{"id":4281,"date":"2022-06-17T12:30:12","date_gmt":"2022-06-17T11:30:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4281"},"modified":"2022-06-26T19:26:41","modified_gmt":"2022-06-26T18:26:41","slug":"flacher-stephane-1897-apres-1986","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2022\/06\/17\/flacher-stephane-1897-apres-1986\/","title":{"rendered":"Flacher St\u00e9phane (1897 \u2013 apr\u00e8s 1986)"},"content":{"rendered":"\n<p>1. Le t\u00e9moin<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">St\u00e9phane Flacher est n\u00e9 en 1897 \u00e0 Saint-Pierre-de-B\u0153uf (Loire). Cultivateur, il est incorpor\u00e9 \u00e0 19 ans au 3<sup>e<\/sup> zouave en janvier 1916. Il est \u00e9vacu\u00e9 \u00ab\u00a0pieds-gel\u00e9s\u00a0\u00bb \u00a0\u00e0 Verdun en novembre 1917, et on lit aussi sur sa fiche matricule qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 gaz\u00e9 \u00e0 Villers-Bretonneux en mai 1918, et l\u00e9g\u00e8rement bless\u00e9 \u00e0 l\u2019omoplate en ao\u00fbt 1918. De ce fait inapte \u00e0 l\u2019infanterie (g\u00eane au passage de la courroie du sac), il termine la guerre dans l\u2019artillerie (54<sup>e<\/sup> RA) en septembre 1919. Il restera toute sa vie cultivateur au hameau de Bois-Prieur, et il a 89 ans lors de la publication de son r\u00e9cit.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">&nbsp;2. Le t\u00e9moignage<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">L\u2019association \u00ab\u00a0<em>Visages de notre Pilat<\/em>\u00a0\u00bb (42 410 P\u00e9lussin) a publi\u00e9 en 1986 ce petit document de St\u00e9phane Flacher, intitul\u00e9\u00a0: Verdun Cote 344, <em>T\u00e9moignage de la guerre de 14\/18<\/em> (43 pages). Le document est pr\u00e9fac\u00e9 par Emmanuel et R\u00e9gis Bouttet. L\u2019auteur indique \u00e0 la fin du r\u00e9cit avoir r\u00e9dig\u00e9 ces lignes en 1979.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">3. Analyse<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Ce court t\u00e9moignage d\u2019un jeune soldat de la classe 17 est une curiosit\u00e9. Centr\u00e9 autour d\u2019une mission d\u2019une semaine, une p\u00e9riode de premi\u00e8re ligne apr\u00e8s une attaque locale \u00e0 Verdun en novembre 1917, ce r\u00e9cit a une unit\u00e9 de temps (six jours), une unit\u00e9 de lieu, ce petit poste \u00e0 tenir apr\u00e8s une attaque r\u00e9ussie, et une unit\u00e9 de condition, l\u2019immobilit\u00e9 dans le froid mordant qui am\u00e8ne la souffrance et le d\u00e9sespoir. Ce format court n\u2019\u00e9voque ni les durs combats de Champagne auxquels l\u2019auteur a particip\u00e9 en octobre 1916, ni l\u2019ann\u00e9e 1918, pendant laquelle il a fait six mois de combats d\u2019infanterie. L\u2019auteur, qui a 82 ans lorsqu\u2019il r\u00e9dige ce texte, a pr\u00e9lev\u00e9 dans ses deux ann\u00e9es de guerre cet \u00e9pisode tr\u00e8s court, et ce choix fait ici irr\u00e9sistiblement penser, en litt\u00e9rature, au genre de la nouvelle.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Le r\u00e9cit raconte, devant Verdun (Samogneux, cote 344), le 25 novembre 1917, une attaque partielle \u00e0 r\u00e9aliser par le r\u00e9giment (3<sup>e<\/sup> Zouave). On vit avec l\u2019auteur la mont\u00e9e en ligne, l\u2019assaut, et surtout la tenue du secteur avanc\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9vacuation six jours plus tard pour pieds gel\u00e9s. La narration est r\u00e9aliste, froide, c\u2019est un triste r\u00e9cit de souffrance, et en m\u00eame temps le propos est travers\u00e9 de prises \u00e0 t\u00e9moin du lecteur (<em>\u00ab&nbsp;avions nous m\u00e9rit\u00e9 ce sort&nbsp;?&nbsp;<\/em>\u00bb). L\u2019aspect tant\u00f4t d\u00e9sincarn\u00e9, tant\u00f4t th\u00e9\u00e2tral de la narration, \u00e0 la fois solennelle et empruntant parfois au style religieux, lui donne une r\u00e9sonance tr\u00e8s particuli\u00e8re. L\u2019auteur, non \u00ab&nbsp;<em>d\u00e9faitiste<\/em>&nbsp;\u00bb, est fier d\u2019accomplir son devoir, mais il tient \u00e0 souligner la duret\u00e9 injuste de ce qu\u2019on lui a fait subir.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Au d\u00e9but du r\u00e9cit, les hommes arrivent dans le parall\u00e8le de d\u00e9part, \u00e9puis\u00e9s apr\u00e8s un long cheminement&nbsp;; accabl\u00e9 de fatigue, l\u2019auteur s\u2019endort brutalement, sans se rendre compte que ses pieds reposent dans une profonde flaque d\u2019eau. (p. 8) \u00ab<em>&nbsp;Lorsque je m\u2019\u00e9veillai, je me rendis compte que mes pieds \u00e9taient pris dans une carapace de glace&nbsp;; ils avaient commenc\u00e9 de geler pendant mon premier sommeil.<\/em>\u00bb Le r\u00e9cit \u00e9voque les pens\u00e9es qui agitent l\u2019auteur juste avant l\u2019attaque, il a cach\u00e9 \u00e0 sa famille qu\u2019il montait en ligne pour attaquer. Son style devient solennel (p. 10) \u00ab&nbsp;<em>La fum\u00e9e de l\u2019\u00e9clatement des obus rendait le ciel bas et noir, comme au Golgotha. Ceux qui allaient tomber pendant l\u2019attaque se doutaient-ils qu\u2019ils vivraient les derni\u00e8res minutes de leur vie terrestre&nbsp;?<\/em>&nbsp;\u00bb Les zouaves prennent leur \u00e9lan, et S. Flacher, en marchant sur le glacis, \u00e9voque ses craintes (p. 13) [faudrait-il se battre \u00e0 la ba\u00efonnette&nbsp;?] \u00ab&nbsp;<em>Cette derni\u00e8re perspective \u00e9tait pour nous la plus terrible et la plus r\u00e9pugnante car l\u2019homme contraint \u00e0 se livrer \u00e0 ce combat horrible se rend bien compte que, bon gr\u00e9 mal gr\u00e9, il descend vers les bas-fonds de la d\u00e9ch\u00e9ance et de la d\u00e9gradation humaine.<\/em>\u00bb De fait, les Allemands rencontr\u00e9s se rendent, et il le mentionne avec un style marqu\u00e9 par l\u2019usage du pass\u00e9 simple (p. 14)&nbsp;: \u00ab<em>Ils lev\u00e8rent tous spontan\u00e9ment leurs bras comme pour nous demander, dans un geste de supplication, de les \u00e9pargner<\/em> (\u2026) <em>nous ne leur f\u00eemes aucun mal<\/em> (\u2026) <em>nous devions respecter leur vie.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Il d\u00e9crit ensuite le d\u00e9part de son capitaine, bless\u00e9 lors de l\u2019action, celui-ci lui serre la main au passage (p. 15) \u00ab&nbsp;<em>Et je crus voir, dans son regard empreint d\u2019une grande bont\u00e9, la peine qu\u2019il ressentait de quitter ses hommes qu\u2019il appelait ses amis.&nbsp;<\/em>\u00bb Son rempla\u00e7ant se pr\u00e9sente en leur faisant un discours d\u2019autorit\u00e9 qu\u2019il termine en faisant ostensiblement jouer son pistolet&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Je n\u2019aurai pas de piti\u00e9. Le premier qui flanche, je lui br\u00fble la gueule.&nbsp;<\/em>\u00bb. Ce lieutenant l\u2019emm\u00e8ne ensuite avec deux camarades vers une position \u00e0 occuper, et l\u2019auteur constate en cheminant la pr\u00e9sence de nombreux cadavres allemands&nbsp;: (p. 17) <em>\u00ab&nbsp;Je d\u00e9tournais les yeux de ce spectacle d\u2019horreur, et une fois de plus je maudissais la guerre, cause de tant de malheurs et de souffrances pour tous ces hommes qui auraient voulu vivre en paix.&nbsp;<\/em>\u00bb Le chef leur donne un petit poste \u00e0 am\u00e9nager, et \u00e0 tenir co\u00fbte que co\u00fbte, et il ajoute, en s\u2019en allant \u00ab&nbsp;<em>vous \u00eates bien avertis. Le premier qui recule sans mon autorisation, je l\u2019abattrai comme un chien.<\/em>&nbsp;\u00bb &nbsp;&nbsp;Commence alors une lancinante description des souffrances caus\u00e9es par le froid, mais aussi par la faim, car les trois hommes n\u2019ont pas de r\u00e9serves, et le barrage allemand emp\u00eache tout ravitaillement. Les heures sont interminables, car \u00e0 la fin de novembre, les jours sont tr\u00e8s courts. Les gelures commencent, les pieds gonflent, et les hommes se donnent un r\u00e9pit passager en ouvrant au couteau le dessus de leurs souliers. La deuxi\u00e8me nuit se termine, et&nbsp; la douleur augmente (p. 22) \u00ab<em>&nbsp;Il nous semblait que des mains invisibles, arm\u00e9es de tenailles, nous arrachaient, lambeau par lambeau, la chair de nos orteils<\/em>.&nbsp;\u00bb &nbsp;La troisi\u00e8me journ\u00e9e se passe encore dans la solitude, personne ne vient les voir, et S. Flacher mentionne (p. 23) \u00ab&nbsp;<em>dans notre d\u00e9sarroi, il nous sembla qu\u2019au-del\u00e0 de notre avant-poste l\u2019humanit\u00e9 tout enti\u00e8re avait sombr\u00e9 dans le n\u00e9ant.&nbsp;<\/em>\u00bb Alors que pendant la nuit, il assure son tour de garde, il se met \u00e0 pleureur (p. 24) \u00ab&nbsp;<em>comme un enfant, longuement, abondamment, en silence pour ne pas \u00e9veiller mes camarades.<\/em>&nbsp;\u00bb Son style devient nettement biblique lorsqu\u2019il prend \u00e0 t\u00e9moin les m\u00e8res des soldats (p .25) \u00ab&nbsp;<em>Si vous aviez vu vos fils dans ce d\u00e9nuement le plus complet, votre c\u0153ur e\u00fbt \u00e9t\u00e9 transperc\u00e9 par la douleur&nbsp;! Ils avaient faim et ils n\u2019avaient rien \u00e0 manger&nbsp;; ils avaient froid et n\u2019avaient rien pour se couvrir&nbsp;; ils avaient peur et n\u2019avaient pas d\u2019abri pour se pr\u00e9server des dangers.<\/em>\u00bb&nbsp;L\u2019ambiance lunaire, s\u00e9pulcrale, n\u2019en reste toutefois pas moins extr\u00eamement bruyante (p. 26)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Nous aurions voulu crier notre d\u00e9tresse \u00e0 la face du monde, mais, h\u00e9las, personne ne nous entendrait, le bruit des canons et&nbsp;le sifflement lugubre des obus qui hurlaient sans cesse \u00e0 la mort, \u00e9touffement de nos plaintes et nos cris de d\u00e9sespoir.<\/em>&nbsp;\u00bb La cinqui\u00e8me nuit, l\u2019auteur signale que leurs pieds sont maintenant inertes, devenus comme des morceaux de bois n\u2019ob\u00e9issant plus \u00e0 leur volont\u00e9. Il maudit la guerre, &nbsp;li\u00e9e \u00e0 la folie des hommes, aux gros industriels qui (p. 28) <em>\u00ab&nbsp;y entassaient des fortunes colossales&nbsp;<\/em>\u00bb. Il fait des va et vient entre ce pass\u00e9, d\u00e9crit heure par heure et le pr\u00e9sent de la r\u00e9daction&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>N\u2019est-il pas de notre devoir \u00e0 nous, anciens combattants, qui l\u2019avons malheureusement v\u00e9cue, de la maudire et de la d\u00e9noncer comme \u00e9tant l\u2019une des plus grandes calamit\u00e9s&nbsp;?<\/em>&nbsp;\u00bb Le 30 novembre \u00e0 9 heure du matin, un caporal vient enfin jusqu\u2019\u00e0 eux, et leur annonce leur rel\u00e8ve. Il n\u2019y a pas assez de brancards&nbsp;et c\u2019est alors la description d\u2019hommes qui se tra\u00eenent vers l\u2019arri\u00e8re, rampant, ou s\u2019appuyant sur des fusils abandonn\u00e9s et ramass\u00e9s comme b\u00e9quilles. Ce n\u2019est pas une d\u00e9bandade larmoyante, car (p. 30)&nbsp;: \u00ab<em>&nbsp;nous part\u00eemes vers l\u2019arri\u00e8re en emportant, au fond de nous-m\u00eames, une grande satisfaction int\u00e9rieure, celle de n\u2019avoir pas failli aux consignes s\u00e9v\u00e8res qui nous avaient \u00e9t\u00e9 dict\u00e9es par notre commandant de compagnie.&nbsp;<\/em>\u00bb &nbsp;L\u2019auteur signale \u00eatre arriv\u00e9 au poste de secours, situ\u00e9 au bas d\u2019une pente, en effectuant les derniers cents m\u00e8tres sur les mains et sur les genoux. Ils sont imm\u00e9diatement \u00e9vacu\u00e9s, et lorsque leur v\u00e9hicule, dans la zone de l\u2019arri\u00e8re, commence \u00e0 rencontrer des civils, l\u2019auteur mentionne avoir entendu une femme, parmi un groupe f\u00e9minin qui se signait \u00e0 leur passage, dire (p. 35) \u00ab&nbsp;<em>ils ressemblent \u00e0 des damn\u00e9s sortis de l\u2019enfer.<\/em>&nbsp;\u00bb Le r\u00e9cit se termine, toujours avec solennit\u00e9, par un hommage aux morts de Verdun, et \u00e0 des souhaits de paix (p. 39)&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>Je terminerai en souhaitant que notre vie d\u2019ici-bas ainsi que notre cher pays de France, ne revoient plus jamais les horreurs de la guerre.&nbsp;<\/em>\u00bb&nbsp; Une mention \u00e0 la derni\u00e8re page qui suit ce r\u00e9cit lunaire, nous ram\u00e8ne brutalement \u00e0 la lumi\u00e8re, dans un tintement apaisant de cloches, et plein d\u2019odeur des pr\u00e9s&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;R\u00e9cit termin\u00e9 le 16 juin 1979,<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Que j\u2019ai \u00e9crit, dans sa plus grande partie, en gardant les ch\u00e8vres<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Pourquoi ce r\u00e9cit, si intense, pour ce tout petit moment de guerre, &nbsp;qui semble avoir tant marqu\u00e9 l\u2019auteur&nbsp;? Dans son registre matricule (AD42 1917-1, 247), on trouve, tout en bas de la grande feuille, une petite note coll\u00e9e, tamponn\u00e9e \u00ab&nbsp;rectification&nbsp;\u00bb, et dat\u00e9e de 1978, ce qui est tr\u00e8s tardif pour ce genre de mention&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Pieds de tranch\u00e9es le 30.11.1917 au Bois des Caures (Meuse)- \u00c9vacu\u00e9- d\u00e9cision n\u00b0 191 du Colonel cdt le BCAAM en date du 18.04.1978&nbsp;<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">On proposera l\u2019hypoth\u00e8se selon laquelle une r\u00e9clamation administrative de la part de l\u2019auteur, pour faire reconna\u00eetre la totalit\u00e9 de son pass\u00e9 militaire, esp\u00e9rant peut-\u00eatre ainsi une augmentation de sa pension (il a 10% d\u2019invalidit\u00e9 pour sa blessure \u00e0 l\u2019\u00e9paule de 1918), l\u2019a amen\u00e9 \u00e0 se replonger dans son pass\u00e9, et de ce fait, lui a fait ensuite r\u00e9diger, pour lui et pour nous, ce t\u00e9moignage original.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Vincent Suard, mai 2022<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1. Le t\u00e9moin St\u00e9phane Flacher est n\u00e9 en 1897 \u00e0 Saint-Pierre-de-B\u0153uf (Loire). Cultivateur, il est incorpor\u00e9 \u00e0 19 ans au 3e zouave en janvier 1916. Il est \u00e9vacu\u00e9 \u00ab\u00a0pieds-gel\u00e9s\u00a0\u00bb \u00a0\u00e0 Verdun en novembre 1917, et on lit aussi sur sa fiche matricule qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 gaz\u00e9 \u00e0 Villers-Bretonneux en mai 1918, et l\u00e9g\u00e8rement bless\u00e9 \u00e0 &hellip; <a href=\"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2022\/06\/17\/flacher-stephane-1897-apres-1986\/\" class=\"more-link\">Continue reading <span class=\"screen-reader-text\">Flacher St\u00e9phane (1897 \u2013 apr\u00e8s 1986)<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[101,1228,21],"tags":[679,908],"class_list":["post-4281","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-1981-1990","category-54e-rac","category-souvenirs","tag-pieds-geles","tag-verdun"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4281","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4281"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4281\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4292,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4281\/revisions\/4292"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4281"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4281"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4281"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}