{"id":3558,"date":"2021-05-19T19:51:10","date_gmt":"2021-05-19T18:51:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=3558"},"modified":"2023-07-30T15:48:32","modified_gmt":"2023-07-30T14:48:32","slug":"mirabaud-thorens-henriette-1881-1943","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2021\/05\/19\/mirabaud-thorens-henriette-1881-1943\/","title":{"rendered":"Mirabaud-Thorens, Henriette (1881-1943)"},"content":{"rendered":"\n<p>Fille du m\u00e9decin Henri Thorens. Famille protestante des Vosges. Mari\u00e9e en 1903 avec le banquier Robert Mirabaud. Apr\u00e8s la guerre de 14-18, elle pr\u00e9side avec son mari la Soci\u00e9t\u00e9 de secours fraternel de G\u00e9rardmer qui vient en aide aux familles vosgiennes \u00e9prouv\u00e9es par la guerre. Traductrice de divers auteurs, notamment Emerson et Rab\u00eendram\u00e2th Tagore, prix Nobel de litt\u00e9rature. Elle a publi\u00e9 deux volumes de t\u00e9moignages sur la guerre : Journal d\u2019une civile, en 1917, et En marge de la guerre en 1920, les deux chez le m\u00eame \u00e9diteur, \u00c9mile-Paul fr\u00e8res \u00e0 Paris. Une r\u00e9\u00e9dition des deux est envisag\u00e9e par Edhisto. Je ne peux faire ici que l\u2019analyse du premier titre, achet\u00e9 chez un bouquiniste. Il est publi\u00e9 avec seulement pour nom d\u2019auteur les initiales H. R. M. La pr\u00e9sentation dit que le livre a \u00e9t\u00e9 victime \u00ab des mutilations de la censure, qui ont fait disparaitre d\u2019int\u00e9ressantes critiques \u00bb. Esp\u00e9rons qu\u2019elles pourront \u00eatre r\u00e9tablies.<br>Milieu social<br>Le texte se pr\u00e9sente comme un journal tenu r\u00e9guli\u00e8rement du dimanche 26 juillet 1914 (\u00ab dans les Vosges \u00bb) au vendredi 2 juillet 1915. Le t\u00e9moignage est sinc\u00e8re (en tenant compte de la cr\u00e9dulit\u00e9 de la narratrice) et de lecture facile. Bien entendu il est marqu\u00e9 par le milieu social d\u2019Henriette : ses fr\u00e9quentations (des officiers, une marquise, une princesse qui trouve que \u00ab le service est plus que d\u00e9fectueux, en ce temps o\u00f9 il n\u2019y a plus de domestiques nulle part \u00bb, p. 85), ses loisirs (\u00ab un bridge de guerre, dont nous \u00e9tions un peu honteux \u00bb, p. 87). M\u00eame sentiment pour \u00e9voquer une \u00ab journ\u00e9e mondaine \u00bb qui suit l\u2019enterrement de deux soldats (p. 249). Phrase int\u00e9ressante, p. 70 : \u00ab Les enfants, le peuple, ont besoin d\u2019\u00eatre tromp\u00e9s pour avoir du courage. Pour nous, nous devons en avoir en regardant les r\u00e9alit\u00e9s en face ! \u00bb<br>Patriotisme<br>Le 1er ao\u00fbt, jour de l\u2019annonce de la mobilisation g\u00e9n\u00e9rale, Henriette \u00e9crit : \u00ab Si l\u2019on frissonne en pensant aux deuils prochains, on vibre aussi, en imaginant la joie de tant de c\u0153urs alsaciens, quand nos trois couleurs passeront les Vosges\u2026 \u00bb Elle se r\u00e9jouit \u00e0 l\u2019annonce du ralliement des socialistes \u00e0 l\u2019Union sacr\u00e9e (\u00ab Herv\u00e9 voulait s\u2019engager \u00bb, p. 13). Le 9 ao\u00fbt, elle d\u00e9crit des sc\u00e8nes d\u2019enthousiasme et \u00e9voque D\u00e9roul\u00e8de (mais elle a aussi not\u00e9 le ridicule de Hansi \u00ab se baladant en pioupiou fran\u00e7ais \u00bb, p. 13). Des lettres re\u00e7ues disent la vaillance du peuple de Paris (p. 27). Les Allemands sont l\u00e2ches et repoussants ; des Bavarois ont \u00e9t\u00e9 fusill\u00e9s par des Prussiens ; \u00ab on ne dit que la moiti\u00e9 des atrocit\u00e9s allemandes \u00bb (p. 100). Le portrait des Allemands est cependant nuanc\u00e9 ; des actes de bont\u00e9 sont signal\u00e9s (p. 103 et autres). Mais \u00ab le pauvre cur\u00e9 de la Bourgonce avait mille deux cents bouteilles dans sa cave : il n\u2019en reste plus ! \u00bb (p. 108). Quant au pape, il est accus\u00e9 (p. 330) de soutenir l\u2019Autriche et l\u2019Allemagne.<br>Rumeurs<br>\u00ab Des bruits divers circulent : Metz et Strasbourg br\u00fbleraient. La r\u00e9volution agiterait l\u2019Allemagne \u00bb (2 ao\u00fbt). Ce sont les Allemands qui ont fait assassiner Jaur\u00e8s (p. 13). Une femme aurait racont\u00e9 \u00e0 un officier fran\u00e7ais que \u00ab son fils, \u00e2g\u00e9 de sept ans, n\u2019ayant pas voulu donner sa tartine, fut tu\u00e9 d\u2019un coup de sabre \u00bb (30 ao\u00fbt). Sur plusieurs pages (250, 253, 257, 264, 326, 335) des t\u00e9moins pr\u00e9tendent avoir vu des enfants aux mains coup\u00e9es et autres atrocit\u00e9s. D\u00e8s les premiers jours, les Fran\u00e7ais auraient remport\u00e9 des succ\u00e8s \u00e9crasants ; les Russes marcheraient sur Berlin. Parfois elle pr\u00e9cise (p. 67) : \u00ab Je r\u00e9p\u00e8te ce que j\u2019entends ! \u00bb Un caporal de chasseurs alpins d\u00e9crit des massacres \u00e0 la ba\u00efonnette (p. 113). En secteur tenu par les Anglais, \u00ab \u00e0 l\u2019heure du th\u00e9, les tranch\u00e9es restent vides \u00bb (p. 182) ; comique involontaire ici, mais que Goscinny a repris dans Ast\u00e9rix chez les Bretons ! Quant au commandant F., il a charg\u00e9 \u00e0 la ba\u00efonnette \u00e0 la t\u00eate de ses hommes et tu\u00e9 de sa main huit Allemands (p. 222).<br>Espionnite<br>D\u00e8s le 4 ao\u00fbt il est question d\u2019espions allemands. Le 30 ao\u00fbt, Henriette retranscrit une information venant d\u2019un ami officier : les Allemands sont \u00ab renseign\u00e9s par un espionnage admirable fonctionnant dans nos lignes m\u00eames, au moyen de t\u00e9l\u00e9phones souterrains \u00bb. Le 25 septembre, il s\u2019agit d\u2019espions \u00ab d\u00e9guis\u00e9s en pr\u00eatres et en ambulanciers \u00bb. Le 27, on aurait fusill\u00e9 trois espions dont une femme. Le 25 octobre, c\u2019est une femme qui a install\u00e9 un t\u00e9l\u00e9phone dans les W.C. et \u00ab un autre truc d\u2019espionnage consiste \u00e0 faire varier la couleur d\u2019une fum\u00e9e de ferme : grise, bleue, jaun\u00e2tre, blanche. Chaque teinte a une signification. \u00bb D\u2019autres espionnes encore le 6 mars 1915. <br>Opinions politiques et autres<br>La comtesse de P. lui a d\u00e9crit \u00ab nos gouvernants [qui] actuellement font la f\u00eate \u00e0 Bordeaux o\u00f9 ils ont fait venir leurs maitresses \u00bb (p. 104). Antiparlementarisme (\u00ab la retraite des quinze mille \u00bb, allusion au chiffre de l\u2019indemnit\u00e9 des d\u00e9put\u00e9s, p. 105), mais pas antis\u00e9mitisme (les Juifs aussi donnent leur vie pour la patrie, p. 102). Henriette pense que le f\u00e9minisme a fait fausse route (p. 70) : \u00ab Nous nous sommes occup\u00e9s d\u2019antialcoolisme, de socialisme, de f\u00e9minisme, de syndicalisme, de coop\u00e9ratisme, etc.. Nous cherchions l\u2019esprit de justice. C\u2019\u00e9tait bien, mais ce n\u2019\u00e9tait pas l\u2019essentiel. Il fallait faire du patriotisme. \u00bb Et plus loin (p. 260) : \u00ab Mes sentiments f\u00e9ministes re\u00e7oivent de rudes atteintes ! \u00bb Et les \u00ab grands pr\u00e9curseurs du pacifisme \u00bb nous ont fait beaucoup de mal (p. 209).<br>Une certaine \u00e9volution<br>Dans sa sinc\u00e9rit\u00e9 spontan\u00e9e, Henriette est bien oblig\u00e9e de tenir compte aussi de notes discordantes. Elle a des doutes sur l\u2019avance des Russes (28 octobre). Un ami officier signale l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit d\u00e9plorable dans les d\u00e9p\u00f4ts o\u00f9 \u00ab chacun cherche \u00e0 exag\u00e9rer ses incapacit\u00e9s \u00bb pour ne pas partir (17 novembre). Le 10 janvier 1915, elle nous dit qu\u2019elle demeure patriote mais que la guerre est une chose \u00ab effroyable \u00bb, tandis que certains industriels \u00ab gagnent beaucoup sur la fourniture des munitions \u00bb. \u00c0 Annonay, il y a des Alsaciens qui se comportent mal et qui refusent de s\u2019engager et m\u00eame de travailler (p. 276 et 289). Des femmes d\u2019Aubenas, \u00ab de petite condition \u00bb, sont heureuses d\u2019avoir leur mari sur le front car, en indemnit\u00e9, \u00ab elles touchent une somme rondelette \u00bb, tandis que \u00ab le mari ne va pas boire au cabaret \u00bb (p. 286).<br>Le Midi<br>Le 9 novembre 1914, Henriette a d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9 les M\u00e9ridionaux en citant une lettre d\u2019un ami officier : \u00ab Les populations du Midi qu\u2019\u00e9pargne la guerre auraient grand besoin d\u2019\u00eatre \u00e9duqu\u00e9es par la souffrance. On les sent molles et \u00e9go\u00efstes. \u00bb \u00c0 partir de mai 1915, elle entreprend un voyage vers le Sud pour rendre visite aux Alsaciens r\u00e9fugi\u00e9s : Lyon, Annonay, Tournon, Privas, Aubenas, Al\u00e8s\u2026 Elle n\u2019aime pas N\u00eemes (16 mai) : \u00ab Beaucoup de monde dans les rues. Du monde pr\u00e9tentieux, et v\u00eatu \u00e0 la mode d\u2019il y a cent ans. Les voix sont criardes, les robes de couleurs voyantes. Beaucoup de soldats errent par les rues. Visiblement, ils ne sont pas all\u00e9s au feu [\u2026] Ils semblent tr\u00e8s satisfaits d\u2019eux-m\u00eames. \u00bb Les r\u00e9fugi\u00e9s sont plus ou moins bien accueillis. Ils font baisser les salaires (p. 300). Si N\u00eemes est laide, Montpellier est pire (p. 303) ; l\u2019h\u00f4tel est \u00ab de go\u00fbt fort boche \u00bb ; \u00ab les caf\u00e9s pullulent de soldats \u00bb. Si B\u00e9ziers a bien trait\u00e9 les r\u00e9fugi\u00e9s, Narbonne est si laide que mieux vaut n\u2019en point parler. Perpignan est bien, mais Madame E. affirme qu\u2019on y voit \u00ab quatre ou cinq duels au couteau par semaine \u00bb. Henriette aper\u00e7oit le Canigou, elle passe \u00e0 Prades, Carcassonne, Villefranche-de-Lauragais, et retourne \u00e0 Paris.<br>Finalement, si sa cr\u00e9dulit\u00e9 est compr\u00e9hensible \u2013 qui rappelle celle de Fran\u00e7ois Blayac, voir ce nom \u2013 que dire des bobards contenus dans les lettres qu\u2019elle re\u00e7oit de ses amis officiers ?<br><br>Dans En marge de la guerre, Henriette Mirabaud-Thorens, bourgeoise parisienne, protestante, f\u00e9ministe d\u2019origine alsacienne poss\u00e9dant une villa \u00e0 G\u00e9rardmer dans les Vosges poursuit ses souvenirs (la p\u00e9riode du 26 juillet 1914 au 2 juillet 1915 a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans l\u2019ouvrage Journal d\u2019une civile, publi\u00e9 aux m\u00eames \u00e9ditions en 1917) couvrant la p\u00e9riode du 5 juillet 1915 au 30 d\u00e9cembre 1917. L\u2019auteure, tr\u00e8s active dans l\u2019aide m\u00e9dicale et philanthropique des poilus poursuit son journal apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 la cit\u00e9 vosgienne depuis la Suisse puis Paris, o\u00f9 elle c\u00f4toie le monde artistique et mondain, puis en faisant quelques retours dans les Vosges. Elle y poursuit sa description d\u2019une petite ville d\u2019arri\u00e8re-front avec sa sensibilit\u00e9 alsacienne protestante. <br><br>Analyse <br><br>Deuxi\u00e8me volume du plus important t\u00e9moin publi\u00e9 de la cit\u00e9 g\u00e9romoise, ce t\u00e9moignage d\u2019une bourgeoise active &#8211; elle a 5 filleuls de guerre (p. 105) et fait de la photo (p. 295) -, id\u00e9alement plac\u00e9e dans l\u2019intelligentsia locale et connect\u00e9e largement avec les milieux militaires, m\u00e9dicaux et philanthropiques, &#8211; elle a \u00e9galement des envol\u00e9es politiques (p. 228) &#8211; en fait un t\u00e9moin de premi\u00e8re importance, notamment sur le paradigme des Alsaciens. Bien entendu, elle rapporte, parfois en toute connaissance de fausset\u00e9, les ragots et rumeurs de la guerre mais ceux-ci ne lui sont pas servis par les journaux, mais par son entourage, h\u00e9t\u00e9roclite. De tr\u00e8s nombreux \u00e9l\u00e9ments sont \u00e0 d\u00e9gager et de diff\u00e9rents ordres. Un t\u00e9moignage (presque) complet (il manque l\u2019ann\u00e9e 1918) qui m\u00e9riterait une r\u00e9\u00e9dition.<br><br>Renseignements tir\u00e9s de l\u2019ouvrage<br><br>Page 12 : Succ\u00e8s de la Fontenelle appris le 27 juillet<br>13 : Lits d\u00e9montable des ambulances alpines<br>14 : Suisse entendant le canon de Verdun<br>22 : Sur un foyer du soldat refus\u00e9 \u00e0 Wesserling par Serret<br>23 : Sur la guerre manquant au soldat permissionnaire : \u00ab Assis pensivement sur les bancs, ils semblaient\u2026 s\u2019ennuyer un peu, bien que poliment, sans vouloir le montrer. On sentait que leur \u00e2me \u00e9tait ailleurs. La guerre, cela excite, cela agite ; c\u2019est l\u2019impr\u00e9vu, c\u2019est l\u2019inconnu\u2026  Je comprends mieux, depuis que je les ai vus, leurs joyeux retours au front. \u00bb<br>24 : Colis non re\u00e7us par les prisonniers<br>     : Marquise conduisant des v\u00e9hicules \u00e0 la Croix rouge (fin 28)<br>25 : Extrait d\u2019un carnet d\u2019un soldat de la Chipotte, abb\u00e9 Coll\u00e9 ?<br>28 : Tirs sur des cigognes !<br>     : Lutte contre les alambics par Ribot<br>32 : Vue de Paris, o\u00f9 le noir est \u00e0 la mode<br>33 : Vue du d\u00e9p\u00f4t des \u00e9clop\u00e9s des Champs-Elys\u00e9es<br>34 : Retour \u00e0 G\u00e9rardmer, le 10 septembre 1915, trajet, voyage avec Hansi : \u00ab \u2026 toujours le m\u00eame, avec son allure de bon g\u00e9ant, taciturne et d\u00e9gingand\u00e9. Mais le pioupiou de 1914 est aujourd\u2019hui sous-lieutenant et d\u00e9cor\u00e9. \u00bb<br>35 : \u00ab Cela \u00ab sent le front \u00bb Ceux qui n\u2019y ont jamais \u00e9t\u00e9 ne peuvent comprendre ce que c\u2019est :  m\u00e9lange d\u2019attente d\u2019angoisse, de vie intense et de mort \u00bb. Description de sa villa.<br>36 : Aviatik descendu au Saut des Cuves<br>     : Rumeur que les Alpins ne font plus de prisonniers<br>     : \u00ab Lorrain, vilain ; tra\u00eetre \u00e0 Dieu et \u00e0 son prochain \u00bb !<br>37 : Spectacle de la guerre<br>39 : G\u00e9n\u00e9ral Maud\u2019huy, aim\u00e9 de ses hommes et le pourquoi<br>     : Promesse de r\u00e9compense de 20 francs pour l\u2019arriv\u00e9e au sommet du HWK, qui co\u00fbte \u00e0 un officier 1600 francs<br>41 : Pouydraguin (vap 79)<br>42 : \u00ab Le pessimisme pour un civil, c\u2019est la d\u00e9sertion pour le militaire \u00bb<br>45 : Orphelines fabriquant des masques \u00e0 gaz<br>46 : Rencontre une survivante du Lusitania<br>49 : Foyer du Gaschney ferm\u00e9 \u00e0 cause d\u2019un Suisse<br>54 : G\u00e2chis au front<br>57 : Artistes camoufleurs, dont Flameng, faux ?<br>58 : Proph\u00e9tie d\u2019avant-guerre<br>62 : Visite de Polybe, Barr\u00e8s, Rostand, Haraucourt et Daudet.<br>63 : Mauvais traitement des civils alsaciens (vap 269, 66 le contraire)<br>     : Maquette au cimeti\u00e8re d\u2019un monument aux morts<br>64 : Anecdote sur un filleul de guerre<br>70 : Voyant un fumiste mutil\u00e9 de guerre (borgne), r\u00e9flexion sur le changement social de la guerre<br>71 : Joffre \u00e0 G\u00e9rardmer \u00ab incognito \u00bb !<br>     : Path\u00e9phone<br>74 : Accident de tramway au Hohneck<br>75 : Soldat regardant sa femme et sa fille en zone envahie pr\u00e8s de Cirey<br>77 : Grand froid<br>     : Ex\u00e9cution d\u2019un espion<br>79 : Description de Villaret, Pouydraguin<br>80 : Anecdote sur l\u2019occupation de Saint-Di\u00e9<br>     : Anecdote sur l\u2019alcool<br>84 : Tardival, couteau de tranch\u00e9e donn\u00e9 aux Alpins<br>     : Sur les soldats \u00e0 Paris \u00ab trop g\u00e2t\u00e9s \u00bb<br>85 : Sur la capture du 152\u00e8me au HWK<br>86 : Sur les prisonniers de l\u2019ile de Croix, allemands et alsaciens<br>87 : \u00ab J\u2019aurai ou la m\u00e9daille militaire ou un petit jardin sur le ventre \u00bb<br>89 : Explosion d\u2019un train de munition \u00e0 Dollwiller<br>      : Espionnite, homme badigeonn\u00e9 de citron pour r\u00e9v\u00e9ler de l\u2019encre sympathique sur son corps<br>94 : R\u00e9cit de la bataille du HWK<br>97 : Sur les lumi\u00e8res de Paris<br>101 : Livres fran\u00e7ais envoy\u00e9s dans les camps par la soci\u00e9t\u00e9 Franklin<br>102 : Zeppelins sur Paris, ambiance<br>       : Prix pour la capture d\u2019un espion, 3 000 F.<br>103 : Vue de J\u00e9r\u00f4me Tharaud, mariage, sa femme<br>104 : Vue de Barr\u00e8s et madame<br>105 : Espionnite \u00e0 Paris et \u00e0 Nancy<br>112 : \u00ab Rencontr\u00e9 trois permissionnaires, probablement fra\u00eechement d\u00e9barqu\u00e9s du train, qui regardaient\u2026 on aurait pu croire des magasins d\u2019articles de Paris, des fleurs, etc., non, ils \u00e9taient en contemplation devant\u2026 des couronnes mortuaires. Ces hommes qui vivent en face de la mort, sont attir\u00e9s par ce qui la rappelle \u00bb.<br>114 : Phrase attribu\u00e9e au Kayser : \u00ab Si jamais vous reprenez l\u2019Alsace, vous la reprendrez chauve. \u00bb<br>115 : Bruits de R\u00e9volution en Suisse, affaire des colonels (vap 116)<br>116 : Rumeur d\u2019achat d\u2019enfants par les Allemands<br>117 : Probl\u00e8me m\u00e9dical apr\u00e8s le HWK<br>122 : \u00ab Marie me damne \u00bb, code pour Dannemarie<br>       : Chiffres et statistiques sur les prisonniers<br>123 : Cite Altiar (une femme, vap 130, 176, 261)<br>125 : Victime (\u00e0 Paris) de l\u2019explosion de l\u2019usine de grenades de La Courneuve<br>129 : Drame populaire intitul\u00e9 \u00ab La D\u00e9fense de Schirmeck \u00bb de Bruno, maire du XVI\u00e8me arrondissement et professeur \u00e0 La Sorbonne<br>130 : Poincar\u00e9, nouveaux obus au cyanure de potassium \u00ab pouvant tuer instantan\u00e9ment des milliers d\u2019hommes \u00e0 la fois \u00bb<br>134 : Vue de Mme P\u00e9guy, Ferry<br>135 : Vue de Mme Jules Ferry<br>138 : \u00ab A Mulhouse, on va embrasser les \u00e9clats d\u2019obus fran\u00e7ais qui y tombent !\u00bb<br>       : \u00ab Je voudrais \u00eatre une punaise \u00e9cras\u00e9e par les glorieuses bottes de nos poilus \u00bb<br>141 : Vue de Gide<br>145 : Sur P\u00e9tain, qui \u00ab saute \u00e0 la corde tous les matins \u00bb (vap 216)<br>146 : 3 femmes, 3 lumi\u00e8res, espionnite !<br>150 : Anecdote de la capture de l\u2019ambulance de Perrin en ao\u00fbt 14, mais inexactitude (fin 151)<br>151 : Coterie bourgeoise, princesses, comtesse, etc. et Colette ex-Willy<br>152 : Usine de brome<br>       : Vue de Mme Brand\u00e8s aidant des aveugles<br>154 : Sur la censure touchant la citation d\u2019un fils d\u2019Alfred Dreyfus, infamie ! (vap 265, anecdote)<br>156 : Boy scouts d\u00e9filants<br>177 : Surnoms de tanks anglais, qu\u2019elle appelle \u00ab automobiles anglaises blind\u00e9es qui sautent, sans roues, par-dessus tout \u00bb, appel\u00e9es \u00ab baleine, requin, limace \u00bb. Commentaires sur.<br>182 : Ambiance et description sociales de Paris, militaires et ouvriers, \u00e9tat d\u2019esprit, mode<br>184 : \u00ab On dit que les Allemands ont choisi pour le rapatriement des prisonniers en Suisse des repris de justice et autres \u00e9chantillons de ce genre afin que les Fran\u00e7ais fassent mauvaise impression chez les neutres \u00bb.<br>188 : A son petit mus\u00e9e \u00e0 la villa, abond\u00e9 par des militaires en visite<br>189 : Sur l\u2019assassinat de prisonniers<br>195 : \u00ab Pour le 1er janvier on offrira aux amis un sac de charbon, si l\u2019on en trouve, en guise de sacs de chocolat \u00bb<br>200 : Sur l\u2019alcool au front<br>204 : Sur les 5 coups de canon de Belfort annon\u00e7ant la guerre<br>206 : Subterfuge pour envoyer de la poudre de chocolat \u00e0 Mulhouse<br>208 : \u0152uf dito ?<br>211 : L\u2019internationalisation de la guerre par l\u2019uniforme<br>212 : Sarrail \u00e9pouse Oki (pour Octavie) de Joannis, qui fut infirmi\u00e8re \u00e0 G\u00e9rardmer : \u00ab Cette alliance du protestantisme le plus s\u00e9v\u00e8re avec l\u2019agnosticisme le plus complet me trouble. Trente printemps alli\u00e9s \u00e0 soixante-quatre hivers, c\u2019est amusant. \u00bb<br>217 : Description au 2\u00e8me degr\u00e9 de l\u2019horreur des grenades incendiaires<br>219 : Rumeur d\u2019\u00e9vacuation de Mulhouse<br>220 : Barr\u00e8s \u00e0 Verdun\u2026 pour aller chercher une poup\u00e9e d\u2019une orpheline de guerre<br>221 : Sur la TSF et la Tour Eiffel<br>223 : Sur les champs magn\u00e9tiques d\u00e9viant les balles !<br>227 : Lassitude d\u2019\u00e9criture<br>232 : Long r\u00e9cit sur la fuite de Serbie par les montagnes (fin 255)<br>249 : Le devenir des Serbes, sont \u00e9tudiants en France<br>250 : Colonie p\u00e9nitentiaire de La Grande Chartreuse pour les d\u00e9linquants serbes<br>261 : Indiscipline (mutinerie) \u00e0 Laveline-devant-Bruy\u00e8res en juin 1917 : \u00ab A Laveline, des officiers ont \u00e9t\u00e9 siffl\u00e9s et oblig\u00e9s de se cacher \u00bb<br>        : Contact, Allemands bien renseign\u00e9s, messages lanc\u00e9s par arbal\u00e8te<br>263 : Sur sa 1\u00e8re parution<br>264 : Pierres jet\u00e9es sur un cercueil protestant<br>267 : Pr\u00e9vision de fin de guerre par un abb\u00e9<br>271 : Contrefeu \u00e0 l\u2019indiscipline<br>272 : Consommation d\u2019alcool (vap 279)<br>275 : Nancy ville morte<br>276 : Avion fran\u00e7ais descendu par des Fran\u00e7ais<br>       : Sur les surintendantes d\u2019usine, femmes \u00e0 poigne pour g\u00e9rer les ouvri\u00e8res femmes<br>281 : Joute sportive sur le terrain de Ramberchamp (qui leur appartient ?) (vap 295)<br>283 : Traitement des Kabyles<br>286 : Vue int\u00e9ressante d\u2019une scierie canadienne \u00e0 Martimprey (vap 292, 302, 307)<br>288 : Vue de Dieterlen (vap 301, 309, 318)<br>       : Vue d\u2019une mission chinoise<br>289 : Allemands d\u00e9serteurs<br>291 : P\u00e9tition d\u2019Alsaciens<br>293 : Visite de Poincar\u00e9, P\u00e9tain, le roi d\u2019Italie (vap 301)<br>295 : Faux prisonniers allemands jouant une attaque<br>296 : Madelon<br>299 : Pourquoi on met les Am\u00e9ricains dans les Vosges, pour les \u00e9loigner des Anglais !<br>306 : Vue du cimeti\u00e8re de G\u00e9rardmer<br>307 : Ambrine contre les br\u00fblures<br>308 : Vue de l\u2019ouverture du foyer du soldat de La Poste<br>312 : Tonkinois et Cochinchinois<br>313 : Epop\u00e9e d\u2019un Alsacien d\u00e9serteur<br>317 : R\u00e9criminations contre les gr\u00e9vistes<br>322 : No\u00ebl 17, distribution chaotique de cadeaux aux poilus, contenus des colis. Puis arbre de No\u00ebl aux enfants <br><br>R\u00e9my Cazals et Yann Prouillet, mai 2021<br><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Fille du m\u00e9decin Henri Thorens. Famille protestante des Vosges. Mari\u00e9e en 1903 avec le banquier Robert Mirabaud. Apr\u00e8s la guerre de 14-18, elle pr\u00e9side avec son mari la Soci\u00e9t\u00e9 de secours fraternel de G\u00e9rardmer qui vient en aide aux familles vosgiennes \u00e9prouv\u00e9es par la guerre. Traductrice de divers auteurs, notamment Emerson et Rab\u00eendram\u00e2th Tagore, prix &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2021\/05\/19\/mirabaud-thorens-henriette-1881-1943\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Mirabaud-Thorens, Henriette (1881-1943)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[97,3,12,1],"tags":[1177,784],"class_list":["post-3558","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-1919-1930","category-carnet","category-civil","category-uncategorized","tag-civil","tag-vosges"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3558","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3558"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3558\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3561,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3558\/revisions\/3561"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3558"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3558"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3558"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}