{"id":3300,"date":"2020-10-16T11:06:54","date_gmt":"2020-10-16T10:06:54","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=3300"},"modified":"2021-07-13T15:02:09","modified_gmt":"2021-07-13T14:02:09","slug":"lecup-albert-1891-199o","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2020\/10\/16\/lecup-albert-1891-199o\/","title":{"rendered":"Lecup, Albert (1891-1990 ?)"},"content":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin<br \/>\nAlbert Lecup, originaire de Bapaume (Pas-de-Calais), doit faire en 1912 son service militaire au 110e RI \u00e0 Dunkerque: inscrit au \u00ab carnet B \u00bb, c\u2019est un militant socialiste, de tendance herv\u00e9iste et libertaire. Il accepte toutefois de \u00ab d\u00e9fendre le pays \u00bb en 1914, et est rapidement promu sergent ; il passe au 8e RI apr\u00e8s une blessure re\u00e7ue \u00e0 Verdun, et y occupe les fonctions de sergent-major. Quincailler en gros \u00e0 Arras apr\u00e8s sa d\u00e9mobilisation, il \u00e9volue politiquement vers le radical-socialisme puis est  gaulliste de gauche apr\u00e8s 1945. Il si\u00e8ge pendant quinze ans comme conseiller municipal \u00e0 Arras, d\u2019abord comme R.P.F. puis comme ind\u00e9pendant.<br \/>\n2. Le t\u00e9moignage<br \/>\n<em>Avant le dernier cantonnement<\/em> a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 par Albert Lecup en 1974 (Imprimerie centrale de l\u2019Artois, 211 pages). La couverture du livre pr\u00e9sente une savoureuse photographie de groupe d\u2019avant-guerre (d\u00e9but 1914 ?), montrant l\u2019auteur posant en uniforme avec six camarades, chacun tenant un exemplaire d\u2019une publication socialiste diff\u00e9rente (<em>L\u2019Humanit\u00e9<\/em>, <em>La Bataille syndicaliste<\/em>, <em>R\u00e9novation<\/em>, <em>La Guerre sociale<\/em>\u2026). La photographie prend sa seconde signification  avec une l\u00e9gende o\u00f9 figure le nom des soldats, et leur sort durant le conflit (quatre tu\u00e9s, deux bless\u00e9s dont l\u2019auteur, un prisonnier). La d\u00e9dicace de l\u2019exemplaire pr\u00e9sent\u00e9 ici est la suivante : \u00ab C\u2019est la vie d\u2019un jeune antimilitariste dont la r\u00e9gression id\u00e9ologique a \u00e9t\u00e9 totale au cours de la grande \u00e9pop\u00e9e. Puis le travail, mes 15 ans de conseiller municipal et la suite. \u00c7a me ferait plaisir qu\u2019apr\u00e8s lecture, tu m\u2019envoie ton avis objectivement. Dans cette attente je te donne une vigoureuse poign\u00e9e de main.\u00bb La p\u00e9riode chronologique qui nous int\u00e9resse (service militaire \u2013 p\u00e9riode du conflit)  court jusqu\u2019\u00e0 la page 102.<br \/>\n3. Analyse<br \/>\nL\u2019auteur, antimilitariste, a un r\u00e9el talent pour restituer des sc\u00e8nes de caserne, \u00e0 l\u2019occasion desquelles il d\u00e9fend ce qu\u2019il estime \u00eatre son bon droit. Il fait un tableau, souvent sur un mode humoristique et provocateur, de ce qui pouvait attendre un socialiste, d\u00e9clar\u00e9 et surveill\u00e9 comme tel, lors de ses deux puis trois ans de service militaire. Facteur aggravant, il est disciple du docteur Legrain, et \u00e0 ce titre militant antialcoolique. Il \u00e9voque les brimades, les in\u00e9vitables&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab vaches \u00bb de \u00ab rempil\u00e9s \u00bb, tout en consid\u00e9rant que la \u00ab gradaille \u00bb n\u2019\u00e9tait pas mauvaise dans son ensemble. Il accepte le galon de 1\u00e8re classe, car \u00e9voquant les deux tendances possibles chez les herv\u00e9istes, c\u2019est-\u00e0-dire le refus de tout galon ou l\u2019acceptation, de fa\u00e7on \u00e0 avoir plus d\u2019influence sur les hommes, il signale (p. 15) : \u00ab J\u2019\u00e9tais, sans emballement, pour la deuxi\u00e8me tendance. \u00bb Un savoureux passage, du type \u00ab r\u00e9cit \u00e9difiant \u00bb, d\u00e9crit un cas de conscience chez l\u2019auteur, qui refuse de faire partie d\u2019un bataillon charg\u00e9 d\u2019aller assurer l\u2019ordre, dans la r\u00e9gion de Lens, lors d\u2019une gr\u00e8ve de mineurs. Il rencontre \u2013 contre le r\u00e8glement &#8211; son chef de bataillon et lui exprime son refus d\u2019affronter les gr\u00e9vistes (p. 15) : \u00ab Je connais les chefs syndicalistes. Si je me trouve en face d\u2019eux, il se peut que je les rejoigne. \u00bb Son chef, fou de rage, le menace, mais rien n\u2019y fait, A. Lecup refusant de tirer si on lui en donne l\u2019ordre. La tension retombe alors brutalement et le commandant Rogez, redevenu tr\u00e8s calme,  lui fait le r\u00e9cit suivant : \u00ab Lecup, l\u2019ordre m\u2019avait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 [1906] de me rendre \u00e0 l\u2019\u00e9glise de Coudekerque pour pr\u00eater \u00e9ventuellement main forte aux fonctionnaires des Domaines qui devaient proc\u00e9der \u00e0 l\u2019inventaire des biens de cette \u00e9glise. En m\u2019y rendant, ma conscience de catholique m\u2019a dit : si le pr\u00eatre refuse d\u2019ouvrir les portes, que feras-tu ? Je lui ai r\u00e9pondu : je ferai demi-tour. \u00bb Il me serre la main et me dit : \u00ab Lecup, vous n\u2019irez pas aux gr\u00e8ves. \u00bb \u00c0 l\u2019annonce de la mort de Jaur\u00e8s, l\u2019auteur d\u00e9cide avec ses camarades socialistes de d\u00e9fendre la R\u00e9publique car, dit-il, en termes de libert\u00e9s politiques, le r\u00e9gime de la 3e R\u00e9publique vaut mieux que celui du Kaiser. Le 4 ao\u00fbt, il est appel\u00e9 chez le colonel L\u00e9vi, chef de corps lui-m\u00eame assez peu conventionnel : sur l\u2019assurance faite par le militant socialiste de \u00ab d\u00e9fendre la Patrie \u00bb, l\u2019ordre de l\u2019envoyer \u00e0 Lille (carnet B) est d\u00e9chir\u00e9 devant lui (p. 26).<br \/>\nFerme du Chol\u00e9ra &#8211; 1914<br \/>\nA. Lecup d\u00e9crit au ras du sol les combats, comme par exemple celui de la ferme du Chol\u00e9ra (septembre 1914), au moment o\u00f9 les Allemands cessent leur repli, apr\u00e8s la Marne. Il souligne les incoh\u00e9rences tactiques et estime que les \u00e9checs sanglants sont largement dus \u00e0 des g\u00e9n\u00e9raux incomp\u00e9tents. Le style indirect se transforme parfois en notations journali\u00e8res :<br \/>\n24 09 14.\tAu bois de la Miette (Chol\u00e9ra), l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un nouveau commandant de compagnie, le lieutenant Bouve (celui-ci a fait une courte mais saisissante \u00e9vocation de ce combat, voir sa notice CRID).<br \/>\n25 09 14.\tNous attaquons le Chol\u00e9ra. O\u00f9 est donc notre artillerie ? Nos pertes sont \u00e9lev\u00e9es. Rien \u00e0 faire : l\u2019ennemi, bien retranch\u00e9, brise, chaque fois, notre \u00e9lan. La nuit, nous creusons h\u00e2tivement des trous.<br \/>\n28 09 14.\t Notre commandant de Cie Bouve est tu\u00e9.<br \/>\nIntervient ensuite une sc\u00e8ne courtelinesque (septembre 1914, p. 37) o\u00f9 A. Lecup, descendu depuis peu de la premi\u00e8re ligne apr\u00e8s une mission dangereuse et \u00e9reintante, encore plein de boue, rencontre le g\u00e9n\u00e9ral Deligny, qui l\u2019engueule :<br \/>\n&#8211; \u00ab Vous n\u2019avez pas honte de prendre la garde dans cet \u00e9tat de malpropret\u00e9 ? \u00bb<br \/>\n&#8211; \u00ab Mon G\u00e9n\u00e9ral, vous devriez vous mettre au garde \u00e0 vous devant cette boue glorieuse. \u00bb<br \/>\nLe G\u00e9n\u00e9ral est rouge de col\u00e8re et veut le casser de son grade<br \/>\n&#8211; \u00ab Mon G\u00e9n\u00e9ral, vous permettez ? Je lui d\u00e9cris la situation au Chol\u00e9ra o\u00f9 un homme vu est un homme mort ; plus de 120 camarades jonchent la plaine, je lui raconte. \u00bb (\u2026) \u00ab La temp\u00e9rature a bien baiss\u00e9 et pour finir il me demande de lui dessiner au tableau noir, car ce poste de garde est une \u00e9cole, un sch\u00e9ma du secteur. \u00bb L\u2019auteur semble bien s\u2019en tirer, et au g\u00e9n\u00e9ral qui lui demande sa profession, il r\u00e9pond qu\u2019il est journaliste, ce qui n\u2019est pas vrai.<br \/>\n&#8211; \u00ab Puis-je savoir \u00e0 quel journal vous collaborez ? \u00bb<br \/>\n&#8211; \u00ab Je collabore \u00e0 trois journaux : <em>L\u2019Humanit\u00e9<\/em>, <em>La Victoire<\/em> et <em>La Bataille Syndicaliste<\/em>.\u00bb Le rouge de la figure a fait place \u00e0 une grande p\u00e2leur. Le G\u00e9n\u00e9ral, sur un ton presque amical : \u00ab J\u2019y suis peut-\u00eatre all\u00e9 un peu fort\u2026. \u00bb (p. 38)<br \/>\nLe livre fourmille d\u2019anecdotes savoureuses de ce type, racont\u00e9es par un homme de 83 ans, et m\u00eame si <em>La Guerre Sociale<\/em>\u00bb d\u2019Herv\u00e9 ne devient <em>La Victoire<\/em> qu\u2019en 1916, et m\u00eame si cette sc\u00e8ne est difficilement croyable, Albert Lecup est r\u00e9ellement une \u00ab personnalit\u00e9 \u00bb : il semble que, tout en restant prudent, on puisse donner \u00e0 son t\u00e9moignage un certain cr\u00e9dit, et puis se non \u00e8 v\u00e8ro, \u2026<br \/>\nBeaus\u00e9jour (Champagne) 1915<br \/>\nA. Lecup raconte d\u2019une mani\u00e8re prenante les \u00e2pres combats de l\u2019offensive de Champagne de f\u00e9vrier \u2013 mars 1915 contre le fortin de Beaus\u00e9jour. Il est amen\u00e9 \u00e0 refuser une proposition pour le grade de sous-lieutenant (p. 45) : \u00ab Mes principes, qui ne sont pas tr\u00e8s militaristes, m\u2019obligent \u00e0 rester avec les hommes.\u00bb Il \u00e9voque l\u2019\u00e9go\u00efsme des commandants de bataillon ou de compagnie, qui rechignent \u00e0 s\u2019entraider et le sort parfois funeste r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 des prisonniers allemands (9 mars 1915, attaque du fortin, p. 46) [des Allemands se rendent] mais une mitrailleuse allemande recommence \u00e0 tirer, \u00ab Nous sommes pr\u00e8s des prisonniers et ils se collent \u00e0 nous par peur d\u2019\u00eatre embroch\u00e9s. Le lieutenant X, r\u00e9volver \u00e0 la main, en tue 1, 2. D\u2019un coup de poing, je lui fais l\u00e2cher son revolver : \u00ab On ne tue pas des prisonniers. \u00bb Lors de sa premi\u00e8re permission en mai 1915, il va vendre pour 75 francs au <em>Miroir<\/em>, trois clich\u00e9s du front qu\u2019il a r\u00e9alis\u00e9s, puis il rend visite \u00e0 Gustave Herv\u00e9 au si\u00e8ge de <em>La Victoire<\/em> (p.55) : \u00ab Nous commentons les \u00e9v\u00e9nements. Je demande \u00e0 Herv\u00e9 : \u00ab Et le drapeau dans le fumier ? \u00bb Je le blesse, m\u00eame fortement. Il me r\u00e9pond : \u00ab C\u2019\u00e9tait le drapeau napol\u00e9onien. \u00bb<br \/>\nVerdun \u2013 village de Douaumont<br \/>\nLe r\u00e9cit de l\u2019engagement \u00e0 Verdun, de tr\u00e8s bonne qualit\u00e9, mais toujours picaresque et dans le ton \u00ab Lecup \u00bb, se situe au tout d\u00e9but de la bataille (26  f\u00e9vrier \u2013 1er mars 1916), avec un 110e RI charg\u00e9 de d\u00e9fendre le village de Douaumont, encore largement debout, et sis \u00e0 400 m\u00e8tres \u00e0 l\u2019ouest du fort du m\u00eame nom, ouvrage d\u00e9j\u00e0 occup\u00e9 par les Allemands. Sa compagnie est durement touch\u00e9e par le bombardement et les assauts successifs de l\u2019ennemi, mais, tout en \u00e9tant \u00e9vacu\u00e9 pour blessure au visage le 28, il t\u00e9moigne que le 110e n\u2019a \u00ab pas recul\u00e9 d\u2019un pouce, malgr\u00e9 la faute criminelle de notre capitaine, faisant fonction de chef de bataillon \u00bb (p. 73). De Gaulle sera pris le surlendemain dans ce secteur, le 33e RI y ayant remplac\u00e9 le 110e. L\u2019auteur fait \u00e9tat d\u2019un \u00e9pisode de  l\u00e2chet\u00e9 des officiers commandant sa compagnie, sous le bombardement tr\u00e8s violent, devant les maisons de Douaumont (p. 65) : \u00ab Nous trouvons le capitaine [dans une cave] dans un lit pr\u00e9textant une crise de rhumatismes et le lieutenant qui le soigne !!! Comyn met des gants pour sommer ces deux chiards de rejoindre leur compagnie. N\u2019oublions pas qu\u2019il est adjudant de bataillon et qu\u2019il est tenu \u00e0 certains \u00e9gards envers les officiers. Quant \u00e0 moi, je m\u2019en fous et j\u2019explose. Je les engueule, les traitant de l\u00e2ches et qu\u2019ils m\u00e9ritent tout simplement 12 balles dans la peau. Ils s\u2019ex\u00e9cutent et vont rejoindre leur unit\u00e9. \u00bb Que penser de ce passage ? Disons simplement qu\u2019en 1974 \u00e0 la publication du livre, il y a encore, de cette unit\u00e9,  des v\u00e9t\u00e9rans survivants. A. Lecup, \u00e9vacu\u00e9 \u00e0 l\u2019H\u00f4pital temporaire n\u00b0 20 d\u2019Angoul\u00eame, est aussi libre-penseur (p. 77) : \u00ab Vers 9 heures, une religieuse, la sup\u00e9rieure, vient faire notre connaissance. Gentillesse de part et d\u2019autre. Puis, elle fait un signe de croix et r\u00e9cite une pri\u00e8re \u00e0 haute-voix. La pri\u00e8re termin\u00e9e, je lui fais remarquer qu\u2019\u00e0 l\u2019entr\u00e9e de la chambre, il y a la circulaire Millerand qui interdit toute manifestation religieuse. Elle part en claquant la porte. J\u2019ai pourtant \u00e9t\u00e9 bien aimable. \u00bb Il est sans surprise assez mal consid\u00e9r\u00e9 et rapidement renvoy\u00e9 au d\u00e9p\u00f4t du r\u00e9giment \u00e0 Sarlat (\u00ab Sarlatte, comme disent les habitants. \u00bb). Il est ensuite mut\u00e9 au 8e RI (Saint-Omer\/Bergerac) puis fait \u00e0 La Courtine de l\u2019instruction pour la classe 16.<br \/>\nAvec le 8e RI<br \/>\nA. Lecup fait partie de l\u2019attaque du 16 avril dans le secteur de Craonne, mais son groupe est rapidement arr\u00eat\u00e9, avec de s\u00e9rieuses pertes. Ils sont mitraill\u00e9s pendant trois jours,  mais ne reculent pas non plus, enrayant les contre-attaques. Le moral de tous, y compris celui des officiers subalternes, est tr\u00e8s bas, ils ont la certitude que cette offensive est une erreur. L\u2019auteur conclut (p. 92) : \u00ab Craonne : un crime ! (\u2026) Le responsable : le g\u00e9n\u00e9ral Nivelle. Il aurait d\u00fb \u00eatre fusill\u00e9 : il a simplement \u00e9t\u00e9 limog\u00e9\u00bb, mais il n\u2019\u00e9voque pas les r\u00e9voltes de 1917. Apr\u00e8s son mariage en septembre 1917 avec sa fianc\u00e9e institutrice qui a \u00e9t\u00e9 rapatri\u00e9e \u00e0 Saint-Pol-sur-Ternoise, ses comp\u00e9tences le font muter \u00e0 la compagnie hors-rang pour r\u00e9organiser la comptabilit\u00e9 et l\u2019approvisionnement. Il passe assez vite sur l\u2019ann\u00e9e 1918, et apr\u00e8s l\u2019armistice v\u00e9cu en Alsace, il participe \u00e0 l\u2019occupation de Wiesbaden.<br \/>\nApr\u00e8s avoir signal\u00e9, pour finir, qu\u2019A. Lecup indique \u00eatre toujours surveill\u00e9 politiquement en 1918 dans son unit\u00e9, et enfin que malgr\u00e9 ses protestations r\u00e9it\u00e9r\u00e9es, il n\u2019a pas pu, pendant et apr\u00e8s la guerre, \u00e9chapper \u00e0 diverses citations et d\u00e9corations, on peut affirmer que ce texte savoureux m\u00e9rite largement une r\u00e9\u00e9dition.<\/p>\n<p>Vincent Suard\t\toctobre 2020<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. 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