{"id":4191,"date":"2021-09-30T10:22:20","date_gmt":"2021-09-30T09:22:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4191"},"modified":"2021-10-04T17:15:28","modified_gmt":"2021-10-04T16:15:28","slug":"caillierez-marc-1897","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2021\/09\/30\/caillierez-marc-1897\/","title":{"rendered":"Caillierez, Marc (1897- ?)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-normal-font-size\"><em>M\u00e9moires de Guerre, 1914-1918 \u2013 Quelques souvenirs de 1914 \u00e0 1919<\/em>, sans indication d\u2019\u00e9diteur ou d\u2019ann\u00e9e, 95 p.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">(Tampon&nbsp;en page de garde&nbsp;: Ceux de Verdun \u2013 1914-1918 \u2013 Amicale d\u2019Arras)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Ces souvenirs se pr\u00e9sentent comme un tapuscrit reli\u00e9, il s\u2019agit d\u2019un document familial, diffus\u00e9 \u00e9galement dans le cercle associatif ancien-combattant local. Le t\u00e9moin se pr\u00e9sente comme suit en fin d\u2019ouvrage\u00a0: \u00ab\u00a0CAILLIEREZ Marc \u2013 Ex-chef de la premi\u00e8re pi\u00e8ce de la 5<sup>e<\/sup> batterie du 26<sup>e<\/sup> RAC \u2013 secteur postal 70\u00a0\u00bb. Son grade le plus \u00e9lev\u00e9 est mar\u00e9chal des logis.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Il s\u2019agit de souvenirs mis en ordre tr\u00e8s post\u00e9rieurement \u00e0 la guerre, vraisemblablement au cours des ann\u00e9es 1970 comme permet de le d\u00e9duire l\u2019avertissement en page de garde&nbsp;: \u00ab&nbsp;Certains des faits que je vais essayer de relater datant de quelques soixante ans, je n\u2019ai pas la pr\u00e9tention de toujours en garantir la date exacte&nbsp;\u00bb. Malgr\u00e9 cette pr\u00e9caution imputable certainement \u00e0 la modestie de l\u2019auteur, on a clairement affaire, \u00e0 la lecture du texte, \u00e0 un t\u00e9moignage de bonne tenue, tr\u00e8s factuel et dont la rigueur chronologique est tout \u00e0 fait satisfaisante, quoique parfois implicite ou indirecte.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Le livre se divise en 19 petits chapitres, j\u2019ai relev\u00e9 et cit\u00e9 les passages pr\u00e9sentant un int\u00e9r\u00eat singulier.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab&nbsp;P\u00e9riode 1914-1915&nbsp;\u00bb (pp. 5-14)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">L\u2019auteur a 17 ans au moment de l\u2019entr\u00e9e en guerre, il vit dans une r\u00e9gion rurale dans le canton de Beaumetz-les-Loges (Pas-de-Calais). Il raconte les conditions particuli\u00e8res des travaux agricoles de l\u2019\u00e9t\u00e9 1914, mais aussi la perception progressive du passage de la guerre de mouvement \u00e0 la guerre de positions au cours de l\u2019automne&nbsp;: \u00ab&nbsp;des r\u00e9fugi\u00e9s nous apprennent que les Allemands [autour d\u2019Arras] n\u2019avancent plus&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;\u00e0 partir du mois d\u2019Octobre, les conducteurs vont ravitailler les pi\u00e8ces et conduire des mat\u00e9riaux pour construire des abris et des tranch\u00e9es, l\u2019on sent que la guerre de mouvement est arr\u00eat\u00e9e&nbsp;\u00bb. Il faut bien s\u00fbr ici faire la part de la vision tr\u00e8s r\u00e9trospective des choses qui est celle de l\u2019auteur au moment o\u00f9 il \u00e9crit&nbsp;: r\u00e9digeant en toute connaissance de la suite des \u00e9v\u00e9nements, il a tendance \u00e0 les organiser dans un d\u00e9roulement coh\u00e9rent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">En avril 1915 il signale son recensement au titre de la classe 1917. Fait tr\u00e8s int\u00e9ressant, il va devancer l\u2019appel pour b\u00e9n\u00e9ficier du droit donn\u00e9 aux engag\u00e9s volontaires de choisir leur arme d\u2019incorporation. Cette d\u00e9marche qui entre dans le registre des strat\u00e9gies d\u2019\u00e9vitement car elle permet d\u2019\u00e9viter d\u2019\u00eatre vers\u00e9 dans l\u2019infanterie o\u00f9 les pertes sont les plus lourdes, est ici d\u00e9crite de fa\u00e7on tout \u00e0 fait limpide. Son p\u00e8re \u00e9tant incorpor\u00e9 comme mar\u00e9chal des logis dans le 26<sup>e<\/sup> RAC de Chartres, il lui fait savoir dans un courrier d\u00e9but juillet 1915 \u00ab\u00a0que le 26<sup>e<\/sup> recrute encore des engag\u00e9s pour la dur\u00e9e de la guerre, et que son capitaine, un ing\u00e9nieur des mines de Lens lui conseille de me faire venir \u00e0 Chartres car la classe 1917 sera appel\u00e9e en grande partie dans l\u2019infanterie\u00a0\u00bb. (p. 13)\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab\u00a0Arriv\u00e9e au 26<sup>e<\/sup> RAC\u00a0\u00bb (pp. 15-21)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab&nbsp;D\u00e9part pour le front \u2013 Main de Massigues&nbsp;\u00bb (pp. 22-23)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab\u00a01<sup>er<\/sup> s\u00e9jour du 26<sup>e<\/sup> RAC \u00e0 Verdun\u00a0\u00bb (pp. 24-26)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab\u00a02<sup>e<\/sup> s\u00e9jour du 26<sup>e<\/sup> RAC \u00e0 Verdun\u00a0\u00bb (pp. 27-34)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab\u00a03<sup>e<\/sup> s\u00e9jour du 26<sup>e<\/sup> RAC \u00e0 Verdun\u00a0\u00bb (pp. 35-38)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab\u00a04<sup>e<\/sup> s\u00e9jour \u00e0 Verdun\u00a0\u00bb (p. 39)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab\u00a05<sup>e<\/sup> s\u00e9jour \u00e0 Verdun\u00a0\u00bb (p. 40-44)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab&nbsp;Position entre Verdun et les \u00c9parges&nbsp;\u00bb (pp. 45-47)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Caillierez se retrouve sur le front apr\u00e8s une ann\u00e9e pass\u00e9e \u00e0 l\u2019arri\u00e8re \u00e0 faire ses classes et \u00e0 apprendre le m\u00e9tier d\u2019artilleur. Son r\u00e9giment est envoy\u00e9 dans le secteur de Verdun en juillet 1916, o\u00f9 il participe notamment \u00e0 la reprise du fort de Douaumont en octobre 1916. Divers \u00e9l\u00e9ments sont tr\u00e8s int\u00e9ressants dans son r\u00e9cit, en commen\u00e7ant par son r\u00e9cit de l\u2019explosion d\u2019une pi\u00e8ce d\u2019artillerie&nbsp;: \u00ab&nbsp;le 17 [septembre 1916] \u00e0 neuf heures du matin, la 3\u00e8me pi\u00e8ce qui a tir\u00e9 toute la nuit comme les autres, est choisie par le capitaine pour r\u00e9gler le tir parce qu\u2019elle est la plus r\u00e9cente de la batterie (9&nbsp;000 coups&nbsp;; elle \u00e9clate en plein milieu avec le 7<sup>\u00e8me<\/sup> obus que je venais de charger, alors que j\u2019\u00e9tais pr\u00eat \u00e0 en charger un autre&nbsp;; je re\u00e7ois des \u00e9clats de fer et de boulons, mais sans mal. Par chance, sans doute parce qu\u2019elle \u00e9tait en plein air, il n\u2019y ni tu\u00e9, ni bless\u00e9, ce qui a rarement \u00e9t\u00e9 le cas quand les pi\u00e8ces \u00e9clatent sous abri \u2013 ce qui ne nous emp\u00eache pas de trembler \u00ab\u00a0comme des feuilles\u00a0\u00bb apr\u00e8s coup. La culasse qui p\u00e8se dix-huit kilos est pass\u00e9e au-dessus de nos t\u00eates et s\u2019est enfonc\u00e9e dans le sol, elle n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9e&nbsp;; l\u2019obus, quant \u00e0 lui, allait \u00e9clater \u00e0 quelques m\u00e8tres devant la pi\u00e8ce&nbsp;\u00bb (p. 25). L\u2019auteur relate ici un moment p\u00e9rilleux, mais pas seulement&nbsp;: ce qui appara\u00eet aussi, c\u2019est la volont\u00e9 de montrer les dangers encourus par les artilleurs, de fait moins expos\u00e9s que les fantassins. Ces derniers leur reprochant souvent de mal ajuster leurs tirs et de les frapper ainsi involontairement, il s\u2019agit de se justifier&nbsp;: \u00ab&nbsp;nous avons maintenant sur le front de Verdun, de l\u2019artillerie de tous calibres et de l\u2019aviation, pour remplacer le plus possible de poitrines. Si, pour la pr\u00e9paration, nos officiers s\u2019efforcent d\u2019atteindre les objectifs, pour l\u2019attaque proprement dite, tous les calculs sont faits d\u2019avance par le capitaine. \u00c0 l\u2019heure H, les chefs de pi\u00e8ce sont appel\u00e9s et re\u00e7oivent une feuille de tir, leur donnant le nombre de coups \u00e0 tirer par minute, et par bonds de 50 ou 100 m\u00e8tres suivant la marche&nbsp;; en principe, nous ne voyons plus les officiers. Il arrive encore que, par moments des coups tombent trop pr\u00e8s des vagues d\u2019assaut, quand par exemple l\u2019infanterie ne rencontrant pas de r\u00e9sistance, a tendance \u00e0 vouloir arriver plus vite sur son objectif, d\u2019o\u00f9 les coups tir\u00e9s trop courts, et reproche est fait \u00e0 l\u2019artillerie&nbsp;!&nbsp;\u00bb (p. 37)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab&nbsp;Position de Sept-Sault&nbsp;\u00bb (pp. 48-55)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab&nbsp;S\u00e9jour en Belgique&nbsp;\u00bb (pp. 56-61) [mai-juillet 1918]<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Durant la derni\u00e8re offensive allemande du printemps 1918, les combats augmentent en intensit\u00e9, ce qui donne \u00e0 l\u2019auteur l\u2019occasion d\u2019\u00e9voquer la question des citations et d\u00e9corations, soit la reconnaissance officielle, cruciale pour le soldat-citoyen du devoir accompli&nbsp;: \u00ab&nbsp;chaque fois que la division avait subi un coup dur, comme c\u2019\u00e9tait le cas en Belgique, il y avait quelques citations, d\u2019abord pour les morts et les bless\u00e9s. Pour la batterie, il en restait une, les lieutenants et l\u2019aspirant \u00e9taient d\u2019accord pour me proposer au capitaine, car chef de la premi\u00e8re pi\u00e8ce, j\u2019avais \u00e9t\u00e9 souvent plus expos\u00e9 que les autres en r\u00e9glant le tir de la batterie, mais celui-ci a d\u00e9cid\u00e9 que j\u2019attendrais parce que je lui avais mal r\u00e9pondu (\u2026) ce n\u2019\u00e9tait pas trop grave pour moi, puisque j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 la croix [de guerre], surtout gagn\u00e9e \u00e0 la bataille de Verdun&nbsp;\u00bb. Le t\u00e9moin explicite ici une sorte d\u2019\u00e9chelle de l\u00e9gitimit\u00e9 combattante, la croix de guerre gagn\u00e9e \u00e0 Verdun lui permettant de faire fi de l\u2019arbitraire et des humeurs de son sup\u00e9rieur. Il ajoute ensuite cette remarque aigre-douce&nbsp;: \u00ab&nbsp;il fallait autant que possible, essayer de ne pas avoir la croix de bois, et l\u2019on \u00e9tait encore loin, au mois de juillet, d\u2019apercevoir la fin de la guerre. Il n\u2019emp\u00eache que c\u2019est comme cela que l\u2019on \u00e9crivait d\u00e9j\u00e0 l\u2019histoire&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab&nbsp;Reprise de la guerre de mouvement&nbsp;\u00bb (pp. 62-67)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab&nbsp;Reprise de l\u2019offensive&nbsp;\u00bb (pp. 67-69)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u00ab&nbsp;Le 19 [juillet 1918], nous commen\u00e7ons \u00e0 allonger le tir et bient\u00f4t il faut d\u00e9m\u00e9nager pour aller de l\u2019avant, les Allemands reculent. Peut-on se figurer ce que ces trois mots repr\u00e9sentent pour nous, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 \u00e0 deux doigts d\u2019\u00eatre faits prisonniers (\u2026) Quel changement, malgr\u00e9 la fatigue et le danger&nbsp;! Le moral est beaucoup meilleur (\u2026) Cette fois c\u2019est bien la guerre de mouvement. Nous repartons en avant, \u00e9clair\u00e9s maintenant par les incendies des villages qu\u2019ils allument avant de partir&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab&nbsp;Derniers combats&nbsp;\u00bb (pp. 70-71)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab&nbsp;11 novembre 1918&nbsp;\u00bb (pp. 72-79)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">[\u00c0 Sedan]&nbsp;: \u00ab&nbsp;accueil d\u00e9lirant de la population, les femmes embrassent nos chevaux, l\u2019on se demande d\u2019o\u00f9 sortent tous les petits drapeaux qui flottent aux fen\u00eatres puisque la ville a \u00e9t\u00e9 occup\u00e9e pendant toute la guerre&nbsp;; c\u2019est une journ\u00e9e inoubliable&nbsp;\u00bb (p. 72)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab&nbsp;Champ de destruction des Ardennes&nbsp;\u00bb (pp. 80-85)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab&nbsp;D\u00e9part des Ardennes&nbsp;\u00bb (pp. 86-87)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Apr\u00e8s l\u2019armistice, au printemps 1919, Caillierez est charg\u00e9 de d\u00e9truire des obus dans les obus (\u00ab&nbsp;entre quarante-cinq et cinquante-mille obus de tous calibres&nbsp;\u00bb). Le principe est d\u2019en disposer plusieurs centaines dans un grand trou de telle sorte qu\u2019ils puissent tous exploser simultan\u00e9ment. C\u2019est \u00e9videmment un travail assez dangereux, mais dont il semble bien s\u2019accommoder en attendant sa d\u00e9mobilisation&nbsp;: \u00ab&nbsp;ce m\u00e9tier devait durer un long mois. Dans toute la vall\u00e9e on m\u2019appelait le destructeur (\u2026) De nombreux habitants de plusieurs villages se plaignaient au capitaine que je faisais casser leurs carreaux, et celui-ci me les envoyait. Bien que je leur expliquais que je mettais toujours la m\u00eame charge et que je ne pouvais faire autrement, quand ils \u00ab&nbsp;rousp\u00e9taient&nbsp;\u00bb trop, je mena\u00e7ais de mettre 50 obus de plus le lendemain&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab&nbsp;Rentr\u00e9e du r\u00e9giment&nbsp;\u00bb (pp. 88-94)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u2014 \u00ab&nbsp;D\u00e9mobilisation&nbsp;\u00bb (p. 95)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">\u00ab&nbsp;Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 une journ\u00e9e \u00e0 Paris en revenant, et une \u00e0 Douai pour me faire d\u00e9mobiliser, je suis rentr\u00e9 \u2013 comme l\u2019on dit \u2013 \u00ab\u00a0dans mes foyers\u00a0\u00bb. Voil\u00e0 comment s\u2019est termin\u00e9e ma campagne. J\u2019avais pass\u00e9 quatre ans et quarante-cinq jours sous les drapeaux \u2013 de 18 \u00e0 22 ans \u2013 \u00e0 tel point que je me suis toujours demand\u00e9 si j\u2019avais eu vingt ans. Tout le monde n\u2019en a pas fait autant, le tout \u00e9tait d\u2019en sortir&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\"><em>Fran\u00e7ois Bouloc, septembre 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>M\u00e9moires de Guerre, 1914-1918 \u2013 Quelques souvenirs de 1914 \u00e0 1919, sans indication d\u2019\u00e9diteur ou d\u2019ann\u00e9e, 95 p. (Tampon&nbsp;en page de garde&nbsp;: Ceux de Verdun \u2013 1914-1918 \u2013 Amicale d\u2019Arras) Ces souvenirs se pr\u00e9sentent comme un tapuscrit reli\u00e9, il s\u2019agit d\u2019un document familial, diffus\u00e9 \u00e9galement dans le cercle associatif ancien-combattant local. 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