{"id":3482,"date":"2021-02-28T10:04:10","date_gmt":"2021-02-28T09:04:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=3482"},"modified":"2021-07-12T15:41:23","modified_gmt":"2021-07-12T14:41:23","slug":"kuhr-piete-1902-1989","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2021\/02\/28\/kuhr-piete-1902-1989\/","title":{"rendered":"Kuhr, Piete (1902-1989)"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Piete-Kuhr.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Piete-Kuhr.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3516\" width=\"145\" height=\"184\" srcset=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Piete-Kuhr.jpeg 662w, https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/Piete-Kuhr-236x300.jpeg 236w\" sizes=\"auto, (max-width: 145px) 100vw, 145px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">1. Le t\u00e9moin<br>Elfriede Alice \u00ab <em>Piete<\/em> \u00bb Kuhr est n\u00e9e le 25 avril 1902 \u00e0 Schneidem\u00fchl, ancienne capitale de la Prusse-Occidentale, aujourd\u2019hui Pi\u0142a en Pologne. Sa m\u00e8re, qu\u2019elle v\u00e9n\u00e8re, dirigeant une \u00e9cole de chant \u00e0 Berlin, distante de pr\u00e8s de 300 kilom\u00e8tres, Piete vit chez sa grand-m\u00e8re avec Willi-Gunther, qu\u2019elle surnomme Gil, son grand fr\u00e8re de 15 ans, qui deviendra apparemment aviateur en 1918. Rien n\u2019est dit d\u2019un p\u00e8re. De son t\u00e9moignage transpire son statut social, manifestement ais\u00e9. Grandissant, en 1918, elle travaille dans un foyer pour enfants de sa ville o\u00f9 elle deviendra soignante. En 1920, elle rejoint sa m\u00e8re \u00e0 Berlin puis devient danseuse. En 1927, elle \u00e9pouse un c\u00e9l\u00e8bre acteur juif, L\u00e9onard Steckel, avec lequel elle aura une fille, Anja. Apr\u00e8s l\u2019accession au pouvoir d\u2019Hitler, un officier SS lui conseille de quitter le pays. Elle abandonne le \u00ab Quartier rouge \u00bb de Berlin pour la Suisse o\u00f9, fid\u00e8le aux propensions qu\u2019elle a nourri dans son adolescence, et qui transpirent de son journal de guerre, elle consacre son temps aux r\u00e9fugi\u00e9s. Une pathologie cardiaque met fin \u00e0 sa carri\u00e8re de danseuse ; elle se consacre \u00e0 l\u2019\u00e9criture jusqu\u2019\u00e0 sa mort le 29 mars 1989 \u00e0 Seehaupt en Bavi\u00e8re.<br><br>2. Le t\u00e9moignage<br>Le journal de guerre de Piete Kuhr est publi\u00e9, pages 19 \u00e0 68, dans Filipovic, Zlata et Challenger M\u00e9lanie, Paroles d\u2019enfants dans la guerre, Paris, XO \u00e9ditions, 2006, 455 pages.<br>Piete d\u00e9bute son journal de guerre le 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt 1914 sur les conseils de sa m\u00e8re : \u00ab <em>Elle pense que \u00e7\u00e0 m\u2019int\u00e9ressera quand je serai grande. C\u2019est vrai<\/em> \u00bb (p. 23). Elle y d\u00e9crit tout \u00e0 la fois son environnement, la vie de la petite ville de Schneidem\u00fchl en y ajoutant son \u00e9tat d\u2019esprit, volontiers frondeur, et ses sentiments quant \u00e0 la vie qu\u2019elle m\u00e8ne, maintenant profond\u00e9ment boulevers\u00e9e par la guerre. Pourtant, celle-ci dure et p\u00e8se sur le moral de l\u2019adolescente \u00e0 tel point qu\u2019elle d\u00e9clare, le 1er septembre 1916 : \u00ab <em>J\u2019arr\u00eate mon journal de guerre. Je ne peux plus continuer. Cette guerre ne finira jamais. Je ne vais pas continuer \u00e0 \u00e9crire jusqu\u2019\u00e0 ce que mes cheveux aient blanchi<\/em> \u00bb (p. 57). Heureusement, malgr\u00e9 un cafard grandissant, elle le poursuit toutefois mais de fa\u00e7on plus \u00e9pisodique ; en effet, on trouve 20 dates pour 1914, 4 pour 1915, 6 pour 1916, 5 pour 1917 et 5 pour 1918. Pourtant, malgr\u00e9 la t\u00e9nuit\u00e9 de son \u00e9criture, de nombreux renseignements d\u2019ambiance et psychologiques peuvent \u00eatre d\u00e9gag\u00e9s de son journal d\u2019une adolescente en Prusse-Occidentale.  <br><br>3. Analyse<br>Piete d\u00e9crit d\u2019embl\u00e9e une ville pavois\u00e9e de \u00ab<em> drapeaux \u00e0 toutes les fen\u00eatres <\/em>\u00bb (p. 24) alors m\u00eame que l\u2019Allemagne n\u2019a pas encore d\u00e9clar\u00e9 la guerre. Elle tente de comprendre les raisons de cette folie qui gronde et fait montre d\u2019un bon sens enfantin. Tr\u00e8s vite, elle affiche une adh\u00e9sion militariste ; elle dit : \u00ab <em>J\u2019\u00e9tais furieuse de n\u2019avoir que douze ans et de ne pas \u00eatre un homme. A quoi sert un enfant, pendant une guerre ? A rien. Il faut \u00eatre soldat. La plupart des hommes s\u2019engagent volontairement<\/em> \u00bb (p. 26). Elle y revient \u00e0 plusieurs reprises dans un premier temps. Alors qu\u2019elle ravitaille des soldats en partance pour le front, elle dit : \u00ab <em>Je me prenais pour un soldat dont on s\u2019occupait bien, et j\u2019\u00e9tais tr\u00e8s heureuse<\/em> \u00bb (p. 31) souhaitant abandonner l\u2019insouciance de son enfance : \u00ab &#8230; j<em>e ne joue plus \u00e0 la poup\u00e9e. C\u2019est si petit des poup\u00e9es&#8230; Elles n\u2019ont rien \u00e0 faire dans une guerre. \u2013 Tu voudrais jouer \u00e0 quoi, alors ? \u2013 Aux soldats, j\u2019ai r\u00e9pondu <\/em>\u00bb [\u00e0 Greta, sa bonne] (p. 49). Le 4 ao\u00fbt elle d\u00e9crit longuement le d\u00e9part du r\u00e9giment de la ville (le 149. I.R.), avec ses hommes d\u00e9cor\u00e9s. Elle dit : \u00ab <em>Tous les soldats portaient des guirlandes de fleurs des champs autour du cou ou sur la poitrine. D\u2019immenses bouquets de marguerites, comme s\u2019ils pensaient abattre leurs ennemis avec des fleurs <\/em>\u00bb mais imm\u00e9diatement, elle note que \u00ab <em>Leurs visages \u00e9taient graves. Je m\u2019attendais \u00e0 les voir rire et plaisanter<\/em> \u00bb (p. 29). Plus loin, elle ajoute encore alors que les troupes venues de tous les horizons d\u00e9filent dans la petite capitale : \u00ab <em>Les soldats et les r\u00e9servistes rient et chantent. Ils saluent joyeusement en arrivant, puis en partant<\/em> \u00bb (p. 31). Sus \u00e0 l\u2019ennemi ; un chant en d\u00e9montre la diff\u00e9rence de traitement : \u00ab <em>Que chaque Prussien tue un Russe. Que chaque Allemand rosse un Fran\u00e7ais. Et les Serbes auront ce qu\u2019ils m\u00e9ritent. Que les d\u00e9mons soient serbes ou russes, nous les \u00e9craserons<\/em> \u00bb (p. 32). C\u2019est bient\u00f4t (6 ao\u00fbt) le temps des premiers bourrages de cr\u00e2nes sur les Russes, men\u00e9s au front \u00e0 coups de fouet et d\u00e9j\u00e0 en famine, ou les premi\u00e8res victoires, telle celle de Li\u00e8ge annonc\u00e9e le 7 alors que le dernier fort de la ville ne tombera que 9 jours plus tard. Cette partie de la Prusse \u00e9tant majoritairement compos\u00e9e de polonais, divis\u00e9s entre Russie et Allemagne, l\u2019arm\u00e9e les recrute par voie d\u2019affiches : \u00ab <em>Polonais, soulevez-vous et engagez-vous avec le respect\u00e9 gouvernement allemand <\/em>\u00bb (p. 35). Pourtant aux derniers jours d\u2019ao\u00fbt, Piete assiste \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des premiers r\u00e9fugi\u00e9s venant de la Prusse orientale (p. 40). Elle y d\u00e9crit aussi l\u2019antis\u00e9mitisme, exacerb\u00e9, et rapporte entendre \u00ab<em> Profiteurs de guerre ! <\/em>\u00bb d\u00e8s le 7 septembre (p. 43). H\u00e9las, les journaux publient les noms des premiers morts parmi les soldats qui appellent leurs soldbuch, (quelle d\u00e9signe \u00ab <em>carte d\u2019identit\u00e9 militaire<\/em> \u00bb), \u00ab<em> ticket pour la mort <\/em>\u00bb. Piete y a peur d\u2019y trouver des noms connus et d\u00e9j\u00e0 elle dit : \u00ab <em>La guerre aurait vraiment mieux fait de finir<\/em> \u00bb (p. 36). Les premiers bless\u00e9s affluent en effet dans la ville, qu\u2019elle d\u00e9crit. Puis, malgr\u00e9 la distance, elle dit : \u00ab <em>Les combats font rage sur le front de l\u2019Est, tout le long des quatre cents kilom\u00e8tres de la ligne. En \u00e9tant immobile, et tr\u00e8s attentif, on sent la terre trembler l\u00e9g\u00e8rement sous nos pieds<\/em> \u00bb (p. 40). Par les \u00e9coles, elle participe \u00e0 l\u2019effort de guerre par le tricotage (chaussettes, \u00e9charpes, bonnets, mitaines, gants et oreillettes) pour les soldats, plus tard, ce sera par d\u2019incessantes qu\u00eates et r\u00e9coltes. Elle d\u00e9crit : \u00ab <em>Tous les jours, on nous r\u00e9p\u00e8te<\/em> : \u00ab\u00a0Chaque pfennig pour les soldats\u00a0\u00bb. <em>Mamie dit que je vais la ruiner, avec les qu\u00eates de l\u2019\u00e9cole. Maintenant, il y a une grande Croix de fer en bois accroch\u00e9e au mur de l\u2019\u00e9cole et nous devons y planter mille clous en fer. Quand ils seront tous clou\u00e9s, ce sera vraiment une Croix de fer. On peut en planter autant que l\u2019on veut. Les clous valent cinq pfennigs pi\u00e8ce, ceux en argent dix. Jusqu\u2019\u00e0 maintenant, j\u2019en ai plant\u00e9 deux en fer et un en argent. \u00c7a fait une distraction. L\u2019argent r\u00e9colt\u00e9 est consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019effort de guerre<\/em> \u00bb (p. 47). Plus loin, \u00e0 la demande de l\u2019Etat, le 11 mars 1915, de collecter des m\u00e9taux, cuivre, fer, plomb, zinc, bronze et vieux fer, elle pille \u00e0 nouveau la maison grand-parentale pour participer \u00e0 la comp\u00e9tition des classes. Elle fait un \u00e9tat des lieux : \u00ab <em>J\u2019ai retourn\u00e9 la vieille maison de fond en comble<\/em>. (&#8230;) <em>J\u2019ai pris des vieux couverts, cuillers, fourchettes et couteaux, des brocs, des bouilloires, un plateau, une coupe en cuivre, deux lampes en bronze, de vieilles boucles de ceinture et plein d\u2019autres choses<\/em> \u00bb, allant m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 fondre elle-m\u00eame ses soldats de plomb (pp. 53-54). L\u2019ambiance en ville, entre r\u00e9fugi\u00e9s et trains de combattants, am\u00e8ne des sc\u00e8nes de folies, civile comme militaire (pp. 41 et 42), puis les premiers morts prisonniers et espions ex\u00e9cut\u00e9s (p. 44). D\u2019ailleurs, un terrain appartenant \u00e0 sa famille jouxtant le cimeti\u00e8re devient celui des prisonniers russes d\u00e9c\u00e9d\u00e9s. Suit maintenant la mort d\u2019un ami, le premier qui tombe au front, fils d\u2019une conseill\u00e8re municipale, puis de l\u2019un des \u00e9l\u00e8ves de sa m\u00e8re, le t\u00e9nor Dahlke, tu\u00e9 \u00e0 Maubeuge. Ce d\u00e9c\u00e8s affecte cette derni\u00e8re qui, d\u00e8s lors, reproche \u00e0 la jeune diariste le contenu de son journal et lui prescrit : \u00ab &#8230; <em>tu devrais consid\u00e9rer la guerre sous un jour plus h\u00e9ro\u00efque. Une vision trop terre \u00e0 terre brouille la grandeur des \u00e9v\u00e9nements. Ne te laisse pas envahir par une sotte sentimentalit\u00e9&#8230;<\/em> \u00bb (p. 46) alors que ses \u00e9crits refl\u00e8tent bien ce qu\u2019elle constate et son chagrin, jusqu\u2019au blasph\u00e8me. Elle dit \u00e0 ce sujet : \u00ab <em>Mamie prie Dieu pour qu\u2019il le prot\u00e8ge <\/em>[Paul Dreier]<em>. Si Dieu exau\u00e7ait toutes nos pri\u00e8res, aucun soldat ne mourrait. Mais il ne les entend m\u00eame pas. Le tonnerre des fusils a d\u00fb le rendre sourd comme un pot <\/em>\u00bb (p. 49). Lentement s\u2019insinue le cafard et le 31 d\u00e9cembre 1914, elle dit : \u00ab <em>Pourquoi est-ce que je ne suis pas avec les soldats ? Pourquoi je ne suis pas morte ? \u00c7\u00e0 sert \u00e0 quoi, que je vive encore cette vie ? Elle ne m\u2019a jamais donn\u00e9 aucun plaisir ; d\u2019abord l\u2019\u00e9cole, et maintenant la guerre. Je le pense vraiment, je ne peux pas \u00e9crire autre chose ; je ne peux pas, maman, tu m\u2019entends ? Et je ne le ferai pas. Elle est comme \u00e7\u00e0, notre vie et si je devais la raconter autrement, je dirai des mensonges. Je pr\u00e9f\u00e8rerais encore ne plus rien \u00e9crire du tout<\/em> \u00bb (p. 52). Le 25 avril 1916, elle dit : \u00ab <em>Aujourd\u2019hui, c\u2019est mon anniversaire. J\u2019ai quatorze ans ! Je ne sais toujours pas exactement ce qui est juste et ce qui ne l\u2019est pas, dans cette guerre. Je me r\u00e9jouis de nos victoires et je suis hors de moi en pensant aux morts et aux bless\u00e9s. Hier, j\u2019ai entendu dire qu\u2019il y a un h\u00f4pital cach\u00e9 dans la for\u00eat, o\u00f9 vivent des soldats qui ont le visage arrach\u00e9. Ils doivent \u00eatre si effrayants que les gens normaux ne peuvent pas les regarder. Des choses comme \u00e7\u00e0 me plongent dans le d\u00e9sespoir<\/em> \u00bb (p. 56). Le 29 novembre 1918, elle termine son journal all\u00e9goriquement en rendant visite au cimeti\u00e8re des prisonniers du camp de Scheidem\u00fchl et dit enfin : \u00ab <em>Dans la mort, on pourrait dire que tous les hommes ressemblent aux autres<\/em> \u00bb (p. 67).<br><br>L\u2019ouvrage se poursuit par la reproduction du journal de Nina Kosterina (Russie), Inge Polak, (Autriche et Royaume-Uni), Gunner W.-G. Wilson (Nouvelle-Z\u00e9lande et Egypte), Hans Stauder (Allemagne), Sheila Allan (Australie et Singapour), Stanley Hayami (Etats-Unis), Yitskhok Rudashevski (Lituanie) et Clara Schwarz (Pologne) pour la Seconde Guerre mondiale. Ed Blanco (Etats-Unis) pour la guerre du Vietnam. Zlata Filipovic (Bosnie-Herz\u00e9govine) pour la guerre des Balkans. Shiran Zelikovitch (Isra\u00ebl) et Mary Masrieh Hazboun (Palestine) pour la deuxi\u00e8me Intifada. Et enfin Hoda Thamir Jehad (Irak) pour la guerre d\u2019Irak.<br><br>Un cahier photographique central illustre ces t\u00e9moins, dont Piete Kuhr.<br>Son t\u00e9moignage a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 dans une s\u00e9rie dramatique diffus\u00e9e en 2014 : <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/14_-_Des_armes_et_des_mots\">14 &#8211; Des armes et des mots \u2014 Wikip\u00e9dia (wikipedia.org)<\/a><br><em>Renseignements compl\u00e9mentaires relev\u00e9s dans l\u2019ouvrage<\/em>&nbsp;:<br>(Vap signifie \u00ab&nbsp;voir aussi page&nbsp;\u00bb)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:14px\">Page 27 : Proscription \u00e0 l\u2019\u00e9cole et dans la famille, des mots \u00e9trangers ; \u00ab <em>adieu<\/em> \u00bb ou \u00ab<em> journal <\/em>\u00bb, trop fran\u00e7ais. Chaque manquement entra\u00eene une amende de 5 pfennigs<br>33 : Elle fait une croix en cire pour c\u00e9l\u00e9brer la premi\u00e8re victoire<br>48 : \u00c9voque Verdun en novembre 1914<br>50 : Vue de No\u00ebl 1914 (vap p. 55 pour No\u00ebl 1915 et 58 No\u00ebl 1916)<br>54 : Voit un zeppelin, le LZ 35<br>55 : Offre pommes et fleurs aux soldats de l\u2019h\u00f4pital<br>56 : Fait une tombe pour son chat, tu\u00e9 \u00e0 coup de fusil par un voisin<br>58 : 25 d\u00e9cembre 1916 : \u00ab <em>On fait la queue pour une malheureuse miche de pain<\/em> \u00bb<br>61 : Elle vole une p\u00e2tisserie avec une amie<br>66 : A peur de la grippe espagnole<\/p>\n\n\n\n<p>Yann Prouillet, f\u00e9vrier 2021<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moinElfriede Alice \u00ab Piete \u00bb Kuhr est n\u00e9e le 25 avril 1902 \u00e0 Schneidem\u00fchl, ancienne capitale de la Prusse-Occidentale, aujourd\u2019hui Pi\u0142a en Pologne. Sa m\u00e8re, qu\u2019elle v\u00e9n\u00e8re, dirigeant une \u00e9cole de chant \u00e0 Berlin, distante de pr\u00e8s de 300 kilom\u00e8tres, Piete vit chez sa grand-m\u00e8re avec Willi-Gunther, qu\u2019elle surnomme Gil, son grand fr\u00e8re &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2021\/02\/28\/kuhr-piete-1902-1989\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Kuhr, Piete (1902-1989)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[103,3,12,4],"tags":[1162,1160,1161],"class_list":["post-3482","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-103","category-carnet","category-civil","category-type-de-temoignage","tag-adolescente","tag-allemagne","tag-prusse-occidentale"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3482","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3482"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3482\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3600,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3482\/revisions\/3600"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3482"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3482"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3482"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}