{"id":4402,"date":"2023-09-20T17:40:28","date_gmt":"2023-09-20T16:40:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/?p=4402"},"modified":"2023-09-20T17:55:48","modified_gmt":"2023-09-20T16:55:48","slug":"urvoas-michel-1895-1915","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.crid1418.org\/temoins\/2023\/09\/20\/urvoas-michel-1895-1915\/","title":{"rendered":"Urvoas, Michel (1895 \u2013 1915)"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Le Fantassin de Kerbruc<\/em> Jacques Thom\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>1. Le t\u00e9moin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Michel Urvoas est n\u00e9 en 1895 \u00e0 Plonevez-du-Faou (Finist\u00e8re). Il appartient \u00e0 une famille de cultivateurs pauvres du centre Finist\u00e8re et vient du hameau de Kerbruc, sis \u00e0 3 km de la commune de La Feuill\u00e9e. Au d\u00e9but du conflit il est journalier dans la Beauce. Classe 15, il rejoint en d\u00e9cembre 1914 le 89<sup>e<\/sup> RI de Sens \u00e0 Soligny, et y reste jusqu\u2019en juin 1915, \u00e9poque \u00e0 laquelle il passe chez les zouaves \u00e0 Sathonay. En septembre 1915, il arrive \u00e0 Souain en Champagne avec le 8<sup>e<\/sup> Zouave, et participe \u00e0 l\u2019offensive&nbsp;au cours de laquelle il est tu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>2. Le t\u00e9moignage<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Jacques Thom\u00e9 a fait para\u00eetre \u00ab&nbsp;<em>Le fantassin de Kerbruc<\/em>&nbsp;\u00bb, dans la collection <em>Faits et Gestes<\/em>, en 1992 (Ivan Davy \u00e9diteur, 138 pages, avec illustrations et photographies). L\u2019auteur de cette publication comment\u00e9e des lettres du soldat Michel Urvoas a \u00e9t\u00e9 inspecteur d\u00e9partemental de l\u2019\u00e9ducation et est un sp\u00e9cialiste de l\u2019histoire de la r\u00e9gion angevine. Si le nom du soldat n\u2019appara\u00eet pas sur la couverture, la page int\u00e9rieure mentionne&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Lettres d\u2019un paysan breton mort au combat en 1915<\/em>&nbsp;\u00bb. La fiche matricule de M. Urvoas mentionne qu\u2019il sait un peu lire et \u00e9crire,&nbsp;et J. Thom\u00e9 signale qu\u2019il a r\u00e9\u00e9crit les lettres pour les rendre compr\u00e9hensibles, tout en gardant <em>\u00able souci d\u2019en respecter la lettre et l\u2019esprit<\/em>&nbsp;\u00bb (p. 22). Une reproduction en fac-simile nous \u00e9claire sur ce choix (p. 34, juin 1914)&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">\u00ab(\u2026)&nbsp;<em>javai oblier de dire que jesui Bien Nouri Par \u0153uf et de la soupe traibon<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Avoir Cher Per Je vou tanbrase de toute mon ceur.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Si la r\u00e9\u00e9criture g\u00eane la d\u00e9marche historienne, il est des fois o\u00f9 elle est in\u00e9vitable, si l\u2019on souhaite une publication lisible, voire une publication tout court. Le transcripteur signale que le niveau de syntaxe et de lexique de l\u2019auteur s\u2019est nettement am\u00e9lior\u00e9 pendant la dur\u00e9e de la correspondance.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><strong>3. Analyse<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Le t\u00e9moignage de Michel Urvoas est constitu\u00e9 d\u2019une cinquantaine de lettres assez courtes adress\u00e9es sa famille. Jacques Thom\u00e9 les a d\u00e9couvertes et pr\u00e9sent\u00e9es dans ce petit livre soign\u00e9&nbsp;: c\u2019est une v\u00e9ritable enqu\u00eate sur ce jeune soldat breton de la classe 15, sur sa famille paysanne et son environnement dans la campagne isol\u00e9e des Monts d\u2019Arr\u00e9e. Le livre est organis\u00e9 en sept petits chapitres chronologiques, avec \u00e0 chaque fois quelques pages de pr\u00e9sentation et quelques extraits des courriers. L\u2019enqu\u00eate pr\u00e9sente d\u2019abord (\u00ab&nbsp;<em>Toile de fond d\u2019un t\u00e9moignage<\/em>&nbsp;\u00bb) l\u2019offensive de Champagne en septembre 1915 et pr\u00e9cise les circonstances de la mort de Michel Urvoas, tu\u00e9 le 10 octobre \u00e0 l\u2019un des endroits les plus avanc\u00e9s de l\u2019offensive.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">J. Thom\u00e9 \u00e9voque aussi Anne-Marie Urvoas, la derni\u00e8re s\u0153ur de Michel, qui est n\u00e9e quelques mois avant la mort de son fr\u00e8re en 1915&nbsp;: c\u2019est elle qui a \u00e9t\u00e9 la d\u00e9positaire et la gardienne des lettres&nbsp;; principal t\u00e9moin encore vivant en 1991, elle a aid\u00e9 J. Thom\u00e9 pour la confection de son ouvrage, elle avait alors 76 ans. Le livre est donc aussi un t\u00e9moignage d\u2019histoire sociale, il \u00e9voque la Bretagne pauvre des ann\u00e9es 20, avec la migration d\u2019Anne-Marie vers l\u2019Anjou en 1934, pour travailler aux ardoisi\u00e8res de Tr\u00e9laz\u00e9 ou dans les usines du textile. Cette famille bretonne, qui par ailleurs a \u00e9t\u00e9 spoli\u00e9e par un remariage du grand-p\u00e8re, est repr\u00e9sentative de cette \u00ab&nbsp;<em>existence de prol\u00e9taire<\/em>&nbsp;\u00bb des bretons de l\u2019exode rural. Ainsi A. M. Urvoas t\u00e9moigne (p. 33, situation de 1918 ou 1919)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>On a tu\u00e9 la derni\u00e8re poule pour le repas de mon bapt\u00eame. Quand j\u2019ai pu me d\u00e9brouiller, vers 3 ans, j\u2019allais tendre mon tablier chez les riches pour avoir quelques cro\u00fbtons de pain dur, comme on donne aux lapins. C\u2019\u00e9tait pour tremper dans la soupe.<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">En revenant au fr\u00e8re a\u00een\u00e9, J. Thom\u00e9 pr\u00e9sente ses lettres chronologiquement. Recrut\u00e9 apr\u00e8s un conseil de r\u00e9vision en octobre 1914 \u00e0 Huelgoat, Michel \u00e9crit \u00e0 sa famille que tout va bien, depuis Sens, o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 incorpor\u00e9 au 89<sup>e<\/sup> RI (p. 45, 25.12.14) (\u2026)&nbsp;\u00ab<em>&nbsp;J\u2019ai re\u00e7u votre lettre et en m\u00eame temps celle de Marie-Anne. J\u2019en ai eu du plaisir&nbsp;! Voil\u00e0 tout ce que j\u2019ai \u00e0 vous dire de ma nouvelle ob\u00e9issance.&nbsp;<\/em>\u00bb. Le transcripteur signale la bonne humeur constante du soldat dans ses courriers, la formule \u00ab&nbsp;<em>on a du plaisir<\/em>&nbsp;\u00bb revient souvent, c\u2019est ici un bretonisme (\u00ab&nbsp;plijadur&nbsp;\u00bb), soit&nbsp;\u00ab&nbsp;j\u2019ai \u00e9t\u00e9 content, j\u2019ai pass\u00e9 un bon moment&nbsp;\u2026&nbsp;\u00bb. Il appara\u00eet qu\u2019il ne se plaint pas de son sort, celui-ci lui paraissant probablement moins dur que celui de sa condition ordinaire d\u2019ouvrier agricole. Dans ses courriers, il parle de la terre, du village, de la famille (p. 47, 14.01.15) \u00ab&nbsp;<em>Chers P\u00e8re et M\u00e8re (\u2026) Mon p\u00e8re, quel m\u00e9tier fait-il&nbsp;? Si vous voulez mettre un peu de l\u00e9gumes, il est temps de retourner la terre. Car vous savez, quand la terre est pourrie, on a de meilleures choses. Et les filles de la Feuill\u00e9e, sont-elles mari\u00e9es&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Voil\u00e0 tout ce que j\u2019ai \u00e0 vous dire de ma nouvelle ob\u00e9issance.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Vive la France, vive l\u2019arm\u00e9e, bravo \u00e0 ses soldats.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Michel se fait photographier en mars 1915. Ce portrait r\u00e9ussi est agrandi et repris pour la couverture du livre. On constate qu\u2019il tarde \u00e0 partir au front, et qu\u2019il s\u2019en r\u00e9jouit \u00e0 de nombreuses reprises&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>comme cela la guerre s\u2019avance toujours<\/em>&nbsp;\u00bb.&nbsp;C\u2019est exprim\u00e9 plus clairement fin avril 1915&nbsp;: (\u2026) \u00ab <em>Plus de la moiti\u00e9 de ceux de la classe 14 sont morts mais je m\u2019en fous si je peux rester. De la classe 15, beaucoup sont partis comme volontaires et presque tous ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s. Je ne demanderai pas \u00e0 l\u2019\u00eatre, comme cela je resterai ici un bon moment encore.&nbsp;<\/em>\u00bb Il a perdu son insouciance de 1914, et s\u2019il n\u2019est pas malheureux au r\u00e9giment, il redit \u00e0 chaque fois qu\u2019il souhaite monter au front le plus tard possible. Arriv\u00e9 chez les zouaves \u00e0 Sathonay, il s\u2019y trouve bien et pense peut-\u00eatre \u00ab&nbsp;<em>partir en Turquie<\/em>&nbsp;\u00bb&nbsp;(p. 83)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Je vous assure quand j\u2019irai avec mon grand jupon et mon chapeau d\u2019\u00e9v\u00eaque vous aurez du plaisir car je suis joli. (\u2026) Ici on est bien (\u2026) Je suis avec un de Bolazec. Nous sommes comme des fr\u00e8res. Vive les zouzous&nbsp;!<\/em>&nbsp;\u00bb Il est transf\u00e9r\u00e9 au 8<sup>e<\/sup> Zouave comme renfort \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 1915, alors que cette unit\u00e9 est au repos apr\u00e8s les durs engagements de l\u2019Artois, et l\u2019auteur t\u00e9moigne dans ses lettres de sa satisfaction, il est bien nourri, il a du vin tous les jours, et autour du 14 juillet, il signale (p. 98)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Je suis content d\u2019\u00eatre ici<\/em>.&nbsp;\u00bb Dans ses lettres de l\u2019\u00e9t\u00e9, il redit aussi son manque d\u2019enthousiasme pour monter en ligne&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">15 ao\u00fbt 1915 \u00ab&nbsp;<em>J\u2019esp\u00e8re rester quelques semaines ici. Comme cela la guerre s\u2019avance toujours.<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">20 ao\u00fbt 1915 \u00ab&nbsp;[secteur calme] <em>On est en train de faire des tranch\u00e9es \u00e0 un kilom\u00e8tre des boches. Nous sommes comme des fr\u00e8res. On ne se tire pas dessus.<\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">1<sup>er<\/sup> septembre 1915 \u00ab&nbsp;<em>Voil\u00e0 neuf mois que j\u2019ai quitt\u00e9 la maison et jamais je n\u2019ai \u00e9t\u00e9 aussi heureux. Je n&rsquo;ai pas vu de boches encore. J\u2019esp\u00e8re rester ici encore un moment avant d\u2019aller les voir. Comme cela je passerai bien la guerre car elle ne durera plus longtemps\u2026<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">En pr\u00e9sentant l\u2019offensive de Champagne et le secteur devant Souain, avec des cartes de qualit\u00e9, J. Thom\u00e9 \u00e9voque la toponymie des tranch\u00e9es allemandes, avec une typologie des appellations donn\u00e9es par les Fran\u00e7ais&nbsp;: appellations orientalistes (tranch\u00e9es du Harem, des Fatmas, des Eunuques), virilistes (tranch\u00e9es des Tantes, des Homosexuels d\u2019un c\u00f4t\u00e9, puis des Viennoises, des Gretchen ou des Teutonnes de l\u2019autre), mais aussi des victoires napol\u00e9oniennes (tranch\u00e9e d\u2019Austerlitz, etc\u2026). Lors de la grande attaque, l\u2019unit\u00e9 de l\u2019auteur progresse d\u2019abord cons\u00e9quemment, mais elle est arr\u00eat\u00e9e en position de pointe sur la 2<sup>e<\/sup> ligne de d\u00e9fense allemande. Les combats avanc\u00e9s sont violents autour de la tranch\u00e9e des Tantes (6-10 octobre), Michel Urvoas y est tu\u00e9 le 10 \u00e0 23 heures. Il n\u2019a pas de s\u00e9pulture connue.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Sa derni\u00e8re lettre, adress\u00e9e \u00e0 sa s\u0153ur, \u00e0 la veille de sa mort, est d\u00e9tach\u00e9e de la violence environnante des combats&nbsp;(p. 122):<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>9 octobre 1915 Ch\u00e8re s\u0153ur<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Je viens de recevoir votre lettre avec beaucoup de plaisir. Ch\u00e8re s\u0153ur, pouvez-vous m\u2019envoyer du papier \u00e0 lettres car je n\u2019en ai plus. C\u2019est la derni\u00e8re feuille que j\u2019utilise. Envoyez moi aussi les chaussettes si vous les avez finies car il commence \u00e0 faire froid la nuit. Je ne sais quand je pourrai aller en permission.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em>Ton fr\u00e8re Michel qui pense \u00e0 toi.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\">Ainsi \u00e0 partir d\u2019un mat\u00e9riau relativement laconique, Jacques Thom\u00e9 a su rendre compte de l\u2019environnement social et du t\u00e9moignage de guerre de Michel Urvoas, un jeune homme simple qui \u2013 dans ses lettres, en tout cas&nbsp;&#8211; a toujours fait preuve de bonne humeur mais a rapidement et constamment t\u00e9moign\u00e9 d\u2019un manque d\u2019enthousiasme pour la guerre r\u00e9elle, \u00e0 partir du moment o\u00f9 il a compris ce qu\u2019elle repr\u00e9sentait.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"font-size:16px\"><em> Vincent Suard, septembre 2023<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Fantassin de Kerbruc Jacques Thom\u00e9 1. Le t\u00e9moin Michel Urvoas est n\u00e9 en 1895 \u00e0 Plonevez-du-Faou (Finist\u00e8re). 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