{"id":4233,"date":"2022-01-22T11:25:16","date_gmt":"2022-01-22T10:25:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4233"},"modified":"2022-01-22T11:37:49","modified_gmt":"2022-01-22T10:37:49","slug":"louis-de-diesbach-1893-1982","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2022\/01\/22\/louis-de-diesbach-1893-1982\/","title":{"rendered":"de Diesbach, Louis (1893-1982)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-normal-font-size\"><em>Souvenirs de Louis de Diesbach, Pilote de chasse de la Grande Guerre<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\"><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\"><a><\/a> Le comte Louis de Diesbach de Belleroche (1893 \u2013 1982) est originaire d\u2019Hendecourt-lez-Ransart (Pas-de-Calais). Onzi\u00e8me enfant de la famille, il est, apr\u00e8s un court passage au coll\u00e8ge Stanislas \u00e0 Paris, coll\u00e9gien en Suisse jusqu\u2019en 1912, et int\u00e8gre en 1913 le 21<sup>e<\/sup> Dragon \u00e0 Saint-Omer. Il sert \u00e0 cheval dans cette unit\u00e9, puis \u00e0 pied dans les tranch\u00e9es, jusqu\u2019en juin 1916. Mar\u00e9chal des logis, il suit ensuite la formation de pilote, et est bless\u00e9 (mai 1917) apr\u00e8s deux mois de vol en premi\u00e8re ligne. Il suit une difficile convalescence pendant le reste du conflit. Apr\u00e8s la guerre, il est maire d\u2019Hendecourt, conseiller g\u00e9n\u00e9ral de 1928 \u00e0 1940, et d\u00e9put\u00e9 \u00ab&nbsp;R\u00e9publicain de gauche&nbsp;\u00bb de 1932 \u00e0 1940. Apr\u00e8s la Lib\u00e9ration, son mar\u00e9chalisme lui a caus\u00e9 quelques ennuis. Il anime, dans les ann\u00e9es soixante, avec Joseph Frantz, l\u2019association d\u2019anciens pilotes \u00ab&nbsp;Les Vieilles Tiges&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\"><strong>2.<\/strong> <strong>Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Beno\u00eet de Diesbach a publi\u00e9 en 2005 \u00e0 Fribourg <em>\u00ab&nbsp;Souvenirs de Louis de Diesbach, Pilote de Chasse de la Grande Guerre<\/em>&nbsp;\u00bb (176 pages) avec de nombreuses reproductions photographiques. Ce document de synth\u00e8se repose sur des extraits de documents \u00e9manant de Louis de Diesbach, mais ce n\u2019est pas un t\u00e9moignage lin\u00e9aire&nbsp;; le corpus est compos\u00e9 de lettres adress\u00e9es \u00e0 sa m\u00e8re, d\u2019extraits de ses m\u00e9moires \u00e0 la premi\u00e8re personne (vers 1970), mais de deuxi\u00e8me main car issus de passages pris dans <em>\u00ab&nbsp;Louis de Diesbach<\/em>&nbsp;\u00bb (biographie) de Ghislain de Diesbach, et d\u2019extraits li\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9mission t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e \u00abLes&nbsp;dossiers de l\u2019\u00e9cran&nbsp;\u00bb(1977) et \u00e0 un entretien men\u00e9 en 1977 par le Service Historique de l\u2019Arm\u00e9e de l\u2019Air.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\"><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Par sa nature composite, le texte donne une bonne id\u00e9e de l\u2019exp\u00e9rience de guerre de Louis de Diesbach, mais il est difficile de dire si le r\u00e9sultat final correspond bien au centre de gravit\u00e9 qu\u2019il aurait voulu donner \u00e0 son r\u00e9cit. L\u2019auteur \u00e9voque d\u2019abord en ao\u00fbt 1914 l\u2019interminable chevauch\u00e9e, qui apr\u00e8s les Ardennes belges et la fronti\u00e8re du Luxembourg, le m\u00e8ne vers Li\u00e8ge&nbsp;: la chute de la place renvoie le 21<sup>e<\/sup> Dragon vers Paris. Il n\u2019y a pas d\u2019affrontement direct, seulement quelques escarmouches ou des cavaliers victimes du tir direct de l\u2019artillerie allemande. L\u2019auteur \u00e9voque, derri\u00e8re les haies, la nervosit\u00e9 et la tension r\u00e9p\u00e9t\u00e9e li\u00e9es \u00e0 la pr\u00e9paration de charges qui ne se d\u00e9clenchent jamais. Il incrimine aussi le r\u00e9giment voisin (p. 18)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Lors de ces longues attentes, combien nous maudissions notre r\u00e9giment de cuirassiers dont les cuirasses brillaient si insolemment au soleil, et ne manquaient pas de nous faire rep\u00e9rer, nous faisant risquer de recevoir des d\u00e9gel\u00e9es d\u2019obus.<\/em>&nbsp;\u00bb Le t\u00e9moin combat ensuite \u00e0 pied, \u00e0 partir de novembre 1914, dans le secteur d\u2019Ypres. Dans ses lettres \u00e0 sa m\u00e8re, le ton est enjou\u00e9 et il cherche nettement \u00e0 la rassurer. Il a sur lui comme protection un \u00ab&nbsp;<em>billet des rois mages<\/em>&nbsp;\u00bb, une petite gravure sur cuivre, dont l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9tait garantie par le fait qu\u2019elle a touch\u00e9 les reliques des rois mages de Cologne. Il y a peu de d\u00e9tails sur l\u2019ann\u00e9e 1915, il est instructeur \u00e0 Saumur, moniteur \u00e0 Toulouse et il passe mar\u00e9chal des logis. Il signale qu\u2019il fait t\u00f4t sa demande pour l\u2019aviation. Il revient au front en juillet 1915, et \u00e9voque des connaissances qui deviennent directement sous-lieutenant en demandant l\u2019infanterie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Pris dans l\u2019aviation en juin 1916, il d\u00e9crit sa formation classique, par Dijon et Chartres, l\u2019\u00e9cole de chasse d\u2019Avord, puis le stage de tir \u00e0 Cazaux et l\u2019\u00e9cole d\u2019acrobatie de Pau. Malgr\u00e9 la mention d\u2019un accident mortel qui s\u2019y d\u00e9roule sous ses yeux, (aile arrach\u00e9e pendant un exercice de vrille volontaire), il consid\u00e8re (p. 56), au contraire d\u2019autres t\u00e9moins, \u00ab&nbsp;<em>qu\u2019en somme, il y eut peu d\u2019accidents.&nbsp;<\/em>\u00bb Il semble \u00e0 ce moment d\u00e9sargent\u00e9, et sa m\u00e8re, qui l\u2019aide un peu, a d\u00fb quitter le ch\u00e2teau familial du Pas-de-Calais en se r\u00e9fugiant \u00e0 l\u2019arri\u00e8re, et se retrouve elle aussi dans une g\u00eane relative. Il lui \u00e9crit qu\u2019il gagne un compl\u00e9ment de revenu en traduisant pour la \u00ab<em>Guerre a\u00e9rienne<\/em>&nbsp;\u00bb de Jacques Mortane des extraits du livre r\u00e9cent de l\u2019as allemand Boelcke&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>je travaille tous les soirs mon allemand&nbsp;!&#8230; Je traduis les m\u00e9moires du capitaine aviateur (boche) Boelcke (qui a abattu 40 avions&nbsp;!).<\/em>&nbsp;\u00bb A l\u2019issue de sa formation, il int\u00e8gre la N 15 au Plessis-Belleville en mars 1917 et vole en missions de guerre jusqu\u2019\u00e0 sa blessure du 3 mai.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Georges Guynemer est un personnage r\u00e9current des souvenirs. L. de Diesbach lui \u00e9crit \u00e0 plusieurs reprises, et le mentionne souvent, avec admiration. Il l\u2019\u00e9voque comme camarade de classe au Coll\u00e8ge Stanislas (\u00ab<em>&nbsp;un de mes meilleurs camarades<\/em>&nbsp;\u00bb) en 1907. Il exag\u00e8re, aupr\u00e8s de sa m\u00e8re, la r\u00e9alit\u00e9 de cette amiti\u00e9, disant \u00eatre rest\u00e9 en relation avec lui, et (p. 40) <em>\u00ab&nbsp;malheureusement, nous nous sommes un peu perdu de vue depuis 2 ou 3 ans&nbsp;<\/em>\u00bb. C. Guynemer se manifeste seulement en f\u00e9vrier 1916, en r\u00e9pondant&nbsp;: \u00ab<em>&nbsp;Oui, mon vieux, c\u2019est bien moi&nbsp;! il y a pr\u00e8s de 10 ans que nous ne nous sommes vus et ta lettre m\u2019a fait vraiment plaisir car je ne t\u2019ai pas oubli\u00e9.<\/em>&nbsp;\u00bb. La relation est assez unilat\u00e9rale, mais pour L. de Disbach, l\u2019as fran\u00e7ais repr\u00e9sente un mod\u00e8le, dont la renomm\u00e9e rejaillit un peu sur lui, s\u2019il arrive \u00e0 s\u2019en rapprocher. C\u2019est aussi le moment de l\u2019explosion de la m\u00e9diatisation des h\u00e9ros de l\u2019air, qui a commenc\u00e9 avec Jean Navarre, et qui g\u00e9n\u00e8re une presse sp\u00e9cialis\u00e9e \u00e0 laquelle il collabore. Notre t\u00e9moin est assez t\u00f4t en relation avec le p\u00e8re du h\u00e9ros, Paul Guynemer, et quelque temps apr\u00e8s la mort de Charles, il \u00e9crit \u00e0 sa m\u00e8re (p. 98)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>J\u2019ai re\u00e7u ces jours-ci de M. Bordeaux et de M. Guynemer une \u00e9dition sp\u00e9ciale de la \u00ab&nbsp;Vie h\u00e9ro\u00efque de Guynemer&nbsp;\u00bb de H. Bordeaux sur papier Hollande avec imprim\u00e9 en t\u00eate&nbsp;: \u00ab&nbsp;imprim\u00e9 sp\u00e9cialement pour le comte Louis de Diesbach de Belleroche.&nbsp;\u00bb J\u2019en suis tr\u00e8s fier.<\/em>&nbsp;\u00bb. C. Guynemer n\u2019avait pas la r\u00e9putation d\u2019\u00eatre tr\u00e8s sociable, et un extrait d\u2019entretien tardif donne des \u00e9l\u00e9ments qui semblent plus proches de la r\u00e9alit\u00e9 v\u00e9cue&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Je lui avais \u00e9crit \u00e0 plusieurs reprises (\u2026), mais ses rares r\u00e9ponses \u00e9taient toujours br\u00e8ves, racontant surtout ses combats a\u00e9riens. C\u2019\u00e9tait pratiquement, comme je pus le constater, la seule conversation que l\u2019on pouvait avoir avec lui \u00e0 ce moment-l\u00e0, car nos entretiens ne duraient gu\u00e8re.<\/em>&nbsp;\u00bb Plus loin, c\u2019est avec un autre as qu\u2019il revendique dans une lettre une proximit\u00e9 passag\u00e8re mais funeste (23 avril 1918, p. 92)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 heureux d\u2019apprendre ce matin la mort du Capitaine von Richthofen&nbsp;; c\u2019est lui qui m\u2019a descendu voici bient\u00f4t un an, h\u00e9las&nbsp;!&#8230;&nbsp;<\/em>\u00bb Cette affirmation est erron\u00e9e, le Baron Rouge n\u2019\u00e9tant pas sur ce front en mai 1917.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Arriv\u00e9 au front, il acquiert rapidement une citation (12 avril 1917), est cr\u00e9dit\u00e9 de deux victoires, mais il d\u00e9truit aussi son nouveau Spad d\u00e8s r\u00e9ception (17 avril), sur une erreur de pilotage \u00e0 l\u2019atterrissage, probablement par manque d\u2019exp\u00e9rience. Le 3 mai, il re\u00e7oit dans un combat a\u00e9rien une balle incendiaire dans le genou et r\u00e9ussit \u00e0 rejoindre les lignes fran\u00e7aises. Il passe sur la table d\u2019op\u00e9ration, parmi de nombreux bless\u00e9s de la Bataille du Chemin des Dames qui se poursuit alors. Au cours de l\u2019ann\u00e9e 1917, c\u2019est une suite de s\u00e9jours hospitaliers, avec d\u2019abord l\u2019h\u00f4pital am\u00e9ricain de Neuilly, il ne peut remarcher, subit d\u2019autres op\u00e9rations, a besoin d\u2019un appareillage qui n\u2019arrive pas\u2026 Plus d\u2019un an apr\u00e8s sa blessure, en juin 1918, il \u00e9voque des m\u00e9decins qui (p. 95) \u00ab&nbsp;<em>ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tonn\u00e9s du progr\u00e8s et du mieux de ma jambe. Moi je n\u2019en trouve aucun. Tant que je ne puis marcher, je ne trouve aucune am\u00e9lioration, ils me d\u00e9go\u00fbtent tous.<\/em>&nbsp;\u00bb Il est ensuite affaibli par ce qu\u2019il appelle la <em>\u00ab&nbsp;Dingue Espagnole&nbsp;<\/em>\u00bb, traverse une grave d\u00e9pression et \u00e9merge seulement, apr\u00e8s deux ans, en 1919&nbsp;: il semble qu\u2019il lui ait fallu ce temps pour accepter la r\u00e9alit\u00e9 de son invalidit\u00e9, en refusant une derni\u00e8re op\u00e9ration&nbsp;(p. 112) <em>\u00ab&nbsp;je n\u2019eus pas le courage de recommencer. J\u2019avais d\u00e9j\u00e0 subi sept op\u00e9rations et je ne voulais plus en entendre parler.<\/em>&nbsp;\u00bb Cette exp\u00e9rience de la guerre influencera son engagement politique ult\u00e9rieur dans les ann\u00e9es Vingt&nbsp;(p. 102) : \u00ab&nbsp;<em>Maire depuis 1919 d\u2019une commune rurale d\u00e9vast\u00e9e, je me suis attel\u00e9 \u00e0 sa reconstruction. Vivant constamment au milieu de ceux qui comme moi avaient durement souffert de la guerre, j\u2019ai soutenu jour apr\u00e8s jour leurs revendications.&nbsp;<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\">Ainsi, un t\u00e9moignage int\u00e9ressant sur un des nombreux aviateurs venus de la cavalerie, sur un itin\u00e9raire de convalescence apr\u00e8s une blessure grave, ainsi que l\u2019aper\u00e7u d\u2019une fa\u00e7on d\u2019appr\u00e9hender le conflit par un jeune notable rural de noblesse&nbsp;ancienne (Suisse) ; cette appartenance est importante pour lui, ainsi que pour l\u2019auteur du recueil, Beno\u00eet de Diesbach, et les pr\u00e9cisions g\u00e9n\u00e9alogiques abondent en notes de bas de pages, pour pr\u00e9senter tous les membres de ces prolifiques familles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-normal-font-size\"><em>Vincent Suard d\u00e9cembre 2021<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Souvenirs de Louis de Diesbach, Pilote de chasse de la Grande Guerre 1. 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