 1918, il commande le 31<sup>e<\/sup> BCP (S\u00e9lestat) puis c\u2019est \u00e0 nouveau l\u2019Afrique en 1923 o\u00f9, au Maroc, il retrouve Lyautey et participe aux combats du Rif avec le 13<sup>e<\/sup> RTA. Rentr\u00e9 en France en 1926, il commande le 46<sup>e<\/sup> RI (Fontainebleau) puis quatre ans plus tard il revient \u00e0 Saint-Maixent comme g\u00e9n\u00e9ral (brigadier) commandant l\u2019\u00e9cole. En 1935, promu divisionnaire, il commande la 23<sup>e<\/sup> division d&rsquo;infanterie \u00e0 Limoges et en 1936, ayant re\u00e7u sa quatri\u00e8me \u00e9toile, il est plac\u00e9 \u00e0 la t\u00eate de la 5<sup>e<\/sup> r\u00e9gion militaire \u00e0 Orl\u00e9ans. Admis\u00a0 \u00e0 la retraite en 1938, il est rappel\u00e9 au service \u00e0 la mobilisation de 1939 et prend le commandement de la 5<sup>e<\/sup> r\u00e9gion territoriale (Orl\u00e9ans). Il s\u2019\u00e9teint \u00e0 Limoges en 1952 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 76 ans et repose au cimeti\u00e8re de Commenailles.<\/p>\n<p>2. Le t\u00e9moignage<\/p>\n<p>Michelin, Pierre, (Cdt), <em>1914-1918, Pr\u00e9sents ! <\/em>Union Latine d&rsquo;Edition, 1932, 204 pages, (r\u00e9ed. Lavauzelle, 1937, 178 pages).<\/p>\n<p>Michelin, Pierre, (Cdt), <em>Carnets de campagne. 1914-1918.<\/em> Paris, Payot, 1935, 176 pages, collection\u00a0m\u00e9moires, \u00e9tudes et documents pour servir \u00e0 l\u2019histoire de la guerre mondiale.<\/p>\n<p>Bien qu\u2019il l\u2019ait annonc\u00e9 en frontispice de cet ouvrage, t\u00e9moignant a minima de son parcours dans la Grande Guerre (page 10), Michelin fournit un t\u00e9moignage \u00e9tique, aveugle de son propre r\u00f4le militaire et des actions men\u00e9es malgr\u00e9 quelques fronts particuli\u00e8rement difficiles tenus. En effet, ses unit\u00e9s sont tragiquement absentes, presque moins cit\u00e9es que ses propres permissions. Quand il se mue historiographe, il multiplie les lieux communs dans un journal discontinu, \u00e0 la chronologie hach\u00e9e, comportant de nombreux passages de silence, parfois de plusieurs mois dont certains sont certes dus \u00e0 des \u00e9vacuations pour blessures (du 31 d\u00e9cembre 1914 au 3 avril 1915 (page 43). De m\u00eame pour l\u2019ann\u00e9e 1915, entre les dates du 7 octobre 1914 et 16 f\u00e9vrier 1916, qui est \u00e0 deviner dans les quelques cinq pages reproduites. Ainsi, peu de personnes sont cit\u00e9es et l\u2019auteur se borne \u00e0 l\u2019itin\u00e9raire dont l\u2019adjonction de cartes vient encore appuyer l\u2019absence de descriptions d\u2019op\u00e9rations.<\/p>\n<p>Seul le r\u00e9cit, haletant des combats de la Chipotte et quelques rares belles lignes sur l\u2019avance belge peuvent rehausser ce carnet manqu\u00e9 qui peut alimenter le sentiment de Norton Cru qui seul voit en le soldat, jusqu\u2019au grade de capitaine, le vrai t\u00e9moin combattant. Pour le reste, il est bless\u00e9 &#8211; comment\u00a0? o\u00f9\u00a0? &#8211; devant Verdun et l\u2019autre seule blessure est une chute de cheval devant Reims.<\/p>\n<p>Donc l\u2019Historien n\u2019apprend presque rien dans un ouvrage qui m\u00e9lange souvenirs et notes issues d\u2019un carnet de route, parfois d\u00e9laiss\u00e9 pour des raisons strat\u00e9giques. En effet, il d\u00e9clare (page 160)\u00a0: \u00ab\u00a0<em>J\u2019ouvre un carnet de fortune, l\u2019interdiction \u00e9tant formelle de garder sur soi tout document en p\u00e9riode d\u2019attaque<\/em> \u00bb. L\u2019auteur disserte sur le monde politique et militaire global en guerre, dialogue avec lui-m\u00eame, fait de la litt\u00e9rature ou de la doctrine militaire dans un style parfois t\u00e9l\u00e9graphique (voir page 21 sur \u00ab\u00a0<em>l\u2019ascendant moral<\/em> \u00bb) qui polluent la relation attendue de son parcours de guerre.<\/p>\n<p>2. R\u00e9sum\u00e9 et analyse<\/p>\n<p>1900\u00a0: Alors qu\u2019il est sous-lieutenant, le (futur) g\u00e9n\u00e9ral Michelin ouvre un carnet d\u2019impressions. A la veille de la \u00ab\u00a0<em>Grande revanche<\/em> \u00bb, il le rouvre \u00ab\u00a0<em>en limitant <\/em>[s]<em>es observations aux \u00e9v\u00e8nements officiels, au journal de <\/em>[ses]<em> d\u00e9placement, \u00e0 quelques impressions<\/em> \u00bb. Ainsi, du 2 ao\u00fbt 1914 au 11 novembre 1918, on suit l\u2019officier dans ses p\u00e9riples et ses impressions de guerre. Apr\u00e8s une courte garde \u00e0 la fronti\u00e8re, o\u00f9 il assiste \u00e0 un exode bigarr\u00e9 et au minage des routes (p. 11), il arrive en Alsace le 18 ao\u00fbt, d\u00e9crivant le sentiment et les attitudes alsaciens (pages 18 et 20). Il y voit aussi des avions (Taube) allemands mitrailler des colonnes d&rsquo;exode le 25 ao\u00fbt 1914 ! (page 22). Il tient Aspach avant d\u2019\u00eatre d\u00e9barqu\u00e9 \u00e0 Saint-Di\u00e9 \u00e0 la veille de la bataille de la Meurthe. Il est en grand\u2019garde dans la vall\u00e9e de la Fave et se replie sur Raon-l\u2019Etape o\u00f9 il va participer aux \u00e2pres combats de la Chipotte. Il y avoue ses premiers morts et bless\u00e9s. La bataille gagn\u00e9e, le reflux allemand l\u2019am\u00e8ne dans la vall\u00e9e de la Plaine, sur ce front qui va devenir le lieu embl\u00e9matique de la guerre des mines\u00a0: la Chapelotte. Le 157<sup>\u00e8me<\/sup> ne le verra pas, parti au d\u00e9but de la cristallisation dans la Meuse \u00e0 l\u2019est d\u2019Apremont. L\u00e0, son carnet de guerre se fait lacunaire et l\u2019on devine une ann\u00e9e 1915 pass\u00e9e enti\u00e8rement dans ce secteur. Il d\u00e9crit toutefois une distorsion d\u2019\u00e9chelle du front dans la guerre de tranch\u00e9e ou l\u2019environnement imm\u00e9diat appara\u00eet plus grand qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9 (page 68) et confirme l&rsquo;axiome de Norton Cru : \u00ab\u00a0<em>C&rsquo;est qu&rsquo;en ligne, l&rsquo;observation par le cr\u00e9neau, le regard furtif jet\u00e9 au ras du parapet, ne laissent saisir \u00e0 la fois qu&rsquo;un d\u00e9tail<\/em>\u00ab\u00a0. Il \u00e9voque \u00e9galement\u00a0les fraternisations, r\u00e9prim\u00e9es ou non. Ainsi, page 74, des Allemands \u00ab\u00a0<em>qui voulaient causer<\/em> \u00bb sont abattus alors qu\u2019ailleurs surviennent des accommodements dans les bombardements\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Par un accord tacite, des deux c\u00f4t\u00e9s de la barricade on m\u00e9nage les gens et les demeures<\/em> \u00bb. Il revient sur ce point page 104\u00a0\u00e0 propose de tr\u00eaves tacites et de coups de main.<\/p>\n<p>On retrouve l\u2019officier \u00e0 Verdun le 17 f\u00e9vrier 1916. Il avait d\u00e9laiss\u00e9 son carnet mais, \u00e0 la veille de la grande bataille, nous fait \u00e0 nouveau part de la f\u00e9brilit\u00e9 de l\u2019activit\u00e9 de son bataillon de terrassiers. En juin, il vient au repos dans une vall\u00e9e de Celles qu\u2019il conna\u00eet d\u00e9j\u00e0 et, le 11, il est \u00ab\u00a0<em>nomm\u00e9 d\u2019office\u00a0au commandement du 43<sup>\u00e8me<\/sup> bataillon de chasseurs<\/em> \u00bb. Il quitte alors son r\u00e9giment et arrive en Alsace, dans sa nouvelle unit\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Excellente moyenne d\u2019officiers\u00a0; troupe solide<\/em> (\u2026) <em>hommes faits, calmes, appliqu\u00e9s et pr\u00eats <\/em>\u00bb. C\u2019est avec ces hommes qu\u2019il arrive fin ao\u00fbt 1916 sur la Somme. Tr\u00e8s certainement victime de fortes pertes, le 43<sup>\u00e8me<\/sup> est au repos complet en Normandie et revient \u00e0 Belfort pour la campagne d\u2019hiver. En avril 1917, le bataillon participe \u00e0 l\u2019affaire du Chemin des Dames jusqu\u2019en octobre. Il y \u00e9voque tr\u00e8s sommairement les mutineries (pages 88\u00a0: \u00ab\u00a0<em>11 juin \u2013 L\u2019impatience, l\u2019inqui\u00e9tude des hommes ont fait \u00e9clat\u00a0: quelques meneurs isol\u00e9s, des malheureux d\u00e9tourn\u00e9s de leur devoir, ont manifest\u00e9. D\u2019o\u00f9 des traductions assez nombreuses devant le Conseil de guerre\u00a0; quelques ex\u00e9cutions <\/em>\u00bb et 92, sur l\u2019assagissement des troupes). On sent \u00e0 ce moment que la guerre dure\u00a0: le 20 ao\u00fbt 1917, il ne voit la solution qu\u2019en 1919 (page 95), sentiment qui sera le m\u00eame en octobre 1918\u00a0!\u00a0(page 164). Il avait d\u00e9j\u00e0 d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 ce sujet le 17 f\u00e9vrier 1916 :\u00a0\u00ab\u00a0<em>La guerre accapare, sa longueur r\u00e9\u00e9dite ind\u00e9finiment les m\u00eames situations<\/em> \u00bb (page 44).<\/p>\n<p>Il revient \u00e0 Verdun, o\u00f9 l\u2019on continue de mourir apr\u00e8s la mort de masse, puis dans le secteur de Lun\u00e9ville o\u00f9 il prend contact avec les premiers officiers am\u00e9ricains (qu\u2019il d\u00e9crit pages 115 et 116), tout de \u00ab\u00a0<em>curiosit\u00e9 cordiale<\/em> \u00bb. Il d\u00e9crit avec \u00e9motion les premi\u00e8res croix de guerre qui leur sont remises (page 117). Il reste une longue p\u00e9riode en Lorraine puis, devant l\u2019offensive allemande de 1918, est appel\u00e9 en secteur devant Beauvais. Il commande quelques jours le 152<sup>\u00e8me<\/sup> R. I. en l\u2019absence du colonel. C\u2019est ensuite Nanteuil-sur-Marne\u00a0; la F\u00e8re-en-Tardenois et la poursuite, inexorable, en Belgique qu\u2019il d\u00e9livre en profondeur. Un moment de retour sur soi lui d\u00e9crire\u00a0l&rsquo;attaque comme\u00a0\u00ab\u00a0<em>un trouble particulier, comme une vague griserie qui appr\u00e9hende et qu\u2019il n\u2019est <\/em><em>pas possible de surmonter dans l\u2019instant<\/em> \u00bb. Il \u00e9voque les drames dans la lib\u00e9ration et le minage (\u00e0 retardement des tranch\u00e9es page 166\u00a0et m\u00eame des paillasses\u00a0 ! page\u00a0168), mais aussi la cocasserie de femmes belges balayant la rue sous les obus\u00a0! (page 169). Il reste \u00e9galement lucide sur la propagande en croisant, le 29 septembre 1918, en Belgique, un\u00a0convoi de\u00a0prisonniers allemands qu&rsquo;il d\u00e9crit :\u00a0<em>\u00ab\u00a0La masse est en tr\u00e8s bonne<\/em><em> forme physique\u00a0; les privations sur le front sont bien l\u2019une de ces affirmations sujettes \u00e0 <\/em><em>caution<\/em><em> \u00bb.<\/em> L\u2019Armistice le trouve \u00e0 Audenarde, en Flandre orientale, sur les rives de l&rsquo;Escaut. Il est d\u00e9\u00e7u de n\u2019avoir pas port\u00e9 le fl\u00e9au de la guerre en terre allemande et \u00ab\u00a0<em>garde pour l\u2019envahisseur les sentiments que cinquante et un mois et onze jours de guerre ancraient au plus profond de<\/em> [s]<em>on \u00eatre<\/em> \u00bb (page 176).<\/p>\n<p>Quelques renseignements utiles \u00e0 des \u00e9tudes sp\u00e9cifiques sur l\u2019hygi\u00e9nisme peuvent encore \u00eatre collect\u00e9s\u00a0; page 125, liste des mesures contre l\u2019Yp\u00e9rite, page 130, son bataillon immobilis\u00e9 par les oreillons, page 140, la grippe espagnole est nomm\u00e9e grippe des Flandres (d\u00e9crite aussi page 172). Ou encore sur le ravitaillement par avion\u00a0: \u00ab\u00a0<em>On les ravitaille par avion\u00a0; et la pluie de boules de pain, de bo\u00eetes de conserve<\/em> (\u2026)<em> qui \u00e9clatent au sol mais dont les d\u00e9bris sont bons, d\u00e9clenchent une ga\u00eet\u00e9 folle\u2026\u00a0\u00bb <\/em>(page 162).<\/p>\n<p>4. Autres informations<\/p>\n<p>Lieux cit\u00e9s (date \u2013 page)\u00a0:<\/p>\n<p>1914\u00a0: Barcelonnette (25 juillet &#8211; 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt \u2013 10), Alpes, Gleizolles, Larche, Chatelard (2-17 ao\u00fbt \u2013 11-15), Alsace Morvillars, Dannemarie, Grosne, Walheim, Illfurt, Br\u00e9chaumont, Belfort (18-21 ao\u00fbt \u2013 16-20), Vosges, Saint-Di\u00e9, Rem\u00e9mont, Coinches, Saint-Beno\u00eet, Br\u00fb, la Chipotte, (22 ao\u00fbt &#8211; 12 septembre \u2013 21-32), Raon-l\u2019Etape, vall\u00e9e de Celles, Rambervillers (12-22 septembre \u2013 33-34), Pagny, Raulecourt, Rupt-de-Mad (26 septembre &#8211; 7 octobre \u2013 34-38), Bouconville, Hautes-Charri\u00e8res, G\u00e9r\u00e9champ, Varg\u00e9vaux, Xivray, Flirey, bois d\u2019Ailly (7 octobre &#8211; 15 d\u00e9cembre \u2013 39-43).<\/p>\n<p>1915\u00a0: Apremont-Loupmont (3 avril \u2013 43).<\/p>\n<p>1916\u00a0: Liouville, Rambucourt, Commercy, Pont-sur-Meuse (17 f\u00e9vrier &#8211; 16 mars \u2013 44-52), Behonne, Pretz (Argonne), Ipp\u00e9court, Dombasle-en-Argonne, bois de Fouch\u00e8res, ferme de Verri\u00e8res, bois de Malancourt, for\u00eat de Hesse, ouvrage 12, r\u00e9duit d\u2019Avocourt (16 mars &#8211; 18 avril \u2013 52-56), Vosges, Laveline, Neun\u00e9, Saint-Michel-sur-Meurthe, la Trouche, Pierre-Perc\u00e9e, la Chapelotte (27 avril &#8211; 13 juin \u2013 56-58), Alsace, Belfort, Montreux, Dannemarie, bois du Schonholtz, Hangenbach (14 juin &#8211; 12 ao\u00fbt \u2013 59-62), Vosges, camp d\u2019Arches (13-24 ao\u00fbt \u2013 62-63), la Somme, Maurepas, le Forest, Rancourt, la Ferme Rouge (30 ao\u00fbt &#8211; 10 octobre \u2013 63-70), Normandie, Belfort (11 octobre 1916 &#8211; 6 janvier 1917 \u2013 70-76).<\/p>\n<p>1917\u00a0: Alsace, Schonholtz, camp de Villersexel (7 janvier &#8211; 3 avril \u2013 77-81), Chemin des Dames, Villers-Cotterets, Pierrefonds, Saint-Etienne, Silly-la-Poterie, Neuilly-Saint-Front, Grisolles, Fismes, Baslieu-les-Fismes (4 avril &#8211; 9 mai \u2013 82-86), Hurtebise, Craonne, plateau de Vauclerc, Glennes, Maizy, Saint-Brice, Cavaliers de Courcy, (10 mai &#8211; 30 octobre \u2013 86-100), Hautvilliers, R\u00e9micourt, fort de Vaux, ravin du Loup, bois des Cauri\u00e8res, marais d\u2019Hassoule, Bezonvaux, Maratz (31 octobre &#8211; 28 d\u00e9cembre \u2013 101-110).<\/p>\n<p>1918\u00a0: Saffais, for\u00eat de Parroy, Croismare, Laneuveville, Vigneulles (pr\u00e8s de Rosi\u00e8res-aux-Salines), Ferri\u00e8res (29 d\u00e9cembre 1917 &#8211; 20 mai \u2013 111-130), la Place (15 km nord de Beauvais), Cuy-Saint-Fiacre, Formerie, Aumale, Montmarquet, Neuilly-Saint-Front, Br\u00e9ny, Rocourt, Nanteuil-sur-Marne, la Bordette, Crotigny, Brumetz, Priez, la Grange-aux-Bois, bois des Pr\u00e9aux, ferme de la Folie, Villers-sur-F\u00e8re, Saint-Quentin, la Fert\u00e9-Milon, Bazoches, Pont-d\u2019Arcy, Loupeigne, Beuvardes, Thiollet, ferme de la Cense, Citry-sur-Marne (21 mai &#8211; 21 septembre \u2013 131-156), Belgique, Amiens, Calais, la Chauss\u00e9e, Saint-Georges, Gravelines, Killem, Ostyleteren, Langemarck, Hoogl\u00e8de, Wildeman Cabaret, de Wincke, Ouckene, Pandeers, Katelberg, Kalberg, Beveren, Waereghem, Meerlaren, Winkeloek, Audenarde (22 septembre &#8211; 11 novembre \u2013 156-176).<\/p>\n<p>Sources biographiques compl\u00e9mentaires<\/p>\n<p>Source <a href=\"http:\/\/commenailles.pagesperso-orange.fr\/gen_michelin.htm\">http:\/\/commenailles.pagesperso-orange.fr\/gen_michelin.htm<\/a><\/p>\n<p>Yann Prouillet, 4 janvier 2011<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin N\u00e9 le 19 novembre 1876 \u00e0 Commenailles (Jura) d\u2019un p\u00e8re exploitant forestier, Pierre Michelin est issu d\u2019un milieu modeste. Son certificat d\u2019\u00e9tudes obtenu et apr\u00e8s avoir parfait son \u00e9ducation aupr\u00e8s d\u2019un pr\u00eatre pr\u00e9cepteur, il s\u2019engage \u00e0 19 ans au 27\u00e8me r\u00e9giment d&rsquo;infanterie (Dijon) dans lequel il passe caporal puis sergent avant d\u2019entrer &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2011\/01\/04\/michelin-pierre-1876-1952\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Michelin, Pierre (1876-1952)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[157,98,809,808,3,10,15],"tags":[],"class_list":["post-329","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-157e-ri","category-1931-1945","category-31e-bcp","category-43e-bcp","category-carnet","category-combattant-infanterie","category-officier-infanterie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/329","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=329"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/329\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3860,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/329\/revisions\/3860"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=329"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=329"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=329"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}