{"id":4342,"date":"2023-02-23T19:21:39","date_gmt":"2023-02-23T18:21:39","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4342"},"modified":"2023-12-06T20:10:16","modified_gmt":"2023-12-06T19:10:16","slug":"perrin-leon-1895-apres-1982","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2023\/02\/23\/perrin-leon-1895-apres-1982\/","title":{"rendered":"Perrin, L\u00e9on (1895 \u2013 1988)"},"content":{"rendered":"\n<p><em><strong>Avec la pi\u00e9taille<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>1. Le t\u00e9moin&nbsp;<\/strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">L\u00e9on Perrin (1895 \u2013 1988) est n\u00e9 \u00e0 Bourg-en-Bresse dans une famille ouvri\u00e8re. Titulaire du certificat d\u2019\u00e9tudes primaires, il est appel\u00e9 en d\u00e9cembre 1914 (classe 15) et combat au 407<sup>e<\/sup> RI jusqu\u2019en septembre 1915. Bless\u00e9 et pass\u00e9 au 53<sup>e<\/sup> RI de Perpignan, il est mut\u00e9 au 147<sup>e<\/sup> RI de 1916 jusqu\u2019\u00e0 la fin de la guerre. Bless\u00e9 plusieurs fois, il est en convalescence lors de l\u2019armistice. Il est d\u00e9mobilis\u00e9 en septembre 1919.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">L\u00e9on Perrin a fait para\u00eetre \u00ab&nbsp;<em>Avec la pi\u00e9taille 1914 \u2013 1918<\/em>, <em>M\u00e9moires d\u2019un poilu bressan<\/em>&nbsp;\u00bb \u00e0 compte d\u2019auteur en 1982. L\u2019ouvrage de 139 pages pr\u00e9sente quatre reproductions photographiques. L\u2019auteur explique avoir compos\u00e9 ses \u00ab&nbsp;<em>m\u00e9moires militaires&nbsp;<\/em>\u00bb \u00e0 l\u2019aide d\u2019un simple carnet, retrouv\u00e9 dans un tiroir, et mentionnant des noms de villages, et quelques dates.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">L\u2019auteur, \u00e2g\u00e9 de 87 ans au moment de la parution de ses m\u00e9moires, signale qu\u2019il \u00e9voque uniquement ce qu\u2019il a vu et v\u00e9cu, et il pr\u00e9sente son ouvrage comme neutre, exempt de pens\u00e9e politique, mais il pr\u00e9cise que son but est quand m\u00eame de convaincre <em>\u00ab&nbsp;de faire en sorte qu\u2019il n\u2019y ait plus de guerre.&nbsp;<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em><strong>A.<\/strong> D\u00e9buts avec la classe 15<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">L\u2019auteur, appel\u00e9 en d\u00e9cembre 1914, est instruit au Camp des Pareuses (Pontarlier) avec des conditions rudes (froid et neige), mais il semble ne pas en souffrir, disant (p. 16) \u00ab&nbsp;<em>\u00eatre habitu\u00e9 \u00e0 faire du travail manuel de force.<\/em>&nbsp;\u00bb Il \u00e9voque une man\u0153uvre avec balles \u00e0 blanc, avec une chapelle comme objectif d\u2019attaque: il y a des cam\u00e9ras qui filment, et chacun a son r\u00f4le&nbsp;; il faut souvent recommencer, avec des \u00ab&nbsp;<em>engueulades&nbsp;<\/em>\u00bb, quand c\u2019est \u00ab&nbsp;<em>loup\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb&nbsp;: ces films (p. 17) sont destin\u00e9s aux civils, ainsi \u00ab&nbsp;<em>bern\u00e9s car<\/em> <em>croyant que c\u2019est film\u00e9 sous de vrais bombardements&nbsp;: il n\u2019y a que la foi qui sauve<\/em>&nbsp;!&nbsp;\u00bb. L\u2019auteur est engag\u00e9 avec le 407<sup>e<\/sup> RI dans l\u2019offensive d\u2019Artois de septembre 1915 (secteur Neuville-Saint-Vaast). Il participe \u00e0 une contre-attaque locale, et &#8211; le fait est \u00e0 noter tant la mention en est rare &#8211; , \u00e9voque une botte d\u2019escrime \u00e0 la ba\u00efonnette (il a des connaissances en combat \u00e0 la canne et au b\u00e2ton, p. 40)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Je r\u00e9ussis \u00e0 sauter dans une proche tranch\u00e9e (\u2026), pour me trouver face \u00e0 un Allemand qui, surpris, tire deux ou trois balles et me manque&nbsp;: je lui bondis dessus en lui faisant faire une vrille \u00e0 son fusil pour l\u2019en d\u00e9posseder. Tout h\u00e9b\u00e9t\u00e9, il l\u00e8ve les bras en l\u2019air (\u2026) les copains qui me suivent lui disent \u00ab&nbsp;raoust&nbsp;\u00bb prisonnier.<\/em>&nbsp;\u00bb Il d\u00e9crit les durs moments de l\u2019attaque du 25 septembre, avec quatre attaques meurtri\u00e8res sur deux jours (p. 44), \u00ab&nbsp;<em>Dans la matin\u00e9e <\/em>[du 26]<em>, nouvelle attaque, m\u00eame m\u00e9thode, m\u00eame carnage m\u00eame r\u00e9sultat&nbsp;: retour dans les tranch\u00e9es de d\u00e9part, nouveau recommencement des tirs de notre artillerie, nouvelle accalmie&nbsp;; il y a des cadavres plein la tranch\u00e9e et sur le sol.<\/em>&nbsp;\u00bb. Ils finissent par atteindre leur objectif, et il est bless\u00e9 le 28 septembre par un \u00e9clatement au seuil de son abri. C\u2019est un tr\u00e8s bon t\u00e9moignage sur ces combats meurtriers.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em><strong>B. <\/strong>Quatre blessures<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">L\u00e9on Perrin, engag\u00e9 sur de rudes th\u00e9\u00e2tres d\u2019op\u00e9rations (Artois, Somme, Chemin des Dames, bataille de la Marne de 1918), est r\u00e9guli\u00e8rement bless\u00e9, et le t\u00e9moignage est int\u00e9ressant \u00e0 cet \u00e9gard&nbsp;; la gravit\u00e9 est \u00e0 chaque fois l\u00e9g\u00e8re ou moyenne, et les hospitalisations sont suivies de convalescence et de changement de r\u00e9giments, avec au total de plus d\u2019un an \u00e0 l\u2019\u00e9cart du front, \u00e9tant arriv\u00e9 en ligne en avril 1915&nbsp;;<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>blessure 1.&nbsp;&nbsp;<\/em>&nbsp;&nbsp;&nbsp; septembre 1915, cr\u00eate de Vimy, dans son sommeil, dans un abri, rafale de shrapnell, trois voisins d\u2019abri tu\u00e9s&nbsp;; multiples \u00e9clats, hospitalisation et convalescence, retour en ligne en f\u00e9vrier 1916. Il lui reste des s\u00e9quelles l\u00e9g\u00e8res&nbsp;: il mentionne que pendant trois ans, sa femme lui a enlev\u00e9 des reliquats \u00e0 la pince \u00e0 \u00e9piler. Cinq mois \u00e0 l\u2019arri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>blessure 2.<\/em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; F\u00e9vrier 1916, devant Massiges: en ligne, dans l\u2019eau glaciale jusqu\u2019aux cuisses, il obtient (pieds gel\u00e9s) l\u2019autorisation de se tra\u00eener vers l\u2019arri\u00e8re, avec un fusil comme b\u00e9quille, salu\u00e9 \u00e0 son d\u00e9part d\u2019un \u00ab&nbsp;<em>bonne \u00e9vacuation, fran\u00e7ouse&nbsp;!<\/em>&nbsp;\u00bb venu d\u2019en face (p. 56). Sa convalescence dure 18 jours, mais elle est \u00ab&nbsp;interrompue&nbsp;\u00bb par son imprudence, il y a des musiciens dans sa salle des 40 \u00ab&nbsp;pieds gel\u00e9s&nbsp;\u00bb, et l\u2019\u00e9tat du groupe s\u2019am\u00e9liorant rapidement, ils improvisent des chants et surtout des danses pr\u00e9cis\u00e9ment au moment o\u00f9 les majors passent pour la visite\u2026 (p. 58)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Quelle tuile&nbsp;! j\u2019ai pens\u00e9, mais trop tard, que j\u2019aurais pu tirer dix jours de plus.&nbsp;<\/em>\u00bb Il ne revient en ligne qu\u2019en mai 1916. Trois mois \u00e0 l\u2019arri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>blessure 3. &nbsp;<\/em>&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00c0 Avocourt en janvier 1918, il enterr\u00e9 dans une sape par un \u00e9clatement, des voisins sont tu\u00e9s&nbsp;; il est d\u00e9gag\u00e9 apr\u00e8s une demi-heure avec une cheville touch\u00e9e <em>\u00ab&nbsp;j\u2019ai le pied de travers<\/em>&nbsp;\u00bb. Gu\u00e9ri, il remonte en ligne en avril 1918. Trois mois \u00e0 l\u2019arri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>blessure 4.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em>&nbsp;&nbsp; Pendant les combats en rase campagne de juillet 1918, il a la cheville travers\u00e9e par une balle de mitrailleuse \u00e0 Ch\u00e9zy. Il raconte son retrait difficile vers l\u2019arri\u00e8re, une odyss\u00e9e de 36 heures avant de pouvoir \u00eatre secouru. Alors qu\u2019il s\u2019est assoupi dans l\u2019auto ambulance qui l\u2019a enfin pris en charge, il se r\u00e9veille avec le sourire &nbsp;(p. 123)&nbsp;: \u00ab <em>je suis encore une fois bien vivant, sans \u00eatre trop handicap\u00e9, et avec l\u2019espoir que cette guerre sera termin\u00e9e avant que je sois apte \u00e0 y retourner.&nbsp;<\/em>\u00bb 3 \u00bd mois \u00e0 l\u2019arri\u00e8re, ne regagne pas son unit\u00e9 avant le 11 novembre.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em><strong>C. <\/strong>Troubles dans son unit\u00e9<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Abrit\u00e9s dans des baraques Adrian \u00e0 Wancourt dans la Somme, une violente fusillade de nuit les r\u00e9veille et quelques balles traversent les parois de leur abri&nbsp;; (p. 69, ao\u00fbt 1916) \u00ab&nbsp;<em>Au matin, en sortant, \u00e0 environ 100 m\u00e8tres, on aper\u00e7oit des cadavres \u00e9tendus sur le sol. Ce sont des tirailleurs noirs africains de tribus diff\u00e9rentes, ennemis chez eux, cantonn\u00e9s trop pr\u00e8s les uns les autres, qui se sont massacr\u00e9s \u00e0 coup de fusil&nbsp;et de coupe-coupe. Triste vision&nbsp;!<\/em>&nbsp;\u00bb. Il \u00e9voque aussi l\u2019agitation de juin 1917 sur deux pages (91 et 92), et la r\u00e9bellion du r\u00e9giment, \u00ab&nbsp;<em>nous refusons les ordres quels qu\u2019ils soient<\/em>.&nbsp;\u00bb Des grad\u00e9s respect\u00e9s pour leur engagement au feu essaient de les convaincre, et ce sont deux jours de pleine libert\u00e9 qui finissent par d\u00e9cider les hommes \u00e0 reprendre le fonctionnement normal&nbsp;; ils reprennent la route le 7 juin vers Troissy, mais \u00ab&nbsp;<em>nous sommes assaillis par des rafales de balles de fusils mitrailleurs. Il y a quelques bless\u00e9s sans trop de gravit\u00e9 (\u2026) C\u2019est un r\u00e9giment qui se mutinait et tirait sur ceux qui ne voulaient pas se r\u00e9volter.<\/em>&nbsp;\u00bb Il est net que c\u2019est ici le grand repos \u00e0 la fin juin qui permet au moral de remonter.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em><strong>D. <\/strong>Mentions diverses<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">L. Perrin mentionne des difficult\u00e9s r\u00e9currentes pour comprendre des compatriotes,&nbsp; des Bretons de Quimper lors d\u2019une convalescence,&nbsp; les Catalans de son unit\u00e9 de Perpignan, ou encore les Sedanais du 147<sup>e<\/sup> RI, son unit\u00e9 en 1916&nbsp;: (p.60)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Comme les catalans, ils ont leur patois, souvent \u00e0 ne pas les comprendre<\/em>.&nbsp;\u00bb. Il signale ailleurs que dans son unit\u00e9, les regroupements amicaux se font par affinit\u00e9 de situation familiale, les p\u00e8res de jeunes enfants aiment \u00e0 se regrouper, pour parler entre eux de leur famille. L\u2019auteur, dans le domaine des permissions, pratique la classique fraude au tamponnage, pouss\u00e9e le plus loin possible avant la d\u00e9claration officielle de d\u00e9sertion (deux jours de gagn\u00e9s \u00e0 l\u2019aller et deux jours au retour). En premi\u00e8re ligne, et isol\u00e9 sous un feu violent, son caporal est tu\u00e9 devant lui&nbsp;: il envoie ses papiers \u00e0 la famille et celle-ci l\u2019invite \u00e0 leur rendre visite \u00e0 B\u00e9zier apr\u00e8s-guerre, mais (p. 99)&nbsp;: \u00ab<em>apr\u00e8s cette guerre, les voyages sont rares, et l\u2019apr\u00e8s-guerre de 39-45 a fait oublier beaucoup de choses, m\u00eame de n\u2019avoir jamais fait connaissance.<\/em>&nbsp;\u00bb En avril 1919, l\u2019auteur d\u00e9barque \u00e0 la gare de Lille avec des chevaux que l\u2019arm\u00e9e r\u00e9troc\u00e8de aux cultivateurs de la r\u00e9gion. Il participe \u00e0 cette distribution dans les r\u00e9gions d\u00e9vast\u00e9es, <em>\u00ab&nbsp;avec souvent pas un arbre pour attacher les bourrins.&nbsp;<\/em>\u00bb (p. 127)<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">La conclusion d\u2019<em>Avec la pi\u00e9taille<\/em>, un document \u00e9quilibr\u00e9 qui pr\u00e9sente un t\u00e9moignage utile, &nbsp;est d\u00e9sabus\u00e9e, car L\u00e9on Perrin avait pens\u00e9 ne plus revoir ces \u00ab&nbsp;<em>horreurs<\/em>&nbsp;\u00bb (p. 129): \u00ab&nbsp;<em>Illusions&nbsp;! Je n\u2019aurais jamais pens\u00e9 que l\u2019homme serait assez b\u00eate pour remettre cela en 1939&nbsp;!&nbsp;<\/em>\u00bb Il dit aussi avoir revu, avec la R\u00e9sistance, <em>\u00ab&nbsp;des horreurs souvent plus cruelles qu\u2019en 14 \u2013 18<\/em>&nbsp;\u00bb, signalant avoir&nbsp;perdu un fr\u00e8re et un neveu morts pour la France dans le maquis de l\u2019Ain.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Vincent Suard, f\u00e9vrier 2023<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec la pi\u00e9taille 1. Le t\u00e9moin&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L\u00e9on Perrin (1895 \u2013 1988) est n\u00e9 \u00e0 Bourg-en-Bresse dans une famille ouvri\u00e8re. Titulaire du certificat d\u2019\u00e9tudes primaires, il est appel\u00e9 en d\u00e9cembre 1914 (classe 15) et combat au 407e RI jusqu\u2019en septembre 1915. 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