{"id":343,"date":"2011-01-10T11:26:46","date_gmt":"2011-01-10T10:26:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=343"},"modified":"2021-09-12T19:31:06","modified_gmt":"2021-09-12T18:31:06","slug":"ferdinand-belmont-1890-1915","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2011\/01\/10\/ferdinand-belmont-1890-1915\/","title":{"rendered":"Belmont, Ferdinand (1890-1915)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left;\"><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/Belmont002.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-347 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/Belmont002-277x300.jpg\" alt=\"\" width=\"277\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/Belmont002-277x300.jpg 277w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/Belmont002.jpg 668w\" sizes=\"auto, (max-width: 277px) 100vw, 277px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Ferdinand Belmont est n\u00e9 le 13 ao\u00fbt 1890 \u00e0 Lyon de R\u00e9gis et de Jos\u00e9phine Marguerite Raillon. Issu d\u2019une famille implant\u00e9e \u00e0 Grenoble depuis 1893, il a six fr\u00e8res et une s\u0153ur ; Jean, Joseph, Maxime, Paul, \u00c9mile, Jacques et Victorine, tous \u00e9lev\u00e9s dans la foi catholique. Son p\u00e8re est le neveu de monseigneur Belmont, \u00e9v\u00eaque de Clermont et sa m\u00e8re est l\u2019arri\u00e8re petite ni\u00e8ce de monseigneur Raillon (\u00e9v\u00eaque de Dijon et archev\u00eaque d\u2019Aix). Quand la guerre survient, Joseph se destine \u00e0 \u00eatre pr\u00eatre, Jean est en classe pr\u00e9paratoire \u00e0 l&rsquo;institut polytechnique de Grenoble alors que Ferdinand fait des \u00e9tudes de m\u00e9decine. Maxime deviendra un brillant architecte et le conservateur des antiquit\u00e9s et objets d\u2019art des Hautes-Alpes. Ferdinand Belmont fait son temps militaire au 14<sup>\u00e8me<\/sup> BCA de 1908 \u00e0 1910, qu\u2019il quitte comme sous-lieutenant, grade avec lequel il entre en guerre avec le 51<sup>e<\/sup> BCA avant d\u2019\u00eatre nomm\u00e9 lieutenant le 2 septembre 1914 et capitaine le 23 octobre suivant. Gravement bless\u00e9 par \u00e9clat d\u2019obus dans les environs du Hirztein, il meurt le 28 d\u00e9cembre 1915 \u00e0 Moosch (Haut-Rhin).<\/p>\n<p><strong>2. L\u00e9 t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/Belmont001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2011\/01\/Belmont001-182x300.jpg\" alt=\"\" width=\"182\" height=\"300\" \/><\/a><\/p>\n<p>Belmont, Ferdinand, <em>Lettres d&rsquo;un officier de chasseurs alpins. (2 ao\u00fbt 1914 &#8211; 28 d\u00e9cembre 1915)<\/em>, Paris, Plon, 1916, 309 pages. Le texte para\u00eet d&rsquo;abord sous la forme d&rsquo;extraits comment\u00e9s par Henry Bordeaux dans le num\u00e9ro 1216 du <em>Correspondant<\/em> du 25 septembre 1916.<\/p>\n<p>Le 7 ao\u00fbt 1914, le sous-lieutenant Belmont, du 51<sup>e<\/sup> BCA est en garnison \u00e0 Annecy pour une p\u00e9riode de garde \u00e0 la fronti\u00e8re Italienne, \u00e0 Macot (pr\u00e8s de Bourg-Saint-Maurice), afin de se pr\u00e9server d&rsquo;un \u00e9ventuel basculement de ce pays vers l&rsquo;entente. Cette latence, qui ronge le patriotisme du fougueux officier s&rsquo;ach\u00e8ve enfin le 22 ao\u00fbt avant qu&rsquo;un trajet de trois jours de train d\u00e9pose le 51<sup>e<\/sup> \u00e0 Saint-Di\u00e9 (Vosges). D\u00e8s lors, les choses s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8rent pour celui qui veut combattre \u00e0 tout prix et montrer sa valeur car le bapt\u00eame du feu, au hameau de Dijon (2 km \u00e0 l\u2019est de Saint-Di\u00e9) sera terrible ce 26 ao\u00fbt 1914 et les jours suivants. Epuis\u00e9, affam\u00e9, sale et au moral atteint, Belmont a livr\u00e9 ses premiers combats, cern\u00e9 par la mort de camarades et de ses sup\u00e9rieurs, \u00e0 l&rsquo;h\u00e9ro\u00efsme inutile et sacrificiel et occasionnant au 51<sup>e<\/sup> des pertes sans nombres. \u00ab\u00a0<em>Du 51<sup>e<\/sup>, il ne reste que des d\u00e9bris. Je ne sais pas combien d&rsquo;hommes sont tu\u00e9s ou bless\u00e9s. Il n&rsquo;y a plus de capitaines ; la moiti\u00e9 des lieutenants ou sous-lieutenants sont tu\u00e9s ou bless\u00e9s ; il y a des hommes \u00e9gar\u00e9s qui ne nous ont pas retrouv\u00e9s <\/em>\u00bb (page 35). \u00ab\u00a0<em>Ainsi s&rsquo;\u00e9gr\u00e8ne le 51<sup>\u00e8me<\/sup> Chasseurs !<\/em> \u00bb (page 38) tant et si bien que ce bataillon est dissous et les lambeaux de compagnies restantes, exsangues, se fondent dans les effectifs du 11<sup>\u00e8me<\/sup> B.C.A., tout aussi terriblement \u00e9prouv\u00e9. Nous sommes le mercredi 2 septembre, date qui co\u00efncide avec la nomination de Belmont au grade de lieutenant.<\/p>\n<p>Les combats sont maintenant moins violents, ponctu\u00e9s par les canonnades d&rsquo;artillerie avant que les d\u00e9fenseurs de la Haute Meurthe ne s&rsquo;aper\u00e7oivent, le 11, de la retraite de l&rsquo;ennemi. Saint-Di\u00e9 est imm\u00e9diatement r\u00e9occup\u00e9 et le bataillon n&rsquo;est d\u00e9sormais plus utile dans ce secteur. Le 15, il est transport\u00e9 \u00e0 Magni\u00e8res (au nord de Rambervillers) puis Clermont, Fournival-l\u2019Argilli\u00e8re avant P\u00e9ronne o\u00f9 le 11<sup>e<\/sup> est \u00e9prouv\u00e9 dans cette \u00ab\u00a0<em>Course \u00e0 la mer<\/em> \u00bb qui l&rsquo;a amen\u00e9 sur la Somme. Rapidement l&rsquo;enlisement s&rsquo;installe et c&rsquo;est d\u00e9sormais sous la surface du sol que vont se poursuivre les engagements durant le mois d&rsquo;octobre qui verra tout de m\u00eame, le 18, la reformation et le r\u00e9\u00e9quipement du 51<sup>e<\/sup> BCA. Le 11<sup>e<\/sup> est aussi r\u00e9organis\u00e9 et notre officier garde le commandement de la 6<sup>e<\/sup> compagnie avec le grade de capitaine qui suivra tr\u00e8s vite (le 23).<\/p>\n<p>Le 12 novembre, nouveau d\u00e9placement du bataillon qui va conna\u00eetre les Flandres de mani\u00e8re tragique, puisque le train qui les emm\u00e8ne en gare d&rsquo;Hazebrouck percute un autre convoi, occasionnant la mort de deux soldats. L\u00e0, Belmont c\u00f4toie le flegme et l&rsquo;organisation britanniques mais aussi la grisaille et le malheur belges dans le village de Dickebusch (ou Dikkebus).<\/p>\n<p>Les attaques et les p\u00e9riodes de repos se succ\u00e8dent sous le froid et la boue du Nord tout le reste de l&rsquo;ann\u00e9e 1914, o\u00f9 le front s&rsquo;est d\u00e9finitivement cristallis\u00e9 et enterr\u00e9. Le 5 janvier 1915, le bataillon est au cantonnement et au repos \u00e0 G\u00e9rardmer. La ville est paisible et n&rsquo;a l&rsquo;aspect d&rsquo;une ville en guerre que par suite de l&rsquo;affluence militaire et Belmont va jouir de cette relative qui\u00e9tude jusqu&rsquo;au 4 f\u00e9vrier o\u00f9 il est command\u00e9 pour une reconnaissance en Alsace par le Rudlin et le Lac Blanc. Mais en fait, c&rsquo;est une globale inactivit\u00e9 qui ponctue la vie de Belmont qui ne s&rsquo;accommode que tr\u00e8s mal de l&rsquo;ordinaire.<\/p>\n<p>Le 20 f\u00e9vrier, les combats reprennent pour l&rsquo;officier dans les bois du Sattel (pr\u00e8s de Munster) mais ils vont d\u00e8s lors d\u00e9passer en horreur ce que Belmont avait juqu\u2019alors connu. Le 11<sup>e<\/sup> va encore souffrir tant de l&rsquo;ennemi que du froid et de la neige. Des attaques successives, inutiles, vont se suivre et se ressembler dans la violence et le sacrifice pendant toute l&rsquo;ann\u00e9e 1915 sur les hauteurs de Metzeral, au Linge, au Schratzmannele, au Reichackerkopf ou Braunkopf. Un cours r\u00e9pit au d\u00e9but de juillet, pendant lequel Ferdinand Belmont pourra embrasser une derni\u00e8re fois sa famille avant de remonter vers le \u00ab\u00a0<em>tombeau des Chasseurs <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p>Le 30 juillet, il attaque \u00ab\u00a0<em>sur ces fronts bard\u00e9s de fer et h\u00e9riss\u00e9s de citadelles, d\u00e9fendus par des engins de plus en plus \u00e9crasants&#8230; <\/em>\u00bb. Il y sera d&rsquo;ailleurs l\u00e9g\u00e8rement bless\u00e9 d&rsquo;un \u00e9clat. Mais le Linge est un sommet inexpugnable et le 20 ao\u00fbt est une h\u00e9catombe. Une attaque un temps victorieuse est contre-attaqu\u00e9e et reprise si vivement que Belmont refuse de proroger le massacre qui laisse le 11<sup>e<\/sup> en ruine, avec 70 hommes en ligne. \u00ab\u00a0<em>Je ne sais pas quand on nous rel\u00e8vera ; nos poilus sont en loques, les godillots b\u00e2illent, les pantalons sont encore bien plus inqui\u00e9tants. De se laver, il n&rsquo;est pas question. Les hommes n&rsquo;ont pas pu changer de linge depuis un mois, et quand il ne fait pas trop froid, ils se distraient en faisant la chasse \u00e0 leurs poux !<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le 4 septembre 1915, Ferdinand Belmont b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une nouvelle permission de quelques jours. Un court repos \u00e0 Corcieux avant un autre sommet sanglant, le Schratzmannele surnomm\u00e9 le Schratz o\u00f9 \u00e9galement r\u00e8gnent le froid, la boue et le brouillard.<\/p>\n<p>Le 28 d\u00e9cembre, \u00e0 4 heures du matin, sur les pentes inf\u00e9rieures de l&rsquo;Hartmannsvillerkopf, au seuil de l&rsquo;Alsace, Belmont, pris sous un violent bombardement, est frapp\u00e9 d&rsquo;un \u00e9clat d&rsquo;obus au bras qui se r\u00e9v\u00e9lera mortel et c&rsquo;est le lieutenant Verdant qui apprend la nouvelle \u00e0 sa famille, que l&rsquo;officier avait pris soin, tout au long des mois et des lettres, de pr\u00e9parer \u00e0 cette issue qu&rsquo;il acceptait en toute pi\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n<p>Dans une tr\u00e8s grande pr\u00e9face (54 pages) Henry Bordeaux, savoyard, ami de la famille Belmont, magnifie la valeur testimoniale exceptionnelle de qualit\u00e9 de l\u2019officier de chasseurs et reprend en pan\u00e9gyrique la biographie de l&rsquo;officier. Cette amiti\u00e9 avec Henry Bordeaux est \u00e9galement due au fait que le 11<sup>e<\/sup> BCA command\u00e9 par le lieutenant-colonel Bordeaux, fr\u00e8re de l&rsquo;\u00e9crivain. Toutefois, ses envol\u00e9es, par trop litt\u00e9raires et mystiques, n&rsquo;atteignent pas la qualit\u00e9 d\u2019expression de leur sujet.<\/p>\n<p>Cet ouvrage offre au lecteur un t\u00e9moignage d&rsquo;une grande philosophie, d\u2019une humanit\u00e9 teint\u00e9 au fil des pages de la plus grande pi\u00e9t\u00e9 et de la conscience du sacrifice ultime. Ferdinand Belmont r\u00e9dige avec un style simple et particuli\u00e8rement bien \u00e9crit, d\u00e9crivant souvent avec beaucoup d&rsquo;\u00e0 propos les lieux, les faits et les personnes qu&rsquo;il c\u00f4toie. Ce sont surtout ses sentiments qu&rsquo;il d\u00e9peint en toute circonstance, conscient du r\u00f4le qui lui est d\u00e9volu et de son infinie petitesse \u00ab\u00a0<em>perdu dans cet oc\u00e9an d&rsquo;hommes<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n<p>Dou\u00e9 d&rsquo;une grande clairvoyance mais aussi d&rsquo;un souci tr\u00e8s profond de l&rsquo;Homme, il a sembl\u00e9 un chef tr\u00e8s humain, allant jusqu&rsquo;\u00e0 refuser l&rsquo;attaque (page 239) sans le regret de l&rsquo;insubordination militaire. Belmont a conscience de son r\u00f4le d\u2019officier, qu\u2019il analyse opportun\u00e9ment (page 284). Ces lignes sont finalement admirables de style et de clairvoyance et l&rsquo;on peut y trouver le rapport assez fid\u00e8le non seulement de ses faits d&rsquo;arme mais aussi de son \u00e9tat d&rsquo;esprit du moment. On peut \u00e9galement trouver une multitude de d\u00e9tails techniques d\u00e9peints par Belmont avec pr\u00e9cision mais aussi avec franchise, souvent censur\u00e9e par ailleurs. Il faut se souvenir que les lettres reproduites ont \u00e9t\u00e9 envoy\u00e9es par l\u2019\u00e9pistolier sans aucun souci de parution ult\u00e9rieure et que sa plume n&rsquo;est guid\u00e9e que par les sentiments du moment et une tr\u00e8s grande d\u00e9votion parentale. Ainsi, sauf le sentiment de souffrance qui est volontairement \u00e9lud\u00e9 pour pr\u00e9server sa famille des angoisses, Belmont ne cache rien de ses sentiments et des ses perceptions et c&rsquo;est intact que nous sont livr\u00e9s ces \u00e9l\u00e9ments indispensables \u00e0 l&rsquo;historien. Ainsi, il a conscience de ne pas s\u2019appartenir dans la guerre\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Je ne puis vous dire \u00e0 quel point, depuis le d\u00e9but de cette guerre, la sensation de n\u2019\u00eatre rien par moi-m\u00eame\u00a0; je ne me rends nullement compte de la part que je prends effectivement \u00e0 ce que je fais, et il me semble \u00eatre comme une feuille saisie dans un ouragan<\/em> \u00bb (page 118).<\/p>\n<p>Belmont nous d\u00e9crit assez superficiellement les lieux travers\u00e9s, les combats auxquels il prend part, les personnes qu&rsquo;il c\u00f4toie, sans que les noms ne soient occult\u00e9s. Il reste m\u00e9decin, notamment quand il per\u00e7oit les effets de l&rsquo;alcool sur la sant\u00e9 de la population savoyarde (page 12) et s\u2019interroge sur la pr\u00e9sence d\u2019alcools divers mais aussi d\u2019\u00e9ther sur les soldats allemands faits prisonniers (page 154). Il d\u00e9crit \u00e9galement une op\u00e9ration d\u2019exhumation, accompagn\u00e9e d\u2019honneurs et du culte des morts (page 274). Il fait \u0153uvre de peu de bourrage de cr\u00e2ne et l\u2019espionnite (page 156) n\u2019est que rapport\u00e9e, non constat\u00e9e. Faisant esprit d\u2019analyse, il digresse parfois sur des consid\u00e9rations comparatives entres les esprits allemand et fran\u00e7ais (page 160) ou alsacien (page 169) et loue l\u2019organisation allemande (page 192). Multipliant les descriptions, panoramas et anecdotes, son t\u00e9moignage fourmille de d\u00e9tails, y compris dans les rapprochements entre bellig\u00e9rants (tel ces contacts entre ennemis par des \u00e9changes de bo\u00eetes \u00e0 messages et de journaux lest\u00e9s de pierres page 268). Il est possible ainsi de suivre l&rsquo;officier chronologiquement et g\u00e9ographiquement de mani\u00e8re tr\u00e8s pr\u00e9cise, ce qui permet de v\u00e9rifier et de confronter cette richesse d&rsquo;enseignements avec les autres textes existants sur le m\u00eame front. Sans conteste, les lettres de Belmont sont une r\u00e9f\u00e9rence qualitative sur les op\u00e9rations des Vosges et des Hautes Vosges. Les <em>Lettres d\u2019un officier de chasseurs alpins<\/em> sont donc \u00e0 classer dans le panel tr\u00e8s restreint des ouvrages dont l&rsquo;utilisation pour l&rsquo;\u00e9tude est indispensable tant les enseignements sont \u00e0 retirer dans l&rsquo;ensemble de ce t\u00e9moignage de tout premier ordre sur les op\u00e9rations des Vosges.<\/p>\n<p>Bibliographie compl\u00e9mentaire<\/p>\n<p>Dussert A., <em>Ferdinand Belmont d&rsquo;apr\u00e8s les lettres d&rsquo;un officier de chasseurs alpins (2 ao\u00fbt 1914 &#8211; 28 d\u00e9cembre 1915)<\/em>. Grenoble, Allier Fr\u00e8res, 1917, 41 pages.<\/p>\n<p>Crenner Pierre (Col), \u00a0 <em>Les belles lettres du capitaine Belmont<\/em>. Colmar, association du M\u00e9morial du Linge, 1998, 14 pages.<\/p>\n<p>Huguet (Abb\u00e9), <em>Ferdinand, Jean, Joseph Belmont (1914-1915). Lettres de Mgr Caillot, \u00e9v\u00eaque de Grenoble. Mgr Girayr, \u00e9v\u00eaque de Cahors. Notices de Mr le chanoine Martel, Sup\u00e9rieur. Ins\u00e9r\u00e9es dans le Livre d&rsquo;Or du Rondeau-Montfleury<\/em>. Slnd.<\/p>\n<p>Bulletin de l\u2019Acad\u00e9mie Delphinale, Abb\u00e9 A. Dussert, \u00a0Grenoble 1917.<\/p>\n<p>Bulletin de la Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;Histoire du Canton de Lapoutroie &#8211; Val d&rsquo;Orbey, Jecker L. 1995.<\/p>\n<p>Huguet G., <em>Livre d&rsquo;or du Rondeau. Anciens ma\u00eetres et \u00e9l\u00e8ves tomb\u00e9s au champ d&rsquo;honneur pendant la guerre 1914-1919<\/em>. Imprimerie Guirimand (Grenoble), 1921, 520 pages. La notice sur Ferdinand Belmont figure en page 62.<\/p>\n<p>Lien Internet utiles<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/hwk68.free.fr\/belmont_177.htm\">http:\/\/hwk68.free.fr\/belmont_177.htm<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Joseph_Ferdinand_Belmont\">http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Joseph_Ferdinand_Belmont<\/a><\/p>\n<p>Autres t\u00e9moignages rattachables \u00e0\u00a0de cette unit\u00e9 :<\/p>\n<p>COUDRAY, Honor\u00e9,\u00a0<em>M\u00e9moires d\u2019un troupier. Un cavalier du 9<sup>\u00e8me<\/sup> Hussards chez les chasseurs alpins du 11<sup>\u00e8me<\/sup> B.C.A.<\/em> Bordeaux, Coudray A.,\u00a01986,\u00a0228 pages.<\/p>\n<p>ALLIER, Roger,\u00a0<em>Roger Allier. 13 juillet \u2013 30 ao\u00fbt 1914<\/em>.\u00a0Cahors, Imprimerie Coueslant,\u00a01916,\u00a0319 pages.<\/p>\n<p>BOBIER Louis, <em>Il avait 20 ans en 1913. Louis Bobier un Poilu de Bourbon dans la Grande Tourmente<\/em>.\u00a0Bourbon, L&rsquo;Echoppe,\u00a02003, \u00a0447 pages.<\/p>\n<p>JOLINON, Joseph,\u00a0<em>Les revenants dans la boutique<\/em>.\u00a0Paris, Rieder F., 1930,\u00a0286\u00a0pages (roman).<\/p>\n<p>Yann Prouillet &#8211; 10 janvier 2011<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Ferdinand Belmont est n\u00e9 le 13 ao\u00fbt 1890 \u00e0 Lyon de R\u00e9gis et de Jos\u00e9phine Marguerite Raillon. Issu d\u2019une famille implant\u00e9e \u00e0 Grenoble depuis 1893, il a six fr\u00e8res et une s\u0153ur ; Jean, Joseph, Maxime, Paul, \u00c9mile, Jacques et Victorine, tous \u00e9lev\u00e9s dans la foi catholique. 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