{"id":4258,"date":"2022-03-20T14:07:10","date_gmt":"2022-03-20T13:07:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4258"},"modified":"2022-03-20T14:12:55","modified_gmt":"2022-03-20T13:12:55","slug":"bonnaud-claudius-1891-1944","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2022\/03\/20\/bonnaud-claudius-1891-1944\/","title":{"rendered":"Bonnaud, Claudius (1891-1944)"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><em>1. Le t\u00e9moin<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Claudius Bonnaud, n\u00e9 \u00e0 Givors (Rh\u00f4ne) en 1891, exerce la profession de vannier. Exempt\u00e9 en 1911, il est r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 en novembre 1914 et sert alors au 22<sup>e<\/sup> RI. Passant par le 12<sup>e<\/sup> BCP, puis le 11<sup>e<\/sup> BCP, il est bless\u00e9 \u00e0 Souchez et \u00e0 Verdun. Pass\u00e9 au 297<sup>e<\/sup> RI en octobre 1916, il est fait prisonnier au Chemin des Dames en juin 1917. Il revient de captivit\u00e9 le 27 novembre 1918. Il est \u00e0 nouveau mobilis\u00e9 comme garde-voie, pendant deux mois, en 1939. Il d\u00e9c\u00e8de en 1944.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>2. Le t\u00e9moignage<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Jacques Bonnaud a publi\u00e9 avec l\u2019association \u00ab&nbsp;Visages de notre Pilat&nbsp;\u00bb en 1998 le \u00ab&nbsp;Journal de prisonnier&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;<em>de mon oncle et parrain<\/em>&nbsp;\u00bb, Claudius Bonnaud (31 pages). Il s\u2019agit de la reproduction d\u2019un carnet, \u00e9crit au crayon, et qui d\u00e9crit la captivit\u00e9 de C. Bonnaud de juin 1917 \u00e0 novembre 1918. Jacques Bonnaud, qui dit avoir beaucoup aim\u00e9 cet oncle, consid\u00e8re comme un devoir important de publier cette \u00ab&nbsp;relique pr\u00e9cieuse&nbsp;\u00bb (introduction).<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>3. Analyse<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9cit est rapide, mais factuel, et donne des \u00e9l\u00e9ments int\u00e9ressants sur le chapitre sp\u00e9cifique de la captivit\u00e9.&nbsp; L\u2019auteur signale la rapidit\u00e9 et la violence du combat, \u00e0 l\u2019occasion duquel ils sont environ 250 Fran\u00e7ais \u00e0 \u00eatre faits prisonniers, le 22 juin 1917, au Chemin des Dames, sans plus de pr\u00e9cision g\u00e9ographique, ni de soucis de justification, comme on le trouve souvent dans ce cas de figure. Claudius Bonnaud s\u2019\u00e9loigne du front, et est enferm\u00e9 la nuit dans la Citadelle de Laon, durant trois semaines. Le jour (p. 5), les prisonniers sont employ\u00e9s \u00e0 charger et d\u00e9charger des wagons \u00e0 la gare, en contrebas, et l\u2019auteur d\u00e9crit la difficult\u00e9 \u00e0 regravir la pente le soir, car ils sont \u00e9puis\u00e9s et sous-aliment\u00e9s. Ils se plaignent \u00e0 plusieurs reprises de la nourriture, mais (p. 6) \u00ab<em>les Allemands nous disaient qu\u2019ils ne pouvaient mieux nous donner, que c\u2019\u00e9tait de notre faute si on les bloquait, et eux ne mangeaient gu\u00e8re mieux que nous. Leur pain \u00e9tait le m\u00eame, ration plus forte, car pour nous il y en avait de quoi donner une petite portion \u00e0 un enfant.&nbsp;<\/em>\u00bb En juillet, les prisonniers sont d\u00e9plac\u00e9s dans divers camps de transit&nbsp;; ces espaces sont surpeupl\u00e9s et beaucoup d\u2019hommes affaiblis par la disette sont trop faibles pour travailler. Ces prisonniers esp\u00e8rent constamment partir pour l\u2019Allemagne, car ils y escomptent un sort meilleur. C. Bonnaud est ensuite transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 Rumigny (Aisne) puis \u00e0 Vireux (Ardennes), l\u2019auteur y \u00e9voque un sort meilleur car des civils les aident, en leur apportant de la soupe (p. 8) et aussi parce qu\u2019il peut faire le vannier, \u00e9chappant ainsi \u00e0 des corv\u00e9es plus p\u00e9nibles (p. 9) \u00ab<em>Je travaillai pour le chef de camp et pour des Allemands. (\u2026) Je travaillais \u00e9galement pour les copains pendant mes heures de repos. Ils \u00e9taient contents d\u2019avoir une valise pour mettre leur peu d\u2019effets.&nbsp;<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019auteur, malade en septembre, \u00e9voque ses p\u00e9r\u00e9grinations pour trouver un h\u00f4pital qui veuille bien s\u2019occupe de lui; il d\u00e9crit des Russes cadav\u00e9riques \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de Rethel (p. 12), \u00ab&nbsp;<em>Il mourait des Russes journellement. Comme soins, presque rien.&nbsp;<\/em>\u00bb, et il conclut s\u2019en \u00eatre sorti uniquement gr\u00e2ce aux dons des civils (\u0153ufs et lait). L\u2019auteur revient \u00e0 Vireux, et en octobre 1917, il d\u00e9crit un camp sans ni colis ni lettres, et dans lequel le ravitaillement \u00e9tait nul, sauf contre argent (p. 14&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;2 marks 5 kg de patates. Mais cela \u00e9tait cher et l\u2019argent se faisait rare.<\/em>&nbsp;\u00bb). La situation s\u2019am\u00e9liore dans le courant du mois car se met en place un syst\u00e8me informel de \u00ab&nbsp;<em>marraines<\/em>&nbsp;\u00bb, des femmes charitables qui font des dons individuels de nourriture. Les Allemands laissent faire, il est probable que cela les arrange. Lors d\u2019une messe dominicale \u00e0 laquelle les prisonniers sont \u00ab&nbsp;<em>envoy\u00e9s&nbsp;<\/em>\u00bb (pr\u00eatre allemand, p. 15) \u00ab&nbsp;<em>Les civils \u00e9taient heureux de nous voir, et chaque femme montrait son filleul. A la sortie, les femmes nous distribuaient des g\u00e2teaux.&nbsp;<\/em>\u00bb. Le transfert en Allemagne intervient d\u00e9but d\u00e9cembre 1917. Le sort de C. Bonnaud s\u2019\u00e9tant alors nettement am\u00e9lior\u00e9, celui-ci n\u2019est plus aussi enthousiaste pour y partir. L\u2019ordre de d\u00e9part leur arrive assez brusquement (p. 18) <em>\u00ab&nbsp;on \u00e9tait attrap\u00e9s de voir de n\u2019\u00eatre pas renseign\u00e9s plus t\u00f4t. \u2013 Les marraines, que vont-elles dire&nbsp;?&nbsp;&#8211; \u00e9tait le mot de chacun.<\/em>&nbsp;\u00bb Mais le village est tr\u00e8s vite au courant, et \u00e0 la gare il y a \u00ab&nbsp;<em>un arrivage de marraine avec des brass\u00e9es de colis<\/em>&nbsp;\u00bb, l\u2019auteur signale que le caporal allemand, tr\u00e8s gentil, se fait un plaisir de distribuer ces colis (p. 19) \u00ab&nbsp;<em>ce n\u2019\u00e9tait que des adieux et des baisers, m\u00eame des pleurs.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le voyage, qui a lieu du 6 au 11 d\u00e9cembre, conduit les prisonniers en \u00ab&nbsp;<em>Russie&nbsp;<\/em>\u00bb (Pologne occup\u00e9e), et l\u2019auteur fait partie d\u2019un commando envoy\u00e9 dans une grande ferme de Costau (Ostrovo), un \u00ab&nbsp;<em>petit patelin de Pologne<\/em>&nbsp;\u00bb. Le sort de l\u2019auteur, compar\u00e9 \u00e0 celui d\u00e9crit par la majorit\u00e9 des diaristes prisonniers, est plut\u00f4t enviable. Il d\u00e9crit un travail \u00ab&nbsp;<em>pas trop dur<\/em>&nbsp;\u00bb, des patates \u00e0 volont\u00e9 et trois soupes par jour, ainsi qu\u2019une population polonaise qui semble appr\u00e9cier les Fran\u00e7ais&nbsp;(p. 25, No\u00ebl 1917)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>C\u2019est encore f\u00eate. On ne travaille pas. Les gens sont tr\u00e8s bons envers nous et nous aiment beaucoup. Ils ne savent que nous dire qu\u2019ils sont Polonais.<\/em>&nbsp;\u00bb Les mentions se font ensuite plus courtes, elles signalent les arriv\u00e9es de lettres et de colis. En f\u00e9vrier 1918, il re\u00e7oit la premi\u00e8re lettre de sa famille (sept mois apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 fait prisonnier) mais les arrivages, s\u2019ils arrivent dans le d\u00e9sordre, se pr\u00e9cipitent par la suite&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>23 f\u00e9vrier 1918&nbsp; \u00ab&nbsp;j\u2019ai eu 10 lettres de Limburg, toutes de septembre et octobre&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>2 mars 1918 \u00ab&nbsp;re\u00e7u deux lettres de f\u00e9vrier. Pas grand nouveau. Pas encore de colis sur 12 annonc\u00e9s. \u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>rien en avril<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>9 juin 1918 \u00ab&nbsp;vingt lettres de Darmstadt de novembre et d\u00e9cembre.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>23 juin 1918 \u00ab&nbsp;re\u00e7u cette semaine 7 colis dont un de Skalmiersch\u00fctz, les autres de Limburg. Re\u00e7u galoches, chaussons, chandail, cale\u00e7on, flanelle&nbsp;, chaussettes, tous en bon \u00e9tat.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le 28 juillet 1918 \u2013 Re\u00e7u un colis contenant une capote, molleti\u00e8res. Cela me fait 3 capotes. Re\u00e7u plusieurs lettres. Chez moi sont rest\u00e9s plus de deux mois sans nouvelles. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 heureux de savoir que chez moi savent que je re\u00e7ois des colis.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt \u2013 Re\u00e7u mon dix-huiti\u00e8me colis de chez moi. Il y avait une bouteille de vin dont moi et mes copains on s\u2019est bien r\u00e9gal\u00e9s.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s l\u2019Armistice, C. Bonnaud et ses camarades progressent assez rapidement vers l\u2019ouest (\u00e0 Darmstadt le 23 novembre). Auparavant, il d\u00e9crit une sc\u00e8ne d\u2019\u00e9mancipation des Fran\u00e7ais&nbsp; (p. 30)&nbsp;: Le 21, en transit \u00e0 la gare de Skalmiersch\u00fctz. \u00ab&nbsp;<em>Il y a au moins 300 colis qui \u00e9taient ici. On nous les donne tous. Quelle joie pour soixante que l\u2019on \u00e9tait. On fit dans la gare un vrai d\u00e9ballage, choisissant ce qui nous fit plaisir et vendant le reste \u00e0 vil prix aux Boches enchant\u00e9s de l\u2019aubaine. Les officiers nous demandaient du chocolat et nous appelaient Kamerad.<\/em>&nbsp;\u00bb &nbsp;Les Fran\u00e7ais arrivent \u00e0 Metz le 27 novembre.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi un court document, mais assez riche d\u2019enseignements, car l\u2019auteur, s\u2019il ne fait aucune mention strat\u00e9gique, patriotique et politique, est en revanche tr\u00e8s pr\u00e9cis sur la question de l\u2019alimentation. On s\u2019aper\u00e7oit \u00e0 son r\u00e9cit de la diversit\u00e9 du sort des prisonniers fran\u00e7ais&nbsp;: s\u2019ils restent dans la zone des combats (Aisne), ils sont sous-aliment\u00e9s et on a rencontr\u00e9 ces squelettes vivants dans d\u2019autres t\u00e9moignages (E. Carlier ou M.&nbsp; Pascaud par exemple). Dans la zone des \u00e9tapes des Ardennes, on voit que la situation des d\u00e9tenus, comme l\u2019attitude des gardiens, peut changer d\u2019un village \u00e0 l\u2019autre&nbsp;; le sort de l\u2019auteur, avec sa marraine qui le nourrit, est ici presque enviable pour un soldat allemand du front qui ne \u00ab&nbsp;touche que de la soupe&nbsp;\u00bb (t\u00e9moignage d\u2019une civile de 1918, Leers, Nord). Dans certains r\u00e9cits, on voit souvent les Allemands s\u00e9parer avec brutalit\u00e9 les civils des prisonniers, mais \u00e0 l\u2019inverse, ici, des accommodements facilitent l\u2019alimentation de tous. Connaissant par ailleurs la rapacit\u00e9 de l\u2019occupant, qui, avec m\u00e9thode, ne laisse jamais un \u0153uf en d\u00e9sh\u00e9rence, on se demande m\u00eame si l\u2019auteur n\u2019a pas exag\u00e9r\u00e9 l\u2019aisance alimentaire des habitants civils. De m\u00eame, son sort en commando dans une grande ferme polonaise, para\u00eet bien plus enviable que celui de Fran\u00e7ais enferm\u00e9s dans certains Lager, o\u00f9 on ne survit que gr\u00e2ce aux biscuits de la Croix-Rouge et aux colis, quand ils arrivent et que la famille a les moyens d\u2019en faire. On constate aussi que malgr\u00e9 les combats et les d\u00e9sordres li\u00e9s en France aux offensives allemandes de mars \u00e0 juillet 1918, l\u2019auteur, au 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt, a re\u00e7u son 18<sup>\u00e8me<\/sup> colis et une bouteille de vin de chez lui qu\u2019il partage avec ses camarades&#8230; Ce qui frappe ici, c\u2019est donc bien, malgr\u00e9 les retards importants, cette \u00ab&nbsp;continuit\u00e9 du service&nbsp;\u00bb des colis qui transitent \u00e0 travers une Allemagne affam\u00e9e, et plus globalement la diversit\u00e9 du sort des captifs. Aussi merci \u00e0 l\u2019association \u00ab&nbsp;<em>Visages du Pilat<\/em>&nbsp;\u00bb, car ce modeste opuscule de 31 pages a aujourd\u2019hui un int\u00e9r\u00eat historique tout \u00e0 fait r\u00e9el.<\/p>\n\n\n\n<p>Vincent Suard (mars 2022)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin Claudius Bonnaud, n\u00e9 \u00e0 Givors (Rh\u00f4ne) en 1891, exerce la profession de vannier. 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