{"id":3302,"date":"2020-10-16T16:28:58","date_gmt":"2020-10-16T15:28:58","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=3302"},"modified":"2021-07-13T15:01:42","modified_gmt":"2021-07-13T14:01:42","slug":"menditte-de-charles-1869-1931","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2020\/10\/16\/menditte-de-charles-1869-1931\/","title":{"rendered":"Menditte (de), Charles (1869-1931)"},"content":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin<br \/>\nCharles de Menditte, originaire du Pays Basque, est sorti dipl\u00f4m\u00e9 de Saint-Cyr en 1894. Apr\u00e8s avoir servi en Alg\u00e9rie et au Tonkin, puis dans diverses unit\u00e9s en m\u00e9tropole, il commande comme capitaine en ao\u00fbt 1914, \u00e0 quarante-cinq ans, une compagnie du 144e RI de Bordeaux. Bless\u00e9 en septembre  et convalescent pendant une longue p\u00e9riode, le commandant de Menditte fait ensuite partie, en 1916, de la Mission Berthelot, destin\u00e9e \u00e0 r\u00e9armer et entra\u00eener l\u2019arm\u00e9e roumaine. \u00c0 la toute fin de la guerre, il commande le 415e RI lors du franchissement de la Meuse le 9 novembre 1918. Servant ensuite au Liban, puis en m\u00e9tropole, il termine sa carri\u00e8re en 1926 avec le grade de colonel.<br \/>\n2. Le t\u00e9moignage<br \/>\nAlain Fauveau, lui-m\u00eame g\u00e9n\u00e9ral retrait\u00e9 de l\u2019Arm\u00e9e de Terre, et petit-fils de l\u2019auteur, a publi\u00e9 chez Geste \u00e9ditions en 2008 <em>Le vagabond de la Grande Guerre<\/em>, qui pr\u00e9sente les \u00abSouvenirs de guerre de Charles de Berter\u00e8che de Menditte, officier d\u2019infanterie\u00bb (301 pages). Il s\u2019agit de la mise en regard  d\u2019archives personnelles, d\u2019extraits de carnets de campagne, de correspondance ou de conf\u00e9rences  de Ch. de Menditte, avec des \u00e9l\u00e9ments de pr\u00e9sentation historique, contextuelle et cartographique r\u00e9alis\u00e9s par A. Fauveau, bon connaisseur de la chose militaire ;  l\u2019ensemble est compl\u00e9t\u00e9 par des photographies \u00e9voquant les diff\u00e9rentes affectations de l\u2019officier durant le conflit.<br \/>\n3. Analyse<br \/>\nPour l\u2019historien certains passages propos\u00e9s ici sont souvent originaux et utiles, car n\u2019\u00e9tant pas, \u00e0 l\u2019origine, destin\u00e9s \u00e0 la publication, ils repr\u00e9sentent un t\u00e9moignage intime et sinc\u00e8re des conceptions et repr\u00e9sentations d\u2019un officier d\u2019active engag\u00e9 dans le combat. Dans d\u2019autres propos, tenus \u00e0 l\u2019occasion de conf\u00e9rences, c\u2019est plut\u00f4t la pr\u00e9occupation de la p\u00e9dagogie et du style qui domine. Ch. de Menditte, s\u2019il a une exp\u00e9rience riche de l\u2019outre-mer, n\u2019a pas une carri\u00e8re fulgurante, et, bien not\u00e9, il est rarement promu. Tr\u00e8s croyant, assez conservateur, il manque de souplesse et incarne assez bien le sobriquet \u00abculotte de peau \u00bb, utilis\u00e9 par les officiers de r\u00e9serve (M. Genevoix, R. Cadot), c\u2019est-\u00e0-dire un officier d\u2019active exigeant, rigide et distant. C\u2019est surtout pour la p\u00e9riode de la fin 1914 que la source est riche et originale : si les parties sur la Roumanie (1916) et sur l\u2019op\u00e9ration sur la Meuse (novembre 1918) ont leur int\u00e9r\u00eat, elles composent une histoire militaire plus classique, aussi la notice insistera surtout sur ao\u00fbt et septembre 1914.<br \/>\nAu moment du d\u00e9part du 144e RI de la caserne de Bordeaux, au d\u00e9but ao\u00fbt 1914, sous les vivats de la foule enthousiaste, les pens\u00e9es de l\u2019auteur des carnets sont moroses, il aurait pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 un d\u00e9part plus discret : il a l\u2019impression d\u2019\u00eatre seul \u00e0 comprendre les enjeux funestes du moment, les deuils et les ruines futures, et constate : \u00ab le peuple semble l\u2019avoir oubli\u00e9 \u00bb (p. 8). Plus tard (mi-ao\u00fbt), le manque de r\u00e9sistance des hommes lors des marches harassantes l\u2019inqui\u00e8te encore plus (11 ao\u00fbt, p. 20) : \u00ab mon sentiment est que mes hommes n\u2019ont aucun ressort, ce sont des braillards et des vantards. Que feront-ils au feu, si la chaleur du soleil a raison de leur \u00e9nergie ? \u00bb  Son doute se double ensuite de m\u00e9pris pour des individus qui ne s\u2019int\u00e9ressent au repos qu\u2019\u00e0 la recherche de bidons (p. 21) : \u00ab le vingue ! le vingue ! on n\u2019entend que cela ! \u00bb. Ces formulations, difficilement imaginables dans des r\u00e9cits de guerre publi\u00e9s dans les ann\u00e9es vingt, traduisent une des attitudes possibles des officiers de carri\u00e8re envers la r\u00e9serve (20 ao\u00fbt, p. 31) : \u00ab Je fais le soir [20 ao\u00fbt, arriv\u00e9s vers la fronti\u00e8re belge] une course assez mouvement\u00e9e apr\u00e8s quelques hommes de ma compagnie qui r\u00f4dent dans les cabarets.  (\u2026) Les Bordelais sont une vilaine race ; vantards et menteurs, ils n\u2019ont m\u00eame pas comme le Parisien, le courage de leurs d\u00e9fauts, ils ont le verbe haut et le geste plat. \u00bb Il fait \u00ab marquer\u00bb la travers\u00e9e de la fronti\u00e8re belge en for\u00e7ant les hommes de sa seule compagnie \u00e0 adopter le pas cadenc\u00e9 ; il explique ensuite ce geste incompris \u00e0 ses hommes \u2013 jetant par l\u00e0-m\u00eame un froid volontaire \u2013 en soulignant que cette attitude martiale est destin\u00e9e \u00e0 honorer d\u2019avance \u00ab beaucoup d\u2019entre nous qui seront tu\u00e9s en Belgique et qui ne reverrons jamais la Patrie. \u00bb Lui-m\u00eame, d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 affronter la situation, se fait aider par Dieu et la pri\u00e8re, qui lui apporte \u00ab l\u2019apaisement, le calme et la force. (p. 36)\u00bb<br \/>\nLe r\u00e9cit des affrontements est passionnant, car tr\u00e8s bien mis en perspective par A. Fauveau, et servi par la clart\u00e9 de l\u2019analyse sur le terrain de de Menditte ; devant les premiers \u00e9checs sanglants de son unit\u00e9, celui-ci en arrive rapidement \u00e0 la conclusion : \u00ab nous ne sommes pas command\u00e9s (p. 44).\u00bb Apr\u00e8s un premier engagement piteux, mais dont il r\u00e9ussit \u00e0 se d\u00e9gager gr\u00e2ce \u00e0 une  charge \u00e0 la ba\u00efonnette improvis\u00e9e, c\u2019est surtout la bataille de Guise qui le marque. Il a auparavant l\u2019occasion de narrer un incident o\u00f9 il \u00ab compte \u00bb (boxe) un pillard qui refuse d\u2019ob\u00e9ir (29 ao\u00fbt, sud de Guise, p. 56) : \u00ab Je trouve dans une salle \u00e0 manger une dizaine de soldats des 24e, 28e et 119e r\u00e9giments, attabl\u00e9s autour de provisions vol\u00e9es. Je les somme de filer. Un grand diable, plus audacieux que ses voisins, me r\u00e9pond avec insolence \u00ab toujours pas avant d\u2019avoir fini de cro\u00fbter ! \u00bb Je marche vers lui, tire mon revolver et lui mettant sous le nez, je lui dis \u00ab je compte jusqu\u2019\u00e0 10; si \u00e0 10 vous n\u2019\u00eates pas parti, je vous tue comme un chien enrag\u00e9 \u00bb, et froidement je me mets \u00e0 compter.  \u00c0 mesure que les nombres sortaient lentement de ma bouche, je voyais les autres soldats gagner la porte. \u00c0 8 mon insolent, p\u00e2le comme la mort, recula et disparu dans la nuit. Jamais homme n\u2019a \u00e9t\u00e9 plus pr\u00e8s de sa derni\u00e8re heure que ce mis\u00e9rable. Il avait certainement lu mon irr\u00e9vocable d\u00e9cision dans mes yeux. \u00bb<br \/>\nL\u2019\u00e9chec que son unit\u00e9 subit lors de la journ\u00e9e du 30 ao\u00fbt le marque profond\u00e9ment ; sa compagnie, isol\u00e9e et sans liaisons, bien visible sur un coteau de l\u2019Oise, subit le bombardement allemand de deux batteries crois\u00e9es dont il voit parfaitement la gueule des canons \u00e0 la lunette; le mouvement de panique d\u00e9clench\u00e9 par le bombardement sanglant fait fuir ses hommes qu\u2019il ne peut retenir (p. 58) \u00ab \u00c0 la vue de ce sauve-qui-peut, j\u2019\u00e9prouvai une douleur poignante. Quoi de plus cruel pour un chef que d\u2019\u00eatre abandonn\u00e9 par ses hommes sur le champ de bataille ! Je m\u2019\u00e9criai \u00ab Vous allez donc me laisser seul ! \u00bb Seuls sept hommes se rallient \u00e0 lui \u00e0 ce moment. Ch. de Menditte r\u00e9ussit \u00e0 faire retraite mais reste profond\u00e9ment \u00e9prouv\u00e9. Il laisse sur le plateau de Pleine-Selve 62 hommes, et \u00ab j\u2019y laissais surtout l\u2019illusion que j\u2019avais eue jusqu\u2019alors de pouvoir conserver ma troupe autour de moi sous n\u2019importe quel feu, tant que je ne faiblirais pas moi-m\u00eame. J\u2019eus un chagrin profond. (p. 59)\u00bb Paradoxalement, cette situation humanise sa perception des hommes, car sans les absoudre de leur fuite sur le plan militaire, \u00ab mon c\u0153ur d\u2019homme excuse ces pauvres enfants de n\u2019avoir pu recevoir sans broncher l\u2019avalanche de fer et de feu qui s\u2019abattit sur nous. \u00bb Il conclut en disant sa certitude que c\u2019est Dieu qui les a prot\u00e9g\u00e9s, lui et le peu d\u2019hommes qui ont accept\u00e9 de le suivre.<br \/>\nApr\u00e8s la Marne, son unit\u00e9 est bloqu\u00e9e par les Allemands au nord de l\u2019Aisne devant Pontavert, et il combat dans ce secteur jusqu\u2019\u00e0 sa blessure du 24 septembre ; la position \u00e0 mi-pente du village de Craonne est \u00e2prement disput\u00e9e, et celui-ci dispara\u00eet rapidement sous les obus de l\u2019artillerie allemande. Les Fran\u00e7ais sont oblig\u00e9s d\u2019\u00e9vacuer le village mais le bombardent \u00e0 leur tour et contr\u00f4lent l\u2019avanc\u00e9e ennemie : \u00ab Je passe mon apr\u00e8s-midi \u00e0 tirer sur les Allemands qui garnissent peu \u00e0 peu le village ; avec Guasqueton, je m\u2019amuse (il n\u2019y a pas d\u2019autres expressions) \u00e0 emp\u00eacher les mitrailleurs allemands de faire un abri pour leur engin de mort. Mon tir doit \u00eatre bien ajust\u00e9 car chaque fois que je presse sur la d\u00e9tente, il y a des cabrioles dans les hommes d\u2019en face et interruption du travail pendant quelques minutes.\u00bb Le lendemain la compagnie de de Menditte est d\u00e9plac\u00e9e vers l\u2019Est, \u00e0 800 m\u00e8tres de la ferme du Chol\u00e9ra. L\u2019auteur peut y observer l\u2019\u00e9chec sanglant de l\u2019attaque des r\u00e9giments du Nord le 17 septembre (p. 89) : \u00ab Il fait un temps atroce, un vent violent plaque sur mes v\u00eatements une pluie glaciale. Le canon fait rage et une attaque mont\u00e9e par les 8e et 110e r\u00e9giments se d\u00e9clenche sous nos yeux. Ce que j\u2019en vois n\u2019est pas beau : un bataillon \u00e0 peine d\u00e9bouch\u00e9, pris sous le feu des mitrailleuses allemandes, qui se disloque, et je vois passer \u00e0 travers mes hommes une compagnie d\u00e9band\u00e9e. Je ne puis la retenir puisque, h\u00e9las ! le capitaine \u00e9tait un des premiers fuyards et semblait affol\u00e9. \u00bb. Le 24 septembre, revenu dans un secteur plus \u00e0 l\u2019ouest, au sud du plateau, l\u2019auteur des carnets est  bless\u00e9 par un \u00e9clat d\u2019obus lors de l\u2019attaque du moulin de Vauclair. Avec une mauvaise fracture  et de multiples \u00e9clats dans tout le corps, il est s\u00e9rieusement touch\u00e9, et sa p\u00e9riode de convalescence sera longue.<br \/>\nLe r\u00e9cit de sa participation \u00e0 la Mission Berthelot en Roumanie est lui-aussi un t\u00e9moignage utile, peut-\u00eatre surtout par la description qu\u2019il fait de la d\u00e9sint\u00e9gration de certaines unit\u00e9s russes \u00e0 partir de novembre 1917 ; son r\u00e9cit est ici tr\u00e8s construit car il est r\u00e9dig\u00e9 pour une conf\u00e9rence donn\u00e9e \u00e0 Coblence en 1923. Sa vision des Bolcheviks est, sans surprise, tr\u00e8s hostile et pleine de m\u00e9pris, son antibolchevisme est total et il insiste sur la v\u00e9nalit\u00e9 des r\u00e9volt\u00e9s, leur ivresse quasi-permanente ainsi que l\u2019odeur forte qu\u2019ils d\u00e9gagent; la solution trouv\u00e9e avec l\u2019arm\u00e9e roumaine et quelques Russes \u00ab encore loyaux \u00bb est de laisser partir les soldats r\u00e9volt\u00e9s \u00ab vers la lointaine isba, le b\u00e2ton \u00e0 la main (p. 168) \u00bb, mais \u00e0 condition qu\u2019ils laissent leurs armes sur place, ce qui n\u2019est pas obtenu sans peine.<br \/>\nLa fin du recueil \u00e9voque le passage de la Meuse (\u00e0 Vrigne-Meuse, entre Charleville-M\u00e9zi\u00e8res et Sedan) \u00e0 l\u2019extr\u00eame fin du conflit, puis l\u2019affectation de l\u2019auteur au Liban et en Syrie en 1919 et 1920. Cette travers\u00e9e du fleuve, par le 415e RI command\u00e9 par l\u2019auteur, est narr\u00e9e dans le d\u00e9tail, avec un dossier \u00e9toff\u00e9 d\u2019explications d\u2019A. Fauveau, et cette op\u00e9ration appara\u00eet comme une attaque dangereuse, assez incompr\u00e9hensible puisque les pourparlers d\u2019armistice sont alors bien engag\u00e9s : il s\u2019agit probablement de prendre des gages, comme le dit le g\u00e9n\u00e9ral Marjoulet, commandant le 14e CA  (p. 198) : \u00ab Il faut franchir la Meuse cette nuit : il le faut \u00e0 tout prix\u2026 l\u2019ennemi h\u00e9site \u00e0 signer l\u2019armistice. Il se croit \u00e0 l\u2019abri derri\u00e8re la Meuse\u2026Il faut frapper son moral par un acte d\u2019audace\u2026 \u00bb. L\u2019op\u00e9ration est r\u00e9ussie, mais avec des pertes non-n\u00e9gligeables. Il reste que le succ\u00e8s de ce franchissement est une des rares satisfactions militaires de  l\u2019auteur, pour un conflit qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminant pour sa carri\u00e8re, \u00e0 cause de sa blessure pr\u00e9coce.<br \/>\nEn d\u00e9finitive, m\u00eame si la p\u00e9riode la plus fertile pour ce t\u00e9moignage d\u2019un officier de carri\u00e8re est relativement courte, on a ici un document int\u00e9ressant par sa clart\u00e9 et sa franchise; on aurait aim\u00e9 savoir dans quelle cat\u00e9gorie,  &#8211; fiable ou non digne de confiance -, J. N. Cru l\u2019aurait situ\u00e9. Cette r\u00e9flexion est \u00e9videmment un peu gratuite, dans la mesure o\u00f9 l\u2019existence d\u2019une telle publication, peu apr\u00e8s la guerre, sans corrections ni amendements au texte, sans ce que l\u2019on pourrait appeler le \u00ab politiquement correct d\u2019apr\u00e8s-guerre\u00bb appara\u00eet comme fort peu imaginable, et c\u2019est ce qui fait la valeur de ces textes parus en 2008.<\/p>\n<p>Vincent Suard\t\toctobre 2020<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Charles de Menditte, originaire du Pays Basque, est sorti dipl\u00f4m\u00e9 de Saint-Cyr en 1894. Apr\u00e8s avoir servi en Alg\u00e9rie et au Tonkin, puis dans diverses unit\u00e9s en m\u00e9tropole, il commande comme capitaine en ao\u00fbt 1914, \u00e0 quarante-cinq ans, une compagnie du 144e RI de Bordeaux. 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