{"id":4211,"date":"2021-10-04T17:07:59","date_gmt":"2021-10-04T16:07:59","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4211"},"modified":"2021-10-04T17:14:09","modified_gmt":"2021-10-04T16:14:09","slug":"pascaud-martial-1894-1980","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2021\/10\/04\/pascaud-martial-1894-1980\/","title":{"rendered":"Pascaud, Martial (1894-1980)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-normal-font-size\"><em>Une vie, un exemple M\u00e9moires<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\"><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong> <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Martial Pascaud (1894 \u2013 1980) est n\u00e9 \u00e0 Saint-Junien (Haute-Vienne) dans une famille de cultivateurs pauvres. Classe 14, il sert au 42<sup>e<\/sup> RI, \u00e9tant engag\u00e9 dans l\u2019Aisne et dans l\u2019offensive de Champagne en 1915. Convalescent au moment de Verdun, il passe au 116<sup>e<\/sup> RI de Vannes en 1916, et est en ligne en 1917 au Chemin des Dames. Il est fait prisonnier en juin 1918 lors de l\u2019offensive allemande sur ce m\u00eame Chemin des Dames. Bless\u00e9 trois fois durant la guerre, c\u2019est sa captivit\u00e9 qui s\u2019av\u00e8re la plus \u00e9prouvante pour sa sant\u00e9. Apr\u00e8s la guerre, redevenu ouvrier (papetier-sachetier), il se syndique, fonde avec d\u2019autres une coop\u00e9rative ouvri\u00e8re de fabrication, et adh\u00e8re au parti communiste en 1933. R\u00e9sistant proche des F.T.P., il devient apr\u00e8s la guerre maire de Saint-Junien sous l\u2019\u00e9tiquette communiste de 1945 \u00e0 1965.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\"><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\"><em>Une vie, un exemple, M\u00e9moires<\/em>, de Martial Pascaud a paru en 1981, avec une pr\u00e9face de Marcel Rigout, aux \u00e9ditions S.P.E.C. \u2013 L\u2019\u00c9cho du Centre (198 pages). Le r\u00e9cit de sa participation \u00e0 la Grande Guerre occupe les pages 33 \u00e0 89&nbsp;; la premi\u00e8re moiti\u00e9 de l\u2019ouvrage va de l\u2019enfance \u00e0 1919, et a \u00e9t\u00e9 termin\u00e9e en 1943&nbsp;; la suite (luttes syndicales, participation \u00e0 la R\u00e9sistance) a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9e vers 1965.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\"><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Le r\u00e9cit de Martial Pascaud est marqu\u00e9 par la volont\u00e9 de d\u00e9crire la r\u00e9alit\u00e9 v\u00e9cue, c\u2019est la narration de l\u2019exp\u00e9rience du combat d\u2019un jeune \u00ab&nbsp;classe 14&nbsp;\u00bb, au contact de secteurs souvent expos\u00e9s, des offensives ou de l\u2019h\u00f4pital et de la captivit\u00e9. Le ton g\u00e9n\u00e9ral n\u2019est pas antipatriotique, mais est tr\u00e8s r\u00e9serv\u00e9 par rapport \u00e0 la guerre elle-m\u00eame, et l\u2019auteur fait, dans la description de chaque bataille o\u00f9 il est engag\u00e9, le constat de l\u2019horreur et de l\u2019absurdit\u00e9 de ces sanglants affrontements.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Apr\u00e8s son bapt\u00eame des tranch\u00e9es sur le front de Vingr\u00e9, il est engag\u00e9 dans la bataille de Crouy en janvier 1915, dans une action de r\u00e9sistance, avant de repasser l\u2019Aisne. La mort brutale \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s de son capitaine lui montre rapidement la r\u00e9alit\u00e9&nbsp;: (p. 38) <em>\u00ab&nbsp;Avec un frisson dans le dos, j\u2019ai alors compris que la guerre n\u2019\u00e9tait pas une promenade joyeuse o\u00f9 les h\u00e9ros meurent le sourire aux l\u00e8vres.<\/em>&nbsp;\u00bb Il raconte la d\u00e9fense devant Soissons: isol\u00e9 de sa section avec un camarade, il a perdu le contact avec son unit\u00e9, et on le voit faire tout son possible pour se couvrir, pour prouver sa bonne foi&nbsp;: p. 41 \u00ab&nbsp;<em>Je pensais aux soldats de <\/em><em>Vingr\u00e9 qui avaient \u00e9t\u00e9 pass\u00e9s par les armes au sujet d\u2019un motif futile.&nbsp;<\/em>\u00bb Plus loin, toujours devant Soissons, il contemple au loin les cadavres verts [des Allemands], et repense aux taches rouges [des Fran\u00e7ais] devant Vingr\u00e9 deux mois auparavant&nbsp;: p. 42 \u00ab&nbsp;<em>N\u2019ai-je pas l\u2019occasion d\u2019\u00eatre satisfait de ce qu\u2019on pourrait appeler une juste revanche&nbsp;? Positivement, je ne peux avoir la m\u00eame piti\u00e9 pour cette derni\u00e8re vision&nbsp;; mais cela est tout de m\u00eame atroce de voir que des victimes s\u2019ajoutent \u00e0 d\u2019autres victimes&nbsp;; de voir que la haine appelle la haine.&nbsp;<\/em>\u00bb. Au repos en janvier 1915 \u00e0 Saint-Pierre-Aigle, il doit participer \u00e0 un bataillon qui encadre le peloton d\u2019ex\u00e9cution d\u2019un homme qui, ivre, avait mis en joue un grad\u00e9, puis s\u2019\u00e9tait enfui des arr\u00eats peu apr\u00e8s. (p. 45) \u00ab<em>&nbsp;J\u2019ai vu partir la salve qui a d\u00e9sarticul\u00e9 son corps, puis le coup de gr\u00e2ce. Malgr\u00e9 la faute de ce soldat (entra\u00een\u00e9 malgr\u00e9 lui dans la fournaise), cela nous a paru cruel et des larmes ont coul\u00e9 sur<\/em><em> nos visages impassibles.&nbsp;<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Son combat le plus dur de toute la guerre est celui de Quennevi\u00e8re en juin 1915 (Moulin-sous-Touvent) dans l\u2019Oise, une bataille localis\u00e9e pour r\u00e9duire un saillant allemand, acharn\u00e9e et sanglante et sans autre r\u00e9sultat que 600 m de progression sur 1.2 km de large, pour plusieurs milliers de pertes&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Bient\u00f4t le plateau sera arros\u00e9 de sang innocent et couvert de cadavres. Pour servir qui&nbsp;?&#8230;Pour d\u00e9fendre quoi&nbsp;?&#8230; C\u2019est encore une question qui met en contradiction mon id\u00e9al et la r\u00e9alit\u00e9.<\/em>\u00bb Il tente de d\u00e9crire ce \u00ab&nbsp;lieu infernal&nbsp;\u00bb, dans des tranch\u00e9es boulevers\u00e9es, o\u00f9 il faut r\u00e9sister, sous le bombardement, \u00e0 une violente contre-attaque allemande avec des effectifs qui fondent. Son r\u00e9cit, fait presque 30 ans apr\u00e8s les faits, trouve des accents qui permettent de bien se repr\u00e9senter ce qu\u2019a \u00e9prouv\u00e9 l\u2019auteur.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Lors de l\u2019offensive de Champagne, il d\u00e9crit l\u2019assaut du 25 septembre, sous une pluie fine. Ils franchissent sans obstacle les deux premi\u00e8res lignes allemandes, mais la troisi\u00e8me est intacte et se d\u00e9fend&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>En quelques instants la bataille se transforme en un affreux massacre dont nous ne sommes pas exclus. (\u2026) en un clin d\u2019\u0153il, j\u2019enregistre des sc\u00e8nes incroyables dont je ne fr\u00e9mirai que plus tard.<\/em>\u00bb Agent de liaison, au moment o\u00f9 il essaie de d\u00e9ployer au sol un calicot blanc visible par l\u2019aviation, un projectile fait exploser sur lui ses fus\u00e9es de signalement, et il est bless\u00e9, surtout \u00e0 la t\u00eate. Il met toute son \u00e9nergie \u00e0 rentrer, se retrouve seul dans un entonnoir avec un Allemand d\u00e9sarm\u00e9&nbsp;(p. 61 et 62)&nbsp;: M. Pascaud essaie de le ramener prisonnier, mais l\u2019Allemand refuse&nbsp;; mis en joue, celui-ci pleure, agenouill\u00e9. L\u2019auteur pense qu\u2019il avait peur d\u2019\u00eatre massacr\u00e9 dans les lignes fran\u00e7aises. Il l\u2019abandonne <em>(\u00ab&nbsp;je ne suis pas un barbare<\/em>&nbsp;\u00bb) et rejoint sa ligne de d\u00e9part. Plus tard, un camarade lui avait dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>fallait le zigouiller<\/em>&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;<em>Non, l\u2019id\u00e9e de tuer un homme bless\u00e9 et d\u00e9sarm\u00e9 ne m\u2019est pas venue. Je l\u2019ai laiss\u00e9 en pensant qu\u2019il \u00e9tait aussi malheureux que moi.<\/em>&nbsp;\u00bb En 1916, il signale qu\u2019un concours de circonstance lui permet d\u2019\u00e9chapper aux d\u00e9buts de la fournaise de Verdun. Il passe au 116<sup>e<\/sup> RI, refait des s\u00e9jours \u00e0 l\u2019h\u00f4pital, et en 1917, il est en secteur au Moulin de Laffaut, puis vers Heurtebise. Il ne parle pas du 16 avril, mais centre un chapitre sur le 9 mai, jour qui voit sa 2<sup>\u00e8me<\/sup> blessure et son \u00e9vacuation. Il a \u00e9voqu\u00e9 pour cette p\u00e9riode le fait que (p. 69)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>le grand \u00e9lan du d\u00e9but faisait place au d\u00e9couragement et aux actes de r\u00e9volte dans plusieurs unit\u00e9s. J\u2019\u00e9tais moi-m\u00eame \u00e9branl\u00e9, et il m\u2019arrivait de penser que le n\u00e9ant \u00e9tait une douce chose \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cette r\u00e9alit\u00e9 cruelle\u00bb<\/em>, mais il n\u2019entre pas dans les d\u00e9tails.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Souffl\u00e9 par une torpille, alors qu\u2019il tentait avec quatre camarades de r\u00e9occuper un petit poste abandonn\u00e9, il est hospitalis\u00e9 \u00e0 Amiens. Il \u00e9voque le repos, et l\u2019idylle qui s\u2019\u00e9bauche avec Marthe, une infirmi\u00e8re avec qui il fait de lentes promenades, \u00e0 petits pas, lorsqu\u2019elle a fini son service. Il souligne qu\u2019ils sont conscients de la folie de ce r\u00eave, et au 53<sup>\u00e8me<\/sup> jour d\u2019h\u00f4pital, il est envoy\u00e9 chez lui (p. 74)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Marthe est venue m\u2019accompagner \u00e0 la gare o\u00f9, sans retenue et sans honte, nous avons m\u00eal\u00e9 nos larmes. Bien longtemps nous avons \u00e9chang\u00e9 des correspondances, mais ma captivit\u00e9 de juin 1918, devait rompre le dernier lien et ne laisser en moi qu\u2019un bien doux souvenir.<\/em>&nbsp;\u00bb Ayant rejoint son unit\u00e9, il est \u00e0 nouveau bless\u00e9 l\u00e9g\u00e8rement en octobre 1917 lors des pr\u00e9paratifs de l\u2019attaque de la Malmaison. Convalescent jusqu\u2019\u00e0 janvier 1918, le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e est calme pour lui, mais son unit\u00e9 est engag\u00e9e contre la pouss\u00e9e allemande de mai 1918. Il raconte le quotidien du combat de r\u00e9sistance en rase campagne, avec le d\u00e9crochage tous les soirs, pour \u00e9viter l\u2019enveloppement. Lui et sa section sont faits prisonnier le 2 juin 1918. Il \u00e9voque ensuite le triste sort des prisonniers fran\u00e7ais, qui doivent suivre le repli allemand, condamn\u00e9s \u00e0 des travaux de d\u00e9fense toujours recommenc\u00e9s par le d\u00e9placement des lignes, et tr\u00e8s rapidement \u00e9puis\u00e9s par ces travaux forc\u00e9s et la sous-alimentation (p. 82) \u00ab<em>&nbsp;En peu de jours, nous allons ressentir les morsures de la faim, de la maladie, de la vermine. Amaigris et \u00e9puis\u00e9s, nos corps prendront bient\u00f4t, des formes squelettiques et la dysenterie creusera de grands ravages dans nos rangs.&nbsp;<\/em>\u00bb. Le 11 novembre le trouve en Belgique, et lui et un camarade s\u2019\u00e9chappent d\u00e8s le 12, et rentrent \u00e0 pied en France (Sedan) par Bouillon.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Il est \u00e0 noter que malgr\u00e9 le contexte de r\u00e9daction, pendant la dure ann\u00e9e 1943 et la menace de la Gestapo, il n\u2019y a jamais de haine des Allemands, sauf peut-\u00eatre \u00e0 l\u2019occasion de la description de l\u2019esclavage fam\u00e9lique auquel il est condamn\u00e9 \u00e0 l\u2019automne 1918 (p. 85) \u00ab&nbsp;<em>Non&nbsp;! Je ne pouvais, si t\u00f4t, pardonner \u00e0 ceux, \u00e0 tous ceux qui avaient \u00e9t\u00e9 les fomentateurs et les bourreaux de tant de souffrances, de larmes et de deuils.<\/em>\u00bb Dans ce r\u00e9cit int\u00e9ressant se pose globalement la question de l\u2019influence que la conscience politique de l\u2019auteur et son engagement communiste des ann\u00e9es 30 &#8211; 40, ont pu avoir comme empreinte sur son \u00e9criture de la Grande Guerre. S\u2019il est probable que ses convictions politiques ult\u00e9rieures ont influenc\u00e9 son t\u00e9moignage, la seule certitude, en inversant les termes, est que c\u2019est son v\u00e9cu de la guerre qui a d\u00e9termin\u00e9, au moins en partie, ses engagements d\u2019apr\u00e8s, avec par exemple son exp\u00e9rience Esp\u00e9rantiste des ann\u00e9es 20. Cette guerre v\u00e9cue a ainsi \u00e9t\u00e9 d\u00e9terminante pour la suite de son existence&nbsp;: (p. 86)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Je m\u2019efforce de renouer avec la vie normale, mais je n\u2019arrive pas \u00e0 chasser de mes pens\u00e9es les sc\u00e8nes d\u2019\u00e9pouvante v\u00e9cues au cours de ces quatre derni\u00e8res ann\u00e9es.&nbsp;<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\"><em>Vincent Suard septembre 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une vie, un exemple M\u00e9moires 1. Le t\u00e9moin Martial Pascaud (1894 \u2013 1980) est n\u00e9 \u00e0 Saint-Junien (Haute-Vienne) dans une famille de cultivateurs pauvres. Classe 14, il sert au 42e RI, \u00e9tant engag\u00e9 dans l\u2019Aisne et dans l\u2019offensive de Champagne en 1915. 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